2 nov. 2015

Intifada des couteaux : Israël, éternel coupable ? par Oudy Ch. Bloch

Depuis le début du mois d’octobre, une série d’attentats a fait 9 morts et plus de 70 blessés en Israël. Motif invoqué : la prétendue volonté des autorités israéliennes de remettre en cause le statu quo sur l’Esplanade des mosquées ou de chercher à la détruire. Voilà la « provocation » israélienne du moment qui pousserait des Palestiniens à assassiner un couple devant ses quatre enfants ou des Arabes israéliens à écraser des piétons avant de les achever à la hache.

Le coutelas à égorger le Juif est tendance à Gaza
Cette rumeur n’est pas une nouveauté. Le mufti pro-nazi de Jérusalem, Amin Al-Husseini, l’utilisait déjà dans les années 1920 pour amorcer des pogroms anti-juifs. Et elle réapparait opportunément à chaque fois que les dirigeants palestiniens ont besoin de justifier leur refus de négocier avec Israël. C’est ainsi que Yasser Arafat avait accusé Ariel Sharon d’avoir déclenché la Deuxième intifada après une visite sur l’Esplanade des mosquées en septembre 2000 (visite pourtant prévue, comme toujours, en accord avec le Waqf) et ce, deux mois après les propositions inespérées d’Ehoud Barak à Camp David. On connaît la suite.

Éviction de Philippe Verdier : la police politique à l'œuvre dans les médias, par G.W.Goldnadel

Dans l'expulsion brutale de Philippe Verdier de la télévision publique, on a peine à savoir où habite vraiment le scandale. 

Philippe Verdier
Dans le fait qu'il est des esprits médiocres qui considèrent que de ne pas accepter entièrement, religieusement et docilement la doxa sur le climat serait constitutif d'un odieux négationnisme digne de Faurisson, a fortiori lorsqu'on fait le métier d'interroger les cieux ?

Dans le fait que les défenseurs habituellement les plus braillards de la liberté d'expression, lorsqu'elle exprime leurs idées, font silence de mort ? 

Dans l'hypocrisie du prétexte susurré par les responsables de la seconde chaîne nationale et qui serait constitué par le fait que feu M. Météo aurait utilisé cette qualité pour vendre son maudit livre ? 

La palestinisation de l’UNESCO, par Bat Ye’or

New English Review, numéro de Novembre 2011 Titre original : The Palestinization of UNESCO Traduction : Samuel Sayag

Logo du dernier totalitarisme en date
En janvier 1981, le Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) tenu à la Mecque déclarait : «la Palestine doit être considérée comme la question prépondérante au sein des nations musulmanes». Depuis lors, l’Europe s’est hâtée d’adopter cette perspective et de palestiniser ses domaines sociaux, culturels et par-dessus tout politiques.
 
Pendant trois décennies, l’Europe obéit de manière servile à l’OCI. Elle a ainsi efficacement créé un problème qui la ronge et la détruit. L’Union Européenne a fait de la Palestine l’axe de sa politique, la transformant en un symbole de paix et d’harmonie universelle dans un monde qui aurait méconnu la notion même de justice avant son avènement. Le seul obstacle à cet Eden est le machiavélique Israël, oppresseur et usurpateur d’une Palestine, victime à la fois pure et pacifique, symbole de la justice universelle à venir.
 
L’Europe n’ose pas encore utiliser la force armée contre Israël dont elle prétend défendre l’existence tout en le gratifiant de ses conseils suicidaires. Non, elle combat Israël à l’aide des armes infâmes du régime nazi : la délégitimation de son existence, le rapt de son histoire, la diffamation par la propagande, la haine, et les tentatives de détruire son économie à travers le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). Afin d’atteindre ses objectifs, elles encourage la campagne internationale d’incitation à la haine en finançant des ONG anti-israéliennes et des lobby. L’Europe prétend que l’existence des Juifs sur leurs terres ancestrales de Judée et de Samarie constitue une «occupation», une colonisation. De ce point de vue, Israël est devenu un pays qui occupe ses propres terres historiques. De la Judée, dans leur langage orwellien, les propagandistes parlent comme d’une «occupation israélienne de la terre de Palestine» mais jamais ils ne parlent du nettoyage ethnique et religieux de ces Juifs chassés de leur patrie et des pays arabo-musulman par les guerres, les expulsions, les dépossessions de biens et le traitement déshumanisant des lois d’apartheid de la dhimmitude. Les euro-jihadistes évoquent plus facilement la «résistance palestinienne» que la réalité du terrorisme qui à recouvert toute la planète. L’Union Européenne a utilisé tous les stratagèmes pour forcer Israël à s’auto-détruire au nom de la Palestine. Cette destruction ouvrirait une ère de «justice et de paix » dans le monde de la même manière que les charniers d’Auschwitz visaient à purifier l’humanité des Juifs.
 

