23 mai 2016

La France bientôt judenrein ? par Benoît Rayski

C’est en bonne voie. Là où les voiles arrivent, les Juifs partent.
Les chiffres sont éloquents. On pourra même les juger effrayants. Ce ne sont que des chiffres. Froids, abstraits, vidés de toute chair humaine. Nous n’avons que les chiffres. Alors citons-les.
Les hordes antisémites à l'assaut de la synagogue de la Roquette à Paris le 13 juillet 2014

Ils figurent dans un long rapport, L’an prochain à Jérusalem ?, établi par Jérôme Fourquet de l’IFOP et ses collaborateurs. Des mois et des mois d’enquêtes, de sondages, d’entretiens. Voici quelques-uns de ces chiffes. En 2015, 8 000 Juifs ont quitté la France pour l’Israël. Des milliers d’autres Juifs ont fait de même en choisissant pour destination la Grande-Bretagne, le Canada ou les Etats-Unis. De ces chiffres les plus parlant sont ceux qui concernent la région parisienne.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU s’est-il transformé en Frankenstein ? par Hillel C. Neuer

GENÈVE, 20 mai 2016 — Lors d’une déclaration mardi devant le Congrès des États-Unis, pendant une audience très suivie au sujet du 10e anniversaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies le mois prochain, le directeur exécutif d’UN Watch Hillel Neuer a remarqué que Genève célèbrera au même moment le 200e anniversaire de la publication de Frankenstein, produit du cauchemar de juin 1816 de Mary Shelley lors de sa visite dans la villa de Lord Byron, juste de l’autre côté du lac, en face de l’emplacement actuel du CDH.
 
Hillel C. Neuer devant le Congrès des USA







 Merci, M. le Président. Nous nous rencontrons pour le 70e anniversaire de la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, dont les créateurs se sont rassemblés cette même semaine, en mai 1946, un an après les atrocités nazies. Eleanor Roosevelt en devint la présidente fondatrice, et René Cassin, l’éminent juriste et philosophe, le vice-président. Les fondateurs avaient un rêve : celui de réaffirmer le principe de la dignité humaine, et de garantir les libertés fondamentales à tous.
Avec le temps, cependant, les dictateurs ont détourné la commission — élisant même le chef du régime meurtrier de Libye, Mouammar Kadhafi, comme président ; 1946, Eleanor Roosevelt ; 2003, le colonel Kadhafi.

22 mai 2016

Itzak Rabin n'était pas un pacificateur amblyope, par Jeff Dunetz

Il y a dix-neuf ans, le 4 Novembre, 1995 Yitzhak Rabin a été assassiné par un fanatique israélien. Depuis sa mort, le mythe de la paix de Rabin a pris des proportions énormes. Mais la vision finale de Rabin pour la paix était soi-disant « belliciste » au parti de la droite - au Premier ministre Benjamin Netanyahu. Itzhak Rabin était le dernier premier ministre d'Israël, qui ne soutenait pas la création d'un état palestinien.

Les positions de Bibi sont nettement plus modérées que celles de Rabin.
 Même si le processus a été un échec, certains croient qu’Yitzhak Rabin mérite un point d’honneur pour avoir tenté de faire la paix par le biais du processus d'Oslo. Mais l'ancien Premier ministre n'était pas du genre aveugle qui place la «paix par-dessus tout », selon les libéraux aux États-Unis et en Israël. Rabin n'a pas encouragé la création d'un état palestinien, et estimait que Jérusalem était la capitale indivisible de l'état juif.

20 mai 2016

Je suis le Juif, par Eitan Chitayat

Le publiciste Eitan Chitayat, propriétaire de l’agence de publicité « Natie », a  décidé de soutenir le combat  d’Israël et a créé une vidéo intitulée: ‘I’m the Jew’  (Je suis le Juif) présentant des dizaines de personnalités connues d’origine juive ou qui se sont prononcées sur l’antisémitisme avec un texte acéré et virulent, qui nous rappelle à tous, et principalement au monde entier, que la moitié de ses acteurs, de ses artistes et de ses personnalités adulées sont des Juifs.

