24 mars 2017

“Attentat” & “terroriste” : ces mots que Le Figaro refuse d’utiliser dès qu’il s’agit d’Israël, par Walter Ben Artzi

Nous nous souvenons tous du titre scandaleux que le Figaro avait choisi au moment de l’attentat au camion-bélier à Jérusalem :


Ce titre, nous l’avions déjà comparé à celui que le quotidien national avait choisi alors que venait de se produire l’attentat de Nice :


Trois mois plus tard, les choses n’ont pas changées à la rédaction du Figaro, comme le montre le contenu de l’article publié il y a une heure sur  le murage de la maison du terroriste qui a perpétré l’attentat de Jérusalem qui a coûté la vie à quatre officiers de Tsahal. En effet, il semblerait qu’utiliser les mots “attentat”, “terroriste” soient des termes qui ne font pas partie du champ lexical du Figaro dès qu’il s’agit d’Israël :

 

Et c’est sans oublier bien sûr le décompte des “ victimes ” qui ne fait pas de distinction entre les terroristes abattus et les victimes assassinées :


Que se passerait-il si nous faisions un décompte de ce style pour les attentats du 13 novembre 2015 ? Est-ce qu’on jugerait acceptable une seul instant dans compter dans une même liste victimes et terroristes ? Encore une fois, le Figaro n’est pas avare de ce traitement biaisé qu’il réserve à Israël.

23 mars 2017

Justice : l’impartialité ne se proclame pas, elle se prouve, par régis de Castelnau

Bruno Le Roux vient de se faire épingler pour des faits qu’au groupe socialiste à l’Assemblée tout le monde connaissait parce que droite ou gauche, beaucoup de parlementaires faisaient à peu près la même chose. Démission express du ministre de l’Intérieur et ouverture au bout de 24 heures d’une enquête préliminaire par le Parquet national financier (PNF).

Bruno Le Roux et Emmanuel Macron discutent à l'Assemblée nationale, janvier 2015. SIPA

Le Roux tombe, Fillon prend

« Coup dur pour Fillon » proclament alors sans barguigner les gazettes, parce que l’attitude « exemplaire » de Bruno Le Roux démissionnant, et l’ouverture d’une enquête préliminaire du PNF démontreraient que la gauche « fait le ménage chez elle » et que le PNF est magnifiquement impartial. On se permettra de remarquer que le PNF a quand même attendu 24 heures pour ouvrir une enquête préliminaire pour les emplois des enfants Le Roux, sachant qu’il ne pouvait pas faire autrement sans se déshonorer.  Et l’après-midi même, histoire de revenir aux bonnes habitudes, violation du secret de l’instruction, pour annoncer à grand son de trompe « l’élargissement » de l’instruction Fillon à des incriminations ronflantes.


Royaume-Uni : So British, la charia ? par Ana Pouvreau et Mark Porter

La peur panique de l’islamophobie a ouvert la voie aux islamistes
Le plus multiculturel des pays européens est celui de toutes les tentations intégristes: impunité pour l'excision, reconnaissance du droit coranique, dérives répétées dans l'enseignement privé. La peur panique de l'islamophobie a ouvert la voie aux islamistes. 
 
Tower Hamlets, Londres, 24 avril 2016. Plus de la moitié de la population de ce borough londonien est musulmane. Photo: Q. SAKAMAKI/REDUX-REA

Soucieux d’expier les brutalités de la colonisation, le Royaume-Uni découvre aujourd’hui que, dans sa quête d’une société multiculturelle idéale, il est devenu le terrain de prédilection de l’entrisme islamiste.

Mais tandis que les travaillistes sont enlisés dans leurs affaires d’antisémitisme, chez les Tories, depuis un an, on joue la carte du sursaut national face à la menace islamiste, et les mea culpa de l’establishment sont de mise.

Westminste, par Stéphane Juffa

Science-fiction : un très long article de Philippe Bernard ce matin, le correspondant du Monde à Londres. L'unique mention de l'islam, de l'islamisme et des musulmans est la suivante : " Nous sommes conscients que les communautés musulmanes vont s’inquiéter à présent, étant donné le comportement de l’extrême droite dans le passé (...)".
 
Sacrée extrême droite, il paraît qu'elle tue des gens de temps à autres...
 
Ce qui " touche un symbole de la démocratie britannique ", ce n'est pas le terrorisme islamique, c'est " une attaque ".
 
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Ils sont pourtant des millions à s’exprimer clairement
 
Difficile de croire ce qu'on lit. Le terroriste n'est pas musulman, il est " isolé ". Ce qui signifie qu'il a assassiné 4 personnes et en a blessé 40 sans motif, par lassitude, pour ébranler un symbole de la démocratie britannique.
 
Il est le seul dans son cas, le premier, il n'y a pas eu Zaventem ni le Bataclan, ni l'Hyper Casher. Le mec, un loup solitaire, sans doute échappé de la forêt de Sherwood, s'ennuyait le mercredi après-midi -- ce n'était pas un prêcheur, un leader communautaire, le représentant d'un grand courant de haine pour tout ce qui est démocratique et non musulman -- ; " inspiré par le terrorisme international ", il est allé passer ses nerfs à Westminster.
 
Ceux qui écrivent des articles de ce genre, qui les commandent et qui les diffusent ne font définitivement pas le même métier que nous. Il ne s'agit ni d'information ni d'analyse.
 
Contrairement au Monde, maintenant, on sait qu'il va y avoir d'autres assassinats collectifs commis par des musulmans en Europe. On sait quand : dans pas longtemps. On sait que les assassins sont déjà sur place. On sait à quelle communauté ils appartiennent, où ils habitent, pourquoi ils agissent. On sait qu'ils ont déjà frappé et tué et que c'est leur unique objectif. On sait qu'ils vont sacrifier leur vie pour tuer LE PLUS GRAND NOMBRE DE NON-MUSULMANS POSSIBLE au nom d'Allah. On sait où ils vont agir : dans un endroit en vue.
 
Et on fait quoi, les brêles, pour empêcher que cela n'arrive ? On prépare les hommages de circonstance ? On dit qu’il faut s’organiser (Hollande) ? On pré-écrit des articles émasculés qui ne veulent rien dire et qui dissimulent l’intolérable réalité ? On protège la communauté musulmane de l' " extrême droite " ? Les Palestiniens du "" génocide "" commis par Israël ? Les banlieusards de la police ? On continue de feindre d’ignorer qu’il existe des milliers de musulmans en Europe pour qui assassiner des non-croyants importe plus que leur propre vie ?
 
