4 avr. 2016

L'hostilité de l'Europe vis-à-vis d'Israël va augmenter sous l'influence de l'Etat islamique, par Evelyn Gordon

L'Europe achète depuis des décennies la paix intérieure en focalisant le djihad contre Israël. Mais l'Etat islamique vient de révoquer la priorité de la "Palestine" sur les autres territoires de guerre sainte, l'Europe par exemple... (NdT)

Lors des grands attentats terroristes en Europe, comme ceux de Bruxelles la semaine dernière, de nombreux Israéliens se mettent à espérer que les Européens vont finir par comprendre à quoi Israël est confronté. Malheureusement ces attentats vont plus probablement intensifier l'activisme anti-israélien de l'Europe. Pour en comprendre les raisons, il est intéressant de lire un article du magazine de l'État islamique, Al-Naba (1), qui avance une thèse surprenante : le djihad contre Israël ne doit pas prévaloir sur le djihad ailleurs.

Cet article, traduit par MEMRI, (2) défend l'idée que le slogan "Palestine d'abord" qui a régné en maître depuis presque sept décennies, a conduit les bons musulmans à négliger d'autres endroits où le djihad n'est pas moins nécessaire, où il est même parfois plus indispensable. En réalité affirme le document, la première priorité des musulmans doit être de purifier les terres qui sont déjà sous contrôle islamique, pour des raisons à la fois religieuses et pratiques. Du point de vue religieux, "les apostats [tyrans infidèles] qui règnent sur les terres islamiques sont des infidèles encore plus néfastes que [les Juifs]." Et, du point de vue pratique, il n'est pas possible de vaincre Israël sans détruire d'abord les régimes arabes qui sont ses "premières lignes de défense." En conséquence, "entreprendre le djihad dans le seul but de remplacer la domination des Juifs par un régime semblable à ceux qui règnent actuellement à Gaza et sur la rive ouest du Jourdain, est un djihad nul et non avenu," parce que l'on remplacerait des infidèles juifs par des infidèles musulmans.

Ce bon vieux trouble obsessionnel et compulsif, par Elie Klong

Il y a quelques jours, le site en ligne de « Libération » publiait la liste exhaustive des pays touchés par le terrorisme depuis les attentats du 13 novembre à Paris, ainsi que le descriptif de chacun de ces attentats. Nous y découvrions ainsi que la Belgique est le 20eme pays à subir ces attaques. Après la France, le Mali, la Tunisie, les USA, le Tchad, la Syrie, l’Inde, le Nigeria, la Libye, l’Irak, la Turquie, l’Indonésie, l’Afghanistan, le Pakistan, la Somalie, l’Égypte, le Cameroun, l’Arabie Saoudite et la Cote d’Ivoire.  Ne cherchez pas : on n’y est pas. 
 
Les pisse-copies de Libération auraient-ils de la sanie dans le cerveau ?
Entre le 13 novembre et aujourd’hui, Israël n’a donc subi aucune attaque terroriste. Et ce ne sont pas le Rav Yaakov Litman et son fils Netanael assassinés le 13 novembre dans leur voiture qui pourront contredire Libération. Ils ne sont plus là pour le faire. Ni Aharon Yessayev et Aviram Reouven, poignardés à Tel-Aviv quelques jours plus tard. Ni Yaakov Don et Ezra Shwartz, volontairement écrasés par un terroriste en voiture au carrefour du Goush. Ni aucun des 35 israéliens assassinés depuis le début de cette vague de terrorisme. Lorsqu’un journal omet volontairement d’inclure le nom d’Israël et lui seul sur la liste des pays atteints par le terrorisme, cela porte un nom.

Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable, par Pierre Jourde

Les Palestiniens sont victimes d’une injustice inacceptable. Soit.
Depuis soixante ans, sans relâche, les médias du monde entier se focalisent sur ce conflit. On se dit tout de même que la rentabilité injustice/information est très faible, si l’on ne considère que le rapport entre le nombre de morts et la quantité de papiers et d’images déversés sur le monde en général, et les masses arabes en particulier.

Pierre Jourde sur le conflit israélo-arabe : " Israël est un coupable idéal "

Même rentabilité faible si l’on prend en compte la quantité de personnes concernées, importante certes, mais moins qu’en d’autres lieux de la planète. Quant aux atrocités commises, n’en parlons pas, une plaisanterie. Au nombre de morts, de réfugiés, d’horreurs, il y a beaucoup mieux, un peu partout.