21 déc. 2016

Quand A.B. Yehoshoua rejoint Naftali Benett, par Shraga Blum

L’un des plus grands écrivains israéliens actuels qui est aussi l’un des porte-parole de la gauche intellectuelle, A.B. Yehoshoua a accordé lundi matin une interview à Razi Barkaï sur Galei Tsahal. Ce dernier n’en a pas cru ses oreilles lorsqu’il a entendu ce que propose aujourd’hui l’écrivain concernant l’avenir de la Judée-Samarie.


A.B. Yehoshoua est parti du principe que la solution des deux Etats n’est plus possible et qu’il faut éviter un Etat bi-national. Il a reconnu qu’après avoir milité pendant des années pour la création de deux Etats, il est en venu à la conclusion qu’il faut désormais parer au plus urgent et « gérer » le conflit au lieu de chercher une solution globale. Il affirme que la gauche comme la droite ont échoué sur cette question et a proposé un plan uniquement pour les zones C de Judée-Samarie, qui représentent environ 60% de la superficie et contiennent la grande majorité de la population juive. Il propose d’accorder de nombreux droits économiques et sociaux aux Arabes qui vivent dans ces zones C, entre 60.000 et 100.000, voire même des droits civiques, car il estime que cela ne changerait pas de manière significative la balance démographique en Israël. Et quant aux zones A et B « il n’a pas de solution à proposer ». L’écrivain estime qu’une telle voie permettrait d’alléger les pressions internationales.