25 déc. 2015

Le poison antisémite coule dans les veines des media français, par Ilan Tsadik

Dans la nuit de samedi à dimanche derniers, un individu répondant au nom de Samir Kuntar a trouvé la mort, de même qu’au moins huit autres personnes, dans un immeuble de Jaramana, un quartier de Damas. Selon des sources étrangères concordantes, le bâtiment visé, dont il ne reste que des gravats, aurait été atteint par quatre missiles SPICE (angl. épice), tirés à partir de chasseurs-bombardiers israéliens.
 
Kuntar était un terroriste -- un homme armé s’attaquant systématiquement à des civils --, mais pas n’importe lequel. Il n’a pas été pris pour cible par hasard, mais notamment parce qu’il avait commis les assassinats les plus odieux depuis le début du conflit israélo-arabe, il y a de cela environ 85 ans.
 
Ce fait difficilement discutable singularise l’opération de samedi dernier, et la transforme en un acte de guerre hors du commun. On est ainsi en présence d’une péripétie de cet affrontement revêtant des significations particulières, tant d’un point de vue émotionnel, qu’historique et même stratégique.
 
Reste que, pour une raison qui leur est propre, la quasi-totalité des media français, de gauche comme de droite, ont pris la décision de dissimuler ces particularités au public de l’Hexagone, l’empêchant ainsi de connaître la vérité quant aux motifs de ce raid.
 
jaramana.jpg
Ici, dans un quartier de Damas, se dressait un immeuble il y a une semaine.
Un tueur d’enfants et des acolytes s’y étaient réunis afin de préparer
un nouvel assassinat collectif de Juifs, lorsque…
 
Nous sommes indéniablement en présence d’un bidouillage de l’information par omission ; une tentative forcenée de banaliser l’incident, en le présentant comme une vengeance à première vue incompréhensible de l’Etat hébreu, 36 ans après les faits reprochés à Kuntar. L’effet recherché consiste à présenter Israël sous les traits d’un pays belliciste, n’hésitant pas à tuer un "simple combattant ennemi", tout en enlevant la vie aux habitants a priori innocents d’un immeuble d’habitation.