22 mai 2017

Le jour où la guerre a fait irruption à Jérusalem, par Michèle Mazel

 
Il me semble parfois que c’était hier. Les canons jordaniens qui faisaient trembler les vitres, l’odeur de la poudre, et les femmes et les enfants apeurés se terrant dans des abris trop petits et peu adaptés. Pourtant, pour ceux qui ne l’ont pas vécue, l’histoire de ce qui s’est passé à Jérusalem durant cette journée dramatique du 5 juin 1967 perd chaque jour un peu de sa réalité. Chacun cherche à se l’approprier ; les uns protestant contre ce qu’ils appellent le début de l’occupation, et les autres se réjouissant de ce qui, pour eux, a été la libération de la ville depuis toujours au cœur du judaïsme. On oublie trop souvent comment la guerre a pris la ville par surprise.
Soldats israéliens surveillant des prisonniers de guerre jordaniens à Jérusalem en juin 1967
Certes, l’affrontement avec l’Egypte était devenu inévitable avec le blocus des détroits de Tiran interdisant l’accès à la mer Rouge aux navires israéliens. On sait que le blocus constitue un casus belli en droit international. Quant à la force d’urgence des Nations unies, déployée dans le Sinaï en vertu des accords de cessez-le-feu de 1956, elle s’était retirée piteusement à la première sommation des Egyptiens, qui massaient des troupes dans la péninsule en violation dudit accord. [NdA : Certains de nos bons amis recommandent que Tsahal évacue la vallée du Jourdain et la laissent aux bons soins d'une force internationale... Une force internationale aussi efficace que la Finul au sud Liban, celle-là même qui a laissé réarmer le Hezb en toute impunité, en dépit de la résolution 1701...] Nasser déclarait ouvertement qu’il était temps d’en finir avec Israël, et proclamait que les armées de tous les pays arabes étaient prêtes à le soutenir. Du côté de l’Etat juif, les réservistes avaient été mobilisés et l’armée se préparait à toute éventualité. La Jordanie n’était a priori pas partie prenante de ce conflit et le gouvernement israélien avait transmis de pressants messages en ce sens au roi Hussein, par l’intermédiaire du Département d’Etat américain et du Foreign Office britannique. Tsahal n’avait donc pas jugé utile d’envoyer des renforts dans la capitale, où ne se trouvait que le bataillon de Jérusalem, composé essentiellement de réservistes. Les habitants de la ville avaient tout de même fait prudemment des stocks de provisions, pour le cas où…

21 mai 2017

Miroir, mon beau miroir, par Dry Bones

L'Arabie saoudite est d'accord pour surveiller les groupes faisant la promotion de l'islam radical.

" Miroir, mon beau miroir, dis-moi lequel est le plus honnête de tous ?! "

Derrière les mensonges du négationnisme, par Deborah Lipstadt


Une épatante vidéo sous-titrée en français (cliquez sur sous-titres), avec transcription (cliquez sur " transcript " puis selectionnez " français ").
Où comment faire mordre la poussière aux raclures négationnistes.

La Hatikva interdite à l’Université hébraïque de Jérusalem, par Shraga Blum

[NdA : en France, le parti de l'Autre (avec une majuscule) n'a pas encore suggéré de supprimer La Marseillaise lors des cérémonies officielles pour ne pas froisser la diversitude des cités. Il est temps de combler cette lacune.] 
 
Les membres du mouvement H’ibat Tzion (Amants de Sion) qui en 1884, réunis à Katowice, émirent pour la première fois l’idée de la création d’un université hébraïque à Jérusalem doivent aujourd’hui se retourner dans leurs tombes. Ces sionistes de la première heure seraient consternés d’apprendre que ce prestigieux établissement refuse aujourd’hui de faire chanter l’hymne national la Hatikva afin « de ne pas heurter la sensibilité des étudiants arabes ».

Surtout ne pas froisser la susceptibilité de l'Autre (avec une majuscule).
 La Faculté des sciences humaines de l’université hébraïque tient jeudi soir sa cérémonie de remise des diplômes. Comme il est de tradition, à l’issue de ce genre de cérémonies, l’hymne national est entonné. Mais depuis quelques années, cette tradition a été suspendue par les responsables de cette faculté, arguant qu’aucune loi n’oblige de clore ce genre de cérémonies par l’hymne national. L’une des enseignantes de la faculté a confirmé que la décision a été prise « afin de prendre en considération l’Autre », signe du dévoiement moral dans lequel est plongé la gauche israélienne depuis un certain nombre d’années.

