25 oct. 2016

Obtenir de l'islam ce que Napoléon a obtenu du judaïsme, par Pierre Monzani

Le précédent de Napoléon avec les juifs est un exemple qui doit inspirer l'action de l'État à l'égard des musulmans, plaide le Préfet, ancien conseiller de Charles Pasqua pour la sécurité.


Chacun sait, ou perçoit sans le formaliser, que nous payons des décennies de faiblesse, de renoncements, de refus du réel. À force de brocarder la nation, à l'heureuse exception de Jean-Pierre Chevènement à gauche ou des regrettés Charles Pasqua et Philippe Séguin à droite, et de tous ceux, si nombreux, marginalisés en dehors du Système, à force de stigmatiser le patriotisme, à force de mépriser la tradition et l'autorité, la République est devenue une faiblesse alors qu'elle fut la force. Il est facile de brûler le drapeau quand il a été laissé à terre. Il est difficile de mettre au garde-à-vous quiconque quand ce même drapeau n'est pas hissé.

24 oct. 2016

Police, école, hôpitaux: les institutions mises à sac, par Eloïse Leneslay

Jeudi soir, ils sillonnaient Paname pour la quatrième nuit consécutive, mais aussi Marseille, Lyon, Bordeaux, Nice, Toulouse. Bravant les consternantes menaces de sanctions de leur directeur général Jean-Marc Falcone, dont ils réclament dans la foulée la démission, les policiers sont de plus en plus déterminés à faire connaître leur ras le bol.  De la haine anti-flic, du laxisme judiciaire, du manque de moyens, des agressions à répétition dont ils sont la cible : 32'964 actes de « violences à dépositaires de l’autorité » signalés en 2015.


Partout, ils ont été acclamés par des applaudissements de riverains et des klaxons d’automobilistes. Sauf sur les Champs-Elysées, où ils furent hués, mercredi, par un groupe de racailles désireuses de « niquer la police ». Ce même jour, à Vénissieux, des officiers de la DST et de la BAC venus arrêter un dealer essuyaient des jets de pavés, de boules de pétanque et de cocktails Molotov, l’arme suprême des émeutiers. Celle qui avait déjà servi au Val-Fourré de Mantes-la-Jolie puis à la tristement célèbre Grande Borne, dans l’Essonne, cette interminable étendue de barres HLM qui serpentent à la lisière de Viry-Châtillon et Grigny. Une souricière à taille inhumaine de 3'685 logements qui semble avoir été bâtie pour la délinquance ; une cité dans la cité, dont il est difficile de s’extirper une fois piégé à l’intérieur. Il y a trente ans déjà, elle était un vivier de « sauvageons ». Elle a vu grandir des Amedy Coulibaly. Aujourd’hui, les forces de l’ordre n’osent plus guère s’y aventurer, les voyous prospèrent, les locataires subissent. Aucun homme politique n’enverrait ses propres enfants vivre dans un endroit pareil.

Qui a eu cette idée folle d’assassiner l’école ? par Régis Soubrouillard

C’est l’histoire d’une croisade. Une croisade menée par des idéologues contre l’idée que la mission de l’école serait d’abord d’instruire,  d’apprendre à lire, écrire et penser. Affligée par les méthodes de lecture infligées à ses propres enfants, Carole Barjon, journaliste politique à L’Obs, a cherché à connaître les responsables de ce désastre scolaire. Une enquête sur « les assassins de l’école » et un pamphlet sans concession contre les « pédagogistes ». L’attaque est d’autant plus inattendue qu’elle vient du camp progressiste : les journalistes sont aussi des parents d’élèves, pour lesquels la confrontation avec la réalité dépasse parfois l’idéologie.
Une des brillantes (et nombreuses) idées des pédagogos.

Les pédagos ont fait main basse sur le ministère

Peut-on faire aimer la France à ses élèves ? par Thomas Clavel

Cachez ces sentiments que je ne saurais voir.

lavisse élémentaire guerre cent ans
Un professeur d’histoire a-t-il pour vocation de faire aimer la France ou bien de préserver ses élèves d’un patriotisme suspect et contraire à l’esprit critique ? A-t-il pour mission de raviver les braises de l’épopée nationale ou celle d’en déconstruire la mythologie ? La question semble binaire. Comme si la transmission de l’amour de son pays et la recherche de la vérité historique s’excluaient nécessairement. Pourtant, c’est en ces termes qu’elle a été posée par deux professeurs d’Histoire-géographie d’un collège de Trappes. Et facilement tranchée.