© Metula News Agency

Israël: quand Le Monde oublie d’informer, par Gilles-William Goldnadel

Qui est vraiment Richard Falk, le rapporteur de l’ONU ?

Falk rapporteur à l'ONU, c'est Jack l'éventreur nommé à la protection des femmes.
Je l’ai écrit mille fois: en matière d’information, la première désinformation, c’est l’occultation. Ou le mensonge par omission.

Peu de risques d’être confondu. Sauf lorsqu’on exagère. Et Benjamin Barthe du journal Le Monde, qui fut, il y a longtemps, un journal sérieux, avant qu’il n’exagère, a exagéré. B.B. a publié le 17 mars à 23h53 un article intitulé : « Sous la pression, l’ONU enterre le rapport accusant Israël d’apartheid ». À sa lecture, on sent bien que Benjamin n’est pas heurté par l’incongruité juridique manifeste du rapport. Et rien qu’à lire le titre, on comprend également que n’étaient les menaces de Trump et de Netanyahou, l’ONU aurait dû publier ce rapport objectif comme il en a publié tant d’autres pour flétrir Israël. Voilà ce qui doit heurter. Les lecteurs égarés du journal l’ont d’ailleurs signifié vertement dans leurs commentaires en condamnant l’infâme censure ainsi exercée.

Le sulfureux monsieur Falk

 

Mais trêve de persiflage. Venons-en aux faits ou plutôt à ceux qui sont soigneusement dissimulés. Selon B. Barthe, Richard Falk et Virginia Tilley, les deux auteurs du rapport de cette sous-commission économique régionale onusienne1 qui a pris sans qu’on lui demande l’initiative de rapporter, seraient « des spécialistes du droit international ». Rien de plus. Certes, le fait que ces deux éminences préconisent dans leur rapport de s’en remettre aux boycotteurs antisionistes du BDS laissent à penser que nous n’avons pas seulement affaire à de purs esprits scientifiques. Mais un journaliste aspirant à la crédibilité minimale aurait dû se faire devoir d’édifier son lecteur sur le cas exceptionnellement extravagant de Richard Falk qui avait à de très nombreuses  et scandaleuses reprises défrayé la chronique.

22 mars 2017

(Vidéo) Conseil des droits de l’homme des Nations Unies; Israël accusé de pratiquer l’apartheid. La réponse fracassante de Hillel Neuer met tout le monde K.O, par Jo Golan

Pas de jours de relâche pour le cirque : comme d'habitude, la farce grotesque continue au conseil des droits de l'homme (s'il n'est pas israélien).


Comme à son habitude et de manière traditionnelle  le conseil des droits de l’homme des Nations Unies avait pour ordre du jour de faire condamner Israël . L’ironie de toute cette mascarade c’est que ces accusations viennent de pays musulmans où la notion des droits de l’homme est a mettre au même niveau que celle du respect pour la cause animale, soit quasi néante.

Voici les divers témoignages de ces pays « démocratiques » ou règne la liberté et le respect de la personne donnant la leçon à Israël.
OLP: « Israël a utilisé les pires formes d’abus, de nettoyage ethnique et a imposé un régime d’apartheid ».
Qatar: « Israël continue d’exercer l’apartheid en Palestine, ce qui constitue un crime contre l’humanité ».
Soudan: « La violence et le terrorisme sont exercés contre le peuple palestinien ».
Syrie: «Violations incluant la construction de murs d’apartheid … pour légitimer le vol de terre et pour judaïser Jérusalem.
Bahreïn: «Le mur de séparation est un exemple de la politique d’apartheid pratiquée par Israël … pour légitimer le vol de terre et pour judaïser Jérusalem.
Bahreïn: « Le mur de séparation est un exemple de la politique d’apartheid pratiquée par Israël. »
Arabie Saoudite: « Les pratiques israéliennes sont la discrimination et l’extrémisme … »

ONU Watch (Directeur exécutif Hillel Neuer) : Monsieur le Président, permettez-moi tout d’abord de dire ce qui suit : tout ce que nous venons d’entendre venant des pays les plus violents vis-à-vis des droits de la personne, des droits des femmes, de la liberté de religion, de la presse , de la liberté d’expression est absolument faux (…)
Au cours du week-end, le président Abbas a annoncé qu’il remettait sa plus haute médaille à Rima Khalaf, qui a démissionné de la Commission économique et sociale de l’Asie occidentale, une agence des Nations Unies basée à Beyrouth de 18 Etats arabes, après que le Secrétaire général Guterres lui a demander de retirer un rapport absurde qui accusait Israël « d’apartheid » (…)

[Interruption des objections des Palestiniens, de l’Égypte et du Pakistan.]

Le président donne la parole à UN Watch.
Merci, Monsieur le Président.
Les 1,5 million d’Arabes d’Israël, quels que soient les défis auxquels ils sont confrontés, jouissent de pleins droits, du droit de vote et d’éligibilité à la Knesset, ils travaillent comme médecins et avocats, ils siègent à la Cour suprême.

Maintenant, j’aimerais demander aux membres de cette commission, qui a commandé ce rapport, les États arabes dont nous venons de parler. L’Egypte, l’Irak et les autres :
Combien de Juifs vivent dans vos pays ? Combien de Juifs vivaient en Égypte, en Irak, en Jordanie, au Koweït, au Liban, en Libye, au Maroc ?
Avant, le Moyen-Orient était plein de Juifs.
L’Algérie comptait 140 000 Juifs. Algérie, où sont vos Juifs ?
L’Égypte avait 75 000 Juifs. Où sont vos Juifs ?
La Syrie, vous aviez des dizaines de milliers de Juifs. Où sont vos Juifs ?
Irak, vous aviez plus de 135 000 Juifs. Où sont vos Juifs ?

Monsieur le Président, où est l’apartheid ?
Pourquoi y a t-il une commission des Nations Unies sur le Moyen-Orient qui n’inclut pas Israël ? Depuis les années 1960 et les années 70, ils refusent d’inclure Israël. Où est l’apartheid, Monsieur le Président ?
Monsieur le Président, pourquoi nous réunissons-nous aujourd’hui sur un point de l’ordre du jour qui vise un seul État, l’État juif ?.
Où est l’apartheid, Monsieur le Président ?