19 mai 2017

Connaissez-vous l’intersectionnalité ? par Jean-Paul Brighelli

Les 18 et 19 mai, l’ESPE de Créteil organise un colloque intitulé « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation » — un joli charabia pour fortifier le communautarisme et le racialisme.

Ces gens dont le fond de commerce consiste à titiller les différences pour en faire la brique initiale d’un communautarisme létal.

À cette heure, le rectorat de Créteil hésite encore à interdire le colloque organisé sous son égide (et sous celle de certains syndicats enseignants, SUD-Education par exemple) à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Enseignement (ESPE) de Créteil en milieu de semaine. Un coup d’œil rapide sur le programme doit pourtant faire dresser les cheveux sur la tête de tout responsable un peu lucide : les « travaux » de ces « chercheurs » en éducation s’articulent autour de la notion de « race » — un concept rejeté avec raison par les instances officielles, mais réintroduit depuis quelques années par le Parti des Indigènes de la République, afin de dissocier à jamais les « indigènes » (les descendants des anciens « colonisés », tous victimes, étant entendu qu’il n’y a jamais eu, par exemple, de traite transafricaine et musulmane) des « Français de souche », « Céfrans » ou « souchiens » dans le doux langage banlieue.

On trouvera avec le programme complet l’état de la recherche sur cette notion sémantiquement barbare d’intersectionnalité. En clair, il s’agit d’étudier l’effet sur l’éducation « des effets produits par le croisement des dominations, qu’elles soient de classe, de « race », de genre, mais également religieuses, ou encore liées aux sexualités ». Qu’on se le dise : « L’occultation de l’ethnicité à l’école paraît conduire à la mise en œuvre occulte d’une série de discriminations fines en défaveur des enfants d’origine étrangère et de leurs familles ». Le but du complot, bien sûr, étant de conforter « l’idéal républicain et universaliste d’une école égalitaire, qui traiterait tou-te-s les élèves de la même manière et permettrait leur « intégration ». »

On appréciera au passage le tic d’écriture qui sous prétexte de n’oublier personne, rend le texte illisible. Le communiqué final tout récemment envoyé en guise de salut par Najat Vallaud-Belkaem à tous les « Cher.e.s professeur.e.s et personnels de l’Éducation nationale » (sic !) est bourré de ces solécismes politiquement corrects. Je défie de lire à voix haute ce merveilleux « tou-te-s » en respectant les effets de dissociation phonétiques et graphiques. Mais ce n’est pas l’essentiel.

L’essentiel, il est dans les guillemets autour du mot « intégration ». Les gens qui participent au dit colloque ne visent absolument pas l’intégration : ils veulent la différenciation sur des critères « ethniques » — tout comme le Parti des Indigènes de la République qui au même moment appelle au lynchage de Sophia Aram. Alors même qu’il est formellement interdit, dans l’Education Nationale comme ailleurs — et c’est bien heureux — d’opérer une quelconque discrimination (il n’y a ainsi aucune étude statistique sur la réussite ou l’échec des élèves en fonction de leurs origines, que l’Ecole n’a pas à prendre en compte), un tel colloque rétablit, sous prétexte d’analyser des discriminations qui n’existent pas dans les pratiques de classe (encore heureux !), un point de vue « ethnoracial ». On se demande souvent à quoi servent les sociologues : sans doute à « mettre au jour les inégalités scolaires selon la classe, l’origine migratoire et le genre ».

