23 juil. 2016

L'islamisme, la gauche et le complexe colonial, par Laurent Bouvet

Comment expliquez-vous la difficulté d'une partie des intellectuels de gauche à penser l'islamisme voire simplement à prononcer son nom ? La communauté musulmane est-elle devenue le nouveau prolétariat d'une certaine gauche ?
Il y a sans doute plusieurs explications possibles à ce qui est chez certains intellectuels, journalistes, chercheurs… de l'aveuglement, plus ou moins volontaire, et chez d'autres, peu nombreux en fait, un choix déterminé, politique voire idéologique. Je privilégierai ici comme explication structurelle ce que l'on pourrait nommer le complexe colonial. 

Aveuglement volontaire
Dans le cas français spécialement et européen plus largement, la colonisation a particulièrement concerné des populations de religion musulmane. Depuis la décolonisation d'une part et la fin des grands récits de l'émancipation nationaliste ou anti-impérialiste d'autre part, une forme de pensée, et les désormais incontournables «études» qui vont avec dans le monde universitaire, post-coloniale s'est développée. Elle est appuyée sur une idée simple: l'homme blanc, européen, occidental, chrétien (et juif aussi) est resté fondamentalement un colonisateur en raison de traits qui lui seraient propres (comme par essence): raciste, impérialiste, dominateur, etc. Par conséquent, les anciens colonisés sont restés des dominés, des victimes de cet homme blanc, européen, occidental, judéo-chrétien.

22 juil. 2016

Henri Tincq, un journaliste intègre, par Dov Kravi

Vous ne connaissez sans doute pas Henri Tincq. Henri Tincq vient d’écrire dans Slate.fr un article intitulé « Le drame des chrétiens d'Orient : rester, résister ou mourir ».


Voici ce qu'il écrit dans un paragraphe évoquant leur sort tragique : « Les génocides des Arméniens et des Assyro-Chaldéens (1914-1920) vont saigner durablement la chrétienté orientale. Plus tard, la montée de l’islam radical en Egypte, la guerre civile au Liban (1975-1990), l’occupation israélienne de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie, la Révolution islamique d’Iran, l’infernal chaos irakien depuis 2003, la guerre civile en Syrie depuis 2011 vont accélérer l’émigration en Occident des coptes d’Egypte, des maronites libanais, des grecs-orthodoxes de Palestine, des chaldéens d’Irak, des melkites de Syrie, etc. ».

J'ignorais que « l'occupation israélienne de Jérusalem et de Judée Samarie » avait été à ce point funeste aux chrétiens de cette région. Au contraire, je croyais sottement qu'Israël avait rétabli la liberté de culte pour toutes les religions, une anomalie évidente dans cette région du monde.

Au passage, j'apprends que, aux yeux d’Henri Tincq, la libération par l’État hébreu de Jérusalem et de Shomron d'une occupation jordanienne illégale est équivalente aux pires événements ayant mené le Moyen-Orient à son chaos actuel.

Voilà : vous savez à présent qui est Henri Tincq, journaliste intègre et spécialiste des questions religieuses à la Croix et au Monde de 1985 à 2008.

18 juil. 2016

Les causes de l'islamisme criminel n'ont rien de mystérieux, par Gilles-William Goldnadel

Gilles-William Goldnadel, particulièrement inspiré, dresse la liste des sept facteurs qui expliquent le développement du terrorisme islamiste.

Une bonne claque au terrorisme islamique et à ses complices gauchisants
Par un très cruel paradoxe apparent, au fur et à mesure que la liste des suppliciés s'allonge, les raisons idéologiques du supplice vont commencer à disparaître. Pour le dire autrement, sous les coups de boutoir de l'horrible réalité, les sept piliers de la vérité confisquée sur lesquels l'islamisme criminel s'est arc-bouté sont en train de s'effondrer, un à un.

