31 déc. 2016

Israël, la Palestine et le droit international, par Michel Gurfinkiel

Toutes les démarches contestant la légalité de la présence israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem sont illégales. A commencer par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité. En voici l'imparable démonstration.

La Knesset sise, comme il se doit, dans la capitale de l'Etat hébreu.
Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté le 23 décembre 2016 une résolution (UNSC 2334) déclarant illégales toutes les mesures en termes d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de peuplement ou de développement économique prises par Israël dans les territoires dont il a pris le contrôle à l’issue de la guerre des Six Jours. Cette résolution, qui s’applique notamment à tous les quartiers de Jérusalem situés au-delà de la ligne de démarcation en vigueur jusqu’au 4 juin 1967 – « Jérusalem-Est », c’est à dire aux deux tiers de cette ville – a été adoptée par quatorze membres du Conseil de Sécurité sur quinze. Le quinzième membre du Conseil, les Etats-Unis, s’est abstenu. Quand des résolutions analogues avaient été présentées dans le passé, les Etats-Unis leur avaient opposé leur veto, ce qui annulait purement et simplement la démarche. Cette fois-ci, la résolution est valide.

27 déc. 2016

Le club des colons de l’ONU se défausse sur Israël, par InfoEquitable

Le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution 2334 s’opposant aux « colonies de peuplement dans le Territoire palestinien occupé depuis 1967, y compris Jérusalem » par Israël, la « Puissance occupante », reflète une déliquescence morale mondiale. Le territoire en question a été gagné par Israël en se défendant d’une attaque des armées arabes coalisées en 1967 et n’a jamais fait partie d’une entité « palestinienne ». Les Amérindiens colonisés depuis plusieurs siècles par les Etats-Unis dont le président Obama a décidé de lâcher Israël en retenant son véto savent ce qu’est une véritable colonisation ; et nous allons voir que les autres membres du Conseil qui ont soutenu ce texte ne valent pas mieux.

Haro sur Israël ! Inutile de préciser que ce lion-ci n'est pas de Judée.
L’abstention américaine a fait les titres parce que c’est la première fois que Barack Obama n’a pas mis son véto à une résolution hostile à Israël (bien qu’il ne soit pas le premier président américain à avoir agi ainsi).

25 déc. 2016

L’ONU favorise la guerre au Moyen-Orient, par Marc Brzustowski

Les Etats-Unis n’ont pas abandonné Israël par leur abstention d’apposer leur veto contre la Résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU condamnant toute implantation, qui a été votée vendredi 23 décembre 2016.

Quamdiu etiam furor iste tuus nos eludet ? Quem ad finem sese effrenata iactabit audacia ?
Le seul qui a abandonné Israël, c’est le Président américain Barack Obama, et ce n’est pas la première fois.  Au cours de ses huit années aux commandes, Obama a laissé tomber Israël au moins trois fois sur des questions qui compromettent sa sécurité :

21 déc. 2016

Quand A.B. Yehoshoua rejoint Naftali Benett, par Shraga Blum

L’un des plus grands écrivains israéliens actuels qui est aussi l’un des porte-parole de la gauche intellectuelle, A.B. Yehoshoua a accordé lundi matin une interview à Razi Barkaï sur Galei Tsahal. Ce dernier n’en a pas cru ses oreilles lorsqu’il a entendu ce que propose aujourd’hui l’écrivain concernant l’avenir de la Judée-Samarie.


A.B. Yehoshoua est parti du principe que la solution des deux Etats n’est plus possible et qu’il faut éviter un Etat bi-national. Il a reconnu qu’après avoir milité pendant des années pour la création de deux Etats, il est en venu à la conclusion qu’il faut désormais parer au plus urgent et « gérer » le conflit au lieu de chercher une solution globale. Il affirme que la gauche comme la droite ont échoué sur cette question et a proposé un plan uniquement pour les zones C de Judée-Samarie, qui représentent environ 60% de la superficie et contiennent la grande majorité de la population juive. Il propose d’accorder de nombreux droits économiques et sociaux aux Arabes qui vivent dans ces zones C, entre 60.000 et 100.000, voire même des droits civiques, car il estime que cela ne changerait pas de manière significative la balance démographique en Israël. Et quant aux zones A et B « il n’a pas de solution à proposer ». L’écrivain estime qu’une telle voie permettrait d’alléger les pressions internationales.

20 déc. 2016

Les 10 pire moments de 2016 aux Nations Unies, par UN Watch

10. Misogynistic Iran joined the Executive Board of UN Women, the United Nations Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women.

19 déc. 2016

Pourquoi Trump dérange, par Caroline Galactéros

Le pragmatisme du futur président américain modifie la donne stratégique mondiale. Sous le couvert de l'indignation, la France et l'Europe choisissent l'immobilisme.

Le scandale de la guerre – celui de la mort, du sort injuste qui invariablement frappe les innocents de tous bords, pris en tenailles entre des ambitions et des volontés qui les dépassent, les oublient et/ou les utilisent -– envahit les consciences et les cœurs. On songe à Alep bien sûr, mais aussi à Mossoul, Raqqa, Idlib, al Bâb, Palmyre, pour ne parler que des principaux points de focalisation de l'attention médiatique occidentale et de la désinformation massive qui brouille notre jugement. Car nos indignations sont étrangement sélectives et l'on « oublie » de poser certaines questions embarrassantes.
Si l'on s'attachait à les creuser, on verrait apparaître une vérité plus crue encore. Par exemple, comment est-il possible que la reprise de la ville de Palmyre par 5'000 djihadistes de l'État islamique –- dont certains venus de Mossoul par un corridor ouvert par la coalition -– dotés de nombreux chars et matériels militaires ait été soudainement possible, considérant l'ampleur des moyens de surveillance et de renseignement occidentaux sur zone, et alors que « Daech est notre ennemi numéro un » ? Comment ne pas remarquer que la coalition a cessé ses frappes sur Raqqa cette semaine et suspendu l'assaut sur la ville prévu par les FDS (Forces démocratiques syriennes) qu'elle soutient ?...
 
Publicité pour un site d'information au Monténégro (Stevo Vasiljevic/Reuters)
L'entêtement de l'Europe
Quoi qu'il en soit, si l'on change notre loupe contre une longue vue, on voit un autre scandale plus sidérant encore : le scandale de l'incompréhensible et suicidaire entêtement de l'Europe –- et plus particulièrement de la France -– à refuser l'évidence : le bouleversement en cours de la donne stratégique mondiale est massif, décisif pour notre avenir…, mais il nous révolte au lieu de nous réjouir. Nous refusons d'y croire.

Médias : Chasse en Meute et Aveuglement, par Yves Mamou

Comment rater le Brexit et Trump en cinq leçons
Quelque chose ne va plus avec les médias – et ce, à l'échelle internationale. En Grande-Bretagne, les médias ont été incapables de prêter l'oreille aux Britanniques qui réclamaient un « Brexit ». Aux Etats-Unis, ils ont refusé de prêter l'oreille aux Américains qui ont opté Trump. Et en France, ils ont été incapables de prédire la victoire « inattendue » de François Fillon, vainqueur haut la main des primaires de la droite.