19 mai 2016

Affaire Baupin, violences des casseurs, Black M : La diagonale des fous, par Gilles-William Goldnadel

Il existe aujourd'hui sur la carte politique et médiatique occidentale, une ligne, hier invisible, mais qui, jour après jour, commence à apparaître clairement. Je l'appellerai «la diagonale des fous».

Comment parvenir à extraire la pierre de la folie ?
Cette semaine, on peut la suivre à la trace. Elle a commencé par un point nommé Baupin.
J'avoue que ma première réaction n'a pas été la bonne. Il s'agissait d'une sorte de joie mauvaise. Constater, une fois de plus, que le parti de celui qu'on surnomme «le khmer vert», ce club de donneurs de leçons de morale antiraciste, féministe, humaniste aura donné de beaux spécimens d'islamo-gauchistes sourds et hypocrites devant le terrorisme, l'antisémitisme, l'homophobie et le sexisme dès lors qu'ils n'étaient pas blancs. La dernière perle d'inculture en la matière émanant de la sénatrice Benbassa renvoyant porteuses de minijupes et de voiles dans le même ghetto des femmes dominées.

17 mai 2016

« Une grande fête d’Auschwitz avec Booba ou Nekfeu ? » par Alain Finkielkraut

Le philosophe et académicien français est consterné par la tournure des événements et se désespère des réactions de la gauche officielle.

Le conformisme idéologique en France, par Jacques Tarnero


Michael Grynszpan s'entretient avec Jacques Tarnero, en colère contre le conformisme idéologique en France.
Jacques Tarnero, ex-chercheur du CNRS, essayiste, documentariste, était de passage en Israël, invité au colloque Schibbolet. 












































Il travaille en ce moment à un nouveau documentaire sur l'opération Entebbe.

http://radiotaf.com/emission/contrepoint/broadcast_363

LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN, par l’ambassadeur Alain PIERRET

Monsieur Alain Pierret, j'ignorais à ce jour qu'il existât au Quai des diplomates sensés et décents.
Je vous remercie pour ce texte, qui ne rachète certes pas le déshonneur des «méharistes du Quai», mais qui présente un rappel salutaire, fait rarissime venant de la
part d'un collègue des Roquets d'Orsay.

L’Ambassadeur Alain PIERRET : diplomate, il a été ambassadeur de France au Niger, en Israël (juillet 1986-août 1991), en Belgique et auprès du Saint-Siège, puis a fait partie d'une mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France sous l'Occupation en 1999. Il fut ancien directeur des Nations Unies et des Organisations internationales.

L’UNESCO ENTRE FORFAITURE ET HYPOCRISIE, par Raphaël Draï

Raphaël Draï 1942-2015 (zal) n'aurait pas été surpris  par la récente déclaration négationniste de l'Unesco. Il en avait déjà souligné la forfaiture et l'hypocrisie dans ce texte de janvier 2014. En revanche je gage qu'il aurait été atterré par la position de la France en faveur de cette abjection.

Raphaël Draï z'l

I.

Le slogan de l’UNESCO pour le XXIe siècle est formulé en ces termes: « Construire la Paix dans l’esprit des hommes et des femmes ». Autant dire  qu’outre sa destination vers l’extérieur des murs de l’institution internationale sise à Paris, au métro Ségur, ce slogan la rappelle en tant que de besoin à sa vocation initiale, celle qui a justifié sa création à côté de l’ONU en 1945. Que son siège ait été fixé à Paris n’est pas sans signification non plus: si la Wehrmacht a défilé sur les Champs-Elysées, elle n’a pas eu l’occasion de parader à Picadilly Circus. Pour un individu comme pour une institution, la forfaiture qualifie un manquement grave, injustifiable et conscient à sa raison d’être. C’est donc ce risque qu’encourt cette institution internationale après l’annulation, maquillée en report, d’une exposition consacrée au peuple juif et à son lien avec la terre d’Israël. Une annulation qui a provoqué tant de réactions scandalisées qu’il a bien fallu que la direction générale de l’UNESCO fasse légèrement marche arrière et qu’elle transforme l’annulation définitive en « report »; comme quoi dans le jeu des institutions internationales la règle prédominante est non pas la paix des esprits mais la capacité d’affronter un rapport de forces, y compris dans le monde qui se proclame celui de la culture. Car la faute de la direction actuelle de l’institution, incarnée par la bulgare Irina Bokova, vouée à l’objectif précité, est à deux versants.