23 oct. 2016

Cazeneuve, les "sauvageons" et le déni de réalité, par Shmuel Trigano

La multiplication récente d’agressions de plus en plus graves à l’encontre de la police et des enseignants porte à se demander si elles ne sont pas le signe avant-coureur d’affrontements plus graves, d’émeutes. Sont-elles concertées ou tout simplement l’effet de la vacuité du pouvoir ?

Chut ! La culture de l'excuse impose de ne pas dire  " racailles criminelles " mais " sauvageons ".
La grogne policière pourrait être le témoin objectif de cette dernière éventualité. De même que la valse hésitation du ministre de l’intérieur à l’égard des policiers, allant d’enquête administrative à cérémonies de conciliation.

21 oct. 2016

Antisionisme : le faux nez (crochu) de l’antisémitisme, par Oudy Bloch

Être antisioniste, ce n’est pas critiquer la politique de tel ou tel gouvernement israélien. Les Israéliens le font d’ailleurs mieux que personne. Non. Être antisioniste, c’est refuser aux Juifs la qualité de peuple et son corollaire : le droit à l’auto-détermination et à un Etat. La finalité de l’antisionisme est la disparition de l’Etat d’Israël. 

Le faux nez des antisiomites doit connaître de vrais dommages.
Or, remettre en cause l’existence même de l’Etat d’Israël -- compte tenu de sa spécificité juive -- ne peut s’analyser autrement qu’au travers du prisme de l’antisémitisme. Victimes de la doxa antisioniste à l’œuvre depuis la fin des années 1960, de nombreux politiques, journalistes et intellectuels français n’arrivent toujours pas à admettre cela.

13 oct. 2016

Cannabis : la réaction d'un professeur de médecine devant l'irresponsabilité politique, par Patrice Tran Ba Huy

Membre de l'Académie nationale de Médecine, Patrice Tran Ba Huy est professeur de Médecine à la Faculté Saint-Louis-Lariboisière et président de la Société française d'ORL.
A intervalles réguliers, le débat sur la dépénalisation du cannabis agite la scène médiatique. On y entend alors des soi-disant «responsables» politiques, tout ébaubis par l'audace de leur transgression, décliner une série d'arguments justifiant la légalisation de cette drogue. Curieusement ne sont pratiquement jamais évoquées les redoutables conséquences sanitaires qu'amplifierait sans nul doute pareille décision et que souligne un nombre croissant d'études épidémiologiques. 

De nombreuses études concordent pour montrer que le risque de schizophrénie est d'autant plus important que la consommation de tétrahydrocannabinol est précoce et intense.

On connaît les arguments des «abolitionnistes». La dépénalisation priverait le crime organisé d'une source majeure de revenus. Elle diminuerait significativement les coûts policiers, judiciaires et carcéraux liés à la politique de répression de cette drogue tout en assurant des rentrées fiscales estimées à près d'un milliard d'euros si celle-ci était taxée comme le tabac. Argument ultime, la prohibition du cannabis, légale depuis 1970, est un échec, la France occupant le premier rang des nations européennes avec plus d'un million et demi d'usagers réguliers, 600 000 usagers quotidiens et 300 000 gamins l'ayant déjà expérimenté! Alors pourquoi ne pas abroger une loi inefficace et donc inutile… bref une loi en jachère à l'opposé de la culture de son objet, elle en véritable explosion et en constant progrès de rendement (la concentration moyenne du tétrahydrocannabinol (THC), son principe actif, a été multipliée par 5 dans la résine au cours des dernières années).

