17 mai 2016

« Une grande fête d’Auschwitz avec Booba ou Nekfeu ? » par Alain Finkielkraut

Le philosophe et académicien français est consterné par la tournure des événements et se désespère des réactions de la gauche officielle.

Le conformisme idéologique en France, par Jacques Tarnero


Michael Grynszpan s'entretient avec Jacques Tarnero, en colère contre le conformisme idéologique en France.
Jacques Tarnero, ex-chercheur du CNRS, essayiste, documentariste, était de passage en Israël, invité au colloque Schibbolet. 












































Il travaille en ce moment à un nouveau documentaire sur l'opération Entebbe.

http://radiotaf.com/emission/contrepoint/broadcast_363

LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN, par l’ambassadeur Alain PIERRET

Monsieur Alain Pierret, j'ignorais à ce jour qu'il existât au Quai des diplomates sensés et décents.
Je vous remercie pour ce texte, qui ne rachète certes pas le déshonneur des «méharistes du Quai», mais qui présente un rappel salutaire, fait rarissime venant de la
part d'un collègue des Roquets d'Orsay.

L’Ambassadeur Alain PIERRET : diplomate, il a été ambassadeur de France au Niger, en Israël (juillet 1986-août 1991), en Belgique et auprès du Saint-Siège, puis a fait partie d'une mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France sous l'Occupation en 1999. Il fut ancien directeur des Nations Unies et des Organisations internationales.

L’UNESCO ENTRE FORFAITURE ET HYPOCRISIE, par Raphaël Draï

Raphaël Draï 1942-2015 (zal) n'aurait pas été surpris  par la récente déclaration négationniste de l'Unesco. Il en avait déjà souligné la forfaiture et l'hypocrisie dans ce texte de janvier 2014. En revanche je gage qu'il aurait été atterré par la position de la France en faveur de cette abjection.

Raphaël Draï z'l

I.

Le slogan de l’UNESCO pour le XXIe siècle est formulé en ces termes: « Construire la Paix dans l’esprit des hommes et des femmes ». Autant dire  qu’outre sa destination vers l’extérieur des murs de l’institution internationale sise à Paris, au métro Ségur, ce slogan la rappelle en tant que de besoin à sa vocation initiale, celle qui a justifié sa création à côté de l’ONU en 1945. Que son siège ait été fixé à Paris n’est pas sans signification non plus: si la Wehrmacht a défilé sur les Champs-Elysées, elle n’a pas eu l’occasion de parader à Picadilly Circus. Pour un individu comme pour une institution, la forfaiture qualifie un manquement grave, injustifiable et conscient à sa raison d’être. C’est donc ce risque qu’encourt cette institution internationale après l’annulation, maquillée en report, d’une exposition consacrée au peuple juif et à son lien avec la terre d’Israël. Une annulation qui a provoqué tant de réactions scandalisées qu’il a bien fallu que la direction générale de l’UNESCO fasse légèrement marche arrière et qu’elle transforme l’annulation définitive en « report »; comme quoi dans le jeu des institutions internationales la règle prédominante est non pas la paix des esprits mais la capacité d’affronter un rapport de forces, y compris dans le monde qui se proclame celui de la culture. Car la faute de la direction actuelle de l’institution, incarnée par la bulgare Irina Bokova, vouée à l’objectif précité, est à deux versants.

Nauséeux symptômes, par Pierre Saba

Le décès du dessinateur Siné a donné lieu à une série de dithyrambes funèbres médiatisés à l’envi.

Ni la condamnation du défunt au titre de la loi condamnant le racisme et l’antisémitisme, ni ses réitérations publiques antisémites, ni sa participation à un parti «antisioniste» composé de repris de justice antisémites, ni ses soutiens acharnés et publiés aux propos et actions antisémites d’un ancien humoriste qui collectionne les condamnations pénales pour incitation à la haine raciale et fraudes fiscales, non, rien de tout ceci n’a empêché, freiné ni restreint les hommages publics, respectueux et déférents à sa personne. 























C’est donc la mémoire d’un dessinateur exprimant régulièrement son antisémitisme qui a été honoré en France sur la plupart des radios, télés, presse écrite et autres médias numérisés.

Il s’agit d’un trait moral public, d’une doxa qui désormais se diffuse ouvertement en France aux côtés des attentats, violences, et offenses antisémites, falsifications historiques, du racisme général, de l’intolérance sociale et politique, de l’impotence manifeste des pouvoirs publics à faire respecter le Droit, de la déliquescence de l’esprit républicain et des violations des principes sacrés tels que consacrés dans la charte des Nations-Unies.

A titre d’indicateur, la France a, cette année encore, reculé dans le palmarès de la liberté de la presse dressé par l’organisation «Reporters sans frontières».