Nauséeux symptômes, par Pierre Saba

Le décès du dessinateur Siné a donné lieu à une série de dithyrambes funèbres médiatisés à l’envi.

Ni la condamnation du défunt au titre de la loi condamnant le racisme et l’antisémitisme, ni ses réitérations publiques antisémites, ni sa participation à un parti «antisioniste» composé de repris de justice antisémites, ni ses soutiens acharnés et publiés aux propos et actions antisémites d’un ancien humoriste qui collectionne les condamnations pénales pour incitation à la haine raciale et fraudes fiscales, non, rien de tout ceci n’a empêché, freiné ni restreint les hommages publics, respectueux et déférents à sa personne. 























C’est donc la mémoire d’un dessinateur exprimant régulièrement son antisémitisme qui a été honoré en France sur la plupart des radios, télés, presse écrite et autres médias numérisés.

Il s’agit d’un trait moral public, d’une doxa qui désormais se diffuse ouvertement en France aux côtés des attentats, violences, et offenses antisémites, falsifications historiques, du racisme général, de l’intolérance sociale et politique, de l’impotence manifeste des pouvoirs publics à faire respecter le Droit, de la déliquescence de l’esprit républicain et des violations des principes sacrés tels que consacrés dans la charte des Nations-Unies.

A titre d’indicateur, la France a, cette année encore, reculé dans le palmarès de la liberté de la presse dressé par l’organisation «Reporters sans frontières».

15 mai 2016

Black M à Verdun : oui, c’est une insulte à nos Immortels, par Régis de Castelnau

M’étant permis de critiquer le lynchage médiatique dont Mgr Barbarin avait été l’objet, j’appris de la bouche d’Ariel Wizman que j’étais un « avocat catholique bien connu ». Fort contrarié par l’organisation d’un concert de rap à Verdun pour commémorer le centenaire de la bataille, j’apprends maintenant des bouches du maire de la ville et du secrétaire d’État aux Anciens combattants suivis par les petits valets de la presse mainstream que cela ferait de moi un « raciste d’extrême droite ». Autant l’impair de Wizman m’avait fait sourire, autant l’insulte proférée par les deux zigotos dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à présent  risque de me rendre vraiment grognon. Alors, je vais dire aux ci-devant Samuel Hazard et Jean-Marc Todeschini, respectivement maire et secrétaire d’État, et à leurs petits copains, qu’il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas, enfin en tout cas avec lesquels moi je ne plaisante pas. Que s’ils entendent se déshonorer, je souhaiterais qu’ils évitent de le faire en me crachant dessus.

Black M, parfaite synthèse entre variété débilitante et racaillitude grand-guignolesque, membre du groupe Sexion d’Assaut, dont le nom évoque avec délicatesse les Sturm Abteilung du parti nazi.
Monsieur Hazard prétend que l’artiste qu’il a choisi pour honorer la mémoire de 300 000 Français tués pour la défense de leur pays, est « l’artiste préféré des Français en 2016 ». Étant français, et n’ayant pas encore émigré sur la planète Mars, je n’avais pourtant jamais entendu parler de Black M. Je me suis un peu renseigné, j’ai un peu écouté, et j’ai constaté que les Français de Monsieur le maire, étaient exclusivement des ados et des pré-ados. Petit phénomène commercial qui sera probablement oublié l’année prochaine, il n’y a pas grand-chose à dire sur la musique et le style de l’artiste, peut-être un peu plus sur son inspiration, le racisme, la misogynie et l’homophobie y étant très présents.

Aux soldats de Verdun, la République peu reconnaissante… par Laurent Gayard

Malgré l’annulation de Black M, le mal est fait.

