15 mai 2016

Black M à Verdun : oui, c’est une insulte à nos Immortels, par Régis de Castelnau

M’étant permis de critiquer le lynchage médiatique dont Mgr Barbarin avait été l’objet, j’appris de la bouche d’Ariel Wizman que j’étais un « avocat catholique bien connu ». Fort contrarié par l’organisation d’un concert de rap à Verdun pour commémorer le centenaire de la bataille, j’apprends maintenant des bouches du maire de la ville et du secrétaire d’État aux Anciens combattants suivis par les petits valets de la presse mainstream que cela ferait de moi un « raciste d’extrême droite ». Autant l’impair de Wizman m’avait fait sourire, autant l’insulte proférée par les deux zigotos dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à présent  risque de me rendre vraiment grognon. Alors, je vais dire aux ci-devant Samuel Hazard et Jean-Marc Todeschini, respectivement maire et secrétaire d’État, et à leurs petits copains, qu’il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas, enfin en tout cas avec lesquels moi je ne plaisante pas. Que s’ils entendent se déshonorer, je souhaiterais qu’ils évitent de le faire en me crachant dessus.

Black M, parfaite synthèse entre variété débilitante et racaillitude grand-guignolesque, membre du groupe Sexion d’Assaut, dont le nom évoque avec délicatesse les Sturm Abteilung du parti nazi.
Monsieur Hazard prétend que l’artiste qu’il a choisi pour honorer la mémoire de 300 000 Français tués pour la défense de leur pays, est « l’artiste préféré des Français en 2016 ». Étant français, et n’ayant pas encore émigré sur la planète Mars, je n’avais pourtant jamais entendu parler de Black M. Je me suis un peu renseigné, j’ai un peu écouté, et j’ai constaté que les Français de Monsieur le maire, étaient exclusivement des ados et des pré-ados. Petit phénomène commercial qui sera probablement oublié l’année prochaine, il n’y a pas grand-chose à dire sur la musique et le style de l’artiste, peut-être un peu plus sur son inspiration, le racisme, la misogynie et l’homophobie y étant très présents.

Aux soldats de Verdun, la République peu reconnaissante… par Laurent Gayard

Malgré l’annulation de Black M, le mal est fait.

La République et ses élus reconnaissants ont finalement décidé d’épargner aux morts de Verdun l’ultime insulte de voir une caricature de gangsta américain à la sauce Skyrock, alias Black M, venir symboliquement piétiner leurs tombes, mais le mal est déjà fait. Puisqu’on nous rappelle à longueur de temps l’importance du devoir de mémoire, remarquons que la mémoire de Verdun s’est définitivement effacée dans le crâne des élus de la République. « Après trois jours d’intense polémique venue notamment des rangs de l’extrême droite, la mairie de Verdun (Meuse) annonce, ce vendredi matin, l’annulation du concert de Black M programmé pour commémorer le centenaire de la terrible bataille. »1. Il est entendu qu’il faut nécessairement être d’extrême droite pour trouver choquant qu’une sorte de pantin bling-bling soit choisi comme tête d’affiche d’une soirée destinée à rendre hommage aux 300 000 morts et au 400 000 blessés de la bataille de Verdun.
 
« Ne pas se prendre la tête » est devenu l’idéologie reine de toute une époque et notre société enrage de devoir prendre encore au sérieux quelques vagues tragédies de notre histoire.
En choisissant Verdun comme point de fixation pour tenter de saigner à blanc l’armée française lors de l’opération Gericht (« Jugement »), le général allemand Erich Von Falkenhayn pensait entraîner la France dans le piège du patriotisme et faire en sorte que des sacrifices insurmontables soient consentis pour tenir cette place-forte et ce lieu symbolique où fut signé en 843 le traité de Verdun qui donna naissance aux royaumes de Charles le Chauve, Lothaire et Louis le Germanique et détermina tout le destin de l’Europe. Mais le plan de Falkenhayn réussit trop bien : il parvient à galvaniser la résistance des troupes et l’adhésion de la population à l’effort de guerre. Après avoir engagé 1 200 000 hommes contre un nombre légèrement inférieur de Français, l’armée allemande devra s’avouer vaincue à Verdun, après avoir laissé dans l’aventure 150 000 morts et 200 000 blessés, un sacrifice tout aussi effroyable que celui consenti par l’armée française pour tenir Verdun.

Hommage à un homme très comme il faut, par Allegra

Et " il va nous manquer " nous disait un hommage élogieux diffusé ce matin sur la RTBF radio première. 


 Je pique sur le site de la RTBF :
« Figure historique de Charlie, il en avait été licencié en 2008 après plus de 20 ans de collaboration, pour des accusations d'antisémitisme qu'il réfutait.
A l'époque, son éviction fit grand bruit car elle faisait suite à une chronique ironisant sur une éventuelle conversion au judaïsme d'un des fils de l'ancien président Nicolas Sarkozy.
Poursuivi pour "incitation à la haine raciale", Siné avait été relaxé par le tribunal, qui avait considéré que ses propos tenaient plus de la satire que de l'antisémitisme. »