20 févr. 2017

D'anciens tweets injurieux d'un chroniqueur du Bondy Blog provoquent un tollé, par Eugénie Bastié

Des messages homophobes, antisémites, misogynes et faisant l'apologie du terrorisme de Mehdi Meklat ont suscité une vive polémique ce week-end. L'intéressé s'excuse et argue qu'il s'agissait d'une « provocation » d'un « personnage fictif ».


Sous le pseudonyme Marcelin Deschamps, le chroniqueur du Bondy Blog (site créé à l'occasion des émeutes de 2005 pour raconter la France des banlieues et rattaché à Libération) Mehdi Meklat a tweeté il y a plusieurs années de nombreux messages injurieux. Il a changé depuis son compte avec son vrai nom, ce qui fait que tous ses anciens tweets sont remontés à la surface. Il semble que ce soit au moment de son passage à l'émission de France 5 « La grande librairie » jeudi dernier, à l'occasion de la sortie de son roman Minute dédié à Adama Traoré, que ses tweets polémiques aient été exhumés par des internautes, et notamment le dessinateur de presse Joann Sfar.

19 févr. 2017

On fait un boulevard à Le Pen, par Bernard-Henri Lévy

Le plus extraordinaire, dans cette affaire Fillon, c’est la non-affaire Le Pen. Car enfin s’il y a bien, en France, une affaire d’emplois fictifs qui touche, non pas un, mais 23 députés, c’est celle qu’a révélée l’Office européen de lutte antifraude et qui accuse les faux assistants, au Parlement européen, du parti de Mme Le Pen.


S’il y a bien, aujourd’hui, des mises en examen effectivement prononcées pour escroquerie, recel d’escroquerie, abus de biens sociaux, blanchiment ou financement illégal de campagne, c’est celles qui concernent le microparti Jeanne et son prestataire Riwal, tous deux satellites du Front national.

Et s’il y a bien un parti corrompu, rongé par le népotisme, recordman des sanctions pénales pour incitation à la haine, coups et blessures, détournements de fonds, prise illégale d’intérêts, j’en passe, c’est encore lui, le FN.

Or le fait est que ces condamnations n’ont pas l’ombre de l’écho des soupçons pesant sur le candidat de la droite républicaine.

18 févr. 2017

L’ONU dérangée par deux gazelles israéliennes, par Shraga Blum

Encore une histoire surréaliste liée à l’ONU. 
Après les requins, les dauphins, les aigles, les sangliers, voici les gazelles sionistes.
Photo Moshé Shaï / Flash 90
Dans le cadre d’une exposition de photos de paysages, faune et flore d’Israël, la délégation israélienne à l’ONU avait choisi de présenter les œuvres de photographes israéliens spécialisés dans les images de nature. L’exposition a été à l’initiative de l’ambassadeur d’Israël à l’ONU Dany Danon conjointement avec l’Office israélien de la Nature et des Parcs. 

L’un des magnifiques photos représentait deux gazelles dans un paysage désertique. Mais l’ONU a immédiatement exigé de retirer cette photo au motif…qu’elle constituait un sujet à controverse ! Les services des Nations-Unies ont expliqué aux organisateurs que ces deux gazelles ont été photographiées dans la vallée du Jourdain qui est un « territoire occupé » !

L’ambassadeur Dany Danon a catégoriquement refusé de faire retirer cette photo, estimant qu’Israël est en droit de présenter la beauté et l’immense diversité de sa nature. Et les deux gazelles-colons ont pu ainsi être admirées par les visiteurs….

17 févr. 2017

La rage des gauchistes, par Victor Perez

Lorsque l’on veut abattre son chien on affirme qu’il a la rage ! Lorsque l’on veut abattre un homme politique, Président de son état, on assure qu’il occupe illégitimement son poste, qu’il est incapable, fou à enfermer ou encore qu’il représente une menace pour le pays. Toutes choses, et d’autres, hurlées jour après jour, dans la quasi-totalité des tabloïds de la planète, par nos ‘’maîtres à penser’’ si ‘’ compétents ’’ et ‘’ rationnels ’’ que sont les journalistes !