La République et ses élus reconnaissants ont finalement décidé d’épargner aux morts de Verdun l’ultime insulte de voir une caricature de gangsta américain à la sauce Skyrock, alias Black M, venir symboliquement piétiner leurs tombes, mais le mal est déjà fait. Puisqu’on nous rappelle à longueur de temps l’importance du devoir de mémoire, remarquons que la mémoire de Verdun s’est définitivement effacée dans le crâne des élus de la République. « Après trois jours d’intense polémique venue notamment des rangs de l’extrême droite, la mairie de Verdun (Meuse) annonce, ce vendredi matin, l’annulation du concert de Black M programmé pour commémorer le centenaire de la terrible bataille. »1. Il est entendu qu’il faut nécessairement être d’extrême droite pour trouver choquant qu’une sorte de pantin bling-bling soit choisi comme tête d’affiche d’une soirée destinée à rendre hommage aux 300 000 morts et au 400 000 blessés de la bataille de Verdun.
 
« Ne pas se prendre la tête » est devenu l’idéologie reine de toute une époque et notre société enrage de devoir prendre encore au sérieux quelques vagues tragédies de notre histoire.
En choisissant Verdun comme point de fixation pour tenter de saigner à blanc l’armée française lors de l’opération Gericht (« Jugement »), le général allemand Erich Von Falkenhayn pensait entraîner la France dans le piège du patriotisme et faire en sorte que des sacrifices insurmontables soient consentis pour tenir cette place-forte et ce lieu symbolique où fut signé en 843 le traité de Verdun qui donna naissance aux royaumes de Charles le Chauve, Lothaire et Louis le Germanique et détermina tout le destin de l’Europe. Mais le plan de Falkenhayn réussit trop bien : il parvient à galvaniser la résistance des troupes et l’adhésion de la population à l’effort de guerre. Après avoir engagé 1 200 000 hommes contre un nombre légèrement inférieur de Français, l’armée allemande devra s’avouer vaincue à Verdun, après avoir laissé dans l’aventure 150 000 morts et 200 000 blessés, un sacrifice tout aussi effroyable que celui consenti par l’armée française pour tenir Verdun.

Hommage à un homme très comme il faut, par Allegra

Et " il va nous manquer " nous disait un hommage élogieux diffusé ce matin sur la RTBF radio première. 


 Je pique sur le site de la RTBF :
« Figure historique de Charlie, il en avait été licencié en 2008 après plus de 20 ans de collaboration, pour des accusations d'antisémitisme qu'il réfutait.
A l'époque, son éviction fit grand bruit car elle faisait suite à une chronique ironisant sur une éventuelle conversion au judaïsme d'un des fils de l'ancien président Nicolas Sarkozy.
Poursuivi pour "incitation à la haine raciale", Siné avait été relaxé par le tribunal, qui avait considéré que ses propos tenaient plus de la satire que de l'antisémitisme. » 

13 mai 2016

Trêve de mondanités, par Gilles William Goldnadel

Quand donc la communauté juive de France soi-disant organisée prendra-t-elle conscience de la nature véritable de la menace mortelle ? Va-t-elle se contenter de passer en pertes et profits l'impardonnable vote de la France en faveur de cette résolution de l’Unesco qui attribue des appellations arabes aux lieux saints du judaïsme ? 
 
Une mosquée occupée par des Juifs
Jamais, avant cette résolution, la France n'avait autant cautionné les vieux fantasmes islamo-palestiniens qui aiment à croire que les Juifs veulent détruire les mosquées de Jérusalem. Ainsi, au point 14 de l'étrange motion, les Juifs perfides sont accusés d’avoir fabriqué de fausses tombes pour s'emparer des cimetières musulmans…
 
Un cimetière musulman envahi par les Juifs
La vieille politique arabe de la France, main dans la main avec ces nouveaux fonctionnaires acculturés qui se soumettent à la lecture coranique de l'Histoire. Le consulat de France à Jérusalem doit exulter. Comme plus tragique référence historique, je ne vois que le consul de France à Damas, Mr de Ratti-Menton, en 1840, quand il accusa les Juifs de la ville d'avoir commis un meurtre rituel à l'encontre d'un moine capucin. Ce fut les prémices d'un terrible pogrom…

12 mai 2016

Sacrifice et indépendance, par Vic Rosenthal

Mercredi sera pour Israël le jour du souvenir des soldats tombés au combat. Plus de 23.000 militaires sont morts dans les guerres d'Israël (y compris les actions militaires d'avant la fondation de l'État), et environ 4.000 civils ont été tué à la suite de la guerre et du terrorisme.  Ceci est le vrai coût concret du maintien d'un Etat juif. Proportionnellement à la population, c'est environ le même nombre que les Américains qui sont morts dans toutes les guerres de l' Amérique depuis 1775, y compris la guerre civile et les deux guerres mondiales.