Rappelons au lecteur non informé que les copies d’examen ou de concours sont soigneusement anonymisées ; que le correcteur ignore par définition le « genre » de l’élève ou de l’étudiant, encore plus son origine « ethnique » ou la couleur de sa peau ; que je peux témoigner que ça n’a, dans les oraux, aucune espèce d’importance — sauf aux yeux des imbéciles qui se croient sacqués parce qu’ils ont telle ou telle apparence, alors qu’ils ne sont notés que sur leurs performances. « C’est parce que je suis black que vous me notez mal ! » « Non, c’est parce que tu es analphabète, ce qui est pardonnable, mais de surcroît analphacon. »

Toute politique qui viserait à différencialiser les élèves en fonction de leurs origines serait une politique de gribouille : la discrimination positive mise en place par feu Richard Descoings à Sciences-Po a si bien marché qu’aucun des banlieusards exemplaires intégrés par l’école de la rue Saint-Guillaume n’a réussi l’ENA : tout le monde n’est pas fils de toubibs et ne sort pas de l’Ecole de la Providence. Pendant la récente campagne électorale, j’ai eu l’occasion de dire que la proposition de Marine Le Pen visant à refuser de financer avec des fonds publics la scolarisation des enfants d’émigrants était stupide : il faut au contraire leur en donner davantage, quitte à les dissocier de leur milieu, qui ne peut, dans un premier temps, que les tirer en arrière. Des enfants formés à parler français, éduqués dans la culture française, formeront à leur tour leurs parents. Ainsi fonctionne l’intégration dans l’universalisme français.

Évidemment, cela ne fait pas les affaires de ces gens dont le fond de commerce consiste à titiller les différences pour en faire la brique initiale d’un communautarisme létal. Quand on se propose dans un colloque d’« articuler race, classe, genre, colonialité » (sic again !), cela implique que les descendants des pays colonisés se constituent en groupe autonome, et refusent à terme toute intégration dans l’ensemble français. Rien d’étonnant dès lors si l’un des intervenants du colloque est un militant du NPA, Renaud Cornand, qui avait incité son mouvement à soutenir, il y a quelques années, des candidates voilées à des élections locales, et qui a tenté lui aussi de demander ma peau, ce qui, rappelez-vous, m’a bien fait rire. Ils devraient réviser les fondamentaux du marxisme, au NPA, et tenter de comprendre ce qu’est « l’opium du peuple ».

Rien d’étonnant donc qu’un organisme strictement laïc comme le Comité Laïcité République s’indigne de la tenue d’un tel colloque — organisé dans une institution officielle, formatrice d’enseignants, avec l’argent du contribuable. Le prochain ministre de l’Education (ciel, quel suspense…) serait bien inspiré d’interdire ce genre de manifestation où l’exaltation des particularismes, aiguisés par la certitude assenée que l’on appartient au clan des victimes, ne peut déboucher que sur des germes de division, de racisme, et de guerre civile.

Jean-Paul Brighelli est enseignant et essayiste français.

Un assassin pour maire, par InfoEquitable

La nouvelle est passée inaperçue : un terroriste palestinien ayant tué six Juifs a été élu maire de Hébron, la plus peuplée des villes administrée par l’Autorité palestinienne.

L’attaque a tué les ressortissants américains Tzvi Glatt et Eli HaZeev, le Canadien Shmuel Marmelstein et les Israéliens Hanan Krauthammer, Gershon Klein et Yaakov Zimmerman.


Comme le rapporte le Times of Israel, « Abu Sneineh est l’un des quatre terroristes palestiniens qui, le 2 mai 1980, ont attaqué un groupe d’Israéliens et de Juifs dans une allée de Hébron, tirant et jetant des grenades contre eux. L’attaque a tué les ressortissants américains Tzvi Glatt et Eli HaZeev, le Canadien Shmuel Marmelstein et les Israéliens Hanan Krauthammer, Gershon Klein et Yaakov Zimmerman. Vingt autres personnes avaient été blessées par l’attaque. Les quatre terroristes ont tous été condamnés à des peines de perpétuité, mais ont été libérés dans le cadre d’échanges de prisonniers au cours de la décennie. »

Mais pour l’Agence France-Presse, ce ne seraient là qu’affabulations de médias israéliens :
 A Hébron, ville où les tensions entre Palestiniens et colons israéliens sont les plus à vif, la tête de liste, Tayssir Abou Sneineh, a déjà suscité des réactions hostiles côté israélien. Condamné à la perpétuité par Israël, l’homme aujourd’hui âgé de 60 ans avait été libéré en 1983 dans le cadre d’un échange de prisonniers. Certains médias israéliens affirment qu’il a été impliqué dans le meurtre de plusieurs Israéliens.

« Certains médias israéliens » ? Même les Palestiniens reconnaissent ce que l’AFP ne veut pas voir.