Sauf qu’à brailler sans cesse et sur tout acte de Donald Trump, ceux-ci finissent et finiront par rebuter leurs lectorats les plus fidèles. Telle Alexandra Schwartzbrod qui, dans un texte intitulé « Israël : la position puérile et dangereuse de Trump », s’offre le plaisir de taper à la fois sur le Président US et l’Etat d’Israël, ses sujets fétiches.

Hystérie et Syndrome de Munchausen, par Albert Soued

Gad Saad est un juif libanais qui a fui la guerre civile des années 70/80, échappant à une mort certaine en se cachant sous un bureau. Il est aujourd’hui professeur de marketing à l’Université Concordia et doyen de la faculté des Sciences du Comportement de l’Evolution et de la Consommation Darwinienne.
Des " démocrates " américains refusent une élection démocratique. Étonnant, non ?
Il est spécialisé notamment dans les égarements extrêmes sur le plan politique. Ayant souffert lui-même de traumatismes dus à une guerre cruelle et violente, il ne peut accepter que ses propres affres ne soient rendues triviales par des « lubies politiques ». Il précise : « je ne peux pas supporter ces imbéciles du Collège Wellesley qui prétendent avoir peur d’aller acheter un hamburger, maintenant que Donald Trump est élu président, rendant triviale toute notion de traumatisme »
La leader d'extrême droite Marine Le Pen dit que les Juifs français devraient arrêter de porte la kippa dans le cadre de la lutte du pays pour défaire l'islam radical.

Marine Le Pen  a raison : il est temps de lutter efficacement contre l'islam radical, et sa proposition est tout à fait cohérente. Le port de la kippa est en effet une incitation au djihad, à la discrimination contre les femmes et à l'assassinat des athées et apostats.
Cependant elle pourrait aller nettement au-delà de cette timide proposition. Par exemple, la destruction des synagogues, l'aryanisation des entreprises et le boycott des produits israéliens seraient des mesures adaptées à ce combat contre le fanatisme et l'obscurantisme musulman.

Sommet Trump-Netanyahou : les déformations de Reuters et l’AFP, par InfoEquitable

Benjamin Netanyahu et Donald Trump se sont rencontrés à la Maison Blanche pour la première fois depuis l’entrée en fonction du Président américain. Très attendu, ce sommet est couvert par la presse occidentale avec tant d’approximations que le visionnage de la conférence de presse est presque indispensable pour se faire une vraie idée de la dynamique enclenchée entre les deux chefs d’Etat.


Si vous préférez, pour économiser une petite demi-heure, lire quelques brèves ou articles dans vos journaux matinaux basés sur la dépêche de l’AFP qui a suivi la rencontre et celle de Reuters, malheur à vous… Non seulement l’ambiance détendue et amicale entre les deux leaders qui ont l’air de bien se connaître et se respecter ne peut pas être retranscrite, mais vous serez victime de traductions peu scrupuleuses, voire sans scrupules.
S’il est exact que, comme les titres des dépêches l’indiquent, Donald Trump ne privilégie plus la solution à deux Etats, voici quelques-unes des informations inexactes, manquantes ou approximatives que vous aurez rencontrées.

16 févr. 2017

Quand les Etats-Unis ou la Russie tuent des civils, l’indignation est à géométrie variable, par Caroline Galactéros