Ces Israéliens sont morts pour une seule raison : le rejet arabe et musulman de la souveraineté juive. Pas «l'occupation». Pas les "colonies". Pas les points de contrôle ni la barrière de sécurité. Mais le simple fait de ne pas accepter que l'une de ces terres ne peut être gouvernée par des Juifs. Ils ne l'ont pas accepté en 1920 quand ce ne fut qu'une possibilité, ils ne l'ont pas accepté en 1947 lorsque l'ONU l'a proposé, et ils ne l'acceptent pas en 1948, lorsque les Juifs déclare leur Etat. Ils ne l'acceptent pas aujourd'hui, et il n'y a aucune raison de penser qu'ils vont l'accepter dans un avenir prévisible. Et leur expression de ce refus a toujours été violent.

Un mur pour protèger les innocents contre les colons terroristes arabes, par Jean Vercors

Depuis un mois, un mur de protection s’érige dans la vallée de Crémisan, près de Bethléem et complète la barrière antiterroriste qu’Israël érige depuis 2002. 

La barrière de sécurité déplait aux Roquets d'Orsay et autres antisiomites.

Ce mur vise à protéger les Israéliens des infiltrations de terroristes venant de Beit Jella, une colonie arabe illégale de Judée. Les opposants défendent le droit des terroristes à librement aller tuer des juifs, et ce droit d’aller, venir et tuer est entravé par le mur (le terme mur est en fait inexact car la barrière anti terroriste est à 90 % en clôture métallique et 10 % faite d’un mur en béton).

10 mai 2016

Une initiative abracadabrantesque, par Jean-Pierre Bensimon

La France vient de lancer un plan pour résoudre le conflit israélo-palestinien dont il est impossible de comprendre la logique si l'on ne prend pas en compte la préparation de la présidentielle de 2017.
Sa Suffisance le Quai d'Orsay
Lors de ses vœux au corps diplomatique, le 29 janvier, Laurent Fabius avait évoqué une initiative française pour "faire aboutir, si c'est possible, une solution à deux états." Il s'agissait dans son esprit de réunir une vaste conférence internationale à Paris, le projet étant bien entendu endossé par François Hollande. En cas d'échec la France reconnaîtrait l'état de Palestine. La proposition revient en gros à la création d'un état palestinien suite à une conférence imposant le retrait d'Israël sur les lignes de 1967, c'est-à-dire l'évacuation de la Judée et de la Samarie et la division de Jérusalem.

Mardi dernier, le 16 février, l'initiative franchissait une étape décisive. Un diplomate, Patrick Maisonnave, était dépêché à Jérusalem pour la présenter aux responsables israéliens. En même temps, vingt ambassadeurs étaient envoyés avec le plan à Londres, Berlin, Moscou, dans toute l'Europe, aux États-Unis et dans de nombreux pays arabes. Ramallah avait eu droit quelques jours avant à la primeur du plan.

8 mai 2016

Le glas de l’intelligence française, par Léon Rosenbaum

C’est peu dire que le vote de la France en faveur d’un texte négationniste de l’Histoire réelle prétendant nier tout lien entre le Peuple Juif et le Mont du Temple à Jérusalem sonne le glas de « l’amitié traditionnelle franco-israélienne », une réalité des années cinquante et soixante du vingtième siècle, mais devenue depuis longtemps un slogan vide de sens. Ce vote scélérat sonne aussi le glas de l’intelligence française.
Voilà, c'est fait.
L’on ne peut se présenter comme la « ville lumière » où soufflent l’esprit, l’art et la culture, ce qui a justifié en son temps l’installation à Paris de l’UNESCO, et accompagner, voire précéder et encourager, l’effondrement moral de cette organisation faisandée depuis des lustres par la domination arabo-musulmane des institutions internationales.