La semaine prochaine à Jérusalem, par Menapress

Avec Hussein Hache à Amman, Sami El Soudi dans l’Autonomie Palestinienne et Stéphane Juffa à Métula
 
Cela fait déjà plusieurs années qu’Hassan Hache, le correspondant permanent de la Ména en Jordanie, fait état de contacts nombreux et fournis entre des représentants du Royaume Saoudien et des responsables israéliens. Hache a déjà donné de nombreuses informations quant à la coopération entre les deux pays, notamment dans le cadre de la Guerre au Yémen, ainsi qu’à propos d’une coordination étroite des moyens à disposition face à l’Iran. La politique suivie par l’agence de Métula dans ce domaine consiste à donner à ses lecteurs le plus d’indications possibles sans compromettre ces activités, d’une part pour protéger les intérêts des Etats de la région, de l’autre, afin de ne pas fournir d’éléments d’analyse à leurs ennemis. 
 
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Poignée de mains cordiale en apparence entre le Prince saoudien Turki al Faisal (g) et l’ex-ministre de la Défense Moshé Yaalon, à la Conférence sur la Sécurité à Munich, en février 2016. Depuis des scènes semblables se reproduisent un peu partout, entre des gens qui se connaissent visiblement
 
Ces dernières semaines, des informations partielles ont été diffusées par des media occidentaux, particulièrement par le Wall Street Journal et le réseau Bloomberg. Ils font état d’une proposition de la part des Etats du Golfe de normaliser leurs relations avec Israël.
 
Contrairement à ce qui a été parfois annoncé à ce propos, les Emirats et Riyad n’exigeraient pas un gel total des implantations en Judée-Samarie, mais des gestes d’ouverture – comme leur gel partiel – en Cisjordanie, ainsi qu’un allègement des restrictions frappant Gaza. En échange, les Arabes n’offriraient pas l’établissement de relations diplomatiques pleines et complètes avec l’Etat hébreu, mais la création de liens de communication directs avec lui, l’admission de sportifs et d’hommes d’affaires israéliens sur leur territoire, et le droit pour les appareils commerciaux arborant l’étoile de David de le survoler.
 
Même après avoir apporté cette précision, en adéquation réelle avec l’offre adressée par lesdits pays à Jérusalem, on reste toutefois très loin de la réalité du terrain. En fait, à part le droit de survol des avions de ligne, toutes ces mesures existent déjà dans la réalité, ce qui démontre que les confrères pourraient être mieux renseignés. 

17 mai 2017

Elor Azaria ou la confusion des valeurs, par Oury Cherki

Un évènement qui aurait aisément été classé comme un fait divers a pris des proportions gigantesques dans l’opinion publique israélienne, provoquant un débat politique et moral qui est loin d’être clos. S’y mêlent aussi des considérations d’ordre sociologique, éveillant les démons des frictions intercommunautaires sépharade/ashkénaze. En un mot il s’agit de l’affaire Elor Azaria. 
 
Manifestation de soutien au soldat israélien Elor Azaria, le 21 février 2017 à Tel Aviv
Rappelons brièvement les faits : lors d’un attentat à Hébron, le 24 mars 2016, deux terroristes tentent de tuer des soldats israéliens de garde sur les lieux. Un des soldats est poignardé. Les deux terroristes sont abattus par les forces en présence. L’un est tué et l’autre blessé. Le sergent Elor Azaria, âgé de 19 ans, achève le terroriste blessé alors qu’il est étendu sur le sol. Il aurait affirmé par la suite : « celui qui tente de tuer mes camarades ne doit pas vivre ».  Plus tard il a déclaré que le terroriste continuait d’après lui à constituer un danger immédiat. L’évènement est filmé et retransmis sur tous les réseaux de presse.

La suite est connue. Le chef d’état-major de l’armée ainsi qu’une partie de la classe politique condamne le comportement du sergent, alors que la majorité écrasante de l’opinion publique prend sa défense, ou en tout cas exige la clémence à son égard, soutenu entre autres par le premier ministre Netanyahou. Le tribunal militaire condamne Azaria pour meurtre. Une grande partie de l’opinion exige sa grâce. 

Le traitement de cette affaire déborde largement du cadre de l’évènement, et engage à une réflexion d’ordre moral, politique et halakhique, au-delà des passions. C’est ce débat que nous nous proposons d’amorcer ici. 