Des chasseurs-bombardiers russes Su-34 et américains F-16.
Le site AirWars publie un article au titre révélateur : «For first time, Coalition now killing more civilians than Russia» (Pour la première fois, la Coalition tue plus de civils que la Russie). Ainsi, «les chercheurs de Airwars ont dénombré en janvier 95 événements auxquels la Coalition internationale [largement dominée par les Etats-Unis] a participé et qui ont fait des victimes civiles» alors que «dans le même temps, 57 événements similaires concernant les Russes ont été répertoriés». Airwars note qu’il s’agit-là d’un tournant dans cette vaste guerre qui s’étend en Irak et en Syrie : jusqu’à présent, il était estimé que les Russes et l’Armée du régime syrien causaient davantage de morts que la Coalition (dans une proportion ¼ contre ¾). Ce mois de janvier semble marquer une inversion de la tendance : alors que la bataille d’Alep s’est terminée, que des cessez-le-feu locaux apparaissent en Syrie et qu’une coordination opérationnelle (encore imparfaite) prend forme entre la Russie et la Turquie, les frappes russes contre des cibles où peuvent être présents des civils sont beaucoup moins nombreuses. En revanche, la Coalition est en pleine de bataille de Mossoul avec les conséquences humanitaires inévitables d’une guerre urbaine : le nombre de victimes civiles augmente mécaniquement.

La défaite des Palestiniens serait une bonne chose pour tout le monde, par Daniel Pipes

Le 21 décembre dernier, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a été photographié alors qu'il tenait à la main un exemplaire du livre de John David Lewis, intitulé Nothing Less than Victory: Decisive Wars and Lessons of History [Rien d'autre que la victoire : les guerres décisives et les leçons de l'histoire] (Princeton University Press, 2010). Dans cet ouvrage, Lewis analyse six études de cas pour lesquelles il établit à chaque fois que « le cours de la guerre change une fois qu'un camp a fait l'expérience de la défaite et que son esprit de persévérance s'est, non pas renforcé, mais effondré. »

Netanyahou tenant à la main le livre de John David Lewis, Nothing Less than Victory.

Le fait que Netanyahou se mette peu ou prou à raisonner de cette façon, est particulièrement encourageant en ces temps d'incertitude où des États arabes sont focalisés comme jamais sur une menace autre qu'Israël (à savoir l'Iran), où Obama laisse tomber Israël au Conseil de sécurité des Nations unies et où des courants politiques rebelles agitent l'Occident. En d'autres termes, le moment est tout à fait bien choisi pour appliquer le raisonnement de Lewis aux Palestiniens. En fait, pendant les 45 premières années de son existence, Israël a réussi à développer une stratégie consistant à imposer à ses ennemis le sentiment de la défaite. Dès lors, l'application du raisonnement de Lewis ne serait qu'un retour aux anciennes pratiques.

15 févr. 2017

Donald Trump et le monde : le vertige d’une Europe en mal d’Amérique, par Caroline Galactéros

Difficile de ne pas faire un parallèle entre l’aveuglement des élites d’outre-Atlantique et le refus d’obstacle manifeste du monde médiatico-politique français qui a déclenché l’actuelle curée contre le candidat de la droite et du centre
Parfois, zappant désespérément d’une chaîne française à une américaine, on perd l’équilibre, pris d’un rire nerveux proche des larmes devant le caractère tragi-comique des images qui défilent. Que penser en effet, il y a quelques semaines, des manifestations monstres de femmes américaines (et européennes), coiffées de bonnets roses à oreilles félines -- jouant lourdement sur le double sens du terme « pussy » -- qui défilaient pour assurer le nouveau président américain que ses plaisanteries salaces et machistes lui vaudraient leur haine éternelle et leur vigilance indignée ? Le respect du sexe faible, mais surtout celui de la sacro-sainte «diversité» américaine qui a fait, il est vrai, ce grand pays -- et aussi la fortune électorale des élites démocrates devenues ses porte-paroles --, voilà manifestement l’essentiel pour cette population américaine dans sa frange « boboïsée », qui feint d’oublier la brutalité d’un système américain pourtant impitoyable pour les faibles et n’en revient toujours pas de voir à la Maison-Blanche un homme qui méprise ouvertement ses micro-revendications sociétales, veut dépasser le communautarisme fétichisé des Américains pour retrouver le peuple d’Amérique et le remettre au centre du monde. A sa manière certes : radicale, brutale, « cash ». En appelant un chat un chat et sans tourner autour du pot ni proclamer des « valeurs universelles » moins partagées que jamais, mais « en faisant des deals ». En regardant le monde non comme un jardin de roses, mais comme un champ de forces. Ce qu’il est. 

