2 déc. 2016

Pourquoi la France applique à nouveau un symbole distinctif aux Juifs ? par Michael Freund

La semaine dernière, alors que des terroristes palestiniens et arabes étaient occupés à l'optimisation des feux partout en Israël, la France a décidé de se joindre à la mêlée en commettant un acte d'incendie volontaire diplomatique contre l'Etat juif.  Dans un geste aussi odieux qu'hypocrite, le gouvernement du président français François Hollande a choisi de devenir le premier pays de l'Union européenne à commencer à appliquer des lignes directrices qui singularisent les entreprises appartenant à des Juifs dans le Golan, en Judée et en Samarie, en exigeant que leurs produits portent des étiquettes spéciales mentionnant l'origine.
 
Ce gouvernement français, qui n'a rien appris mais tout oublié, se déshonore une fois encore.

Les autorités françaises ont publié les lignes directrices dans le journal officiel du gouvernement, et elles exigent que les différents articles portent le lieu de production – "produit originaire de l'implantation israélienne des hauteurs du Golan," ou "produit originaire de l'implantation israélienne en Cisjordanie," un mouvement qu'ils prétendent servir seulement à fournir au consommateur plus d'informations.

C'est bien sûr, de la foutaise.

1 déc. 2016

Ces dhimmis qui dirigent la France, par Yves Mamou

En France, les grandes chaînes de distribution de produits alimentaires et les importateurs ont désormais l'obligation légale d'étiqueter les produits en provenance de Judée, de Samarie, de Jérusalem-Est et des hauteurs du Golan.

Il est déroutant et inquiétant que la France ignore les 200 conflits territoriaux en cours dans le monde - y compris ceux qui ont lieu à sa porte -, et qu'elle choisisse de mettre en place une politique spécifique à l'encontre du seul Israël.

Le 24 novembre, le Journal officiel (JORF) a publié le règlement n ° 1169/2011, qui ordonne aux « opérateurs économiques » d'informer les consommateurs sur « l'origine des marchandises en provenance des territoires occupés par Israël depuis Juin 1967. »
Cette règlementation est la transposition de la Communication interprétative relative à l'indication de l'origine des marchandises issues des territoires occupés par Israël depuis juin 1967 publiée au Journal officiel de l'Union européenne (JO), le 12 novembre 2015. Cette « communication interprétative » indique que l'UE « ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur les territoires qu'il occupe depuis le mois de juin 1967, à savoir le plateau du Golan, la bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et ne considère pas que ceux-ci font partie du territoire d'Israël », par conséquent ajoute le texte, « les consommateurs, les opérateurs économiques et les autorités nationales sont demandeurs d'éclaircissements quant à la législation de l'Union régissant l'information sur l'origine des produits issus de ces territoires ».

27 nov. 2016

La situation est gravissime, par Jean-Pierre Lledo

Plus de 600 feux s’allument en Israël, en quelques jours. Il est vrai que cette année est anormalement sèche. Fin novembre, presque pas de pluie, et des vents très forts. Donc des conditions propices à l’incendie. Mais un feu sélectif attiré par les zones principalement juives ? Pas d’incendie à Hébron, ni à Naplouse, ni à Ramallah, ni à Rahat, ni à Bethléem, ni dans tous les villages arabes de Galilée ? Le vent serait-il devenu lui aussi judéophobe ? Ou serait-ce plutôt une nouvelle punition divine de YHWH, ce terrible dieu juif qui se distingue des autres pour être plus sévère avec les siens ?
Trêve de plaisanterie ! La situation est gravissime. 
 
Pompiers épuisés à Haïfa

Non pas tant à cause du fait lui-même, des ravages matériels, des vies mises en danger, et de toute une vie spirituelle des habitants partie en fumée en quelques minutes… Que par la signification politique et symbolique de cet événement… Que plus encore par les réactions des divers acteurs politiques, mais aussi populaires, la vox populi s’exprimant désormais dans le veule anonymat des dits  ‘‘réseaux sociaux’’, nouvelle incarnation de l’instinct pogromique en milieux… arabes. 