17 juil. 2016

France : cette guerre civile qui vient, par Yves Mamou

« Nous sommes au bord de la guerre civile ». Cette citation n'est pas celle d'un fanatique ou d'un malade mental. Non, elle émane du Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), l'un des principaux services de lutte contre le terrorisme. Patrick Calvar n'a « évoqué » le risque de guerre civile, il l'a martelé publiquement à trois reprises au moins. Le 12 juillet, il en a fait part aux membres de la commission d'enquête parlementaire « relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 ».


La police française a tiré et tué le terroriste tunisien qui a utilisé un camion bélier pour tuer 84 personnes à Nice le soir du 14 juillet.

En mai 2016, il a délivré le même message à une autre commission de parlementaires chargés de la défense nationale. « Les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l'ultra-droite qui n'attend que la confrontation ».

16 juil. 2016

Une riposte sans pitié, par Alexis Brézet

Merah, Charlie, le Bataclan, Magnanville, et maintenant Nice [Brézet a juste oublié l'hypercasher]… Combien de temps avant que nos yeux se dessillent ? Combien d'attentats sauvages, de massacres aveugles avant que nos dirigeants se résignent à admettre que le fanatisme islamiste a engagé une lutte à mort contre notre pays et notre civilisation ? Combien de victimes innocentes - hommes, femmes et enfants - avant que nos gouvernants se décident enfin à prendre contre ces fous d'Allah les mesures sans pitié qu'appelle leur barbarie ?


Merah, Charlie, le Bataclan, Magnanville, et maintenant Nice… Plus de deux cents noms gravés dans la mémoire de notre pays, et toujours les mêmes coups de menton, les mêmes déclarations solennelles, les mêmes trémolos dans la voix. Et ensuite ? Quelques soldats supplémentaires dans les rues, quelques rustines législatives, quelques bombardements lointains, et puis, plus rien…

15 juil. 2016

Vigipirate, Etat d’Urgence : on peut arrêter avec le bullshit ? par Franck David

Quelle tristesse de se réveiller et de réaliser que tout ce qui s’est passé à Nice n’était pas un cauchemar. Quelle colère de voir qu’attentat après attentat, si peu de choses changent.


Nous vivons dans un pays incapable d’assurer son rôle fondamental de protection de ses citoyens.

14 juil. 2016

By all means necessary, par Maurice Dantec

L'écrivain Maurice Dantec vient de mourir à Montréal. 
C'est l'occasion de republier cet article aussi lucide que prophétique que l'écrivain fit paraitre au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center de New York. 

Maurice Dantec, " écrivain occidental ".
By all means necessary [par tous moyens nécessaires, NDA] ou de la IVe guerre mondiale comme tragédie et comme nécessité.

Il faut pardonner à ses ennemis, certes, mais pas avant qu'ils ne soient pendus.
- Heinrich Heine.

Il paraît que le peuple palestinien était en liesses hier, à l'annonce des assassinats de masse perpétrés dans la matinée aux États-Unis.

On le comprend.

Meurtres de flics, iIntimidation de « s…lopes », menaces de mort : un mois d'islam et de multiculturalisme en France : juin 2016, par Yves Mamou

Longtemps, l'islamisation de la société française est restée un débat d'idées. Fallait-il autoriser les filles à porter le voile islamique à l'école ? La liberté d'expression s'étendait-elle aux caricatures de Mahomet ? Les violences, quand il y en avait, n'étaient pas canalisées par l'islam. Elles n'étaient qu'une forme de délinquance, cantonnée aux ghettos musulmans de banlieue.

Le policier Jean-Baptiste Salvaing (gauche) et sa femme,Jessica Schneider, agent administratif de police (droite), ont été poignardés à mort sous les yeux de leur fils de trois par Larossi Abballa (insert) le 13 juin 2016. Le meurtrier a ensuite diffusé en streaming sur Facebook la proclamation de son allégeance à l'Etat islamique.

Aujourd'hui, le débat d'idées n'a pas réellement cessé, mais il est devenu secondaire. Les violences islamistes ont pris le pas sur les mots et ont gagné le cœur des grandes villes. Assassinats islamistes, brutalités islamistes, menaces de mort islamistes, intimidation islamiste des femmes qui s'habillent trop librement... sont une réalité quotidienne.