14 févr. 2017

Avant la rencontre Trump – Netanyahu, par Jean-Pierre Lledo

Le volontarisme présidentiel, surtout lorsque comme aux USA le Président est doté d’un grand pouvoir, n’est certes pas négligeable. Il a par exemple permis à Obama d’entrainer les USA dans la voie hyper dangereuse de la remise des pouvoirs aux islamistes du monde arabe, labellisée ‘’Printemps arabe’’, et pire encore dans un accord nucléaire avec la plus malfaisante des puissances mondiales aujourd’hui, l’Iran (laquelle peut tranquillement déclarer que son but est d’anéantir Israël sans que l’ONU ni l’Europe , ni Obama ne s’en soient émus) et ce malgré l’opposition des élus.


La loi américaine permettra donc à Trump de prendre le contrepied de la politique de son prédécesseur et les campagnes d’hystérie collectives financées par Soros n’y pourront pas grand-chose. Pour autant, est-ce qu’il serait raisonnable de penser qu’un Président, même des USA, peut tout ? Certains Israéliens, de bords politiques opposés, le pensent, semble-t-il… Et la réalité forcément les décevra. Y compris sur ce qui préoccupe le plus Israël : son rapport avec les Arabes et les Falestiniens…

Des représentants arabes au congrès « Souveraineté », par Shraga Blum

Les médias les ignorent presque, les partis de gauche aussi, et malheureusement une partie de la droite également. Ce sont les familles arabes palestiniennes qui souhaitent vivre en paix avec les Israéliens tout en acceptant une souveraineté israélienne sur la Judée-Samarie. Ils sont bien plus nombreux qu’on le pense mais ils ont souvent peur de le manifester ouvertement pour des raisons que l’on imagine aisément. Ces Arabes, généralement très déçus par les Accords d’Oslo préfèrent de loin vivre sous administration israélienne que dans un Etat dirigé par l’Autorité Palestinienne ou le Hamas. 

Ils veulent vivre en paix avec les Israéliens tout en acceptant une souveraineté israélienne sur la Judée-Samarie.
Une délégation d’entre eux était présente au congrès sur la souveraineté (Keness Ribonout) qui s’est tenu à Jérusalem à l’initiative des Femmes en vert. Ils ont appelé le Premier ministre Binyamin Netanyahou à profiter de sa rencontre avec Donald Trump pour opérer un changement historique et…faire avancer l’idée d’une extension de la souveraineté israélienne sur la Judée et la Samarie « afin de pouvoir vivre une vraie paix » !

Désinformation : France Culture accuse Israël d’utiliser des « enfants soldats », par Eric Hazan

France Culture, une radio nationale publique française, a accusé le 7 février dernier l’État d’Israël d’exploiter des « enfants soldats ».
« Les 20 pays concernés sont : Afghanistan, République centrafricaine, République Démocratique du Congo, Irak, Israël et État de Palestine, Liban, Libye, Mali, Birmanie, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, République arabe syrienne, Yémen, et dans des situations non saisies par le Conseil de sécurité de l’ONU : Colombie, Inde, Nigéria, Pakistan, Philippines, Thaïlande », explique France Culture dans un article intitulé « 20 pays recrutent encore des enfants soldats ».

13 févr. 2017

Aulnay : la France attaquée aux obus de mortier, par Patricia La Mosca

 [NdA : le titre de l'article de Patricia La Mosca peut prêter à confusion. Les mortiers en question ne sont pas ceux utilisés par les armées (ou les terroristes), mais des engins conçus sur le même modèle : un tube incliné pour diriger un pétard de gros calibre. Il ne s'agit pas d'obus, mais ce sont de véritables armes pouvant blesser et/ou brûler grièvement.]

