10 nov. 2015

Les bourdes (bibliques) de monsieur Onfray, par Yeshaya Dalsace

Après Freud et la psychanalyse, Onfray s'aventure sur le terrain de la Bible : au secours !

Rien de nouveau sous le soleil

Michel Onfray a gratifié le grand public d’un long article de trois pages dans Le Point du 7 juin 2012 à propos du dernier ouvrage de Jean Soler « Qui est Dieu ? ». Il se trouve que j’apprécie les travaux de Michel Onfray et ses conférences. Son goût pour un certain épicurisme et les philosophes délaissés n’est pas fait pour me déplaire. Par ailleurs, j’ai lu et suivi de longue date les différents ouvrages de Jean Soler sur la Bible, dont on peut en effet apprécier l’érudition classique malgré son fiel.

Être ou ne pas être pourri, semble nous demander Onfray.
Telle est en effet la question.






















Michel Onfray fait grand cas du travail de Jean Soler, présenté comme une immense figure intellectuelle, un héros de l’esprit menant courageusement une guerre salvatrice contre l’hégémonie monothéiste au profit de la réhabilitation du bien précieux perdu par l’occident : la culture polythéiste, autrement supérieure.

Nous vous survivrons, par Stéphane Juffa

Durant la préparation de cet article, j’ai consulté des dizaines de dépêches de l’AFP et d’articles de la presse française relatifs au Tibet occupé par la Chine, et à la Crimée, occupée militairement et annexée par la Russie à partir du printemps 2014.
 
Dans aucun des documents je n’ai relevé les termes "Tibet occupé" ou "Crimée occupée". Concernant la couverture du différend israélo-palestinien par l’Agence France Presse et tous les organismes d’information qui reprennent ses câblogrammes, les choses sont très différentes : non seulement ils parlent de "Cisjordanie occupée", mais, de plus, ils le font de manière itérative et systématique, comme on s’en convaincra en lisant les deux dépêches suivantes choisies au hasard [1 et 2].
 
Nous sommes ainsi en présence d’un "cas particulier", qui répond obligatoirement à un choix de la part de ceux qui créent et reproduisent ces documents. Or ce cas particulier, au demeurant, n’a pas lieu d’être.
 
Il existe ainsi une "exception exclusivement israélienne" employée pour le traitement des péripéties du problème israélo-palestinien ; une singularité qui, nous le découvrons dans toutes les chroniques qui nous intéressent, ne constitue que la porte d’entrée d’une discrimination sémantique omniprésente, bourrée de partis-pris et d’actes de malveillance. Ceux-ci n’ont rien en commun avec la façon dont les mêmes media traitent l’information partout ailleurs sur la planète.
 
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Une mise en scène de l’AFP et de son photographe Hazem Bader. A tout prix
montrer des Palestiniens qui souffrent et des Israéliens qui les maltraitent
 
A la recherche des causes de ces effets, bien trop organisés et systématiques pour permettre d’imaginer qu’ils seraient le fruit d’un discours spontané ou d’ "erreurs fortuites", par élimination, nous aboutissons à des observations d’une grande gravité : ces choix sont le résultat d’un postulat de haine, de racisme et d’antisémitisme dévoyés. Et si le directeur de l’AFP ou des media que j’incrimine pense autrement, et qu’il croit disposer des arguments pour rectifier ce qui ne seraient que des affreux errements de ma part, il est évident que je lui ouvrirais les colonnes de la Ména pour qu’il y procède à une mise au point.

Les gens arrêteront-t-ils un jour de mentir au sujet d'Israël ? par Thomas Wictor

 Quelqu'un m'a indiqué un article du rédacteur William Booth du Washington Post :  “Israeli veterans say permissive rules of engagement fueled Gaza carnage.” (Des vétérans Israéliens disent que les règles permissives d'engagement ont alimenté le carnage à Gaza). Non. Comme Booth l'écrit lui-même, « Les témoignages de ce rapport sont anonymes et impossibles à vérifier de façon indépendante ». Ce qui signifie que tant l'article de Booth que le rapport de Breaking the Silence “This is How We Fought in Gaza 2014” (Voici comment nous avons combattu à Gaza 2014)  sont complètement invalides.

Ce qu'ils disent, par Dry Bones

 

--  Les antisémites disent que nous autres Juifs contrôlons le monde. 
--  Exact.
--  Et que notre souffrance et notre victimisation est... ?
--  Une intelligente « couverture » pour masquer notre pouvoir.
-- Wow !  Peut-être sommes-nous trop intelligents ?