La chambre du Conseil de sécurité des Nations Unies se tait un long moment.

http://www.europe-israel.org/2017/03/video-conseil-des-droits-de-lhomme-des-nations-unies-israel-accuse-de-pratiquer-lapartheid-la-reponse-fracassante-de-hillel-neuer-met-tout-le-monde-k-o/ 

Trump impose 9 conditions à Abbas pour la paix, par Donna Karmel

Selon le site israélien DEBKA , des conditions américaines ont été présentées à Mahmoud Abbas, par Jason Greenblatt, émissaire pour la paix au Moyen-Orient, au cours d’une réunion le mardi 14 mars, en vue de relancer les négociations de paix entre Israel et les palestiniens.

Jason Greenblatt et Abou Mazen
Les neuf conditions sont les suivantes :
 
1. Les Palestiniens doivent retourner à la table des négociations sans conditions préalables.

2. Au-delà de l’intervention des États-Unis dans le processus de paix, les Palestiniens doivent également accepter le rôle des principaux gouvernements arabes: en particulier l’Égypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie et les Émirats arabes unis.

3. Abbas doit oublier le moratoire sur les colonies juives en Cisjordanie. Au mieux, Israël gèlera l’établissement de nouvelles colonies en Cisjordanie au cours des négociations.

4. L’administration Trump ne sera pas satisfaite des déclarations verbales des dirigeants palestiniens condamnant les actes de terreur, mais insiste sur des mesures pratiques agressives : les médias palestiniens doivent cesser de diffuser des informations anti-israéliennes ; les programmes scolaires palestiniens doivent être purgés de la haine propagande israélienne ; et l’AP doit renoncer à nommer des rues avec des noms de terroristes morts.

5. La porte tournante des « suspects terroristes capturés » doit être remplacée par des enquêtes appropriées. Les suspects doivent être détenus et intimement interrogés pour savoir qui leur a donné leurs ordres, nommer leurs complices et révéler la source de leurs armes et de leurs explosifs avant d’être jugés.

6. L’Autorité palestinienne doit mettre fin à la coutume des envois de fonds aux familles de terroristes tués ou emprisonnés.

7. Les forces de sécurité palestiniennes doivent être profondément réformées, principalement pour mettre fin à la pratique omniprésente du travail au noir, où les membres en uniforme détiennent deux emplois avec deux salaires.

8. L’Autorité palestinienne à Ramallah doit cesser de transférer des fonds à la bande de Gaza, qui servent à renforcer le régime des dirigeants extrémistes du Hamas. Les sommes transférées constituent 52% du budget total de l’AP.

9. L’administration Trump soutient une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien.

21 mars 2017

Macron, un danger pour la République ? par Régis de Castelnau

Pour avoir bien connu toutes les élections présidentielles au suffrage universel depuis 1965, je reste sidéré au spectacle de cette campagne.

Malgré la catastrophe politique du quinquennat Hollande, le traumatisme de l’agression terroriste, une situation économique terriblement dégradée et l’attitude d’élites déshonorées arc-boutées sur leurs privilèges, le peuple français a été d’un calme étonnant dans l’attente de l’échéance majeure. Pas sûr qu’il le reste devant une telle confiscation du scrutin, à base de manipulations, d’instrumentalisations des services de l’État, et de propagande éhontée d’un appareil médiatique qui fait bloc. Pas sûr que le peuple reste de marbre face à la mobilisation acharnée de la caste, illustrée par la litanie des ralliements à Macron, et celle des traîtres qui avaient abandonné Fillon. Tout doit être fait pour envoyer le télévangéliste à une deuxième place au premier tour qui lui ouvrirait le second contre Marine Le Pen. Et là, utiliser l’argument du barrage, le vieux « No pasaran » employé contre le FN depuis trente ans avec le succès que l’on connaît.

Le programme du ballon rose :

je veux être président, je vous ai compris et je vous aime

Ne pas reproduire le piège de 2002

 

Et pourtant, comment ne pas partager l’opinion de Frédéric Lordon, ou de Jacques Rancière quand il dit : « Si Marine Le Pen devait l’emporter, ça ne serait pas gai, bien sûr. Mais il faut en tirer les bonnes conclusions. La solution est de lutter contre le système qui produit Marine Le Pen, non de croire qu’on va sauver la démocratie en votant pour le premier corrompu venu. J’ai toujours en tête ce slogan de 2002 : « votez escroc pas facho ». Choisir l’escroc pour éviter le facho c’est mériter l’un et l’autre et se préparer à avoir les deux ».

Le pire étant d’être contraint maintenant de se poser la question de savoir entre les deux probables qualifiés du second tour qui est le plus dangereux. Et malheureusement, force est de reconnaître qu’Emmanuel Macron décroche la timbale.

Pourquoi François Fillon doit faire une campagne conservatrice, par François Martin

Les électeurs de la prochaine présidentielle sont manipulés. C’est ce qu’affirme le conseiller régional d’Île de France, Franck Margain dans un remarquable article. L’une des raisons inavouées de ces incessantes attaques, réservées uniquement au candidat Fillon, pourrait bien être le fait que les chrétiens, pour la première fois depuis longtemps, osent exprimer avec force leur choix, alors qu’ils avaient, rappelle Franck Margain, « déserté la vie politique depuis plusieurs dizaines d’années ». Un retour « insupportable pour l’establishment ».

Conservateurs contre progressistes

 

On peut prolonger cette réflexion. La manipulation n’est, en effet, pas récente. Elle est même aussi ancienne que la présentation du clivage gauche/droite comme le principe de structuration de la vie politique française. La véritable différenciation, et c’est aujourd’hui parfaitement manifeste, est celle qui oppose conservateurs et progressistes ou, comme le dit le Front national, patriotes et mondialistes, même si cette dernière dénomination ne reflète pas entièrement le concept. C’est en tout cas au travers de ce prisme qu’il faut lire les événements de ces dernières semaines, pour mieux comprendre ce qui se passe. Dans cette affaire, les chrétiens jouent bien un rôle essentiel.