6 mai 2016

Le déshonneur et la guerre, par Hannah

Nous venons de fêter Pessa’h, fête de notre libération de l’esclavage égyptien, et nous voici déjà dans une autre commémoration qui en fait est l’inverse de Pessa’h, Yom Hashoah*.


Je me pose parfois la question: pourquoi se réjouir de la sortie d’Egypte alors que nous savons ce qui vient ensuite? Rien de très original dans cette interrogation . C’est celle de la plupart d’entre nous. Cette question, Isaac Abravanel la posait déjà, il y a 500 ans, en commentant un  texte qui se trouve au début de la Haggadah. 
– Pourquoi devons nous fêter la sortie d’Egypte ? se demande-t-il. Il est écrit dans la Haggadah que: « Nous étions les esclaves de Pharaon en Égypte. Dieu nous sortit de là-bas d’une main forte et d’un bras tendu. Et si Dieu n’avait pas fait sortir nos ancêtre d’Égypte, nous serions encore les esclaves des pharaons, nous et nos descendants. C’est pourquoi…nous devrions raconter l’histoire de la sortie d’Égypte… »
– Et alors ?
se demande Abravanel, qu’avons nous gagné, nous les hommes de l’exil, à ce que nos ancêtres soient sortis d’Égypte ? Et si Dieu n’avait pas fait sortir nos ancêtre d’Égypte, nous serions encore les esclaves des pharaons, nous et nos descendants. Cet esclavage n’est-il pas préférable à notre exil en terres d’Edom (le monde chrétien) et d’Ismaël ?… qui nous détruisent et nous déportent ?.. »

L'islam et Jérusalem, par le professeur Kedar

Suite à la résolution inique votée à l'Unesco, présentée par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan et votée par la France, je remets en ligne cet ancien article de 2011 du professeur Kedar qui résume les faits historiques incontestables :

Jérusalem (tout au moins la vieille ville et le Mont du Temple) est une exigence politique palestinienne depuis sa libération de l'occupation jordanienne il y a plus de 40 ans, bien qu'elle n'ait jamais été la capitale de quoi que ce soit dans l'Islam, et même pas la capitale de la région Palestine après la conquête musulmane du VIIe siècle. La capitale était Ramla. Ce qui pose la question : quelle est l'origine de la sainteté de Jérusalem dans la religion qui a été fondée et a grandi dans le désert d'Arabie, devenu aujourd'hui l'Arabie Saoudite ? D'où vient ce statut de troisième lieu saint de l'Islam alors que Jérusalem ne figure même pas une seule fois dans le Coran ?

Nouveau consensus à l'ONU: Israël doit payer ! par Benny Avni

Les États-Unis viennent de s'associer à une demande onusienne de restitution du Golan à la Syrie, presque comique dans les circonstances actuelles. Cette attitude en dit long sur l'état d'esprit actuel d'Obama vis-à-vis d’Israël et  sur sa volonté de suspendre le bouclier diplomatique traditionnel à l'ONU. Y parviendra-t-il? Les électeurs américains pourraient en tenir compte lors de l'échéance présidentielle qui approche. (NdT)


Le régime de Bashar Assad est indigné. Il est tellement furieux qu'il a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de faire quelque chose. Et voila que ce Conseil, États-Unis compris, s'est enfin mis d'accord sur quelque chose concernant le dossier syrien: la Syrie devrait obtenir d'Israël le retour des Hauteurs du Golan.
Les hauteurs du Golan depuis les vignes Ortal
Pas celui de Raqqa, la capitale du califat de l'État islamique, ni celui de l'antique Palmyre. Par celui du Nord-est de la Syrie, entre les mains des Kurdes, ni celui du cœur de la Syrie, contrôlé par le Front al-Nusra, une filiale d'Al Qaeda. Et pas non plus le retour des enclaves dominées par des Druzes ou divers seigneurs de la guerre.

France : la pré-guerre civile dont il est interdit de parler, par Patricia La Mosca

Mardi dernier, à Nantes, un policier a été projeté au sol par les émeutiers qui lui ont enlevé son casque et l’ont battu à la tête à l’aide de barres de fer. Le gardien de la paix a été grièvement blessé lors de cette agression, et selon les badauds et les commerçants présents alentours, s’il n’avait pas été secouru par ses camarades ainsi que par quelques volontaires spontanés il ne fait aucun doute qu’à l’heure actuelle il serait mort.
 
