17 nov. 2015

Pendant que le djihad tue à Paris, l’Europe pose des étoiles jaunes sur des produits juifs, par Guy Millière © Metula News Agency

Je sais, des attentats viennent d’avoir lieu à Paris. Mais je sais aussi que ces attentats n’ont pratiquement pas été assimilés, dans les commentaires en France et en Europe, aux attentats que subit Israël.
 
Je sais, en outre, que ces attentats ne vont pas empêcher certaines politiques européennes de se poursuivre. Dans ces conditions, les étiquettes que l’Union Européenne entend voir poser sur des produits juifs le seront.






















 
Je sais que les étiquettes prévues ne seront pas jaunes et n’auront pas la forme d’étoiles : les bureaucrates européens jouissent d’une intelligence subtile. Ils passent des heures à imaginer des actions sordides, et autant d’heures, sinon davantage, à trouver des moyens de maquiller hypocritement leurs actions sordides. C’est ce qui leur permet de se dire, en fin de journée, qu’ils ne sont pas totalement répugnants.
 
Je suis conscient, bien sûr, que l’Europe n’est pas favorable à une épuration ethnique antijuive énoncée comme telle : les bureaucrates à l’intelligence subtile savent trouver les mots pour dissimuler ce qu’ils font en réalité.
 
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Bientôt, néanmoins, des étiquettes seront posées en Europe sur des produits juifs : à savoir, les produits fabriqués par des entreprises israélites installées, entièrement ou partiellement, en Judée-Samarie. Ce n’est pas du boycott, mais cela commence nettement à y ressembler.
 
Ce faisant, l’Europe pratique une discrimination à l’encontre des entreprises juives installées en Judée-Samarie, arguant du prétexte que la Judée-Samarie devrait être un territoire sans Juifs, donc ethniquement pur de toute présence juive.
 
Je n’ignore pas que les diplomates européens chargés d’expliquer la mesure disent qu’il s’agit, uniquement, d’ "appliquer la loi", et qu’il n’existe aucune intention pernicieuse derrière la loi.
 
J’ignore s’ils sont vraiment convaincus de ce qu’ils disent, mais peu m’importe.
 
Je veux leur dire, moi, qu’il y a eu, à d’autres époques, des gens qui se sont contentés "uniquement d’appliquer la loi", sans se poser la moindre question sur la loi, et qui ont appliqué une loi qui ressemblait à celle qu’ils se préparent à appliquer aujourd’hui.
 
Je veux leur dire que les gens qui ont fait cela l’ont fait il y a sept décennies, en Europe.
 
Je veux leur dire que la loi, il y a sept décennies, en Europe, visait les Juifs, tout comme la loi d’aujourd’hui.
 
Je veux leur dire que l’Europe, décidément, ne change pas.
 
Et je veux l’ajouter.
 
On vend, en Europe, des produits fabriqués dans des dictatures plus ou moins sordides : ces produits ne sont et ne seront jamais frappés par aucune loi. Les produits fabriqués par des entreprises juives en Judée-Samarie ne sont pas fabriqués dans une dictature sordide : ils sont juste fabriqués par des entreprises juives. C’est ce qui dérange les dirigeants européens.
 
Je veux l’ajouter.
 
Il a existé des pratiques d’épuration ethnique en de multiples lieux de la planète : les dirigeants européens ont, chaque fois, proclamé leur horreur, et ont déclaré que, moralement, l’Europe réprouvait absolument l’épuration ethnique. La seule épuration ethnique que les dirigeants européens approuvent est celle voulue par leur allié, leur ami, Mahmoud Abbas, et c’est une épuration ethnique censée frapper des Juifs.
 
Je veux l’ajouter.
 
Les dirigeants européens qui regardent une carte du monde peuvent y voir aisément de nombreux territoires au statut non défini, ou territoires disputés (200 environ) : il y en a en Asie, en Afrique, en Amérique latine, et même en Europe. Le seul territoire au statut non défini qu’ils décident de traiter de "territoire occupé" est un territoire où vivent des Juifs.
 
Je veux l’ajouter.
 
Les dirigeants européens pousseraient de hauts cris si des manuels scolaires européens falsifiaient l’histoire, incitaient au meurtre et à la haine antisémite. Ils acceptent cependant l’usage de tels manuels scolaires au sein de l’Autorité Palestinienne. Ils financent même, massivement, l’Autorité Palestinienne, et les manuels scolaires susdits.
 
Cherchez l’erreur en tout cela si vous voulez, moi, je ne le fais pas, car je pense qu’il n’y a pas d’erreur.
 