Antisémitisme, censure à la carte, par Luc Rosenzweig

[NdA : Arte, la chaîne des maîtres censeurs : un article de Luc Rosenzweig paru cette semaine dans Causeur N°46 (journal papier).  
La charte de Munich est censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.
]
La direction de la chaîne culturelle franco-allemande passe à la trappe un documentaire sur l’antisémitisme en Europe. Motif : on y met trop en lumière la haine antijuive qui progresse dans la sphère arabo-musulmane et dans une certaine gauche obsédée par l’antisionisme.

Un docu d'Arte sur le lion de Judée ? Hélas, non. La mise au pas idéologique, cette uniformisation d’Arte dans un discours formaté à l’aune du tiers-mondisme, de la repentance de l’homme blanc, de l’adoption sans réserve du narratif palestinien dans le traitement du conflit proche-oriental, du déni du réel vécu dans les « territoires perdus de la République », est devenu la règle sur Arte.
On n’avait jamais vu cela dans l’histoire d’Arte, qui va bientôt fêter son quart de siècle d’existence : le directeur des programmes d’Arte, Alain Le Diberder, décide de ne pas diffuser un documentaire de quatre-vingt-dix minutes, produit et financé par la chaine.
Il s’agit du film « Un peuple élu et mis à part : l’antisémitisme en Europe », écrit et réalisé par deux cinéastes allemands, Joachim Schroeder et Sophie Hafner. Ce projet était porté par le pôle allemand d’Arte, et plus précisément par la chaine publique Westdeutsche Rundfunk (WDR), membre de l’ARD, la première chaine allemande.

Trump, ramenez-le à la maison, par Dry Bones

Le Président Trump vient en Israël et la question non posée est... 
Ramènera-t-il Pollard avec lui ? 

Mon combat contre le long, dur, antisémite et injuste traitement de Jonathan Pollard dure depuis des décennies.
J'espère que Donald Trump mettra un terme à cette parodie de "justice " américaine et ramènera Jonathan et sa femme Esther à la maison, en Israël.

16 mai 2017

Drôles de fréquentations. Pas de chèque en blanc pour Emmanuel Macron, par Oudy Bloch

Le 7 mai au soir, de nombreux journalistes et les principaux soutiens d’Emmanuel Macron ont célébré son élection comme un exploit, la marque de son audace, et un signal envoyé au monde. Le signal d’une France dont le nouveau Président, jeune et moderne, a cassé les codes et réuni le pays.

Sans lui dénier un talent certain, cet enthousiasme emprunte des raccourcis trompeurs. La campagne de François Fillon, torpillée par des rumeurs dont rien n’est encore prouvé et par une communication véritablement calamiteuse, lui a bénéficié au premier tour. Au second, l’abstention record, les votes blancs massifs et une peur réflexe d’être gouverné par un parti d’extrême-droite l’ont propulsé à l’Elysée.

Emmanuel Macron est un Président par défaut, heureux bénéficiaire d’un front républicain en fin de vie.

S’il convient de lui reconnaître le tour de force d’avoir été élu Président de la République alors qu’il était inconnu il y a deux ans, il n’en reste pas moins que l’élection d’Emmanuel Macron n’est représentative de rien si ce n’est de l’absence de majorité présidentielle et de la perte de repères abyssale des français. Ce sont en effet moins de 45% des inscrits qui l’ont élu au plus haut poste de l’Etat, et près de la moitié d’entre eux ont voté contre Marine Le Pen et non pour lui.

Obtenir la victoire d'Israël avec Martin Sherman, par Daniel Pipes

Martin Sherman


Mon appel en faveur de la victoire d'Israël a poussé Martin Sherman, directeur exécutif de l'Israel Institute for Strategic Studies, à publier trois articles critiques sérieux et constructifs (ici, ici et ici) pour Israel National News. Voilà une excellente manière d'améliorer une idée et je l'en remercie.

En guise de réponse, je reprendrai d'abord les grandes lignes de ma thèse et répondrai ensuite aux réserves émises par M. Sherman.

