24 janv. 2016

Quand France 2 nous refait le coup de l’ORTF à l’envers, par Franck Crudo

Jeudi 21 janvier. Il est 20h55 et je m’installe devant ma télé pour regarder « Des paroles et des actes ». Faut dire qu’un Finkielkraut-Cohn-Bendit, c’est un peu comme un PSG-OM ou un Nadal-Federer, ça ne se rate pas. Le débat est courtois, les deux hommes se connaissent depuis des lustres et chacun égrène ses arguments.

« Dany le rouge » frappe fort d’entrée de jeu, mais manque de créativité. Il récite avec verve le type d’argumentaire sophistique que j’avais épluché ici-même il y a deux mois. Un zeste de « pas d’amalgame », une cuillerée à soupe de « pas de stigmatisation », un doigt de victimisation et d’excuse sociale, le tout saupoudré d’une bonne dose de « pas de généralisation » et surtout de « les autres n’ont pas fait mieux ». Et le tour est joué.
Le Tricheur de Latour

DPDA : Les paroles sont un avant-goût des actes, par Cyril Bennasar

Il faut laisser s’exprimer la haine, pour la regarder en face.

Après l’intervention de Wiam Berhouma dans l’émission des paroles et des actes, Alain Finkielkraut s’est dit accablé par ce qu’il venait d’entendre, avant d’ajouter que c’était très intéressant. En lisant les commentaires de cet « échange », je m’aperçois que nous sommes nombreux a à partager ce sentiment d’accablement. Dans mon cas, ce n’est pas la première fois. Je suis toujours accablé quand ce que la France réussit le mieux rencontre ce qu’elle produit de plus navrant, et que, rencontres après rencontres, il semble qu’aucun progrès ne vienne.