22 août 2016

La racaille, ferment du djihad ? par Denis Bachelot

La violence est un continuum. Il faut faire le lien entre la culture de la violence du milieu délinquant qui impose sa domination dans les cités ghetto et la radicalisation religieuse des terroristes. 

Dans sa fonction de déconstruction du réel, le discours médiatique ambiant, relayant le propos du pouvoir politique, a introduit un nouveau schéma d’explication pour  commenter les actes de violence de masse qui frappent actuellement l’Europe : la subtile distinction entre « acte terroriste » et agression commise par un « déséquilibré ».  Avant les attentats de 2015 et 2016 qui ont ensanglanté la France, toute une série d’attaques au couteau ou à la voiture folle, en France, en Belgique et aussi en Autriche et Grande-Bretagne, avaient déjà été « vendue » au public  sous l’emballage « acte commis par un déséquilibré » ;  que le déséquilibré en question crie « Allahou Akbar » ne semblait pas alors une cause suffisante pour mettre en avant le caractère politico-religieux de l’agression, si elle n’était pas d’emblée revendiquer par une organisation labellisée. Ainsi, les premiers signaux  annonçant un nouveau type de violence terroriste aveugle ont été largement cachés au grand public par une entourloupe médiatique.