Nous le savons aujourd’hui, c’est la droite qui porte, majoritairement, la philosophie conservatrice. La gauche, depuis Rousseau, et plus encore depuis 68, est majoritairement progressiste. Les peuples ont « décodé » depuis longtemps ce qui se cache derrière ce concept : une idéologie pour les riches et pour les lobbies, où le mot « socialisme » a depuis longtemps perdu tout sens, pour n’être plus qu’un alibi au service d’une classe (l’« hyperclasse », de Jacques Attali). Sur le plan social, la gauche progressiste a perdu les pauvres, et elle se sert (depuis Mitterrand) des populations des banlieues comme de « pauvres supplétifs ». Un subterfuge, théorisé ensuite par Terra Nova, qui a entraîné notre pays dans une course folle à l’ouverture des frontières, au laxisme sécuritaire et au multiculturalisme. 

Vive tension militaire entre Israël et la Russie, par Stéphane Juffa

Rien ne colle au sujet des divers narratifs ayant suivi les raids aériens conduits en Syrie par le Khe’l Avir dans la nuit de jeudi à vendredi derniers. De plus, la situation ne cessant de s’envenimer depuis lors, et les déclarations bellicistes faisant florès, cela amène les experts en stratégie de la Ména à faire des heures supplémentaires afin d’essayer d’y voir clair et de remplir ainsi notre fonction. Si cela ne suffisait pas, tout indique que le torchon brûle entre Moscou et Jérusalem, et qu’un affrontement limité entre les deux armées devient de plus en plus probable ; il est même possible qu’il ait déjà eu lieu.
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Deux F-16 surmontés d’un F-15
Pourtant, M. Netanyahu était dans la capitale russe la semaine dernière pour y rencontrer M. Poutine et à l’issue de leur entretien, les choses paraissaient sous contrôle. Mais le Tsarévitch et son équipe dirigeante figurent parmi les gouvernements les moins fiables de la planète, ce que nous ont confirmé de vive voix la plupart des représentants des Etats occidentaux que nous côtoyons. Vladimir Poutine est capable de négocier une entente avec vous, un sourire chaleureux aux lèvres, pendant que, dans une autre salle, Lavrov est en train de préparer la livraison d’avions de chasse et de systèmes de missiles avec l’Iran ou la Syrie.
 
Commençons par décrire ce qui nous interpelle à propos du raid de vendredi. Nous n’avons que l’embarras du choix. Lors des opérations aériennes précédentes, l’Aviation israélienne avait tiré des missiles air-sol à bonne distance de ses cibles, le plus souvent à partir du Liban ou à la lisière de ce pays avec la Syrie, et les résultats ont chaque fois été parfaits. 
 
Pourquoi, dans ces conditions, cette fois-ci, les appareils hébreux ont-ils profondément pénétré dans l’espace aérien des al Assad ? Quel objectif était suffisamment important et ne pouvait être détruit par les missiles pour justifier qu’on risquât la vie des équipages ?

France: la déradicalisation des djihadistes est un fiasco, par Soeren Kern

Le programme phare du gouvernement français sur la déradicalisation des djihadistes est un « fiasco total » et doit être « complètement repensé », indiquent les premières conclusions d'une commission d'enquête sénatoriale sur la déradicalisation.

Selon le rapport préliminaire, le gouvernement français n'a aucun résultat tangible à présenter au regard des dizaines de millions d'euros d'argent public engagés ces dernières années dans la lutte contre une radicalisation islamique qui a tué 238 personnes depuis Janvier 2015. Le rapport laisse entendre que la déradicalisation, en centres spécialisés ou en prison, ne fonctionne pas parce que la plupart des islamistes radicaux ne veulent pas être déradicalisés.

 
Le Château de Pontourny « Centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté », en France. (Image source: 28 minutes - ARTE video screenshot)
Le rapport « Désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en France et en Europe » -- l'intitulé évite d'avoir recours au terme « déradicalisation » considéré par certains comme politiquement incorrect — a été présenté à a commission des lois du Sénat le 22 Février.

2 mars 2017

Scandinavie : citadelle occidentale de l'antisémitisme, par Giulio Meotti

Le 12 Janvier, le journal norvégien Aftenposten a publié un article sur Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump et son conseiller principal : Aftenposten a écrit : « le Juif Kushner aurait milité pour la nomination de David M. Friedman au poste d'ambassadeur en Israël ». Le journal a par la suite présenté ses excuses pour avoir appelé Kushner « le juif ».

Quelques semaines auparavant, le conseil municipal de Trondheim, troisième ville de Norvège, a adopté une motion demandant à ses habitants de boycotter les produits israéliens – Trondheim, est une ville qui aspire à être « délivrée d'Israël ». Peu après, le conseil municipal d'une autre ville norvégienne, Tromso, 72.000 habitants, a adopté une motion semblable. Un sondage a révélé que plus de 40% des Norvégiens boycottent déjà les produits israéliens ou sont en faveur du boycott.

En janvier 2009, la populace arabe de Malmö a agressé des manifestants juifs avec des bouteilles, des œufs et des grenades fumigènes. La police a repoussé les Juifs qui avaient le droit de manifester dans une contre allée.
Que diable se passe-t-il en Scandinavie, notamment en Norvège et en Suède, deux bastions du politiquement correct et deux champions du multiculturalisme qui, selon le Global Peace Index, sont les pays les plus « pacifiques » du monde? « La société la plus réussie que le monde ait jamais connu », comme l'a écrit The Guardian à propos de la Suède, a pourtant une face sombre : la diffamation d'Israël et l'antisémitisme.

La Suède et la Norvège manipulent l'opinion publique en ayant recours aux techniques immortalisées par George Orwell dans « 1984 » comme les « Deux Minutes de Haine ». Ces pays ont fabriqué une opinion publique qui pense aujourd'hui qu'Israël est un ennemi impitoyable de l'humanité et qui, en tant que tel, doit être démantelé sans délai.
Il y a un an, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté à la Knesset, le parlement israélien, une carte mise à jour des pays amis et ennemis d'Israël. Seuls cinq pays sont ouvertement en guerre avec l'Etat juif : l'Iran, l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan et la Corée du Nord. Ensuite, parmi les pays amis, on trouve de nombreux pays africains non-musulmans qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec Jérusalem. Mais la carte comprend également un pays européen qui pour la première fois a été inscrit dans le camp des pays « non-amis » d'Israël : la Suède.