9 oct. 2016

Un peuple martytisé en silence au Darfour, par Jacques Benillouche

Qui connaît le Darfour, où il se trouve et ce qui s’y passe ? En quoi peut-il intéresser l’Occidental moyen qui se sent peu concerné par un conflit tellement lointain qu’il n’a sur lui aucune prise, même morale. Des colloques cherchent pourtant à réveiller les consciences et à sensibiliser les participants sur un massacre qui se déroule dans l’indifférence générale de la planète. Plus les mots se font insistants et plus le cynisme du reste du monde s’affiche au grand jour. Pourtant le Darfour se rappelle à notre bon souvenir, de temps en temps, lorsque l’horreur de l’actualité dépasse l’entendement.

N'ayant pas la chance d'être nés en Judée Samarie, ils n'intéressent pas le monde hypocrite.
Le Darfour est l’exemple même de l’influence d’un islamisme qui intoxique des miséreux pour s’inviter dans un conflit qui ne le concerne pas. Il prouve combien est puissante l’indifférence des gouvernements occidentaux qui se sont bâtis une armure de protection pour ignorer la vérité et pour ne pas se sentir concernés. Il démontre comment les intérêts personnels des États passent avant tout sentiment humanitaire au point de ne plus pouvoir compter sur un brin de solidarité de leur part.

8 oct. 2016

L'identité n'est pas un crime, par Elisabeth Lévy

L’identité est une bonne question à laquelle on donne de mauvaises réponses, notamment aux deux extrêmes de l’axe idéologique – à ma gauche, les « amis des musulmans », emmenés par Edwy Plenel et Mediapart, de l’autre côté les « républicains patriotes », regroupés autour d’Alain Finkielkraut et de Causeur. Telle est la thèse de Matthieu Amiech, qu’il a écrite dans sa tribune « Ni Causeur ni Crieur », parue dans Le Monde daté du 2-3 octobre.
 
Finkie, à l'avant-garde de l’indispensable combat contre l’islamo-gauchisme.
On nous permettra, à moi et à mes amis « républicains fervents et martiaux » -- quoique nous soyons plutôt désabusés et inquiets --, d’accepter joyeusement l’honneur que nous fait l’auteur, en nous désignant comme l’avant-garde du combat contre l’islamo-gauchisme, qu’Alain Finkielkraut, notre imam très peu caché, a appelé le « parti de l’Autre ». En prime, nous voilà moqués comme « néo-churchilliens ». Il nous arrive sans doute de céder au lyrisme ridicule, mais à tout prendre, néo-Churchill, c’est toujours mieux que néo-Chamberlain.

5 oct. 2016

Bernard de La Villardière contre la doxa obligatoire, par Gilles-William Goldnadel

Insondable est le juste mot qui convient à la bêtise de tous les convenus. On croit que l’on a touché le fond, eh bien non, les bornés repoussent toujours les limites de la sottise connue.

Pour voir l'émission en replay : www.6play.fr/dossier-tabou-p_6188
Un esprit sain pouvait penser que le reportage réalisé par Bernard de la Villardiere pour M6 et consacré à l’échec rencontré par la république pour régler les problèmes islamiques lui aurait valu la reconnaissance de ses pairs.

Cyrille Louis et Natacha Polony renvoient dos à dos meurtrier palestinien et victime juive, par Jean-Pierre Bensimon

Quand on a appris le meurtre au couteau pendant son sommeil de Hallel Yaffa Ariel, une fillette israélienne de 13 ans, les échos rapportés par les média français se sont structurés selon un schéma homogène

Hallel Yaffa Ariel
Le fait brut, l'acte de meurtre, était correctement relaté. Mais il était toujours assorti d'une exonération du tueur (la "colonisation," le "sentiment d'humiliation") et surtout de l'élision des éléments de contexte: le système palestinien d'incitation collective au meurtre, la rétribution du commettant et de sa famille, la joie affichée de la mère du tueur élevé au rang de "martyr." En un mot, les professionnels de l'information avaient construit un récit vide de sens dont la fonction ne pouvait être que de masquer les mécanismes contemporains de production de l'horreur en terre d'islam et dans les Territoires palestiniens en particulier.

2 oct. 2016

De la police de la pensée à la purification des mœurs, interview de Pierre-André Taguieff

Interview par Patrice de Méritens, Le Figaro Magazine, 20 mai 2016, pp. 34-38 (rubrique « Esprits Libres »).