Rama Yade, ancienne secrétaire d’Etat de Nicolas Sarkozy et candidate à la présidence française, s’est fendue de la déclaration suivante au sujet des évènements qui secouent actuellement Aulnay-sous-Bois, dans la banlieue parisienne : " C'est toute la jeunesse des quartiers populaires que la police a humiliée par cet acte infâme. Qu'est-ce que c'est que la République pour ces jeunes qui subissent l'humiliation de la part de ceux qui devraient les protéger ? Comment après leur parler des valeurs de la République ? ".
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Certes, mais de quelle justice parlent-elles ?
Ce commentaire fait écho à celui de Bruno Beschizza, ancien officier de police et maire LR d’Aulnay, qui s’émeut : " La police est là pour protéger et non humilier nos concitoyens ".
 
Face à eux, une presse qui non-informe, un peu à la manière de ce qu’elle fait au sujet du conflit israélo-palestinien. Elle a autant de manque d’égards et de non-curiosité à propos des forces de l’ordre françaises que des soldats de Tsahal. Elle les juge avant la justice et dissimule les faits susceptibles d’expliquer leur comportement.

Israël légalise des implantations clandestines. C’est mal. Les médias français se régalent, par Liliane Messika

Sans surprise, la loi israélienne de février 2017 légalisant a posteriori des dizaines d’implantations illicites en Cisjordanie a représenté une aubaine : les médias ont, comme c’est l’usage, repris une dépêche de l’AFP que chaque journaliste a ensuite agrémentée à sa sauce, toujours dans le registre aigre, jamais doux. Les épices choisies ont varié du paprika au piment oiseau, du saupoudrage à la saturation. Mais pas un seul régime sans fiel.

Le consommateur français de propagande d'information serait-il obligé d'avaler n'importe quoi ?
OBJECTIF DU RÉGIME : Convaincre le consommateur que les Juifs volent une terre avec laquelle ils n’ont aucun lien.

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ENTRÉE : VOL DE TERRE À LA FOI GRAVE

  • L’ingrédient principal de ce plat est la foi. Plus grave elle sera, moins on sentira le goût des faits. Toujours se référer au territoire comme appartenant à celui qui n’a aucun titre dessus et jamais au propriétaire légitime à qui il est disputé (eh oui, c’est le terme légal !)