La haine d'Israël est devenue une véritable obsession en Scandinavie, ou un partenariat glorieux a été noué entre les « idiots utiles » de gauche - ceux préoccupés par l'égalité et les droits des minorités - et les islamistes, principalement préoccupés par la soumission et le meurtre des « infidèles ».

Bien que les juifs ne représentent que 0,003% de la population norvégienne, Oslo est aujourd'hui la capitale mondiale de l'antisémitisme européen. Récemment, le Théâtre national norvégien a ouvert son Festival à Oslo avec un clip vidéo spectaculaire qui incitait au boycott d'Habima, le Théâtre National d'Israël, à Tel Aviv. Financé par le gouvernement et projeté pour la première fois au festival, le clip montre une actrice posant comme porte-parole du Théâtre national et appelant à un boycott du théâtre israélien. Pia Maria Rouleau a traité Israël d'Etat « basé sur le nettoyage ethnique, le racisme, l'occupation et l'apartheid ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a répondu en disant que cette vidéo de sept minutes évoquait le « collaborationniste norvégien Vidkun Quisling et l'écrivain Knut Hamsun » (prix Nobel de littérature connu pour sa sympathie envers Hitler).

Ce clip anti-israélien n'était en rien une première. Un festival d'Oslo a ainsi rejeté un documentaire, « The Other Dreamers », sur la vie des enfants handicapés, simplement parce qu'il était israélien. « Nous soutenons le boycott universitaire et culturel d'Israël », a écrit Ketil Magnussen, fondateur du festival.

La Norvège est le pays le plus en pointe des campagnes contre Israël en Europe. Toutes les universités norvégiennes ont refusé d'accueillir une tournée de conférences d'Alan Dershowitz sur le Moyen-Orient. L'Université de Trondheim a proposé l'organisation en Norvège d'un boycott universitaire officiel contre Israël. Si cette proposition est approuvée, ce boycott sera le premier du genre dans le monde académique européen depuis le boycott des enseignants juifs par les nazis.

Le ministère norvégien des Finances a exigé que le fonds souverain norvégien, un fond qui investit les revenus pétroliers du pays dans des actions et obligations étrangères, et qui détient plus de un pour cent de la capitalisation mondiale, cède les participations qu'il détenait dans les entreprises israéliennes, comme Africa Israel Investments et Danya Cebus. Le syndicat norvégien EL & IT, qui représente les travailleurs des secteurs de l'énergie et des télécommunications, a boycotté la Histadrout, la principale centrale syndicale d'Israël.

En Norvège, l'antisémitisme infecte aussi de nombreux « intellectuels ». Johan Galtung, un sociologue surnommé le « père des études de paix », est aussi un gauchiste fier de ses déclarations antisémites et anti-israéliennes à l'Université d'Oslo. Galtung a affirmé (à tort) qu'il existe un lien entre Anders Behring Breivik, l'auteur du massacre d'Utoya en Norvège, et le Mossad.

Pendant la guerre qu'Israël a mené en 2006, contre le Hezbollah, le quotidien Aftenposten a publié un article de Jostein Gaarder, le plus célèbre écrivain norvégien et tiers-mondiste » convaincu, dans lequel il imaginait la destruction d'Israël. Gaarder, dont le roman « Le Monde de Sophie » a été traduit en 53 langues et vendu à des millions d'exemplaires, a justifié l'expulsion des juifs israéliens de leur terre. « Nous ne reconnaissons plus l'Etat d'Israël » a écrit Gaarder, comme s'il était un imam iranien.

Les journaux norvégiens regorgent des clichés antisémites les plus éculés. Une caricature parue dans Verdens Gang, le plus grand journal du pays, montrait Ehud Olmert, ex-premier ministre israélien, avec les pattes d'un animal. Dans Aftenposten, le second quotidien par le tirage, une autre caricature montre un rat en train de dévorer l'étoile de David, symbole du drapeau israélien. Un autre quotidien, Dagbladet, gloire de la gauche norvégienne, a publié une caricature qui montre des terroristes palestiniens quittant une prison israélienne dont le fronton s'orne de la devise du camp de concentration de Buchenwald: « Jeden Das Seine » (A chacun son dû).

Evelyne Zeira, médecin de l'hôpital Hadassah de Jérusalem, qui avait demandé à une chercheuse norvégienne, Ingrid Harbitz, de lui envoyer des produits permettant de développer des traitements pour les palestiniens atteints de thalassémie, une maladie du sang, s'est vue répondre que, « en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient, elle ne livrerait rien aux universités israéliennes ». Pour elle, ni les juifs israéliens, ni même les Palestiniens, ne méritent le sang norvégien !

Le même racisme existe en Suède.

Il y a quelques jours, le Parlement suédois a remis en cause un accord commercial entre Volvo, le plus important constructeur automobile du pays, et certaines compagnies de bus israéliennes. Volvo fournit des bus qui permettent aux Israéliens établis en Judée et Samarie de rester en vie. Les écoliers juifs de ces territoires doivent en effet utiliser des bus blindés pour éviter d'être abattus et assassinés par des terroristes palestiniens. Mais Kenneth G. Forslund, président du comité parlementaire pour les affaires étrangères, a estimé que ce droit à la vie, rendu possible par les bus de Volvo, représente « une violation du droit international ». Les dockers suédois ont boycotté une semaine durant le déchargement des navires israéliens. L'époque où les navires suédois sauvaient les juifs des nazis est aujourd'hui révolue.

Mehmet Kaplan, ancien ministre du logement et du développement urbain, un musulman d'origine turque, était à bord de la « Flottille de la liberté » qui, en 2010, est partie à l'assaut du blocus de Gaza par Israël. Il a comparé Israël à un pays nazi et a appelé à la « libération de Jérusalem ». Le ministre de l'éducation, Gustav Fridolin, a été arrêté pour avoir protesté contre la barrière de sécurité qu'Israël a construite en Judée-Samarie pour protéger la vie de ses citoyens, massacrés par les kamikazes.

Récemment, la télévision publique suédoise a diffusé « L'occupation de l'esprit américain », un film conspirationniste sur le « lobby israélien » qui contrôlerait soi-disant les États-Unis. Au cours de la deuxième Intifada, un musée de Stockholm, a réimprimé la photo d'une souriante kamikaze palestinienne responsable de la mort de dizaines d'Israéliens dans un restaurant de Haïfa. La photographie était montée sur un petit bateau blanc flottant sur un bassin rempli d'un liquide rouge sang. Aftonbladet, le plus grand quotidien de Suède, a publié sous la signature de Donald Bostrom, un article qui accusait, sans aucune preuve, l'armée israélienne de prélever les organes des Palestiniens décédés.

