12 déc. 2015

La Terre est un endroit plus sûr depuis jeudi, par Jean Tsadik

Jeudi matin. Le radar du Khetz-3 (Arrow, flèche) détecte dans l’exosphère le missile-cible largué par la fusée Sparrow (moineau), elle-même lancée à partir d’un avion de l’Armée de l’air israélienne. Le radar transmet les coordonnées du gibier – figurant les capacités d’un missile balistique iranien – au BMC (le module au sol de gestion de l’interception), qui analyse les informations fournies et calcule la trajectoire d’interception.
 
Le BMC (Battle Management Control) ordonne le tir du Khetz à partir de la base de lancement de Palmakhim, sur une plage de la Méditerranée. La fusée s’élance en direction de la mer, signant le ciel d’un long panache blanc, et quitte l’atmosphère terrestre.
 
Dans l’espace, le Khetz libère son véhicule-tueur (VT). Ce dernier se réoriente grâce à ses détecteurs embarqués afin d’identifier, de fixer, et de poursuivre l’intrus, capable d’embarquer des ogives multiples contenant des armes chimiques, biologiques ou nucléaires.






















 
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Le largage du véhicule-tueur de l’Arrow-3
Même à Mach 9, l’aérodynamisme est inutile dans l’espace
en considération de l’absence de résistance
 
Le véhicule-tueur ou véhicule-kamikaze fond ensuite vers sa proie à une vitesse de Mach 9, soit environ deux kilomètres et demi par seconde, à une altitude de cent kilomètres de la surface terrestre. Il heurte son objectif – métal contre métal – et le désintègre hors de l’atmosphère terrestre. [Voir le film de l’interception proposé par le ministère israélien de la Défense]
Au sol, les ingénieurs et les responsables du ministère israélien de la Défense et du MDA (l’agence fédérale U.S des missiles de défense), entourés des représentants des sociétés participant au projet et d’officiers de Tsahal, annoncent la nouvelle et se congratulent.