7 sept. 2016

Israël victime d’un négationnisme terminologique, par Menahem Macina

We all live in a ‘Green Line’ submarine

Au temps des pharaons, lorsqu’une dynastie régnante voulait stigmatiser le souvenir d’un prince ou d’un personnage célèbre, on martelait, sur la totalité des stèles et des monuments, les inscriptions qui lui étaient consacrées. Ainsi, en oblitérant son nom, c’est son souvenir même que l’on effaçait de la mémoire collective. 
Sestertius - Vespasiano Iudaea (Crédit : Wikipédia)
Monnaies romaines célébrant l’écrasement, par les Romains de la dernière révolte juive, en 135 de notre ère.
Sestertius – Vespasiano Iudaea (Crédit : Wikipédia)

C’est à peu près ce que tentent de réaliser aujourd’hui les ennemis d’Israël. N’étant pas parvenus à faire disparaître ce peuple de la surface de la terre, ils s’en prennent à tout ce qui est susceptible d’accréditer ses titres d’appartenance à la région d’où il est issu. Mais comment effacer les noms honnis : Israël, Jérusalem, Judée, Samarie, et même celui de Jourdain ? [1] Ils peuplent la Bible, les documents historiques, les livres d’histoire et d’archéologie, les cours de religion chrétienne, les œuvres d’art même…

«Nos femmes» : Bruno Le Maire pris en flagrant délire de sexisme, par Gilles William Goldnadel

Ouf ! On respire. Il ne l’a pas dit. Il n’a pas, dieu merci, prononcé les trois lettres diaboliques.
Le possessif ignoble et dégradant, tristement symptomatique d’un machisme rampant. Bruno Le Maire a recouvré son honneur perdu pendant 24 heures. Il n’a pas dit « nos » femmes. Il avait dit « les » femmes.
Alléluia !
Aussitôt dame Rossignol – je n’ai pas dit ma dame – annonçait au monde cette « bonne nouvelle ». Celle qui s’était précipitée sur Twitter pour tancer le jeune mâle blanc de la droite point assez complexée, n’aura toutefois pas été jusqu’aux excuses. Une victime potentielle d’un délinquant en puissance ne s’excuse pas. Idem pour dame Duflot qui a courageusement effacé ses sévères remontrances. Pascale Boistard, notre (puis-je ?) ancienne secrétaire d’État aux droits des femmes, qui aura marqué de son empreinte l’interdiction faite aux hommes d’écarter les jambes dans le métro ou de regarder les femmes de manière trop appuyée (lire ma précédente chronique relative à la loi contre le harcèlement dans les transports) a, elle aussi, détweeté en douce.

Sauras-tu reconnaître la crétine gauchisante et moralisante ?
Pour aggraver définitivement mon cas auprès de nos féministes gauchisantes et moralisantes, plus promptes à sermonner le glabre Le Maire qu’un confectionneur barbu de burkini, j’écrirai que quand bien même notre député aurait dit ce qu’il n’a pas dit, qu’il n’y aurait pas de quoi en faire tout ce tapage d’enfer.

Le dialogue des religions en question, par Shmuel Trigano

Le meurtre du prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray marque un tournant pour la politique des institutions juives. Les réactions auxquelles il a donné lieu permettent d'éprouver la validité de certaines idées reçues du " dialogue des religions " qu'elles pratiquent couramment. La réaction des deux autres partenaires de ce dialogue est en effet pleine d'enseignements.


L'attitude de l'Eglise donna le ton. Elle pria pour les assassins et confessa que tous les hommes étaient coupables (donc elle même, ce que confirma le pape) et transforma le spectacle de la guerre de religion islamique en une cérémonie compassionnelle et sacrificielle prônant le pardon universel. L'idée qu'il pourrait y avoir un front uni judéo-catholique en lequel la communauté juive trouverait un appui face à l'antisémitisme émanant du milieu musulman s'effondrait avec fracas. Tout au plus, les Juifs se heurteraient-ils en cas d'urgence à la démission politique et nationale que l'Eglise de France démontra à cette occasion. Ils pourraient, en tout cas, compter sur sa "compassion", pour pleurer les victimes. En esquivant la confrontation avec le grave problème qui se pose aujourd'hui, en dispensant l'islam français d'un effort, l'Eglise aggrave le déni de la réalité sur lequel vit la France depuis 15 ans. Et dans ce déni est inscrit le déni de l'antisémitisme.

Terrorisme islamiste: les «radicalisés», une armée de fous ? par Ingrid Riocreux

Folie et déraison à l’âge médiatique
Si l’on raisonne en termes de compatibilité logique d’après ce qu’on peut lire dans les médias, un terroriste/djihadiste/radicalisé ne peut pas être un déséquilibré. « Terroriste » et « déséquilibré » sont apparemment deux notions tout à fait antinomiques. Le premier est un méchant, le second est un fou. En même temps, on nous détaille sans rire la mise en place de « suivis thérapeutiques » à destination des « radicalisés » : il s’agit donc de soigner les méchants, pas les fous. Ou bien alors, tous les radicalisés sont des fous et dans ce cas la précédente distinction ne tient plus. Quelqu’un y comprend quelque chose ?