... de même que la nocivité de la presse propagandiste. 
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En Angleterre et aux Etats-Unis, les médias et les journalistes ont stigmatisé et porté des jugements de valeur sur la majorité de la population - ceux qui voulaient Brexit, ou Trump – au point de les traiter parfois, d'idiots et de racistes.

La colombe n’est pas près de voler au-dessus de Jérusalem, par Oudy Bloch

Le 24 novembre 2016, la DGCCRF (sous l’autorité directe du ministère de l’Economie et des Finances) publiait un « Avis aux opérateurs économiques relatif à l’indication de l’origine des marchandises issues des territoires occupés par Israël depuis juin 1967 » reprenant à son compte la notice interprétative de la Commission européenne datée d’un an plus tôt. Il s’agissait avant tout d’une mesure « technique » visant à informer les consommateurs européens. D’aucuns auraient souligné le caractère idéologique de la « mesure technique » mais ce ne serait pas très politiquement correct.

Aujourd'hui, non seulement les Juifs ne se cachent plus, mais en plus ils sont fiers. Mais où va-t-on ?
En effet, la « communication interprétative » de la Commission européenne commence par rappeler que « l’Union européenne ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les territoi­res qu’il occupe depuis le mois de juin 1967, à savoir le plateau du Golan, la bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et ne considère pas que ceux-ci font partie du territoire d’Israël » et précise que les produits issus des « colonies de peuplement » devront être estampillés « produit originaire du plateau du Golan » ou « produit originaire de Cisjordanie » avec en plus la mention « colonie israélienne ».

18 déc. 2016

Ambassadeur de Trump en Israël : l’AFP s’en remet à l’avis de J Street, par InfoEquitable

Donald Trump a promis lors de sa campagne de déplacer, s’il était élu, l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. David Friedman, l’ambassadeur qu’il vient de proposer pour représenter les Etats-Unis en Israël, est un avocat juif orthodoxe situé sur une ligne politique plus à droite que l’actuel gouvernement israélien, partisan notamment de l’annexion par Israël de parties au moins de la Judée-Samarie. Friedman ne fait pas mystère de son vœu de travailler « depuis l’ambassade américaine dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem. »

N'en déplaise à l'Unescroc (et à quiconque) , Jérusalem reste la capitale de l'Etat hébreu.
Symboliquement, le déplacement de l’ambassade équivaudrait pour la première puissance mondiale à reconnaître que Jérusalem est bien la capitale d’Israël. Ce projet dérange tous ceux qui veulent à tout prix empêcher une pleine souveraineté juive sur la ville qui constitue le centre historique et spirituel du peuple juif.

15 déc. 2016

Les vrais ennemis de l'Occident, par Alexandre del Valle

Dans son dernier ouvrage, " Les vrais ennemis de l'Occident " (L'Artilleur), Alexandre Del Valle, affirme que si l’Occident s’est révélé incapable de combattre l'islamisme, son "vrai ennemi" extérieur et intérieur, cela n'a pas été le fruit d'une naïveté ou de la seule culpabilisation post-coloniale, mais découle d'erreurs stratégiques et de considérations économicistes qui ont abouti à des choix d'alliances "contre nature" ou "contre civilisationnelles". 
 
Atlantico : Pourquoi avez-vous choisi le terme assez direct et controversé, d'ennemi ?
Alexandre Del Valle : Premièrement, parce que la désignation des Amis (au sens d'alliés ayant des intérêts convergents) et des Ennemis (qui nous menacent dans notre existence et dans nos intérêts vitaux) est fondamentale en politique et en géopolitique. Deuxièmement en référence à Karl Popper, à qui je dédie cet ouvrage, le grand épistémologue et politologue qui, comme Raymond Aron, définissait la "société ouverte" -- pluraliste et démocratique qui est la nôtre -- comme l'exact contraire de la société totalitaire. Toutefois, on constate depuis des décennies que les termes de "sociétés ouvertes", de pluralisme et de tolérance sont très souvent instrumentalisés par ceux qui sapent la cohésion et la survie mêmes de nos sociétés, à commencer par George Soros et son ONG Open Society Institute, qui ne cesse de prétendre que les "vrais ennemis" de l'Occident seraient, d'une part, sur le plan extérieur, la Russie (et ses alliés) et, d'autre part, sur plan intérieur, les adeptes d'idées patriotiques et identitaires, les "populistes" réduits ad hitlerum, dont le tort suprême ne serait pas d'être des "fascistes" réels mais tout simplement des opposants au projet utopique de société "sans frontières". 

Limiter la casse au Moyen-Orient, par Daniel Pipes


Dans les 177 ambassades étrangères que compte la ville de Washington, on tente assurément de lire dans le marc de café en se demandant à quoi pourra bien ressembler la politique étrangère du président élu Donald Trump. Or, les incohérences et les contradictions de ce dernier rendent toute prévision en la matière impossible. C'est pour cette raison qu'en lieu et place de spéculations, je vais me limiter aux priorités qui devront être celles de la politique américaine dans une région particulière, le Moyen-Orient. Je commencerai par définir les lignes directrices avant de parler de points plus spécifiques.

L'accord sur le nucléaire iranien est-il la plus grande absurdité diplomatique de l'histoire ?
Étant donné qu'il s'agit sur le long terme de la zone la plus instable au monde, l'objectif sera modeste : limiter la casse et éviter les désastres. Les deux derniers présidents n'y sont pas parvenus. Ils ont même fait tout le contraire. George W. Bush a essayé d'en faire trop au Moyen-Orient : on se souvient de sa volonté de construire un pays en Afghanistan, d'apporter la liberté et la prospérité en Irak, d'établir la démocratie en Égypte et de résoudre le conflit israélo-arabe. Toutes ces initiatives ont fini en autant d'échecs cuisants. En réaction à « l'outrance impérialiste » de Bush, Barack Obama a fait l'inverse, décidant d'un retrait prématuré de différents conflits, traçant des lignes rouges qu'il abandonnera par la suite, proclamant un imaginaire « pivot vers l'Asie » et donnant pratiquement carte blanche aux ambitions du Kremlin.

L'Europe Poursuit en Justice les Critiques de l'Islam, par Giulio Meotti

Après la Seconde Guerre mondiale, après les horreurs du nazisme et du stalinisme, les démocraties occidentales ont érigé en principe de juger les personnes, mais de laisser libres les idées et les opinions. L'Europe confère aujourd'hui, à de dangereux militants des « droits de l'homme » et aux islamistes, le droit d'utiliser les tribunaux pour resserrer les limites de la liberté d'expression, exactement comme le faisaient les grands procès soviétiques. « L'antiracisme militant sera le communisme du 21e siècle » prédisait le philosophe et académicien français, Alain Finkielkraut.

