9 déc. 2016

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Het Kislev 5777 - 8 décembre 2016

La présence de stands de propagande pro-palestinienne sur les marchés de Noël en dit long sur la société française d’aujourd’hui. Contrairement à ce qu’affirment les représentants de Mairie de Paris ou d’autres lieux en France, il ne s’agit pas de vendre des produits de l’artisanat mais bien d’une campagne orchestrée visant à dénigrer, délégitimer et haïr Israël. L’approche des fêtes de Noël et de ces marchés populaires aurait pu être l’occasion de soutenir les Chrétiens d’Orient, et surtout de rappeler les persécutions dont ils sont victimes en Irak, en Syrie, mais aussi à Gaza où il ne subsiste plus qu’un millier de chrétiens, orthodoxes ou catholiques ; les autres ayant été forcés à se convertir par le Hamas.

Il ne reste plus que 1'200 chrétiens à Gaza, victimes de persécutions et conversions forcées. Sur les 600 chrétiens de la bande de Gaza arrivés en Judée-Samarie lors les deux dernières semaines pour célébrer Noël, des dizaines ont demandé à s’installer en Israël parce qu’ils ne veulent plus vivre sous l’Autorité palestinienne ou le Hamas.
Pourquoi ce silence de la part de Mme Hidalgo ? La souffrance des Chrétiens d’Orient importe peu à la Maire de Paris, en revanche encourager la détestation d’Israël ne la dérange pas, car la question qui se pose ce n’est pas la vente d’un tee-shirt, d’un livre ou d’une poterie, mais celle de la présence sur place de militants du BDS et autres nervis de l’antisionisme radical qui interpellent les passants et diffusent un message de haine. Est-ce cela l’esprit des marchés de Noël ?