Les islamistes légitiment leur violence par le fait qu'ils sont convaincus de vivre dans une société raciste qui les rejette eux et leur religion. Et le gouvernement socialiste qui les considère comme des électeurs potentiels, demande au Parlement de voter une loi qui favorise la « diversité » à la télévision.

Même le système judiciaire semble en désarroi : deux djihadistes de retour de Syrie écopent de six mois avec sursis alors qu'un musulman qui gifle une barmaid occupée à servir de l'alcool pendant le ramadan est condamné à 8 mois fermes.

9 juil. 2016

Quand la haine d'Israël constitue le seul élément de radicalité politique, par Brigitte Stora

Sociologue et journaliste, Brigitte Stora a publié cette année Que sont mes amis devenus ? Les Juifs, Charlie et puis tous les nôtres (éd. Le Bord de l’eau), un livre dans lequel elle revient sur les étapes du divorce entre les Juifs et une partie de la gauche. Dans un entretien qu’elle nous a accordé à l’occasion de la conférence qu’elle a donnée au CCLJ le 11 mai dernier, cette femme de gauche revient sur cette dérive où la parole antisémite s’est libérée.


Le pire est-il toujours à venir lorsqu’on observe la porosité de la parole antisémite ?
Personne n’a eu le loisir d’ignorer ce qui s’est passé depuis plusieurs années en ce qui concerne la montée de l’antisémitisme. Lorsque la parole antijuive s’est libérée violemment au début des années 2000 avec le déclenchement de la Deuxième Intifada et la Conférence de Durban sur le racisme, j’ai senti que les choses basculaient brutalement. Je ne pouvais évidemment pas imaginer à ce moment-là qu’Ilan Halimi serait assassiné ni que des enfants juifs seraient abattus de sang-froid par Mohamed Merah. Mais je pouvais sentir que tout à coup quelque chose de grave était possible et qu’à la violence des mots succèderaient celle des actes.

5 juil. 2016

Bac 2016: Comment l’antisionisme est enseigné à nos enfants, par JC. Durbant

D'abord un échantillon de citations diversement respectables :
L’antisionisme est à cet égard une introuvable aubaine car il nous donne la permission, et même le droit, et même le devoir d’être antisémites au nom de la démocratie. L’antisionisme est l’antisémitisme justifié, mis enfin à la portée de tous. Il est la permission d’être démocratiquement antisémite. Et si les Juifs étaient eux-mêmes des nazis ? Ce serait merveilleux. II ne serait plus nécessaire de les plaindre ; ils auraient mérité leur sort. Vladimir Jankelevitch (1971)
Qu'importe le flacon mensonger pourvu qu'on ait l'ivresse de la passion haineuse.

2 juil. 2016

La fillette et la Palestine, par Jean-Pierre Bensimon

Hier en Israël, une fillette de 13 ans, Hallel Yaffa Ariel, est morte, lardée de coups de couteau dans son lit. Elle dormait ! L'auteur de cet exploit héroïque est un certain Mohammad Taraireh, un "Palestinien". 
Hallel Yaffe Ariel
Un Palestinien? Un monstre plutôt, issu des flancs infects de la "Palestine," cette créature sociologique immonde, politico-islamo-djihadiste, inventée pour assassiner l'état d'Israël. L'honneur, la cause, le Pont d'Arcole, l'Opus magnum du tueur? Poignarder sauvagement une pré adolescente dans son sommeil. Une parfaite synthèse de la "Palestine" dans toute son authenticité, sa pensée, son récit, sa morale.

Le monstre, Muhammad Taraireh, aurait une mère. Une "mère"? Elle dit "mon fils est un héros; il me donne de la fièrté". Elle dit qu'il est mort pour défendre Jérusalem et la mosquée Al Aqsa. Bien défendues Jérusalem et Al Aqsa pour cette femme. 