Ils vous ont menti au sujet du phosphore blanc, par Thomas Wictor

Israël, je te dois des excuses. J'aurais dû enquêter en 2009 sur les mensonges du phosphore blanc. Pour ma défense, je n'ai pas apprécié la portée de la très réelle conspiration mondiale pour faire d’Israël un état paria. Ces conspirateurs comprennent les Nations unies, l'Union Européenne, la presse et tous les « organisation pour les droits humains » de la terre. Human Rights Watch et B'Tselem sont les pires. Quand vous aurez lu ce qui suit, vous mépriserez ces organisations en faillite morale autant que moi.
Tammy Bruce
Avant que je présente mes preuves irréfutables du mensonge susmentionné, je vais vous expliquer pourquoi les "organisations des droits de l'homme" conspirent contre toi, Israël. Tu es la seule personne qu'elles peuvent attaquer sans crainte d'être accusées de racisme.

Ne touchez pas à l'essentiel, par Daniel Sibony

Extrait de  Ne touchez pas à l'essentiel, par Daniel Sibony

Si l’école avait protégé par la force ses élèves juifs quand ils étaient attaqués par les élèves musulmans, si elle avait considéré que c’était un point… essentiel, elle aurait aussi protégé les enseignants face à d’étranges élèves qui leur disent que ce qu’ils racontent est faux car ça contredit le Coran. Devant un tel mur, des enseignants craquent ou simplement renoncent. Comme cette prof qui voulait faire une petite initiation sur les trois monothéismes et qui a commencé : Le premier c’est le judaïsme le deuxième, c’est le christianisme… et qui se fait clouer le bec : M'dame, vous avez tout faux, le premier c’est l’islam – Mais je ne voulais pas parler de la qualité, de la valeur, seulement de chronologie – M'dame, le premier c’est l’islam ! Elle laisse tomber. 

Si les profs lâchent, ce n’est pas seulement parce que ce sont des êtres humains et qu’ils ont devant eux quelques choses d’inattendu et d’essentiel, c’est qu’ils savent qu’ils ne seront pas soutenus par la force, et que devant  l’effet de foule, pour ne pas dire de l’ameutement, ils devront céder.

Henry Laurens et la haine antijuive, par Daniel Sibony

Daniel Sibony
Il est toujours intéressant de voir comment des gens qui se doivent d’être polis, vernis, impeccables sous tout rapport arrivent quand même à exprimer la haine qui les habite tout en respectant les formes.

Ainsi, lors des évènements en Cisjordanie, des « jeunes » ont mis le feu au tombeau de Joseph, lieu vénéré des Juifs. Leur haine a donc débordé la croyance coranique qui veut que Joseph était, tout comme Moïse, David, Jacob, etc., un musulman. Croyance un peu surajoutée puisque, justement, elle est balayée dans ce genre d’occasion.

Monsieur Laurens, historien, professeur au Collège de France, interrogé sur l’événement[1], déclare : « si c’est un tombeau, ce n’est sûrement pas celui de Joseph puisqu’il n’a jamais existé ». « Le fils de Jacob vendu par ses frères est un mythe, ne l’oublions pas ». Il prend donc le mythe au sens le plus vulgaire du terme : quelque chose qui n’existe pas. Pour nous, un mythe est un fantasme collectivement célébré et transmis parce qu’il condense des réalités vécues ; mais le professeur ajoute : « Si lieu saint biblique il y a en Palestine, en général, ce ne sont ni les juifs ni les chrétiens qui les ont désignés comme tels, mais les musulmans ». Ainsi, le lieu du Temple juif de Jérusalem, ce sont les musulmans qui l’ont désigné.