Ma thèse.  
Près de trente années de « processus de paix » ont rendu les relations israélo-palestiniennes pires que ce qu'elles étaient au départ. C'est pourquoi toute nouvelle tentative dans ce sens (comme celles entreprises actuellement par Donald Trump) n'est qu'un jeu de dupes. Ce ne sont ni les compromis, ni les « concessions douloureuses » qui mettent fin aux conflits mais bien, comme le montre l'histoire, l'abandon de la partie par l'un des protagonistes.

Briser la volonté de combattre des Palestiniens ne sera ni facile, ni agréable mais pensons que la seule alternative à cette option est la disparition d'Israël. L'acceptation d'Israël par les Palestiniens videra l'antisionisme de sa substance et incitera finalement d'autres Arabes et musulmans à leur emboîter le pas. La défaite profitera grandement aux Palestiniens qui pourront enfin mettre un terme à leur obsession destructrice de l'État juif et commencer à construire leur propre vie politique, économique, sociale et culturelle.

15 mai 2017

Premières impressions d'Israël, par Arthur Koestler

Article paru dans Le Figaro du 16 juin 1948 
Arthur Koestler en 1950 (photo Rue des Archives)
L'auteur du Zéro et l'Infini et de La tour d'Ezra s'est rendu, ainsi que nous l'avons annoncé, dans l'Etat d'Israël, où il compte passer plusieurs mois, à seule fin d'apporter au monde son témoignage sur le drame palestinien. Le Figaro s'est assuré pour la France l'exclusivité des «notes» du grand écrivain dont nous publions aujourd'hui le premier article.

Premières impressions d'Israël. 
« Au commencement étaient le chaos et la confusion. » Imprimés sur nos passeports avec un tampon en caoutchouc flambant neuf par les représentants, à Paris, du gouvernement provisoire d'Israël, nos passeports -- celui de ma femme et le mien -- portaient les numéros cinq et six…

Des écriteaux à l'aéroport d'Haïfa : « Douanes-Police-Passeports », peints tout fraîche, ment en hébreu et en anglais. Nommé de la veille, l'officier d'immigration d'Israël n'a pas encore d'uniforme, pas plus d'ailleurs que l'inspecteur des douanes, ou que l'armée elle-même. En fait, l'uniforme de tous les serviteurs de l'Etat d'Israël, qu'ils soient civils ou militaires, se borne à la vareuse et au short kaki. Les autorités portuaires sont toutes aussi affables, inefficaces et enthousiastes. C'est la bureaucratie dans son état d'innocence virginale, avant qu'elle n'ait eu le temps de se tisser son cocon de règlements.

14 mai 2017

Special in Uniform : quand Israël m’émeut encore ! par Pug

Quelle merveille, quel symbole ! Décidément, Israël me surprend et m’émeut toujours plus !

 
Le projet « Special in Uniform » permet à des jeunes handicapés de différentes formes d’intégrer le service militaire au sein de l’armée israélienne dans une démarche à long terme d’intégration à la société et d’autonomisation.