Gauche: l'écrivain Salman Rushdie. Droite: le député néerlandais Geert Wilders.
Il y a un an, Christoph Biró, chroniqueur respecté et rédacteur en chef du plus grand journal autrichien, Kronen Zeitung, a mis en cause « les jeunes Syriens bourrés de testostérone qui se livrent à des agressions sexuelles extrêmement violentes » (et ce avant même, les agressions sexuelles de masse du Nouvel an à Cologne, Hambourg et d'autres villes). L'article a suscité la controverse, et un déluge de plaintes et de protestations. Biró a dû prendre quatre semaines de congé à la suite de ces attaques et, (sous la pression), a admis plus tard qu'il avait « perdu le sens de la mesure ». Le parquet de Graz a récemment mis Biró en examen pour « discours de haine » en raison d'une plainte déposée par un soi-disant organisation des droits de l'homme, SOS Mitmensch. L'affaire sera jugée prochainement.

13 déc. 2016

En lisant « La Trahison des clercs d’Israël » de Pierre Lurçat, par Olivier Ypsilantis - 5/5

Tsahal, le droit juif et la guerre
« La Loi du Roi » (un livre rédigé par les rabbins Itshak Shapira et Yossef Elitsur et paru en 2009) est un livre non pas à interdire mais à lire. La Torah est loi de vie et l’ouvrage de ces rabbins ne s’écarte pas de cette loi. Hormis Maïmonide, la loi juive n’a guère abordé le droit de la guerre, de l’époque du Talmud au XXe siècle. Elle y est revenue avec la création d’une armée juive. « La Loi du Roi » qui s’adresse à un public versé dans l’étude de la Torah s’ouvre sur un chapitre portant sur l’interdiction de tuer un non-Juif. Les chapitres deux et trois traitent des non-Juifs qui respectent les (sept) lois noachiques. Le chapitre quatre traite des règles applicables aux Juifs et aux non-Juifs, différentes du fait que les Juifs de par leur élection ont un surcroît de responsabilités — et c’est en ce sens, et exclusivement en ce sens, qu’il faut comprendre le peuple élu. Le chapitre cinq traite du droit de la guerre, avec ce principe fondamental : « Celui qui vient pour te tuer, devance-le et tue-le », en temps de guerre comme en temps de paix.

En lisant « La Trahison des clercs d’Israël » de Pierre Lurçat, par Olivier Ypsilantis - 4/5

5e partie : l’armée la plus morale du monde ? Tsahal, le droit juif et la guerre.

L’armée d’Israël est elle aussi le champ d’une lutte idéologique avec, une fois encore, l’emprise de la Cour suprême, sous la férule du juge Aharon Barak, et la montée en puissance du courant sioniste-religieux, sans oublier certains acteurs de la vie publique hostiles à ce courant. Cette lutte touche tous les aspects de la vie de Tsahal, à commencer par les normes devant être appliquées en temps de guerre. Droit international ? Torah et droit juif de la guerre ? La remise en question de la moralité des actions de Tsahal ne vient pas que de l’extérieur mais aussi de l’intérieur du pays, des clercs d’Israël héritiers de Brith Chalom pour lesquels l’existence d’une armée juive est contraire au judaïsme.

Tsahal, armée juive ou armée laïque ?

En lisant « La Trahison des clercs d’Israël » de Pierre Lurçat, par Olivier Ypsilantis - 3/5


4e partie : les élites contre le sionisme : l’université, les médias et la Cour suprême

Comment les universitaires israéliens ont (ré)inventé le boycott d’Israël
Il est souvent question des partisans du boycott d’Israël sur la scène internationale. Mais ne faut pas oublier les partisans du boycott qui vivent en Israël même, et qui ont précédé BDS et son fondateur, Omar Barghouti. Ce mouvement a été initié par l’extrême-gauche israélienne dans le but de combattre « l’occupation » en Judée-Samarie. A ce propos, il faut étudier l’histoire de ce mouvement pacifiste et anti-sioniste radical, Bloc de la Paix (Gush Chalom), fondé en 1993 par Uri Avnery, qui appelait au boycott des produits de Cisjordanie, de la bande de Gaza et même des hauteurs du Golan. Les Européens suivront le mouvement et étiquetteront à leur tour les produits des « colonies ».

En lisant « La Trahison des clercs d’Israël » de Pierre Lurçat, par Olivier Ypsilantis - 2/5

2e partie : le faux messianisme de la paix : généalogie d’une idéologie

De Camp David à Oslo : comment le faux messianisme de la paix s’est imposé en Israël
L’idéologie pacifiste de Brith Chalom est difficilement explicable sans une approche sociologique de la société israélienne, surtout depuis la guerre du Kippour (1973) et la Première Guerre du Liban (1982).

L’émergence de Kadima (en 2005) est à mettre en relation directe avec celle de La Paix maintenant (fondé en 1978). « Le faux messianisme de la paix » est autant une idéologie politique qu’un phénomène sociologique, c’est pourquoi il ne se manifeste pas qu’à gauche.

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Yossi Beilin (né en 1948)
Shimon Pérès, Yossi Beilin et quelques autres ont bien été les architectes des Accords d’Oslo (1993) ; mais la gestation de ces accords s’est faite dans la société israélienne et sur au moins deux décennies, de 1973 à 1993. Précisons que Yitzhak Rabin n’y adhérait pas aveuglément. Il faut lire et relire son dernier discours politique prononcé le 5 octobre 1995, à la Knesset.


En lisant « La Trahison des clercs d’Israël » de Pierre Lurçat, par Olivier Ypsilantis - 1/5

De l'excellent blog Zakhor Online d'Olivier Ypsilantis, voici la recension du livre " La Trahison des clercs " de Pierre Lurçat. Rétrospectif, étayé, imparable : en un mot, indispensable à qui veut comprendre la situation et les positions politiques de l’état hébreu et du peuple israélien.

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Pierre Lurçat (à gauche) à la Knesset, en compagnie du député Likoud Yariv Levin.
Pour le lecteur français, ignorant tout d’Israël mais complètement intoxiqué par la presse nationale biaisée, il est important de comprendre ceci : les gauchistes destructeurs, pacifistes niais et autres idiots utiles sont en nombre presque négligeable au regard d'une population israélienne qui, au-delà de son aspiration légitime à une paix indispensable et espérée depuis 68 ans, a compris que les responsables falastiniens refusent cette paix, qui travaillent sans relâche à l'éradication de l’État hébreu. 
Qui lit encore Haaretz en dehors de ces quelques énergumènes et des correspondants de la presse française dont l’impartialité n’est plus à démontrer ? 
Il était aussi urgent de faire un sort à l’aura des ” intellectuels ” postsionistes dont la parole ne représente plus rien en Israël, mais qui, faute de mieux, se rabattent piteusement (chez l'Europe et l'Amérique enivrées de politiquement correct) sur l’universitaire hors sol, l’étudiant falastinolâtre en mal de posture héroïque et l'impétrant politique en quête de voix électorales arabo-musulmanes.