Une scène pour Abbas, par Bernardo Stenhof © Metula News Agency

Cette fin de matinée de mercredi, dans la salle des droits de l’homme du siège genevois de l’Organisation des Nations Unies, prenait une tournure de presque jamais vu, après qu’une réunion extraordinaire eut été demandée par la Palestine. Le Conseil des droits de l’homme offrait ainsi une tribune de chef d’Etat à Mahmoud Abbas, ou Abou Mazen, comme les uns ou les autres l’appellent, ce qui, à mon avis, constitue un véritable scandale.
 
Un non-Etat à qui on offre un podium international pour agresser verbalement un Etat membre n’a toutefois, selon les apparences, choqué personne. Ce fut même en uniformes d’apparat que les services de sécurité de l’ONU rendirent les honneurs à Mahmoud Abbas.
 
Dans son discours de présentation, le Prince jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, haut-commissaire aux droits de l’homme, souligna d’abord qu’il n’y aurait pas de questions ni de droits de réponse après l’allocution du chef de l’Autorité Palestinienne. Le prince expliqua que la harangue d’Abbas participait d’une sorte d’initiative de la dernière chance, car l’effusion de sang et la situation actuelle ne peuvent plus continuer, qui risquent d’enflammer toute la région.
 
Une région qui, comme tout le monde le sait pertinemment, des cimetières surpeuplés de Bagdad à Sanaa en passant par ceux de Damas, respire le calme, la paix et la tranquillité lorsqu’elle n’est pas dérangée par les agissements à peine dicibles de la meute d’hyènes enragées qui font la loi à Jérusalem occupée, annexée, malmenée, saccagée, etc.
 
La suite des qualificatifs se trouvent dans les dépêches de l’AFP et les propos "conciliants" d’Abou Mazen, que nous n’allions pas tarder à nous voir infliger.
 
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Le prix de la farce sinistre à Abou Mazen pour l'ensemble de son œuvre
"Israël détruit tous les jours des lieux saints musulmans et chrétiens"

Alexandra Laignel-Lavastine : «Face à l'islamisme, certains intellectuels «progressistes» sont dangereux»

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN : Dans son essai La pensée égarée, Alexandra Laignel-Lavastine explore plus d'une décennie de capitulation des « élites » face à la montée de l'islamisme radical. Après l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier, elle a accordé un entretien fleuve à FigaroVox.



Alexandra Laignel-Lavastine est philosophe et historienne des idées. Elle a publié chez Grasset La pensée égarée , Islamisme, populisme, antisémitisme: essai sur les penchants suicidaires de l'Europe.

PROPOS RECUEILLIS PAR
ALEXANDRE DEVECCHIO @AlexDevecchio

FIGAROVOX : Dans votre dernier livre, La Pensée égarée, rédigé pour l'essentiel avant le traumatisme de Charlie, vous estimez que nous n'avons pas pris la mesure des attentats de janvier. Les événements vous donnent tragiquement raison. Ces nouvelles attaques vous ont- elles surprises ? 

ALEXANDRA LAIGNEL-LAVASTINE : C'est plutôt l'étonnement général qui me surprend. Un intellectuel musulman laïc et démocrate me lançait il y a quelques jours : « Les intellectuels progressistes européens se comportent à l'égard des islamistes comme des collabos ! ». Sévère, mais juste. Jusqu'à présent, les tenants du politiquement correct ont de loin préféré avoir tort avec les islamo-fascistes qu'avoir raison avec les réalistes. Et ce, au nom d'un antifascisme hors de saison, ce qui constitue le comble du paradoxe ! Après avoir trop longtemps baissé les bras face au communautarisme et à l'islamisme par crainte de se voir traité d'« islamophobes », il y aurait urgence à ce que nous redescendions de la planète mars pour faire place au réel. Et au courage.