Le peuple contre Haaretz, par Shmuel Rosner

Binyamin Lachkar  : Un article d'un ancien journaliste de Haaretz dans le New York Times a fait sensation ces derniers jours. Il y explique comment l'ancien journal de référence israélien s'est transformé en plate-forme de provocations infantiles, amères, et surtout déconnectées de la réalité [NdA : la ressemblance avec Le Monde, journal de révérence français (à présent surnommé L'Immonde), n'est pas fortuite, mais raisonnée]. La phrase clé est celle qui conclut l'article : " And maybe that’s the source of Haaretz’s frustration : it is not that Israel does not listen. It is that Israel does not listen and still succeeds. " (Et voici peut-être la source de la frustration du Haaretz. Ce n'est pas qu'Israël n'écoute pas. C'est qu'Israël n'écoute pas et réussit néanmoins).
Ha'aretz a publié un article selon lequel les sionistes religieux israéliens seraient plus dangereux pour Israël que les terroristes du Hezbollah.
Ce qui rend fou Haaretz et la gauche en général, c'est que bien qu'Israël soit gouverné par la droite depuis des années, le pays ne s'est jamais aussi bien porté, sur tous les plans [NdA : si l'on excepte le nombre d'Israéliens pauvres]. Plutôt que de réévaluer leur propre idéologie et leurs valeurs et de se remettre en question, Haaretz et ses soutiens se comportent comme les membres d'une secte millénariste dont les prévisions apocalyptiques se sont révélées erronées : ils s'enferment encore plus dans leur monde, leur folie et leur haine [NdA : ici encore, la ressemblance avec les médias français et leurs soutiens est frappante].
Ça explique aussi pourquoi une personne comme Rami Levi est tant détestée par la gauche israélienne. Cet industriel, membre du Likoud, issu des classes populaires, a révolutionné le marché des supermarchés et cassé les prix au bénéfice des moins riches. Il contribue aussi à la coexistence entre Juifs et Arabes en Judée Samarie par ses magasins fréquentés par les habitants de toutes les communautés. Il a créé des milliers d'emplois. Et il suscite une haine farouche et fanatique chez les militants de la gauche sociale -- pas malgré, mais à cause de sa réussite. Il a plus fait pour les pauvres que toutes les associations et tous les militants " sociaux " réunis. 
Alors si un simple chef d'entreprise peut provoquer autant de colère pour sa réussite, imaginez Bibi qui a transformé Israël en puissance mondiale courtisée par les plus grandes pays, éliminé le chômage et donné au pays une croissance parmi les plus élevées des pays développés. Ça les rend complètement fous. 
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Haaretz is an Israeli newspaper. Admired by many foreigners and few Israelis, loathed by many, mostly Israelis. Read by few, denounced by many, it is a highly ideological, high-quality paper. It has a history of excellence. It has a history of independence. It has a history of counting Israel’s mistakes and misbehavior. It has a history of getting on Israel’s nerves.

12 mai 2017

Europe : Nouvelle vague de migrants à l'horizon, par Soeren Kern

« Huit à dix millions sont en route »
L'Union européenne a donné six mois aux États membres pour lever les contrôles aux frontières qu'ils avaient instaurés au moment de la crise migratoire de septembre 2015.

 
En février 2016, le président turc Recep Tayyip Erdoğan (à gauche) a menacé d'envoyer des millions de migrants en Europe. « Nous pouvons ouvrir les vannes en direction de la Grèce et de la Bulgarie à tout moment et nous pouvons mettre les réfugiés dans les autobus », a-t-il déclaré à Jean-Claude Juncker (à droite), président de la Commission européenne. (Source de l'image: bureau du président turc)

Ce retour à l'ouverture des frontières et à la liberté de circuler sans visa à l'intérieur de l'UE, se produit à un moment où le nombre de migrants qui traversent la Méditerranée continue d'augmenter. Cette exigence ne tient pas compte non plus du fait que les autorités turques menacent de plus en plus fermement de renégocier l'accord frontalier qui a permis de réduire le flux de migrants en provenance de la Turquie vers l'Europe.

Les opposants à la mesure ont fait valoir que la levée des contrôles aux frontières pourrait être à l'origine d'une seconde crise migratoire, d'autant plus forte qu'elle serait perçue comme un encouragement par plusieurs millions de migrants potentiels en Afrique, Asie et au Moyen-Orient. Sans parler de l'incitation faite aux djihadistes de franchir incognito les frontières européennes pour opérer des attentats où et quand ils le souhaitent.

Ce qu'il faut savoir sur les réservistes de Tsahal, par David Illouz

L'armée Israélienne a publié un nouveau rapport concernant ses réservistes pour l'année 2016.
 
מילואימניקים  (milouïmnikim) réservistes
Selon les chiffres publiés ce jeudi, en 2016, 37.156 réservistes étaient des résidents de Tel Aviv (7%), 28.252 venaient de Jérusalem (5%), 21.242 venaient de Haifa (4%), 21.066 venaient de Rishon Letzion (4%) et 18.643 étaient des résidents de Beer Sheva (3%).  

Pour les petites villes, s'est Nahariya qui est arrivée en tête avec 3155 soldats de réserve (1%). 

L'âge moyen des réservistes était de 32,08 ans.

Les réservistes ont effectué au total 2.078.660 jours de service pour l'ensemble de l'année 2016.

La personne qui a effectué le plus grand nombre de jours de réserve est le chef de l'unité 86, le colonel Binyamin Ben-Ari, il a effectué 140 jours de réserves. 

En seconde place se trouve le commandant du cinquième bataillon, le major Hagui Hassid, il a effectué 128,5 jours de réserve. 