J’ai, présentement honte d’être Européen. J’éprouve même un certain dégoût, pour ne pas dire un dégoût certain.
 
Que la date choisie pour promulguer une mesure antijuive à l’échelle européenne soit peu ou prou la date anniversaire de la Nuit de Cristal me semble un signe intéressant.
 
Qu’en prenant la mesure antijuive qu’elle vient de prendre, l’Union Européenne entende détruire les vingt-six-mille emplois procurés par des entreprises juives à des Arabes vivant en Judée-Samarie me semble tout aussi intéressant : l’Union Européenne démontre de la sorte qu’elle ne veut pas d’entreprises juives et d’emplois créés par des entreprises juives en Judée-Samarie. Elle n’y veut pas de trace juive. Elle préfère, semble-t-il, des Arabes au chômage, ou rémunérés par l’Autorité Palestinienne, qu’elle subventionne grassement, et qui est à même d’en faire des tueurs de Juifs.
 
Qu’on ne me fasse pas dire que l’Union Européenne a un penchant pour les territoires Judenrein et préfère que les Arabes soient tueurs de Juifs plutôt qu’employés par des Juifs ; je ne le dirai pas. Je me contenterai de le penser.
 
Deux millénaires d’antisémitisme en Europe, cela laisse des traces. Et ce n’est pas fini.
 
Des attentats viennent d’avoir lieu à Paris. Mais je sais aussi que ces attentats n’ont pratiquement pas été assimilés, dans les commentaires en France et en Europe, à ceux que subit Israël depuis trop longtemps.
 
Il est vrai que les attentats en Israël tuent surtout des Juifs. Aux yeux de nombre de commentateurs français et européens, quand des attentats tuent des Juifs, cela paraît moins grave.
 
Certains de ces commentateurs viennent de découvrir pourtant, en état de choc, que les tueurs qui espèrent devenir « martyrs » versent le sang innocent, même si le sang n’est pas juif. 




Le Soudan génocidaire et l'Iran obtiennent des rôles de direction à l'UNESCO, par UN Watch

« Construire la paix dans l'esprit des hommes et des femmes ». Fière devise que celle de l'Unesco, qui vient une fois encore de l'illustrer avec brio.


Bien que son dirigeant Omar el-Beshir soit recherché pour génocide par la  Cour pénale internationale, le régime du Soudan a été élu ce vendredi par le conseil exécutif de l'Unesco, l'Agence mondiale pour l’Éducation, la Science et la Culture, rien de moins.

Deux jours auparavant, le secrétaire d'Etat américain John Kerry était à Paris à l'Unesco pour faire l'éloge de son « travail critique » dans la lutte contre  « l'extrémisme violent ».


La "République islamique" [on ne rit pas] d'Iran -- qui a aidé le régime syrien à tuer 300'000 de ses propres citoyens et sponsorise le terrorisme partout dans le monde --  a aussi été élu la semaine dernière à la plus haute fonction de l'Unesco, qui a déclaré que sa mission est de « construire la paix dans l'esprit des hommes et des femmes ».
L'Unesco n'a eu aucune honte en annonçant la dernière récompense des Nations unies à la théocratie Chiite, un des auteurs de violations les plus flagrantes des droits de l'homme au monde. 

Farce grotesque : le dictateur vénézuélien antisémite obtient une ovation debout au Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies.

Maduro remercie le Conseil des Droits de l'Homme des Nations unies pour sa réélection : « Un vote de confiance ».  
  






















Après que la session spéciale du conseil des droits de l'homme de l'ONU a accordé le 28 octobre au dirigeant de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le Venezuela était en mesure de demander et d'obtenir le même format de monologue -- sans droit de réponse -- pour son président Nicolas Maduro qui a obtenu une ovation debout après sa diatribe de 40 minutes de jeudi.

Les imbécilités criminelles des Suédois, des Palestiniens et de bien d’autres, par Hélène Keller-Lind

En janvier 2015 on avait cru naïvement que les pouvoirs publics français et le monde accouru pour figurer sur la photo de la grande marche républicaine et parisienne du 11 janvier 2015 avaient pris la mesure de la menace contre les démocraties. Et que les Juifs concernés au premier chef par les agressions antisémites avaient été entendus. Illusion...Le 13 novembre 2015 des “jihadistes” semaient la mort dans Paris. Condamnations de l’État islamique. Unanimes ? Non ! La Suède ou l’Autorité palestinienne, chérie du Quai d’Orsay accusent... Israël. Accusation criminelle lancée aussi par quantité de bas-de-plafonds...