Les media tricolores ont globalement commenté cet épisode des violences qui secouent leur pays sans interruptions, mais ils s’efforcent d’isoler et de minimiser l’étendue et la dureté des affrontements, comme nous l’explique Damien.
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Damien, c’est cet officier de police qui nous avait informés à l’occasion du déraillement de Brétigny-sur-Orge, en juillet 2013, et qui avait permis au public de savoir ce qui s’était réellement passé sur les lieux de l’accident, notamment au sujet du pillage des blessés et des cadavres, et des affrontements entre les individus issus des banlieues et la police.

5 vérités sur le Collectif contre l’islamophobie en France, par Isabelle Kersimon

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) justifie son existence et ses actions dans un communiqué rageur publié sur son site. Fin connaisseur des figures qu’exècrent les internautes dévoués à sa cause, il attaque Caroline Fourest, cible récurrente de tout ce que la webosphère compte d’islamistes, d’extrême-gauchistes et d’extrême-droitistes, d’antilaïques et de racistes de toutes obédiences.

"Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobe ! ", Elisabeth Badinter
Largement relayé par nos confrères, toujours invité sans le moindre contradicteur sur les plateaux, se targuant au fil des années d’une audience qu’il a en effet su développer auprès d’instances européennes et internationales, mais aussi de certains politiques français, le CCIF est une véritable machine de guerre idéologique dédié à une cause unique : soulever les Français musulmans, essentialisés en un ensemble homogène de fois et pratiques, contre ceux qui combattent l’islam politique et ses avatars. Son arme porte un seul nom : islamophobie.

5 mai 2016

Des Modérés? En Grande Bretagne? Redites moi ça encore? par Douglas Murray

Cet article  concerne le Royaume-Uni. Je gage que les résultats d'un tel sondage appliqués à la France seraient tout autant, si ce n'est davantage, catastrophiques [note de dk].

Qui n'a pas entendu parler des « musulmans modérés » et du fait qu'ils seraient majoritaires au sein de leur communauté ? Après chaque attaque terroriste, les hommes et femmes politiques nous affirment que « la majorité des musulmans est modérée et condamne la violence ». Après chaque atrocité, les éditorialistes et commentateurs se précipitent pour affirmer que « bien sûr, la vaste majorité des musulmans est modérée ». Mais est-ce si vrai ? Dans leur majorité, les musulmans sont-ils réellement « modérés » ?


Un certain nombre d'informations nous permettent d'imaginer le contraire, à commencer par les sondages d'opinion. De manière régulière, les sondages réalisés au sein du monde occidental, ne parlons pas du Moyen Orient ou de l'Afrique du Nord, mettent en relief une image quelque peu différente du « musulman modéré ».

1 mai 2016

Une autre lecture de la décision de l'UNESCO sur la "Palestine occupée", par Jean-Pierre Bensimon

L'adoption de la "décision" du Conseil exécutif de l'UNESCO du 15 avril dernier a provoqué beaucoup d'émotion parmi les soutiens juifs d'Israël, d'autant qu'à la différence de plusieurs grands pays occidentaux, la France (1) a voté en sa faveur.


Ces soutiens ont retenu avant tout le négationnisme qui sous-tend en filigrane le texte de cette décision, d'un bout à l'autre. En effet, des noms arabes y sont attribués à tous les lieux hautement symboliques de la tradition juive (le Mont du Temple, le Caveau des Patriarches, la tombe de Rachel, etc.) et il n'est fait mention nulle part d'un lien antique des Juifs avec Jérusalem ou avec la "Terre d'Israël."
Le Kotel, lieu saint musulman par la grâce de l'Unesco, pour le plus grand plaisir du peuple inventé en 1964
Le texte de la décision du 15 avril a été rédigé par les experts de l'Autorité palestinienne et il a été présenté à l'UNESCO par six pays, tous arabo-musulmans à l'exception du Liban. (2) Les soutiens juifs d'Israël ne doivent pas attendre que les Palestiniens, les grands experts contemporains de la guerre idéologique, diplomatique et juridique, leur fassent le cadeau de se préoccuper de la vérité ou même de la vraisemblance quand ils rédigent leurs libelles. Ils ne doivent pas attendre de leurs ennemis implacables, ni de leurs faux amis, la reconnaissance loyale de leur identité et de leurs droits. Quand très justement Benjamin Netanyahou demande en préalable aux Palestiniens de reconnaître Israël comme l'État du peuple juif, il les met au pied du mur. Il les oblige en creux à avouer par leur refus qu'ils visent exclusivement la disparition de l'État juif de la région et non une quelconque coexistence. 