 
 
Pierre-André Taguieff, un des meilleurs penseurs des dérives de notre époque post-moderne
Que vous inspire l'affaire Baupin qui relance la question du sexisme dans notre société ? 
 
Pierre-André Taguieff – Tout d’abord que Tartuffe est à gauche : après Cahuzac l’inflexible intègre pris la main dans le sac, on tombe sur Baupin le « féministe » aux mains baladeuses. Ensuite qu’un certain journalisme dit d’investigation s’est spécialisé dans la dénonciation et l’appel à la délation au nom de la vertu et de la transparence. Le mouvement de purification enclenché prend l’allure d’un vaste règlement de comptes, voire d’une chasse aux sorcières. Enfin que la lutte pour le pouvoir interfère de plus en plus avec la lutte des sexes. Quoi qu’il ait pu faire, Baupin est un coupable idéal : un homme blanc hétérosexuel de plus de cinquante ans et exerçant de hautes responsabilités politiques. On comprend qu’il puisse faire de l’ombre à ses concurrentes au sein de son parti, qui peuvent désormais se présenter comme des victimes de la « domination masculine ». La politisation de la compétition entre les sexes, initiée par certains milieux féministes, se nourrit de passions négatives : envie, jalousie, ressentiment, esprit de vengeance, etc. Et s’enrobe de thèmes victimaires. Nous y sommes plongés.  
 

Précis de l’identité juive, par Daniel Horowitz

Israël se définit comme Etat Juif, mais cette définition relève d’une identité, et non pas d’une religion. La religion juive est certes liée à la judéité, mais n’en est pas synonyme. Les Juifs étant un peuple, la judéité constitue l’ensemble de ce qu’on produit les Juifs, dont la religion. Il est vrai qu’en Israël celle-ci bénéficie de privilèges eu égard à l’Histoire, mais c’est également le cas de pays de tradition chrétienne comme le Royaume-Uni, la Norvège, le Danemark, l’Argentine ou la  Grèce, qui n’en sont pas pour autant des théocraties. La France quant à elle est dotée d’une loi séparant l’Eglise de l’Etat, mais cela n’empêche pas les jours fériés d’y être catholiques, ni la religion d’y jouir dans certains cas d’un statut officiel[1], ce qui fait que le clergé peut être payé par l’Etat et les évêques nommés par le Président la République.

Ce n'est pas tant l'aide de nos amis qui nous aide que notre confiance dans cette aide. Épicure
De nos jours de nombreux Juifs à travers le monde sont athées tout en se revendiquant juifs à part entière.  Les ultra-religieux les appellent Apikorsim, référence à Epicure[2]. Mais alors que l’épicurisme a souvent une connotation péjorative, cette pensée est en réalité a l’opposé de l’acception courante, qui en est une caricature.

1 oct. 2016

«Dossier tabou» de M6 sur l'islam : irruption du réel et retour des censeurs par Céline Pina

Ancienne conseillère régionale d'Ile-de-France, Céline Pina avait dénoncé, en 2015, le salon de «la femme musulmane» de Pontoise. Elle a récemment publié Silence Coupable (éditions Kero).

Pour son premier volet, Dossier tabou, diffusée ce mercredi 28 septembre 2016 sur M6, a choisi l'islam. En fait il sera surtout question d'islamisme dans cette émission. Le ton est donné d'emblée par le sous-titre qui accompagne la thématique choisie: «L'échec de la République».

Un dossier sans hypocrisie, à revoir sur le lien :
http://www.6play.fr/dossier-tabou-p_6188
Pour son premier numéro, Bernard de la Villardière a osé... osé montrer les arrière-boutiques pas très propres, pas très nettes d'un soi-disant Islam de France où l'on concocte le détricotage de la République, osé montrer que cet islam de France n'a en fait rien de français, car encore entièrement lié idéologiquement, culturellement et financièrement au monde arabo-musulman. Osé montrer le laxisme aveugle de la bien mal nommée puissance publique: un ministère de l'Intérieur incapable de recenser les mosquées de France, un maire englué dans des pratiques clientélistes et dans le déni, des élus brandissant l'argument du culturel pour mieux financer le cultuel…