Le Dagens Nyheter, le plus intellectuel des journaux suédois, a publié une tribune violemment antisémite intitulée « Il est permis de haïr les Juifs ». Dans cette tribune, l'historien Jan Samuelson explique que jusqu'à ce qu'Israël mette fin à « l'occupation » des territoires, la haine pour l'Etat juif est justifiée. L'article ne tenait aucun compte du fait que les Jordaniens s'étaient emparés illégalement de ces territoires au cours de la guerre qu'ils ont déclaré à Israël en 1948 ; ni qu'en 1967, Israël n'a fait que libérer sa propre terre d'une occupation jordanienne illégale.

Après l'élection de Trump, le quotidien Dagens Nyheter a publié un dessin antisémite, qui montrait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le nouveau président américain élu portés en triomphe par un Juif orthodoxe, un membre du Ku Klux Klan et un homme en armes revêtu du drapeau israélien. Le quotidien nazi Der Stürmer n'aurait pas mieux dessiné.


Wallström a-t-elle voulu expliquer que pour vaincre l'agression islamique, Israël devait baisser les bras et se rendre ? La situation des Palestiniens parait en effet désespérée, mais la pleine autonomie dont ils jouissent depuis des décennies, fait que ce désespoir ne peut être imputé qu'à leurs dirigeants corrompus et cyniques, lesquels ont délibérément maintenu leur peuple dans la misère afin de pouvoir en rejeter le blâme sur Israël. Les personnes qui mutilent leurs propos enfants pour en faire de « meilleurs » mendiants, n'agissent pas autrement.

Pendant ce temps, la synagogue de Trondheim est sans doute le bâtiment le mieux protégé de Norvège, et les Juifs de la ville suédoise de Malmö vivent en état de siège. Vidkun Quisling, le collaborationniste nazi, aurait été fier de ses héritiers, même si maintenant ceux-ci s'autoproclament « progressistes ».

1 mars 2017

Le mauvais procès fait à Georges Bensoussan : inculper une métaphore ne disculpe pas le réel, par Jacques Tarnero

Comment l’Etat qui a été agressé par l’islamisme terroriste peut-il faire procès à un historien qui en dévoile les soubassements idéologiques ? Comment le même Etat qui combat militairement le terrorisme islamiste peut-il poursuivre en justice le combat contre son terrorisme idéologique ? Comment la justice française peut-elle poursuivre un chercheur qui révèle la profondeur des sources anti-juives présentes dans la pensée commune arabo-musulmane ? 

Depuis la conférence de l’ONU à Durban, l’été 2001, sur le racisme, nous savons que l’on peut crier « mort aux Juifs » au nom de l’antiracisme dévoyé
Comment ignorer que le terrorisme islamiste vient plonger ses racines dans ces stéréotypes? Comment des associations antiracistes peuvent-elles être myope au point de se porter parties civiles aux côtés d’une association qui détourne à son profit ce concept faux d’islamophobie ? 

Depuis quand le rejet d’une religion ou d’une idéologie relève-t-il d’une attitude raciste ? Comment peut-on être aveugle, au point de ne pas percevoir cette manipulation sémantique? Quel est ce déni idéologique qui interdit de voir le réel ?

28 févr. 2017

Affaire Fillon: un parfum de Bruay-en-Artois, par Anne-Marie Le Pourhiet

Des juges très zélés… 
 
Eliane Houlette dirige le PNF. Dire que l'on se plaint de la lenteur de la Justice.                                       Photo Christophe Archambeault/AFP
Alors comme ça un député provincial qui, selon une habitude parlementaire très répandue, a autrefois recruté sa femme comme collaboratrice parlementaire sans lui donner un travail harassant à effectuer, se rend coupable d’attribution d’emploi fictif et, partant, de « détournements de fonds publics » justifiant l’intervention immédiate du Parquet national financier (PNF) exclusivement compétent « dans les affaires qui sont ou apparaîtraient d’une grande complexité, en raison notamment du grand nombre d’auteurs, de complices ou de victimes ou du ressort géographique sur lequel elles s’étendent » ! Ledit PNF finit cependant par ouvrir une information judiciaire confiée à trois juges d’instruction pour éviter la prescription de ces faits anciens et parce que, selon un proche du magistrat : « Eliane Houlette considère que dans les affaires relativement simples, qui ne nécessitent pas de commission rogatoire internationale complexe, le devoir de la justice est de passer rapidement, sans s’enliser dans les dossiers ». Autant dire que le PNF reconnaît a posteriori qu’il n’était pas compétent pour déclencher l’enquête. Dont acte.

Opération mains propres

Ce qui est nouveau, c’est la qualification juridique retenue pour justifier l’intervention du juge pénal dans une pratique banale. Est-ce à dire que désormais tout élu, fonctionnaire, collaborateur public ou membre d’un conseil ou comité Théodule quelconque qui ne travaille pas en proportion exacte de ce qu’un procureur estime nécessaire à sa rétribution devrait en passer par la case prison au motif qu’il s’agirait d’un « détournement de fonds » ? Ça promet du monde dans nos établissements pénitentiaires déjà surchargés.
Si les juges italiens en faisaient autant à l’égard de tous les  fannulloni dont la péninsule a l’habitude de se moquer, l’opération mani pullite (mains propres) viderait tous les ministères, le Parlement et les administrations territoriales du bel paese.

Chez nous, il faudrait d’abord faire une perquisition de grande envergure au Conseil économique, social et environnemental où il est de notoriété publique qu’une l’indemnité mensuelle brute de 3800 euros est versée à 233 conseillers dilettantes qui ont l’habitude de quitter les quelques très rares réunions auxquelles ils sont convoqués aussitôt après avoir badgé. Chacun sait d’ailleurs que les membres des organisations « représentatives » qui y siègent reversent une part de leur indemnité à leur syndicat d’origine. Les nominations de « personnalités qualifiées » (dites PQ) y sont depuis toujours utilisées par le gouvernement en place pour servir des prébendes à des amis de toutes sortes, souvent dépourvus de toute qualification. La Cour des comptes a d’ailleurs constaté que le personnel administratif de ladite institution jouit aussi, par voie de conséquence, d’un temps de travail très limité.