Procès de Georges Bensoussan : réagissons !

"C’est une honte que de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère" C'est Georges Bensoussan qui a dit cela dans l'émission de France Culture d'Alain Finkielkraut dont vous pouvez écouter le podcast ci-dessous, vous pouvez écouter directement au timecode 26:30 ou bien directement à 28:00 avec la phrase précise incriminée...

 https://www.franceculture.fr/emissions/repliques/le-sens-de-la-republique
Georges Bensoussan, auteur de l'ouvrage "Juifs en pays arabes, le grand déracinement"
Le collectif contre l'islamophobie en France lui intente un procès, comme à Yvan Rouffiol, Pascal Bruckner, comme à Eric Zemour, Christine Tasin et beaucoup d'autres..

La dictature du politiquement correcte, par Giulio Meotti

La dictature du politiquement correct occidental nous a caché le véritable danger : l'islam radical.
On pourrait croire que nous vivons un âge d'or pour la liberté d'expression : plus d'un milliard de tweets, des posts sur Facebook et des blogs tous les jours. Mais sous la surface, la liberté d'expression recule considérablement.

Le travail courageux de l'artiste Mimsy, une satire de la brutalité de l'État islamique, a été retiré des Mall Galleries de Londres après que la police l'a qualifié « d'incendiaire ». (Source de l'image : Mimsy)

Les étudiants de la City University de Londres, où se trouve l'une des écoles de journalisme les plus respectées de Grande-Bretagne, a voté l'interdiction de trois journaux sur son campus : The Sun, le Daily Mail et l'Express. Leur « crime », selon la motion qui a été votée, est d'avoir publié des articles contre des migrants, des articles « islamophobes », et d'avoir « pris pour boucs émissaires les classes ouvrières qu'ils prétendent si fièrement représenter ». City University, censée être un endroit consacré à ouverture et remise en question, est devenue la première institution éducative occidentale à voter une censure et à interdire « des journaux de droite ».

9 déc. 2016

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Het Kislev 5777 - 8 décembre 2016

La présence de stands de propagande pro-palestinienne sur les marchés de Noël en dit long sur la société française d’aujourd’hui. Contrairement à ce qu’affirment les représentants de Mairie de Paris ou d’autres lieux en France, il ne s’agit pas de vendre des produits de l’artisanat mais bien d’une campagne orchestrée visant à dénigrer, délégitimer et haïr Israël. L’approche des fêtes de Noël et de ces marchés populaires aurait pu être l’occasion de soutenir les Chrétiens d’Orient, et surtout de rappeler les persécutions dont ils sont victimes en Irak, en Syrie, mais aussi à Gaza où il ne subsiste plus qu’un millier de chrétiens, orthodoxes ou catholiques ; les autres ayant été forcés à se convertir par le Hamas.

Il ne reste plus que 1'200 chrétiens à Gaza, victimes de persécutions et conversions forcées. Sur les 600 chrétiens de la bande de Gaza arrivés en Judée-Samarie lors les deux dernières semaines pour célébrer Noël, des dizaines ont demandé à s’installer en Israël parce qu’ils ne veulent plus vivre sous l’Autorité palestinienne ou le Hamas.
Pourquoi ce silence de la part de Mme Hidalgo ? La souffrance des Chrétiens d’Orient importe peu à la Maire de Paris, en revanche encourager la détestation d’Israël ne la dérange pas, car la question qui se pose ce n’est pas la vente d’un tee-shirt, d’un livre ou d’une poterie, mais celle de la présence sur place de militants du BDS et autres nervis de l’antisionisme radical qui interpellent les passants et diffusent un message de haine. Est-ce cela l’esprit des marchés de Noël ?

7 déc. 2016

Une carte déclassifiée de tsahal, par le personnel du site TheTower.org

Une carte publiée mardi par les Forces de défense israéliennes montre le degré auquel le Hezbollah s'est lui-même intégré dans la population civile libanaise. La carte montre des centaines de militaires, y compris les emplacements des dépôts d'armes, des lance-roquettes et des tunnels de terreur, que le Hezbollah a construit en vue de sa prochaine guerre contre Israël.

Le Hezbollah se cache derrière les civils libanais
Le positionnement délibéré de l' infrastructure militaire du Hezbollah dans les  villages libanais, une tactique que l'armée israélienne a appelé un « crime de guerre », est conforme à l'histoire de l'exploitation des civils par l'organisation terroriste soutenue par l'Iran pour lancer des guerres contre Israël.

Les vraies colonies illégales, par Bassam Tawil

Alors que la communauté internationale continue de stigmatiser Israël pour ses nouvelles constructions dans les colonies juives, les Palestiniens eux, ont édifié en toute quiétude des quartiers entiers en divers endroits de la Cisjordanie et de Jérusalem. Ce désintérêt manifeste des occidentaux envers les projets immobiliers palestiniens à l'inconvénient de gommer une différence cruciale entre les deux dynamiques : les nouvelles constructions juives au sein des colonies existantes en Cisjordanie et à Jérusalem ont presque toujours eu lieu dans un cadre légal et conformément aux autorisations délivrées par les autorités compétente ; les projets palestiniens en revanche sont illégaux à tous les sens du terme.

Un exemple de constructions palestiniennes illégales près de Shufat et Anata, à la périphérie nord-est de Jérusalem.
Derrière cette stratégie immobilière qui ne respecte aucune norme technique, architecturale ou urbaine, les Palestiniens n'ont qu'un but : créer un état de fait irréversible sur le terrain.

6 déc. 2016

Wafa Sultan et la programmation mentale des musulmans, par Mireille Valette

La psychiatre syrienne a adopté le monde libre et ses valeurs. Elle autopsie dans un livre le lavage de cerveau que subissent ses ex-coreligionnaires. Elle parle islam et non islamisme.

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Wafa Sultan est psychiatre, réfugiée syrienne aux États-Unis. Elle s’est fait connaitre à un large public par un débat mémorable sur Al-Jazeera en 2006. Les éditions Riposte laïque viennent de traduire et de publier un bouquet de ses textes, « L’islam fabrique de déséquilibrés ? ». Ils sont centrés sur la programmation que subissent les musulmans et ses conséquences. Son diagnostic est impitoyable.

2 déc. 2016

Pourquoi la France applique à nouveau un symbole distinctif aux Juifs ? par Michael Freund

La semaine dernière, alors que des terroristes palestiniens et arabes étaient occupés à l'optimisation des feux partout en Israël, la France a décidé de se joindre à la mêlée en commettant un acte d'incendie volontaire diplomatique contre l'Etat juif.  Dans un geste aussi odieux qu'hypocrite, le gouvernement du président français François Hollande a choisi de devenir le premier pays de l'Union européenne à commencer à appliquer des lignes directrices qui singularisent les entreprises appartenant à des Juifs dans le Golan, en Judée et en Samarie, en exigeant que leurs produits portent des étiquettes spéciales mentionnant l'origine.
 