Quand Bruckner déconstruit l’islamophobie, par Luc Ferry

Pendant que les préoccupations morales envahissent l’espace public, nous privant de tout débat politique sérieux, les questions essentielles n’en continuent pas moins de tarauder la société française. Celle que pose Bruckner dans son dernier livre, Un racisme imaginaire (Grasset), vaut qu’on y revienne.
Le concept d’islamophobie, escroquerie intellectuelle à l’état chimiquement pur, est à prendre avec des pincettes et le livre de Bruckner, nourri de rappels historiques passionnants et d’arguments solides, le montre mieux qu’aucun autre.
La lecture de son talentueux essai devrait être obligatoire pour tous nos candidats à l’élection présidentielle. Il est temps, en effet, d’en finir avec les naïvetés, de ne plus se laisser berner par les fallacieux discours de ces islamo-gauchistes de pacotille qui prétendent museler l’esprit critique en clouant au pilori de l’islamophobie quiconque ose dénoncer le fanatisme religieux. Par un biais détestable, ils insinuent que la critique du fondamentalisme équivaudrait au racisme. 
Disons-le clairement, c’est un mensonge éhonté dont la seule et unique finalité est de rendre intouchable le salafisme. Du reste, il est bien évident que l’islam, comme les autres grands monothéismes, n’est nullement réservé à une ethnie particulière. Il existe de par le monde des musulmans de toutes origines, y compris des « enfants de Clovis » (comme il ne faut pas dire, mais comment faire autrement sans multiplier les périphrases ?). La critique d’une idéologie n’a aucun lien nécessaire avec le rejet d’une « race » en quelque sens qu’on veuille définir ce terme. 
Mais c’est là, justement, ce que refusent d’admettre ceux qui manient à longueur de temps ce pseudo-concept comme une arme contre la liberté de pensée. Pour eux, il va de soi que derrière les critiques de l’islamisme, c’est le racisme de toujours qui se dissimule. À ce compte, il faudrait dire que Freud était antisémite quand il déclarait que le judaïsme était la « névrose obsessionnelle de l’humanité ». Absurde ! 
Je ne puis faire mieux, ici, que de laisser la parole à Bruckner tant son propos est limpide et juste : « Le terme d’islamophobie, calqué sur celui de xénophobie, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme. Cette création, digne des propagandes totalitaires, entretient une confusion délibérée entre une religion, système de piété spécifique, et les fidèles de toutes origines qui y adhèrent. Or une confession n’est pas une race, pas plus que ne l’est une idéologie séculière… Le terme d’islamophobie vise à nier, pour mieux la légitimer, la réalité d’une offensive intégriste en Europe et attaquer la laïcité en l’assimilant à un nouveau fondamentalisme. Surtout, il s’agit de faire taire les musulmans qui osent remettre le Coran en cause, qui en appellent à l’égalité des sexes, au droit à l’apostasie et aspirent à pratiquer paisiblement leur foi sans subir le diktat de doctrinaires ou de barbus. »
On ne saurait mieux dire, ni être plus lucide. On peut adhérer ou non à telles ou telles critiques de la religion. On peut les trouver profondes ou au contraire injustes, voire malveillantes, peu importe. C’est là le lot de toutes les idéologies et aucune n’y échappe, pas plus l’islam ou le christianisme que le socialisme, le communisme ou le libéralisme. L’essentiel, c’est que la liberté de penser n’implique aucune haine, aucun appel au meurtre, car elle ne vise pas les personnes, seulement les idées qu’elles défendent et dont elles peuvent toujours se détacher par les vertus de la réflexion. C’est donc du droit à la critique qu’il est ici question, un droit inaliénable dans une démocratie digne de ce nom pourvu, bien entendu, qu’il s’exprime dans le respect des individus. On doit pouvoir critiquer les idéologies religieuses comme on doit pouvoir critiquer le marxisme, la psychanalyse ou le matérialisme en toute liberté. Cela suppose seulement que l’on soit capable de faire la distinction entre les idées et ceux qui les portent, entre les visions du monde, qui sont toutes par principe discutables, et les êtres de chair et de sang qui les incarnent.
Il est bon que les religions puissent se faire entendre dans une société laïque, comme elles le font d’ailleurs régulièrement sur maints sujets. Pour autant, ce n’est pas à elles de faire la loi, encore moins de la bafouer quand elle ne leur convient pas. Les critiquer quand elles outrepassent leurs limites n’est pas seulement un droit, c’est un devoir de civisme. Le concept d’islamophobie, escroquerie intellectuelle à l’état chimiquement pur, est donc à prendre avec des pincettes et le livre de Bruckner, nourri de rappels historiques passionnants et d’arguments solides, le montre mieux qu’aucun autre.

Antisémitisme : appelons les choses par leur nom, par Georges Bensoussan

Georges Bensoussan répond à la Licra qui l'accuse d'essentialiser l'antisémitisme arabo-musulman. 

C’est parce que j’ai pu m’exprimer longuement et posément devant les juges que je ne souhaitais pas prendre part personnellement au débat public suscité par les poursuites judiciaires dont j’ai fait l’objet devant la 17è chambre correctionnelle de Paris le 25 janvier dernier. Mais les deux lettres ouvertes du président de la LICRA (la seconde publiée par le site Causeur) m’y oblige car il y affirme plusieurs contre-vérités.

Il n’est nullement question ici d’essentialisation mais bien de transmission.

La Licra… avec le CCIF !