Lettre ouverte à Edwy Plenel pour l’honneur de Pascal Bruckner, par Isabelle Kersimon

Quand des vérités claquent, le patron de Mediapart dégaine le Point Facho. Examen à la loupe.
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Oui, une certaine extrême droite en France, traditionnellement xénophobe, affichant une nostalgie vivace pour le Führer et pour le Reich, et une fascination assumée pour leurs avatars contemporains, se répand en discours immondes et pathétiques sur nos concitoyens musulmans et sur l’islam en général. Pas toute l’extrême droite, cependant.
Celle de Dieudonné et Soral, par exemple, ou encore la frange dure de la catho-laïcité, flattent plutôt, tout aussi stupidement que les premiers la conspuent, ce qu’elles considèrent comme « l’islamité » : la haine d’Israël et des Juifs pour les uns ; la pudibonderie victorienne et la soumission à l’autorité bourgeoise pour les autres.

Bruckner, Plenel et l’affaire Meklat

 

Pascal Bruckner n’est pas de ceux-ci, ni de ceux-là. Et s’il en fallait une preuve ultime, l’on pourrait convoquer Un bon fils, magnifique récit autobiographique publié après la mort d’un père obsédé par les Juifs et admirateur actif de l’Allemagne nazie (1). En bon fils d’un salaud de père antisémite, Bruckner est devenu un homme de gauche et, dans la tradition antique de la gauche, un humaniste assumant ses choix, que l’on peut contester sans le nazifier.

C’est donc à juste titre qu’il a, dans le Figaro, d’une plume incisive et lucide, toujours marquée de l’élégante distance qui caractérise l’écrivain, a ironisé sur le fait que Mediapart recueillerait sans doute Mehdi Meklat, peut-être orphelin du Bondy Blog, au nom de la lutte contre « l’islamophobie ». Et, sacrilège, il a qualifié votre pure player de « site fréro-salafiste » (2).

26 févr. 2017

Les antisémites font passer la haine des Juifs avant toute autre considération, par Guy Millière

Israël est un petit pays sur la surface de la planète : un peu plus de vingt mille kilomètres carrés, peu ou prou la dimension de l’Etat du New Jersey aux Etats-Unis. C’est aussi un petit pays par son nombre d’habitants : moins de neuf millions de personnes vivent en Israël, moins que la population de la ville de New York.
 
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Antisémite !
C’est néanmoins un pays d’une importance stratégique cruciale en termes de géopolitique mondiale, car c’est la seule démocratie réellement pluraliste au Proche-Orient, l’une des principales puissances militaires de la région, l’une des puissances technologiques et économiques majeures de ce temps, et le seul allié fiable des Etats-Unis et du monde occidental dans cette partie du monde.
 
C’est, en outre, nul ne l’ignore, la patrie du peuple juif, et quiconque sait ce que le judaïsme et les Juifs ont apporté à l’humanité et à quel degré l’antisémitisme a ravagé ladite humanité ne peut ignorer à quel point il est important que les Juifs aient à nouveau une patrie, et un pays à même de leur servir de dernier refuge.
  
Que les antisémites de toute la planète soient hostiles à Israël est logique. Qu’ils fassent passer leur haine des Juifs avant toute autre considération est logique aussi : la haine des Juifs rend ceux qu’elle imprègne aveugles et destructeurs. Que l’administration Obama ait tout fait pendant huit ans pour déstabiliser Israël et pour placer le gouvernement israélien le dos au mur ne paraitra moins logique qu’à ceux qui feindraient d’ignorer que Barack Obama est un homme d’extrême gauche, islamophile, qui a beaucoup fréquenté des antisémites et qui a peu ou prou autant de sympathie pour Israël qu’un dirigeant des Frères Musulmans. Que Donald Trump et son administration adoptent une attitude résolument inverse de celle adoptée pendant les années Obama n’a rien de surprenant, dès lors que et Donald Trump et son administration entendent replacer au centre de l’action et des positions des Etats-Unis les valeurs les plus essentielles de la civilisation occidentale, et raisonner de manière logique et éthique. 
  
Qu’en ce contexte, Donald Trump et son administration soient sans cesse insultés et trainés dans la boue est répugnant, mais pas étonnant : l’administration Trump est la plus philosémite et philo-israélienne de toutes les administrations américaines depuis 1948. Quant à Donald Trump, il est sans doute le président le plus philosémite et philo-israélien à avoir jamais emménagé à la Maison Blanche.
   
Alan Dershowitz a écrit, il y a quelques années, qu’Israël était traité comme le Juif parmi les nations de la planète, et comme les Juifs sont traités par les antisémites depuis des siècles, ce qui était et reste tout à fait exact, hélas. J’aurais pour ma part tendance à dire que l’administration Trump est traitée comme le Juif parmi les administrations américaines, et Donald Trump comme le Juif parmi les présidents américains.
 
Des magazines d’extrême gauche et d’extrême droite aux Etats-Unis ont d’ores et déjà commencé à compter le nombre de Juifs travaillant effectivement dans l’administration Trump.
 
L’audition au Sénat américain de David Friedman, ambassadeur des Etats Unis en Israël nommé par Donald Trump, a conduit des sénateurs Démocrates de gauche à poser au futur ambassadeur des questions très insidieuses qui étaient porteuses du soupçon, si souvent énoncé par les antisémites, de double allégeance. Il lui a ainsi été demandé de manière quasi-explicite s’il était pleinement du côté des Etats-Unis et de quel côté il se situerait en cas de conflit entre Israël et les Etats-Unis. N’en étant pas à une contradiction près, des Démocrates de gauche ont aussi laissé entendre que Trump était entouré d’antisémites et pouvait être lui-même antisémite, ce qui serait ridicule et grotesque si ce n’était aussi ignoble. Comme si tout cela ne suffisait pas, et d’une manière qui ne peut que conduire à se poser des questions quant à leurs orientations, des organisations juives américaines de gauche ont pu se faire le relais de rumeurs d’antisémitisme au sein de l’administration Trump ainsi qu’en la personne du président.
 