1 juil. 2016

Les gouvernements Ayrault et Valls, c'est bien pour les Français Juifs ? par Véronique Chemla



Une polémique a surgi en avril-mai 2012 quant à l’effet sur les Français Juifs et la diplomatie française de l’élection du socialiste François Hollande à la Présidence de la République. De nombreux ministres ou membres de cabinets des gouvernements dirigés par les Premiers ministres socialistes Jean-Marc Ayrault (2012-2014) et Manuel Valls (depuis avril 2014) ont affiché des positions pro-palestiniennes, voire hostiles à l’Etat d’Israël. Difficile donc de combattre efficacement l'antisémitisme mâtiné d'antisionisme constitué par la délégitimation de l'Etat Juif. D'autant que l'antisémitisme et l'anti-judaïsme islamiques ne sont pas dénoncés, malgré ou à cause des attentats islamistes, et que perdure "la politique arabe" source et vecteur de l'antisémitisme/antisionisme d'une France en déclins. L'affaire Dieudonné ainsi que les manifestations de la "rue islamique" et de ses alliés sont emblématiques d'un antisémitisme cimentant l'alliance "arc-en-ciel" Black/Blanc/Beur. Les affaires Krief, Tanger - ruinée, elle sera expulsée à la mi-août 2016 - et autres copropriétaires illustrent un "gouvernement des juges" spoliateur. Article actualisé.
    Comme leurs concitoyens, les Français Juifs envisagent cette alternance politique selon différents critères, dont la capacité éventuelle des autorités politiques nationales à enrayer les déclins - économiques, sociaux, culturels, moraux, intellectuels, universitaires, etc. -  de la France et à relancer une croissance économique riche en emplois en France. Avec la crainte d'échecs qui renverraient les Français Juifs au statut de boucs-émissaires dans une société n'ayant pas intégré une fraction de sa population immigrée et dont l'histoire nationale est insuffisamment connue, voire déformée et instrumentalisée à des fins politiques.
Nous envisagerons dans cet article deux angles essentiels : la position à l'égard du conflit entre le monde musulman et l'Etat d'Israël ainsi que la lutte contre l'antisémitisme, celui-ci étant nourri principalement par l'antisionisme, la diffamation - affaire al-Dura - et la délégitimation de l'Etat Juif, ainsi que par l'antisémitisme et l'antijudaïsme islamiques.

BDS, ‘’Occupation’’ et Mensonge fondateur, par Jean-Pierre Lledo

Beaucoup de choses ont été écrites sur le phénomène BDS. Mon propos, ici, n’est pas d’en faire le tour. Je veux juste souligner quelques aspects de son identité, et de la lutte à mener contre lui.

1 – BDS[1] est dirigé par un Israélien arabe, Omar Barghouti, qui a pris fait et cause pour la cause falestinienne (la lettre ‘’p’’ n’existant pas en arabe, Palestine se dit ‘’Falastine’’,), à l’instar des députés israéliens arabes qui, des communistes aux islamistes se sont coalisés pour se mettre, en vérité, au service de ‘’l’Autorité falastinienne’’ aujourd’hui dirigée par Mahmoud Abbas. Situation unique au monde où l’une des parties en guerre, Israël,  accorde des sièges dans son Parlement à un ennemi qui ne dissimule jamais son désir d’en finir avec l’Etat juif.
C'est vrai, un des côté promeut l'apartheid. Mais pas celui que vous pensez.
2 – Empêcher l’avènement d’un l’Etat juif, avant 1948, puis tenter de le détruire, a toujours été et demeure le rêve suprême du monde arabo-musulman. Passages à l’acte d’abord de l’extérieur, à partir des 5 pays arabes environnants, puis de l’intérieur par le terrorisme en mettant les enfants en première ligne, enfin de manière ‘’pacifique’’ notamment par l’action diplomatique, ces trois manières se conjuguant encore au présent. BDS s’inscrit dans cette dernière ‘’ manière’’.