M. Jakubowicz, si vous avez formellement raison, et si je dois en effet ce procès à l’initiative du parquet, l’honnêteté eut été d’ajouter que  ce dernier n’a engagé les poursuites qu’à la suite de la « dénonciation » (c’est le terme juridique en usage) opérée par le CCIF en mars 2016,  cinq mois après les faits. Ignorer le rôle central du CCIF dans ce procès ne peut en rien exonérer de sa responsabilité la LICRA qui a validé sur le fonds la dénonciation du CCIF en se constituant partie civile à ses côtés.

12 févr. 2017

Balfour, le coup de génie politique, par José Garson

Une mise au point historique intéressante au moment où le kleptocrate négationniste de Ramallah prétend (sans rire) attaquer le Royaume-Uni pour avoir autorisé la Déclaration Balfour.


En cette année 2017 où l’on fêtera, en novembre, le centenaire de la Déclaration Balfour, nous nous devons de bien comprendre ce qui se passa à l’époque. En particulier, nous nous devons de comprendre pourquoi la Déclaration Balfour ne fut pas -- comme on le dit souvent –- la cause de l’émergence d’une entité politique qui, plus tard, devint l’Etat d’Israël. Elle ne fut, en fait, que la conséquence d’une situation où l’entité politique juive avait déjà émergé d’elle-même. 

9 févr. 2017

A Gaza, cachez ces kalashnikovs que je ne saurais voir, par InfoEquitable

Des terroristes de Gaza ont tiré une fusée sur le territoire israélien le 6 février, entraînant une riposte de l’armée israélienne qui a détruit plusieurs cibles du Hamas. Mohammed Abed, le bien connu photographe de l’AFP à Gaza dont InfoEquitable a déjà souligné les manipulations, était sur place. Il a pris ce cliché qui a fait le tour du monde.

On retrouve la photo en France (L’Obs), en Grande-Bretagne (Daily Mail), en Allemagne (Suddeutsche Zeitung), en Israël (Haaretz), aux Emirats arabes unis (Emarat Al-Youm) et même en Chine (China News). L’AFP indique que « des Palestiniens » courent se mettre à l’abri.
Le monde entier peut donc s’imaginer ces pauvres civils pris pour cible par la puissante aviation israélienne.

6 févr. 2017

Journal d’une curée de campagne, par Elisabeth Lévy

[Note de l'administrateur : pourquoi j'ai jugé utile de faire paraître cet article.

Après tant d'années -- dont les cinq dernières furent particulièrement calamiteuses -- d'impuissance (pour être gentil) politique, la future élection présidentielle française est trop importante, ses enjeux trop cruciaux, pour qu'on la laisse se faire dépecer à l'avance par les magouilleurs professionnels de la sphère politico-médiatique et autres indignés à peu de frais. 

La partie française de mon identité -- n'en déplaise à ceux qui considèrent ce terme comme une grossièreté -- n'a aucune envie d'avoir à choisir entre un enfant œdipien et hystérique, bulle médiatique tombée de la dernière averse, un démagogue délirant islamophile partisan de moins que l'absence du moindre effort, et une extrême droitiste dont les efforts de ravalement ne vont pas jusqu'à exclure de son parti prétendument présentable les nostalgiques de Vichy, voire d'un Reich de mille ans.]

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Quand l’humeur populaire et celle des médias convergent, tous communiant dans ce robespierrisme démocratique que l’on appelle transparence, il y a de quoi s’inquiéter.

Entre Fillon et la meute, je choisis Fillon.

Je déteste les affaires. À chaque fois que de grands investigateurs trouvent des poux dans la tête d’une personnalité publique, qu’elle soit de droite ou de gauche, c’est le même scénario : faisant toujours partie de la minorité qui fait preuve d’une coupable indulgence pour les faiblesses humaines, je me fais tellement avoiner, y compris par mes amis, que je finis par trouver moi-même suspecte ma relative insensibilité aux manquements à la morale des princes qui nous gouvernent.