27 janv. 2016

Najat et le salafiste : un Etat laissé sans voix, par Fatiha Boudjahlat

Fatiha Boudjahlat est secrétaire nationale du Mouvement Républicain et Citoyen 

Le récent mutisme de la ministre face à un islamiste radical, lors de l’émission « Le supplément » présentée par Ali Badou, quand on attendait la parole de l’Etat, renforce cette ambiance de relativisme culturel et d’affaiblissement  politique dans laquelle nous essayons de surnager. Et son communiqué ne dément en rien cette insuffisance.
Refusant d’abord de s’exprimer, puis se ravisant et limitant la portée de ses propos par un « je n’en dirai pas plus »,
« Je n’en dirai pas plus », et tant pis pour notre civilisation.
Mme Vallaud-Belkacem a laissé croire que l’égalité homme-femme n’était qu’une opinion parmi d’autres, pas un préalable civilisationnel, pas un droit. C’est que ses hauts-fonctionnaires ne lui avaient pas fourni les éléments de langage. Et sans colonne vertébrale ni éléments de langage, elle a failli et traduit par son incapacité sémantique l’impuissance politique de ce gouvernement qui a renoncé. C’est pourtant par la sémantique que les attaques commencent toujours. Ce mot d’islamophobe que l’on veut installer dans les consciences et dans le Droit. Et cet adjectif d’orthodoxe que le président de cette drôle d’ONG salafiste veut substituer à celui d’islamiste radical. Ce qu’il est. Rendons à César ce qui appartient à César et aux barbares…