Socialisme et antisémitisme, par Daniel Horowitz

Le Parti Travailliste britannique a récemment été secoué par la révélation que l’antisémitisme qui sévissait dans ses rangs était d’une ampleur insoupçonnée. Une cinquante de militants ont été exclus pour leurs outrances anti-juives ou anti-israéliennes. Il est bien entendu tout à l’honneur du parti de s’être attaqué au mal, mais la question est de savoir s’il s’agit d’une dérive d’individus en mal de publicité, ou si la promotion de ce délire relève d’une ligne politique visant à ragaillardir une gauche déprimée. 

" Pas antisémite, mais antisioniste ". Alors, antisiomite ?
Jeremy Corbyn, leader du Parti Travailliste, prétend être anti-sioniste et non pas antisémite, mais cette subtilité sémantique ne convainc pas grand-monde. Son amitié proclamée pour le Hezbollah ainsi que pour le Hamas, sa défense d’un vicaire banni par l’Eglise pour propagation de textes antisémites, le soutien à un négationniste notoire [1], l’invitation au Parlement d’un prédicateur islamiste [2] accusant les Juifs de fabriquer du pain azyme avec du sang d’enfants chrétiens, tout cela laisse peu de doutes sur les idées du socialiste Jeremy Corbyn.

Les droits de l'homme érigés en religion détruisent les nations, par Jean-Louis Harouel

À l'occasion de la sortie de son livre Les droits de l'homme contre le peuple, Jean-Louis Harouel a répondu au FigaroVox. Il dénonce une nouvelle religion séculière centrée sur l'obsession de la non-discrimination qui paralyse la politique des pays occidentaux.

Jean-Louis Harouel est professeur agrégé de droit à Paris II et auteur de «La grande falsification. L'art contemporain», «Le vrai génie du christianisme» et «Revenir à la nation» (Editions Jean-Cyrille Godefroy). Son dernier ouvrage Les droits de l'homme contre le peuple est paru aux éditions Desclée de Brouwer.

Cour européenne des Droits de l'Homme
FIGAROVOX. - Après le massacre d'Orlando, les commentaires et les mises en accusation se sont succédé. On s'est focalisé sur l'aspect homophobe du crime, on a pointé du doigt les mouvements conservateurs et les religions monothéistes. L'islamisme est passé au second plan. Les démocraties occidentales sont-elles de nouveau tombées dans le piège de ce que vous appelez « la religion des droits l'homme » ?
Jean-Louis HAROUEL. - Autant il est aisé de condamner au nom de l'Évangile les violences provoquées ou cautionnées par la religion chrétienne, autant il n'est guère possible de condamner la violence musulmane au nom des textes saints de l'islam, dès lors que l'invitation à la violence y est expressément et abondamment inscrite.

Israël : le vol de l'eau, par Danilette

Il est impossible de rester indifférent aux graves accusations du vol de l'eau des Arabes par leurs voisins israéliens, cette même rengaine est reprise depuis des années par les ONG propalestiniennes, par le mouvement BDS, par des parlementaires, des intellectuels, et la plupart des media sans vérification. 
Il est vrai que ce sujet très complexe demande à être approfondi avec une rigueur intellectuelle qui fait défaut à tous ces propagandistes. Combien de fois devons-nous répondre aux mêmes mensonges ? Cela nous évoque les accusations auxquelles ont dû faire face les Juifs du Moyen-Age qu'on accusait d'empoisonner les puits et les sources ! C'est particulièrement intolérable car rien n'est plus loin de la vérité !

