6 mai 2016

Le déshonneur et la guerre, par Hannah

Nous venons de fêter Pessa’h, fête de notre libération de l’esclavage égyptien, et nous voici déjà dans une autre commémoration qui en fait est l’inverse de Pessa’h, Yom Hashoah*.


Je me pose parfois la question: pourquoi se réjouir de la sortie d’Egypte alors que nous savons ce qui vient ensuite? Rien de très original dans cette interrogation . C’est celle de la plupart d’entre nous. Cette question, Isaac Abravanel la posait déjà, il y a 500 ans, en commentant un  texte qui se trouve au début de la Haggadah. 
– Pourquoi devons nous fêter la sortie d’Egypte ? se demande-t-il. Il est écrit dans la Haggadah que: « Nous étions les esclaves de Pharaon en Égypte. Dieu nous sortit de là-bas d’une main forte et d’un bras tendu. Et si Dieu n’avait pas fait sortir nos ancêtre d’Égypte, nous serions encore les esclaves des pharaons, nous et nos descendants. C’est pourquoi…nous devrions raconter l’histoire de la sortie d’Égypte… »
– Et alors ?
se demande Abravanel, qu’avons nous gagné, nous les hommes de l’exil, à ce que nos ancêtres soient sortis d’Égypte ? Et si Dieu n’avait pas fait sortir nos ancêtre d’Égypte, nous serions encore les esclaves des pharaons, nous et nos descendants. Cet esclavage n’est-il pas préférable à notre exil en terres d’Edom (le monde chrétien) et d’Ismaël ?… qui nous détruisent et nous déportent ?.. »

L'islam et Jérusalem, par le professeur Kedar

Suite à la résolution inique votée à l'Unesco, présentée par l’Algérie, l’Égypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan et votée par la France, je remets en ligne cet ancien article de 2011 du professeur Kedar qui résume les faits historiques incontestables :

Jérusalem (tout au moins la vieille ville et le Mont du Temple) est une exigence politique palestinienne depuis sa libération de l'occupation jordanienne il y a plus de 40 ans, bien qu'elle n'ait jamais été la capitale de quoi que ce soit dans l'Islam, et même pas la capitale de la région Palestine après la conquête musulmane du VIIe siècle. La capitale était Ramla. Ce qui pose la question : quelle est l'origine de la sainteté de Jérusalem dans la religion qui a été fondée et a grandi dans le désert d'Arabie, devenu aujourd'hui l'Arabie Saoudite ? D'où vient ce statut de troisième lieu saint de l'Islam alors que Jérusalem ne figure même pas une seule fois dans le Coran ?

Nouveau consensus à l'ONU: Israël doit payer ! par Benny Avni

Les États-Unis viennent de s'associer à une demande onusienne de restitution du Golan à la Syrie, presque comique dans les circonstances actuelles. Cette attitude en dit long sur l'état d'esprit actuel d'Obama vis-à-vis d’Israël et  sur sa volonté de suspendre le bouclier diplomatique traditionnel à l'ONU. Y parviendra-t-il? Les électeurs américains pourraient en tenir compte lors de l'échéance présidentielle qui approche. (NdT)


Le régime de Bashar Assad est indigné. Il est tellement furieux qu'il a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de faire quelque chose. Et voila que ce Conseil, États-Unis compris, s'est enfin mis d'accord sur quelque chose concernant le dossier syrien: la Syrie devrait obtenir d'Israël le retour des Hauteurs du Golan.
Les hauteurs du Golan depuis les vignes Ortal
Pas celui de Raqqa, la capitale du califat de l'État islamique, ni celui de l'antique Palmyre. Par celui du Nord-est de la Syrie, entre les mains des Kurdes, ni celui du cœur de la Syrie, contrôlé par le Front al-Nusra, une filiale d'Al Qaeda. Et pas non plus le retour des enclaves dominées par des Druzes ou divers seigneurs de la guerre.

France : la pré-guerre civile dont il est interdit de parler, par Patricia La Mosca

Mardi dernier, à Nantes, un policier a été projeté au sol par les émeutiers qui lui ont enlevé son casque et l’ont battu à la tête à l’aide de barres de fer. Le gardien de la paix a été grièvement blessé lors de cette agression, et selon les badauds et les commerçants présents alentours, s’il n’avait pas été secouru par ses camarades ainsi que par quelques volontaires spontanés il ne fait aucun doute qu’à l’heure actuelle il serait mort.
 
Les media tricolores ont globalement commenté cet épisode des violences qui secouent leur pays sans interruptions, mais ils s’efforcent d’isoler et de minimiser l’étendue et la dureté des affrontements, comme nous l’explique Damien.
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Damien, c’est cet officier de police qui nous avait informés à l’occasion du déraillement de Brétigny-sur-Orge, en juillet 2013, et qui avait permis au public de savoir ce qui s’était réellement passé sur les lieux de l’accident, notamment au sujet du pillage des blessés et des cadavres, et des affrontements entre les individus issus des banlieues et la police.

5 vérités sur le Collectif contre l’islamophobie en France, par Isabelle Kersimon

Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) justifie son existence et ses actions dans un communiqué rageur publié sur son site. Fin connaisseur des figures qu’exècrent les internautes dévoués à sa cause, il attaque Caroline Fourest, cible récurrente de tout ce que la webosphère compte d’islamistes, d’extrême-gauchistes et d’extrême-droitistes, d’antilaïques et de racistes de toutes obédiences.

"Il ne faut pas avoir peur de se faire traiter d'islamophobe ! ", Elisabeth Badinter
Largement relayé par nos confrères, toujours invité sans le moindre contradicteur sur les plateaux, se targuant au fil des années d’une audience qu’il a en effet su développer auprès d’instances européennes et internationales, mais aussi de certains politiques français, le CCIF est une véritable machine de guerre idéologique dédié à une cause unique : soulever les Français musulmans, essentialisés en un ensemble homogène de fois et pratiques, contre ceux qui combattent l’islam politique et ses avatars. Son arme porte un seul nom : islamophobie.