Ce gouvernement français, qui n'a rien appris mais tout oublié, se déshonore une fois encore.

Les autorités françaises ont publié les lignes directrices dans le journal officiel du gouvernement, et elles exigent que les différents articles portent le lieu de production – "produit originaire de l'implantation israélienne des hauteurs du Golan," ou "produit originaire de l'implantation israélienne en Cisjordanie," un mouvement qu'ils prétendent servir seulement à fournir au consommateur plus d'informations.

C'est bien sûr, de la foutaise.

1 déc. 2016

Ces dhimmis qui dirigent la France, par Yves Mamou

En France, les grandes chaînes de distribution de produits alimentaires et les importateurs ont désormais l'obligation légale d'étiqueter les produits en provenance de Judée, de Samarie, de Jérusalem-Est et des hauteurs du Golan.

Il est déroutant et inquiétant que la France ignore les 200 conflits territoriaux en cours dans le monde - y compris ceux qui ont lieu à sa porte -, et qu'elle choisisse de mettre en place une politique spécifique à l'encontre du seul Israël.

Le 24 novembre, le Journal officiel (JORF) a publié le règlement n ° 1169/2011, qui ordonne aux « opérateurs économiques » d'informer les consommateurs sur « l'origine des marchandises en provenance des territoires occupés par Israël depuis Juin 1967. »
Cette règlementation est la transposition de la Communication interprétative relative à l'indication de l'origine des marchandises issues des territoires occupés par Israël depuis juin 1967 publiée au Journal officiel de l'Union européenne (JO), le 12 novembre 2015. Cette « communication interprétative » indique que l'UE « ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur les territoires qu'il occupe depuis le mois de juin 1967, à savoir le plateau du Golan, la bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et ne considère pas que ceux-ci font partie du territoire d'Israël », par conséquent ajoute le texte, « les consommateurs, les opérateurs économiques et les autorités nationales sont demandeurs d'éclaircissements quant à la législation de l'Union régissant l'information sur l'origine des produits issus de ces territoires ».

27 nov. 2016

La situation est gravissime, par Jean-Pierre Lledo

Plus de 600 feux s’allument en Israël, en quelques jours. Il est vrai que cette année est anormalement sèche. Fin novembre, presque pas de pluie, et des vents très forts. Donc des conditions propices à l’incendie. Mais un feu sélectif attiré par les zones principalement juives ? Pas d’incendie à Hébron, ni à Naplouse, ni à Ramallah, ni à Rahat, ni à Bethléem, ni dans tous les villages arabes de Galilée ? Le vent serait-il devenu lui aussi judéophobe ? Ou serait-ce plutôt une nouvelle punition divine de YHWH, ce terrible dieu juif qui se distingue des autres pour être plus sévère avec les siens ?
Trêve de plaisanterie ! La situation est gravissime. 
 
Pompiers épuisés à Haïfa

Non pas tant à cause du fait lui-même, des ravages matériels, des vies mises en danger, et de toute une vie spirituelle des habitants partie en fumée en quelques minutes… Que par la signification politique et symbolique de cet événement… Que plus encore par les réactions des divers acteurs politiques, mais aussi populaires, la vox populi s’exprimant désormais dans le veule anonymat des dits  ‘‘réseaux sociaux’’, nouvelle incarnation de l’instinct pogromique en milieux… arabes. 

« Israël brûle », l’invention du crime métaphysique, par Shmuel Trigano

Un événement d’une extrême gravité se produit en ce moment même en Israël. Les incendies qui ravagent le territoire au nord et au centre sont pour une grande part, selon la police, allumés de façon criminelle et, dit-elle de façon « politiquement correcte », en fonction d’« un arrière-plan nationaliste ». En l’occurrence, ces « nationalistes » -- citoyens d’Israël représentés à la Knesset et à la Cour suprême, présents dans toutes les strates de la société -- profitent de vents violents et d’une grande sécheresse dans la nature pour allumer des incendies qui, de ce fait, se propagent en même temps sur de nombreux théâtres du pays. 70 000 personnes ont été évacuées hier d’une grande ville comme Haïfa où des immeubles urbains ont été la proie des incendies.
Le nouveau héros falastinien. On a les héros qu'on mérite.
« Nationalistes » ? J’y vois pour ma part un crime d’un genre nouveau, un crime métaphysique. A défaut d’abattre des Juifs au couteau ou à la voiture bélier, ces criminels s’attaquent à la Terre d’Israël (qui n’est pas la Palestine). Ils s’attaquent à la nature d’Israël, cette nature si chèrement revivifiée par l’effort des pionniers du sionisme contre le désert en lequel la Terre d’Israël fut transformée par ses envahisseurs successifs. A défaut de s’attaquer aux hommes, ils s’attaquent à la Terre -- innocente, elle, au regard des conflits humains --, montrant l’ampleur de leur ressentiment : à défaut d’éliminer la présence juive, éliminer la terre sous ses pieds, même si cette élimination les endommage eux-mêmes qui convoitent cette terre. Cette haine n’a rien à voir avec une pseudo-occupation car ici nous sommes en territoire « israélien », mais qui, aux yeux mêmes de ces citoyens arabes d’Israël, est « occupé » par les Juifs alors qu’il est la propriété de la « oumma ».

23 nov. 2016

Israël et le muezzin : appel à la prière ou appel à la rébellion ? par Jean-Pierre Lledo

Habitant Tel Aviv à 200m de deux mosquées, je puis témoigner que ces deux dernières années le volume de l’appel du muezzin a doublé, voire triplé… Exaspéré, j’allais proposer à mes voisins de faire subir à son Maire, Mr Huldaï, le même type de protestation, et ce pour la même raison, qu’a récemment endurée son homologue de Jérusalem : réveil brutal vers 4h30 du matin par des hauts parleurs portatifs placés devant sa maison diffusant Shema Israël… Et puis, comme par miracle,  est arrivée l’info qu’un projet de loi était en discussion à la Knesset visant à imposer une réduction drastique du volume des hauts-parleurs de toutes les mosquées proches de quartiers non-musulmans, ce qui d’ailleurs est une injustice pour les agglomérations musulmanes pour les travailleurs desquels cet appel est aussi une nuisance grave puisqu’elle interrompt un sommeil indispensable à la récupération de leur force de travail.

La voie du muezzin porte à présent jusque dans la Knesset.
En effet, pour avoir habité en Algérie jusqu’en 1993, je puis aussi témoigner de deux ou trois choses… Dès l’indépendance acquise en 1962, certaines mosquées en profitèrent pour décupler le volume, ce qui entraina des luttes de citoyens (musulmans), appuyées par les médias et même par la radio (en français), au terme desquelles elles furent obligées de le ramener à un niveau acceptable pour l’environnement : il faut dire qu’à l’époque les nationalistes remettaient facilement les islamistes à leur place en leur rappelant leur tiédeur dans le combat national… Avec le temps, et la montée en force de l’islamisme dans l’ensemble du monde musulman dopé par la victoire de l’imam Khomeiny au milieu des années 70, commença un lent processus de prise en otage des consciences et des corps qui aboutit un peu partout aux mêmes résultats visibles (démultiplication des mosquées, des barbes sauvages pour les hommes et des camisoles de force  pour les femmes) et audibles (précisément le volume des appels à la prière). 