Qui mettra un terme à la mascarade absurde de Nuit Debout ? par Jérôme Godefroy

Une vingtaine de jours d’observation personnelle et directe de ce happening répétitif me conduit à une seule conclusion : la plaisanterie, sympathique au début, a assez duré.

Je ne suis pas académicien philosophe et personne ne m’a craché au visage. Je ne suis pas un ancien ministre grec et personne ne m’a ovationné. Pourtant, depuis plus de trois semaines que je parcours le dallage minéral de la Place de la République à Paris, je prétends connaître assez bien cette agora transformée en gros foutoir par la grâce d’une irruption de colère, avec le concours d’un gouvernement mort de trouille et de journalistes indulgents, trop contents d’avoir trouvé un sujet de reportage pas cher et accessible en métro.

Les interventions illégales de l'Union européenne en zone de souveraineté israélienne confinent au saccage, par Hillel Frisch

" L'initiative française " est entrée dans l'actualité avec l'annonce de la réunion à Paris d'une conférence préparatoire le 30 mai. La démarche de la France consiste à bâtir une vaste coalition internationale pour imposer à Israël les exigences palestiniennes, quitte à provoquer la déstabilisation du dernier ilot de démocratie, d'ordre, de créativité et de prospérité au Moyen-Orient. Malheureusement, la France et l'Union européenne qui lui sert en l'occurrence de faux-nez, n'en sont pas à leur coup d'essai. Depuis une décennie, elles poursuivent sur le terrain une politique de construction forcenée d'habitations illégales, visant à modifier la composition démographique de la zone C en piétinant la souveraineté d'Israël dévolue par le traité Oslo II de 1995. Les Palestiniens transplantés subissent directement les dégâts de cette intrusion violente et dommageable. (NdT)
Tout le monde en conviendra, la connaissance de l'abécédaire est indispensable pour maîtriser la lecture, l'accès incontournable à la littérature et à la culture occidentale.

De même, comprendre les différences entre les zones A, B et C en Judée et en Samarie et leurs implications, est indispensable pour analyser les événements politiques et les flambées de violence qui affectent presque quotidiennement beaucoup d'entre nous.

Le vote de l’UNESCO : un événement total, par Shmuel Trigano

De la même façon que le sociologue Marcel Mauss parlait d’un « fait social total », le vote récent de l’UNESCO est un « événement total », c’est à dire une manifestation de la réalité  dans laquelle se retrouveraient toutes les strates de la socialité et se miroiteraient de multiples perspectives (politique, religieuse, économique, juridique…). Comme si la situation globale se donnait à lire dans un événement singulier.

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1. Le fait le plus puissant et le plus « irradiant » que cet événement donne à voir concerne la condition juive. Le verdict de ce tribunal inique prétend annuler, par la force de son verbe, 30 siècles d’histoire juive, qu’il réécrit entièrement à l’avantage de la vision ethnocentrique de l’islam[2], au déni -- faut-il le rajouter -- de l’histoire chrétienne de l’Occident. Le récit de la réalité historique et politique qu’il tente d’imposer dénie aux Juifs leurs droits religieux les plus fondamentaux et implique que les assertions du judaïsme quant aux lieux et au contenu de son histoire ne sont que des mensonges. C’est une agression symbolique de la personne juive dans toutes ses dimensions, une délégitimation qui porte en puissance une violence totale à son égard. Elle ne vise pas seulement la sécurité des Juifs : elle concerne l’essence de l’existence juive.