Les sénateurs Démocrates qui ont interrogé David Friedman diront, bien sûr, qu’ils ne sont pas du tout antisémites, et ils ajouteront qu’ils se situent du côté d’Israël. Au vu de leurs propos, il n’en est pas moins légitime de s’interroger, et au vu de leurs décisions passées, il est plus légitime encore de poser la question : peut-on avoir soutenu toutes les décisions de l’administration Obama touchant Israël, dont l’accord avec l’Iran des mollahs antisémites et anti-israéliens, et prétendre sérieusement qu’on n’est pas antisémite et qu’on est du côté d’Israël ? Allons donc !
 
Ce que je viens d’écrire à propos des sénateurs Démocrates concerne également les organisations juives américaines de gauche, qui incriminent Trump et son administration et qui ont elles aussi soutenu toutes les décisions de l’administration Obama, strictement toutes.
 
Des magazines d’extrême gauche et d’extrême droite en Europe n’ont pas encore commencé à compter le nombre de Juifs dans l’administration Trump, mais cela ne saurait tarder. L’amitié de Trump envers Israël a été décrite dans la presse européenne d’une manière si méprisante qu’il était difficile de ne pas y voir en filigrane la haine anti-israélienne.
 
La famille juive de Donald Trump s’est trouvée décrite ici ou là comme on décrivait les Juifs dans une certaine presse durant les années 1930. Les accusations de double allégeance portées contre David Friedman par des sénateurs Démocrates ont trouvé un écho ici ou là, et David Friedman a été décrit abondamment comme quelqu’un d’extrême droite (les fanatiques antisémites tueurs de Juifs au Proche-Orient ne sont jamais décrits de manière infamante en Europe et jamais présentés comme d’extrême droite, même lorsqu’ils lisent et diffusent Mein Kampf).
 
Les accusations d’antisémitisme portées contre Donald Trump et son administration, aussi ridicules, grotesques et ignobles soient-elles sont très abondamment reprises partout en Europe ces derniers jours, et les organisations juives américaines de gauche qui s’en font le relai sont hélas souvent citées.
  
Aux Etats-Unis, dans la grande presse, on commence enfin à publier des articles sur le glissement progressif du parti Démocrate vers des positions très douteuses. En Europe, aucun article de ce genre n’est publiable dans le moindre organe de la grande presse.

© Metula News Agency

Vidéo : Le scandale des salaires versés aux terroristes palestiniens, par le CAPE

L’Autorité palestinienne verse des salaires aux terroristes et à leurs familles.

Chaque année, les assassins ou les familles des “martyrs” reçoivent près d’un million d’euros, sans compter les avantages et primes.
Leur salaire est cinq fois plus élevé que la moyenne des salaires dans les Territoires palestiniens.
Au total, l’Autorité palestinienne investit chaque année 300 millions d’euros pour récompenser les terroristes.

300 millions d’euros par an !

Regardez la vidéo du CAPE de Jérusalem sur le scandale des salaires versés aux terroristes palestiniens :


Pour sa haine de la France les César ont récompensé Oulaya Amamra, par Sébastien Colin

Les gauchistes aiment ceux qui ont la haine du blanc, de la France, du juif, du jaune, du gay et du laïc. Surtout dès lors qu’ ils sont maghrébins ou éventuellement blacks. Du Bondy Blog à la cérémonie des César hier soir, tous les moyens sont bons pour mettre en avant et honorer des individus dont la seule place est derrière des barreaux pour incitation à la haine. Qui parlait de soumission, déjà ?

Oulaya Amamra n’hésite pas à prendre la pause avec Mehdi Meklat le dernier représentant de la fachosphère, ouvertement islamiste, antisémite, homophobe et chouchou de la gauche morale, lâchement parti à l’étranger pour ne pas répondre de ses propos devant la justice française.
Le dernière épisode en date place au cœur du scandale Oulaya Amamra. Elle a été récompensée hier soir d’un César du meilleur espoir féminin pour sa participation au film Divines. Ceci étant dans la vie d’Oulaya Amamra rien de divin. C’est même l’exact opposé. Médiocrité, haine, jalousie, rancœur, insulte, homophobie, racisme sont plus aptes à décrire la personne honorée par les César 2017. En effet, les internautes ont très rapidement débusqué de nombreux tweets racistes et homophobes.

L'affaire du Bondy Blog est le Titanic de la gauche branchée, par Pascal Bruckner

FIGAROVOX () - Le chroniqueur du Bondy Blog, Mehdi Meklat, a publié des milliers de tweets antisémites, racistes, homophobes et misogynes. Que pensez-vous de cette affaire ?

Pascal BRUCKNER. - L'affaire du Bondy Blog est le Titanic de la gauche branchée. Pendant des années, le Monde, Libération, Les Inrocks, Télérama ont encensé la formidable vitalité de ce kid des banlieues, si cocasse, si futé qui se proposait, par la voix de son « double maléfique » de tuer des Juifs, de sodomiser Madame Valls, de cracher sur Charb, de casser les jambes de Finkielkraut. Quel humour, quelle force ! Les chaisières de la gauche antiraciste se gondolaient, rien qu'à le lire. Il a fallu le courage d'une internaute républicaine et athée pour que l'abjection soit révélée. J'espère que ce « nazillon cool » va être traîné devant la justice, même s'il me semble que ses tweets sont prescrits. 

Du poète Meklat
Je ne crois pas que cette affaire Mehdi Meklat passera inaperçue. Elle a le mérite de révéler au grand jour que les membres issus de minorités dites discriminées peuvent aussi commettre des discriminations, qu'ils peuvent aussi être racistes, antisémites, homophobes ou misogynes. Contrairement à la vulgate tiers-mondiste, il y a des oppresseurs chez les oppressés. Le raisonnement du tiers-mondisme est toujours le même : les opprimés sont innocents par nature. De père en fils, le statut de victime se transmet, ce qui permet à celui qui dispose de ce statut de n'être jamais ni responsable ni coupable. C'est une monstrueuse supercherie.

Encore plus poétique
Dans une interview accordée à Télérama, Mehdi Meklat ose même se déclarer victime de la fachosphère... dont il fait évidemment partie ! Mais je suis sûr qu'il sera accueilli bientôt par le site frérot salafiste de Médiapart, au nom bien sûr de la lutte contre « l'islamophobie ».
De son complice, autre poète.
Qu'est-ce que l'affaire Mehdi Meklat dit aussi du développement de l'antisémitisme, de l'homophobie et de la misogynie en France ?