21 nov. 2016

L’Europe, frappée d’amnésie, par Zvi Mazel


Aors que le monde est en proie au terrorisme et aux désastres humanitaires, la communauté internationale garde les yeux rivés sur Israël. Le seul et unique Etat du peuple juif est bien celui que l’on s’acharne à condamner, ce véritable havre de démocratie niché au beau milieu d’une sphère arabo-musulmane en proie aux violences et qui ignore les notions de droits de l’homme ou de progrès social. Le fait que l’Union européenne, gardienne autoproclamée des droits de l’homme, mène le front de ces attaques, est un phénomène qui ne lasse pas de surprendre. C’est comme si le Vieux Continent avait choisi d’oublier les effets dévastateurs de l’occupation islamique en Afrique du Nord et au Proche-Orient.

18 nov. 2016

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Tet Zain Hechvan 5777 - 17 novembre 2016

Les récentes échéances électorales dans plusieurs pays occidentaux ont dévoilé une réalité que l’on soupçonnait depuis quelque temps. Les démocrates ont un problème avec la démocratie, et on se demande s’ils n’envisagent pas d’en changer les règles afin que les résultats correspondent à leurs attentes. Les fondements de la démocratie sont simples, même si elle connaît des régimes divers à travers le monde.
 
Proud member of the basket of deplorables

L’essence de la démocratie est qu’il s’agit avant tout d’une méthode pour traduire la volonté générale d’un groupe, nation ou fédération de peuples, à travers le choix de représentants ou de leaders. Le principe de cette méthode est que les règles sont connues et acceptées à l’avance par les participants. L’autre fondement de la démocratie est la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif et le juridique.

25 oct. 2016

Obtenir de l'islam ce que Napoléon a obtenu du judaïsme, par Pierre Monzani

Le précédent de Napoléon avec les juifs est un exemple qui doit inspirer l'action de l'État à l'égard des musulmans, plaide le Préfet, ancien conseiller de Charles Pasqua pour la sécurité.


Chacun sait, ou perçoit sans le formaliser, que nous payons des décennies de faiblesse, de renoncements, de refus du réel. À force de brocarder la nation, à l'heureuse exception de Jean-Pierre Chevènement à gauche ou des regrettés Charles Pasqua et Philippe Séguin à droite, et de tous ceux, si nombreux, marginalisés en dehors du Système, à force de stigmatiser le patriotisme, à force de mépriser la tradition et l'autorité, la République est devenue une faiblesse alors qu'elle fut la force. Il est facile de brûler le drapeau quand il a été laissé à terre. Il est difficile de mettre au garde-à-vous quiconque quand ce même drapeau n'est pas hissé.

24 oct. 2016

Police, école, hôpitaux: les institutions mises à sac, par Eloïse Leneslay

Jeudi soir, ils sillonnaient Paname pour la quatrième nuit consécutive, mais aussi Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice, Toulouse. Bravant les consternantes menaces de sanctions de leur directeur général Jean-Marc Falcone, dont ils réclament dans la foulée la démission, les policiers sont de plus en plus déterminés à faire connaître leur ras le bol.  De la haine anti-flic, du laxisme judiciaire, du manque de moyens, des agressions à répétition dont ils sont la cible : 32'964 actes de « violences à dépositaires de l’autorité » signalés en 2015.


Partout, ils ont été acclamés par des applaudissements de riverains et des klaxons d’automobilistes. Sauf sur les Champs-Elysées, où ils furent hués, mercredi, par un groupe de racailles désireuses de « niquer la police ». Ce même jour, à Vénissieux, des officiers de la DST et de la BAC venus arrêter un dealer essuyaient des jets de pavés, de boules de pétanque et de cocktails Molotov, l’arme suprême des émeutiers. Celle qui avait déjà servi au Val-Fourré de Mantes-la-Jolie puis à la tristement célèbre Grande Borne, dans l’Essonne, cette interminable étendue de barres HLM qui serpentent à la lisière de Viry-Châtillon et Grigny. Une souricière à taille inhumaine de 3'685 logements qui semble avoir été bâtie pour la délinquance ; une cité dans la cité, dont il est difficile de s’extirper une fois piégé à l’intérieur. Il y a trente ans déjà, elle était un vivier de « sauvageons ». Elle a vu grandir des Amedy Coulibaly. Aujourd’hui, les forces de l’ordre n’osent plus guère s’y aventurer, les voyous prospèrent, les locataires subissent. Aucun homme politique n’enverrait ses propres enfants vivre dans un endroit pareil.

Qui a eu cette idée folle d’assassiner l’école ? par Régis Soubrouillard

C’est l’histoire d’une croisade. Une croisade menée par des idéologues contre l’idée que la mission de l’école serait d’abord d’instruire,  d’apprendre à lire, écrire et penser. Affligée par les méthodes de lecture infligées à ses propres enfants, Carole Barjon, journaliste politique à L’Obs, a cherché à connaître les responsables de ce désastre scolaire. Une enquête sur « les assassins de l’école » et un pamphlet sans concession contre les « pédagogistes ». L’attaque est d’autant plus inattendue qu’elle vient du camp progressiste : les journalistes sont aussi des parents d’élèves, pour lesquels la confrontation avec la réalité dépasse parfois l’idéologie.
Une des brillantes (et nombreuses) idées des pédagogos.

Les pédagos ont fait main basse sur le ministère

Peut-on faire aimer la France à ses élèves ? par Thomas Clavel

Cachez ces sentiments que je ne saurais voir.

lavisse élémentaire guerre cent ans
Un professeur d’histoire a-t-il pour vocation de faire aimer la France ou bien de préserver ses élèves d’un patriotisme suspect et contraire à l’esprit critique ? A-t-il pour mission de raviver les braises de l’épopée nationale ou celle d’en déconstruire la mythologie ? La question semble binaire. Comme si la transmission de l’amour de son pays et la recherche de la vérité historique s’excluaient nécessairement. Pourtant, c’est en ces termes qu’elle a été posée par deux professeurs d’Histoire-géographie d’un collège de Trappes. Et facilement tranchée.

23 oct. 2016

Cazeneuve, les "sauvageons" et le déni de réalité, par Shmuel Trigano

La multiplication récente d’agressions de plus en plus graves à l’encontre de la police et des enseignants porte à se demander si elles ne sont pas le signe avant-coureur d’affrontements plus graves, d’émeutes. Sont-elles concertées ou tout simplement l’effet de la vacuité du pouvoir ?