« Israël brûle », l’invention du crime métaphysique, par Shmuel Trigano

Un événement d’une extrême gravité se produit en ce moment même en Israël. Les incendies qui ravagent le territoire au nord et au centre sont pour une grande part, selon la police, allumés de façon criminelle et, dit-elle de façon « politiquement correcte », en fonction d’« un arrière-plan nationaliste ». En l’occurrence, ces « nationalistes » -- citoyens d’Israël représentés à la Knesset et à la Cour suprême, présents dans toutes les strates de la société -- profitent de vents violents et d’une grande sécheresse dans la nature pour allumer des incendies qui, de ce fait, se propagent en même temps sur de nombreux théâtres du pays. 70 000 personnes ont été évacuées hier d’une grande ville comme Haïfa où des immeubles urbains ont été la proie des incendies.
Le nouveau héros falastinien. On a les héros qu'on mérite.
« Nationalistes » ? J’y vois pour ma part un crime d’un genre nouveau, un crime métaphysique. A défaut d’abattre des Juifs au couteau ou à la voiture bélier, ces criminels s’attaquent à la Terre d’Israël (qui n’est pas la Palestine). Ils s’attaquent à la nature d’Israël, cette nature si chèrement revivifiée par l’effort des pionniers du sionisme contre le désert en lequel la Terre d’Israël fut transformée par ses envahisseurs successifs. A défaut de s’attaquer aux hommes, ils s’attaquent à la Terre -- innocente, elle, au regard des conflits humains --, montrant l’ampleur de leur ressentiment : à défaut d’éliminer la présence juive, éliminer la terre sous ses pieds, même si cette élimination les endommage eux-mêmes qui convoitent cette terre. Cette haine n’a rien à voir avec une pseudo-occupation car ici nous sommes en territoire « israélien », mais qui, aux yeux mêmes de ces citoyens arabes d’Israël, est « occupé » par les Juifs alors qu’il est la propriété de la « oumma ».

23 nov. 2016

Israël et le muezzin : appel à la prière ou appel à la rébellion ? par Jean-Pierre Lledo

Habitant Tel Aviv à 200m de deux mosquées, je puis témoigner que ces deux dernières années le volume de l’appel du muezzin a doublé, voire triplé… Exaspéré, j’allais proposer à mes voisins de faire subir à son Maire, Mr Huldaï, le même type de protestation, et ce pour la même raison, qu’a récemment endurée son homologue de Jérusalem : réveil brutal vers 4h30 du matin par des hauts parleurs portatifs placés devant sa maison diffusant Shema Israël… Et puis, comme par miracle,  est arrivée l’info qu’un projet de loi était en discussion à la Knesset visant à imposer une réduction drastique du volume des hauts-parleurs de toutes les mosquées proches de quartiers non-musulmans, ce qui d’ailleurs est une injustice pour les agglomérations musulmanes pour les travailleurs desquels cet appel est aussi une nuisance grave puisqu’elle interrompt un sommeil indispensable à la récupération de leur force de travail.

La voie du muezzin porte à présent jusque dans la Knesset.
En effet, pour avoir habité en Algérie jusqu’en 1993, je puis aussi témoigner de deux ou trois choses… Dès l’indépendance acquise en 1962, certaines mosquées en profitèrent pour décupler le volume, ce qui entraina des luttes de citoyens (musulmans), appuyées par les médias et même par la radio (en français), au terme desquelles elles furent obligées de le ramener à un niveau acceptable pour l’environnement : il faut dire qu’à l’époque les nationalistes remettaient facilement les islamistes à leur place en leur rappelant leur tiédeur dans le combat national… Avec le temps, et la montée en force de l’islamisme dans l’ensemble du monde musulman dopé par la victoire de l’imam Khomeiny au milieu des années 70, commença un lent processus de prise en otage des consciences et des corps qui aboutit un peu partout aux mêmes résultats visibles (démultiplication des mosquées, des barbes sauvages pour les hommes et des camisoles de force  pour les femmes) et audibles (précisément le volume des appels à la prière). 

21 nov. 2016

L’Europe, frappée d’amnésie, par Zvi Mazel


Aors que le monde est en proie au terrorisme et aux désastres humanitaires, la communauté internationale garde les yeux rivés sur Israël. Le seul et unique Etat du peuple juif est bien celui que l’on s’acharne à condamner, ce véritable havre de démocratie niché au beau milieu d’une sphère arabo-musulmane en proie aux violences et qui ignore les notions de droits de l’homme ou de progrès social. Le fait que l’Union européenne, gardienne autoproclamée des droits de l’homme, mène le front de ces attaques, est un phénomène qui ne lasse pas de surprendre. C’est comme si le Vieux Continent avait choisi d’oublier les effets dévastateurs de l’occupation islamique en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

18 nov. 2016

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Tet Zain Hechvan 5777 - 17 novembre 2016

Les récentes échéances électorales dans plusieurs pays occidentaux ont dévoilé une réalité que l’on soupçonnait depuis quelque temps. Les démocrates ont un problème avec la démocratie, et on se demande s’ils n’envisagent pas d’en changer les règles afin que les résultats correspondent à leurs attentes. Les fondements de la démocratie sont simples, même si elle connaît des régimes divers à travers le monde.
 
Proud member of the basket of deplorables

L’essence de la démocratie est qu’il s’agit avant tout d’une méthode pour traduire la volonté générale d’un groupe, nation ou fédération de peuples, à travers le choix de représentants ou de leaders. Le principe de cette méthode est que les règles sont connues et acceptées à l’avance par les participants. L’autre fondement de la démocratie est la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le juridique.