3 avr. 2016

L’ONU est un hibou de plastique, par A.J. Caschetta

Les citadins connaissent le hibou de plastique. Afin d’effrayer les pigeons et les chasser des toits, des corniches et des rebords de fenêtre, ils les sanglent et les vissent en place en espérant que l’apparence d’un prédateur donnera les mêmes résultats que la chose réelle. Dans les banlieues, les hiboux de plastique sont utilisés pour veiller sur les potagers et éloigner les ravageurs à quatre pattes. Mais les oiseaux sont intelligents. Une fois qu’ils savent qu’un sosie de prédateur ne pose pas de réel danger, ils reprennent leurs perchoirs avec un mépris audacieux et intrépide et ils défèquent sur les bâtiments de la ville en toute impunité. Les petits rongeurs mammifères savent aussi qu’un hibou qui ne se déplace jamais n’est pas un vrai hibou. À travers l’Amérique, ils grignotent les légumes des potagers dans l’ombre de ces faux prédateurs.


Ces deux dernières décennies, les fiascos diplomatiques des Nations Unies (en particulier concernant l’Iran) ont clairement fait savoir que l’ONU ne vaut maintenant guère plus qu’un oiseau en plastique – uniquement apte à donner l’impression qu’il reste sagement à l’affût, alerte et toujours vigilant. Pendant ce temps, comme les oiseaux et les rongeurs, les nations et les dictateurs voyous ont appris que l’ONU, tel un hibou de plastique, ne pose pas de réel danger. Par conséquent, ils la défient en toute impunité.