Chut ! La culture de l'excuse impose de ne pas dire  " racailles criminelles " mais " sauvageons ".
La grogne policière pourrait être le témoin objectif de cette dernière éventualité. De même que la valse hésitation du ministre de l’intérieur à l’égard des policiers, allant d’enquête administrative à cérémonies de conciliation.

21 oct. 2016

Antisionisme : le faux nez (crochu) de l’antisémitisme, par Oudy Bloch

Être antisioniste, ce n’est pas critiquer la politique de tel ou tel gouvernement israélien. Les Israéliens le font d’ailleurs mieux que personne. Non. Être antisioniste, c’est refuser aux Juifs la qualité de peuple et son corollaire : le droit à l’auto-détermination et à un Etat. La finalité de l’antisionisme est la disparition de l’Etat d’Israël. 

Le faux nez des antisiomites doit connaître de vrais dommages.
Or, remettre en cause l’existence même de l’Etat d’Israël -- compte tenu de sa spécificité juive -- ne peut s’analyser autrement qu’au travers du prisme de l’antisémitisme. Victimes de la doxa antisioniste à l’œuvre depuis la fin des années 1960, de nombreux politiques, journalistes et intellectuels français n’arrivent toujours pas à admettre cela.

13 oct. 2016

Cannabis : la réaction d'un professeur de médecine devant l'irresponsabilité politique, par Patrice Tran Ba Huy

Membre de l'Académie nationale de Médecine, Patrice Tran Ba Huy est professeur de Médecine à la Faculté Saint-Louis-Lariboisière et président de la Société française d'ORL.
A intervalles réguliers, le débat sur la dépénalisation du cannabis agite la scène médiatique. On y entend alors des soi-disant «responsables» politiques, tout ébaubis par l'audace de leur transgression, décliner une série d'arguments justifiant la légalisation de cette drogue. Curieusement ne sont pratiquement jamais évoquées les redoutables conséquences sanitaires qu'amplifierait sans nul doute pareille décision et que souligne un nombre croissant d'études épidémiologiques. 

De nombreuses études concordent pour montrer que le risque de schizophrénie est d'autant plus important que la consommation de tétrahydrocannabinol est précoce et intense.

On connaît les arguments des «abolitionnistes». La dépénalisation priverait le crime organisé d'une source majeure de revenus. Elle diminuerait significativement les coûts policiers, judiciaires et carcéraux liés à la politique de répression de cette drogue tout en assurant des rentrées fiscales estimées à près d'un milliard d'euros si celle-ci était taxée comme le tabac. Argument ultime, la prohibition du cannabis, légale depuis 1970, est un échec, la France occupant le premier rang des nations européennes avec plus d'un million et demi d'usagers réguliers, 600 000 usagers quotidiens et 300 000 gamins l'ayant déjà expérimenté! Alors pourquoi ne pas abroger une loi inefficace et donc inutile… bref une loi en jachère à l'opposé de la culture de son objet, elle en véritable explosion et en constant progrès de rendement (la concentration moyenne du tétrahydrocannabinol (THC), son principe actif, a été multipliée par 5 dans la résine au cours des dernières années).

9 oct. 2016

Un peuple martytisé en silence au Darfour, par Jacques Benillouche

Qui connaît le Darfour, où il se trouve et ce qui s’y passe ? En quoi peut-il intéresser l’Occidental moyen qui se sent peu concerné par un conflit tellement lointain qu’il n’a sur lui aucune prise, même morale. Des colloques cherchent pourtant à réveiller les consciences et à sensibiliser les participants sur un massacre qui se déroule dans l’indifférence générale de la planète. Plus les mots se font insistants et plus le cynisme du reste du monde s’affiche au grand jour. Pourtant le Darfour se rappelle à notre bon souvenir, de temps en temps, lorsque l’horreur de l’actualité dépasse l’entendement.

N'ayant pas la chance d'être nés en Judée Samarie, ils n'intéressent pas le monde hypocrite.
Le Darfour est l’exemple même de l’influence d’un islamisme qui intoxique des miséreux pour s’inviter dans un conflit qui ne le concerne pas. Il prouve combien est puissante l’indifférence des gouvernements occidentaux qui se sont bâtis une armure de protection pour ignorer la vérité et pour ne pas se sentir concernés. Il démontre comment les intérêts personnels des États passent avant tout sentiment humanitaire au point de ne plus pouvoir compter sur un brin de solidarité de leur part.

8 oct. 2016

L'identité n'est pas un crime, par Elisabeth Lévy

L’identité est une bonne question à laquelle on donne de mauvaises réponses, notamment aux deux extrêmes de l’axe idéologique – à ma gauche, les « amis des musulmans », emmenés par Edwy Plenel et Mediapart, de l’autre côté les « républicains patriotes », regroupés autour d’Alain Finkielkraut et de Causeur. Telle est la thèse de Matthieu Amiech, qu’il a écrite dans sa tribune « Ni Causeur ni Crieur », parue dans Le Monde daté du 2-3 octobre.
 
Finkie, à l'avant-garde de l’indispensable combat contre l’islamo-gauchisme.
On nous permettra, à moi et à mes amis « républicains fervents et martiaux » -- quoique nous soyons plutôt désabusés et inquiets --, d’accepter joyeusement l’honneur que nous fait l’auteur, en nous désignant comme l’avant-garde du combat contre l’islamo-gauchisme, qu’Alain Finkielkraut, notre imam très peu caché, a appelé le « parti de l’Autre ». En prime, nous voilà moqués comme « néo-churchilliens ». Il nous arrive sans doute de céder au lyrisme ridicule, mais à tout prendre, néo-Churchill, c’est toujours mieux que néo-Chamberlain.

5 oct. 2016

Bernard de La Villardière contre la doxa obligatoire, par Gilles-William Goldnadel

Insondable est le juste mot qui convient à la bêtise de tous les convenus. On croit que l’on a touché le fond, eh bien non, les bornés repoussent toujours les limites de la sottise connue.

Pour voir l'émission en replay : www.6play.fr/dossier-tabou-p_6188
Un esprit sain pouvait penser que le reportage réalisé par Bernard de la Villardiere pour M6 et consacré à l’échec rencontré par la république pour régler les problèmes islamiques lui aurait valu la reconnaissance de ses pairs.

Cyrille Louis et Natacha Polony renvoient dos à dos meurtrier palestinien et victime juive, par Jean-Pierre Bensimon

Quand on a appris le meurtre au couteau pendant son sommeil de Hallel Yaffa Ariel, une fillette israélienne de 13 ans, les échos rapportés par les média français se sont structurés selon un schéma homogène

Hallel Yaffa Ariel
Le fait brut, l'acte de meurtre, était correctement relaté. Mais il était toujours assorti d'une exonération du tueur (la "colonisation," le "sentiment d'humiliation") et surtout de l'élision des éléments de contexte: le système palestinien d'incitation collective au meurtre, la rétribution du commettant et de sa famille, la joie affichée de la mère du tueur élevé au rang de "martyr." En un mot, les professionnels de l'information avaient construit un récit vide de sens dont la fonction ne pouvait être que de masquer les mécanismes contemporains de production de l'horreur en terre d'islam et dans les Territoires palestiniens en particulier.