L’ère de la calomnie, par Hannah (Boker tov Yerushalayim)

Cette information n’a pas fait la une. Elle a été surtout diffusée en Israël, et dans les journaux juifs. Et pourtant…
Voici la traduction d’un article repris sur le site de UN Watch :
GENÈVE, le 25 mai –
Lors de l’assemblée de l’O.M.S (Organisation Mondiale de la Santé), le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et d’autres Etats de l’U.E ont voté aujourd’hui en faveur d’une résolution de l’O.N.U, coparrainée par l’ensemble des états arabes et la délégation palestinienne. Selon cette résolution, Israël est le seul pays contrevenant à la santé mentale, physique et environnementale» dans le monde. Une délégation de l’O.M.S a été chargée d’enquêter et de faire un rapport sur « les conditions de santé dans le «territoire palestinien occupé» et dans «le Golan syrien occupé». Ce rapport sera à nouveau à l’ordre du jour  lors des réunions de l’année prochaine.
En revanche, l’assemblée de l’ONU n’a pas abordé les sujets suivants :
– les bombardement des hôpitaux syriens par l’aviation syrienne et russe,
– la privation d’eau et de nourriture pour des millions de Yéménites lors des bombardements et du blocus saoudiens.
Sur les 24 points inscrits à l’ordre du jour de la réunion, un seul, l’article n° 19, a été axé spécifiquement sur et contre Israël, alors qu’aucun autre pays n’était condamné.
«L’O.N.U a atteint de nouveaux sommets d’absurdité aujourd’hui», a déclaré Hillel Neuer, le directeur exécutif de UN Watch, «en adoptant une résolution qui accuse Israël de violer les droits à la santé des Syriens sur le Golan, alors qu’en réalité des hôpitaux israéliens traitent tous les jours et sauvent les vies de Syriens fuyant le régime barbare d’Assad.
La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne devraient avoir honte d’encourager au détournement des buts de l’assemblée annuelle de l’O.M.S. Ces pays détournent un temps précieux, de l’argent et des ressources des priorités mondiales en matière de santé, dans le seul but de discréditer Israël. Ce qui est incroyable, c’est que tous ceux qui sont déjà entrés dans un hôpital israélien* savent qu’ils fournissent des soins de première qualité à tous*, à des milliers d’Arabes palestiniens, ainsi qu’aux Syriens* fuyant Assad » a t-il ajouté.

Face à l'islam, nos redditions culturelles ne se comptent plus, par Giulio Meotti

Tout a eu lieu la même semaine. Un juge allemand a interdit à Jan Böhmermann, comédien et humoriste, de réciter publiquement les vers jugés « obscènes » de son fameux poème sur le président turc Recep Tayyip Erdogan. Un théâtre danois a apparemment annulé la représentation des « Versets sataniques » par crainte de « représailles ». Deux festivals français ont déprogrammé Eagles of Death Metal - le groupe américain qui jouait au Bataclan, à Paris, le soir des attentats du 13 novembre 2015 (89 personnes ont été assassinées) en raison des commentaires « islamophobes » du chanteur Jesse Hughes. Hughes a suggéré que les musulmans subissent une fouille plus approfondie, affirmant : « il est normal de faire preuve de discernement quand on a affaire à des musulmans aujourd'hui ». Un peu plus tard, il a ajouté :
« Ils savent qu'il y a tout un tas de gosses blancs là, qui sont stupides et aveugles. Vous avez ces jeunes blancs qui vivent bien, qui ont grandi dans un environnement gauchiste depuis la maternelle, inondés de notions pompeuses qui ne sont que du vent ».

Ne jamais aboyer avec la meute enragée, par G. W. Goldnadel

Ainsi, le président de l'Autorité Palestinienne, le si « modéré » Abou Abbas, chouchou de l'Europe médiatique et politique, aura été chaleureusement applaudi ce 23 juin 2016 par le Parlement de Strasbourg.
Une huile frelatée, versée sur la flamme sans cesse attisée avec le tisonnier islamo-gauchiste...


Il faut dire qu'il aura fait, comme toujours, beaucoup d'efforts pour mériter cette ovation debout : refuser de rencontrer le président israélien, également présent dans la ville, et surtout, renouer avec l'accusation des crimes rituels en prétendant que les rabbins avaient ordonné d'empoisonner l'eau des Palestiniens. Avez-vous lu ou entendu la moindre protestation européenne à la suite de ce comportement haineux ? Difficile de mieux illustrer le dévoiement culturel, intellectuel et moral d'une institution européenne que l'on a effectivement envie de déserter à grandes enjambées.