17 juil. 2016

France : cette guerre civile qui vient, par Yves Mamou

« Nous sommes au bord de la guerre civile ». Cette citation n'est pas celle d'un fanatique ou d'un malade mental. Non, elle émane du Directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), l'un des principaux services de lutte contre le terrorisme. Patrick Calvar n'a « évoqué » le risque de guerre civile, il l'a martelé publiquement à trois reprises au moins. Le 12 juillet, il en a fait part aux membres de la commission d'enquête parlementaire « relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 ».


La police française a tiré et tué le terroriste tunisien qui a utilisé un camion bélier pour tuer 84 personnes à Nice le soir du 14 juillet.

En mai 2016, il a délivré le même message à une autre commission de parlementaires chargés de la défense nationale. « Les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l'ultra-droite qui n'attend que la confrontation ».