2 oct. 2016

De la police de la pensée à la purification des mœurs, interview de Pierre-André Taguieff

Interview par Patrice de Méritens, Le Figaro Magazine, 20 mai 2016, pp. 34-38 (rubrique « Esprits Libres »).

 
 
Pierre-André Taguieff, un des meilleurs penseurs des dérives de notre époque post-moderne
Que vous inspire l'affaire Baupin qui relance la question du sexisme dans notre société ? 
 
Pierre-André Taguieff – Tout d’abord que Tartuffe est à gauche : après Cahuzac l’inflexible intègre pris la main dans le sac, on tombe sur Baupin le « féministe » aux mains baladeuses. Ensuite qu’un certain journalisme dit d’investigation s’est spécialisé dans la dénonciation et l’appel à la délation au nom de la vertu et de la transparence. Le mouvement de purification enclenché prend l’allure d’un vaste règlement de comptes, voire d’une chasse aux sorcières. Enfin que la lutte pour le pouvoir interfère de plus en plus avec la lutte des sexes. Quoi qu’il ait pu faire, Baupin est un coupable idéal : un homme blanc hétérosexuel de plus de cinquante ans et exerçant de hautes responsabilités politiques. On comprend qu’il puisse faire de l’ombre à ses concurrentes au sein de son parti, qui peuvent désormais se présenter comme des victimes de la « domination masculine ». La politisation de la compétition entre les sexes, initiée par certains milieux féministes, se nourrit de passions négatives : envie, jalousie, ressentiment, esprit de vengeance, etc. Et s’enrobe de thèmes victimaires. Nous y sommes plongés.  
 

Précis de l’identité juive, par Daniel Horowitz

Israël se définit comme Etat Juif, mais cette définition relève d’une identité, et non pas d’une religion. La religion juive est certes liée à la judéité, mais n’en est pas synonyme. Les Juifs étant un peuple, la judéité constitue l’ensemble de ce qu’on produit les Juifs, dont la religion. Il est vrai qu’en Israël celle-ci bénéficie de privilèges eu égard à l’Histoire, mais c’est également le cas de pays de tradition chrétienne comme le Royaume-Uni, la Norvège, le Danemark, l’Argentine ou la  Grèce, qui n’en sont pas pour autant des théocraties. La France quant à elle est dotée d’une loi séparant l’Eglise de l’Etat, mais cela n’empêche pas les jours fériés d’y être catholiques, ni la religion d’y jouir dans certains cas d’un statut officiel[1], ce qui fait que le clergé peut être payé par l’Etat et les évêques nommés par le Président la République.

Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide. Épicure
De nos jours de nombreux Juifs à travers le monde sont athées tout en se revendiquant juifs à part entière.  Les ultra-religieux les appellent Apikorsim, référence à Epicure[2]. Mais alors que l’épicurisme a souvent une connotation péjorative, cette pensée est en réalité a l’opposé de l’acception courante, qui en est une caricature.

1 oct. 2016

«Dossier tabou» de M6 sur l'islam : irruption du réel et retour des censeurs par Céline Pina

Ancienne conseillère régionale d'Ile-de-France, Céline Pina avait dénoncé, en 2015, le salon de «la femme musulmane» de Pontoise. Elle a récemment publié Silence Coupable (éditions Kero).

Pour son premier volet, Dossier tabou, diffusée ce mercredi 28 septembre 2016 sur M6, a choisi l'islam. En fait il sera surtout question d'islamisme dans cette émission. Le ton est donné d'emblée par le sous-titre qui accompagne la thématique choisie: «L'échec de la République».

Un dossier sans hypocrisie, à revoir sur le lien :
http://www.6play.fr/dossier-tabou-p_6188
Pour son premier numéro, Bernard de la Villardière a osé... osé montrer les arrière-boutiques pas très propres, pas très nettes d'un soi-disant Islam de France où l'on concocte le détricotage de la République, osé montrer que cet islam de France n'a en fait rien de français, car encore entièrement lié idéologiquement, culturellement et financièrement au monde arabo-musulman. Osé montrer le laxisme aveugle de la bien mal nommée puissance publique: un ministère de l'Intérieur incapable de recenser les mosquées de France, un maire englué dans des pratiques clientélistes et dans le déni, des élus brandissant l'argument du culturel pour mieux financer le cultuel… 

28 sept. 2016

Qui décide de la capitale d’Israël ? par InfoEquitable

En 2012, HonestReporting a obligé le journal anglais The Guardian à s’excuser pour avoir unilatéralementdécidé que la capitale d’Israël n’était pas Jérusalem, mais Tel Aviv. Il ne s’agissait pas d’une simple erreur : lorsqu’une demande de correction lui fut présentée, The Guardian commença par refuser et adopta la position selon laquelle Israël avait tort sur l’emplacement de sa propre capitale. The Guardian ne fit marche arrière et ne s’excusa que sous la menace d’une action en justice.

La Knesset (parlement israélien) et les autres bâtiments gouvernementaux, à Jérusalem
La Knesset (parlement israélien) et les autres bâtiments gouvernementaux, à Jérusalem
Grâce aux efforts de HonestReporting, l’Ofcom, l’organe britannique de régulation de la presse à l’époque, changea ses règles et The Guardian modifia l’ensemble de son « guide de rédaction », ce qui fait que le journal a maintenant pour politique globale de désigner comme capitale d’Israël « Jérusalem ».

Les Implantations Israéliennes, la ligne Violette et le Sourire du Chat, par Malcolm Lowe

S'il est une chose qui embarrasse les vrais amis d'Israël, c'est bien la question des implantations (ou colonies de peuplement) au-delà de la « ligne verte » (un terme trompeur, comme nous le verrons). Le processus est désormais rodé : un homme politique étranger arrive à Jérusalem et prononce un discours authentiquement admiratif sur l'Etat d'Israël et ses réalisations, lequel se conclut généralement par un cri de détresse concernant sa politique d'implantations qu'il juge « illégale au regard du droit international ».

Le chat du Cheshire et ses questions philosophiques...
Ces amis d'Israël commettent, comme nous allons le démontrer, une erreur fondamentale. En raison du caractère interminable des négociations sur une « solution à deux Etats », le conflit entre Israéliens et Palestiniens est appréhendé comme s'il avait toujours été une guerre entre deux Etats. En fait, il a commencé comme une guerre civile sous le mandat britannique en Palestine et s'est poursuivi comme tel jusqu'à la fin des années 1980. A cette époque, presque toutes les colonies de peuplement existaient déjà. Par conséquent, les dispositions du droit international qui pourraient leur être appliquées sont celles qui se rapportent aux guerres civiles, et non à des guerres interétatiques.