Depuis le début de l'année 2017, les soldats de réserve toucheront 25% de salaire en plus. Contrairement au passé, les soldats de réserve recoivent désormais leur ordre de mobilisation par e-mail.

 

Nouvelle charte du Hamas: " Notre but est toujours la destruction d'Israël ", par I24News

L'Etat hébreu dénonce une tentative de l'organisation terroriste de duper les pays occidentaux
Un responsable du Hamas a affirmé mercredi que la nouvelle charte du groupe terroriste palestinien dévoilée la semaine dernière ne remettait pas en cause le principe de destruction d'Israël, préconisé dans le document précédent.

Terroristes des brigades Ezzedine al-Quassam cherchant des ennuis dans le sud de la bande.                Said Khatib-AFP
Mahmoud al-Zahar, qui prononce régulièrement des déclarations incendiaires à l'égard de l'Etat hébreu, a affirmé depuis Gaza que la nouvelle charte amendée du Hamas, qui a été dévoilée au Qatar le 1er mai dernier par le chef sortant du Hamas, Khaled Mashaal, ne contredisait pas son engagement fondateur, publié en 1988.

Le nouveau document du Hamas visait à adoucir les propos du mouvement islamiste à l'égard d'Israël, mais l'Etat hébreu s'est empressé de dénoncer une tentative d'amadouer les pays occidentaux.

Si le Hamas accepte maintenant l'idée d'un futur Etat palestinien limité à la Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza, la nouvelle charte, qui ne reconnaît pas toujours à Israël le droit d'exister, appelle encore à "la libération de toute la Palestine historique" et estime que la résistance armée est un moyen pour atteindre cet objectif.

The “Two-State” Diplomatic Kabuki Theater, pr Bruce Thornton


Last week, between Stephen Colbert’s usual juvenile vulgarity and the House passing a bill to “repeal and reform” Obamacare, few noticed yet another performance of the long-running Middle East “two-state” Kabuki drama. Mahmoud Abbas, the president of the Palestinian Authority, and leader of the terrorist PLO and its largest faction, Fatah, came to D.C. for a state visit with President Trump. And so the elaborate, stylized diplomatic farce of legitimizing terrorists dressed up as statesmen continues into its seventh decade. Maybe it’s time to bring down the curtain on this show and move on to a strategy that might actually work.

11 mai 2017

Par peur d’un raz-de-marée les Alliés refusent l’accueil de Juifs, par La Shoah revisitée

Les Américains souhaitaient l’émigration des réfugiés juifs en Palestine, alors que les Anglais espéraient leur accueil massif par les Etats-Unis. Les dirigeants des deux pays redoutaient un déplacement en masse de Juifs hors des territoires ennemis. Une note du 20 janvier 1943 de Londres à Washington atteste cette crainte : « Il est toujours possible que les Allemands ou leurs satellites passent d’une politique d’extermination à une politique d’expulsion, destinée, comme ce fut le cas avant la guerre, à embarrasser les autres pays en les inondant d’immigrants étrangers ».[1]
 
Arrivée d'orphelins, survivants de la Shoah. 1946.
Raymond Clapper, un journaliste américain célèbre, écrivit au moment de la Conférence des Bermudes que si l’Allemagne offrait de libérer les réfugiés, il faudrait le refuser, car « ce type de décision ne serait pas faite pour des motifs humanitaires, mais uniquement pour des mobiles militaires dont l’Allemagne serait la bénéficiaire ». Ainsi, se débarrassant de son excès de population, l’Allemagne aurait gêné les Alliés qui ne disposaient pas des moyens d’accueillir ces réfugiés.[2]  Borden Reams, haut fonctionnaire du Département d’Etat, poussa l’argument plus loin lorsqu’il prévint du « danger de voir le gouvernement allemand décider de livrer aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne, en un lieu donné et pour transport immédiat (…) un nombre important de réfugiés juifs. Ni la situation militaire, ni celle des transports maritimes n’auraient permis aux Nations Unies d’entreprendre une telle tâche. Dans le cas où nous aurions admis notre impuissance à prendre soin de ces gens, la responsabilité d’une poursuite de leur persécution aurait été, dans une large mesure, transférée du gouvernement allemand aux Nations Unies ».[3]