28 mai 2017

La faillite morale de la gauche israélienne, par Shraga Blum

Ils étaient tous là, samedi soir sur la place Rabin de Tel-Aviv: Avoda, Meretz, Liste arabe unifiée, Shalom Akhshav, Initiative de Genève, New Israel Fund et autres organisations du « camp du Bien ». Tous à crier à l’unisson « Paix, Paix ! » et décochant leurs flèches acérées vers les uniques coupables traditionnels : Binyamin Netanyahou, Naftali Benett, les « colons messianiques qui diffusent la haine et le racisme » et j’en passe. Comme si ce souhait béat et nébuleux de paix exprimé en chœur allait modifier de quelque manière les intentions politicides cachées ou dévoilées des ennemis d’Israël, trop heureux de se voir rejoints par de tels compagnons de route.
 
Ils sont venus, ils sont tous là (même le fils maudit), mais n'auraient que 18 sièges sur 120 à la knesset. Photo Gili Yaari / Flash 90
A entendre les différents orateurs qui se sont suivis à la tribune, il n’est pas étonnant que les derniers sondages d’opinion n’accordent que 18 sièges au grand maximum sur 120 à la gauche et l’extrême gauche réunies, et 31 sièges si l’on pousse jusqu’à lui rajouter généreusement les députés arabes. Soit un quart de la Knesset à peine.

Manifester pour la paix fait partie de droits que confère la démocratie, même s’il s’agit de vœux puérils qui se sont déjà à maintes reprises fracassés sur les réalités que ces naïfs militants refusent toujours de voir. Mais manifester « contre l’occupation » alors qu’Israël célèbre la miraculeuse victoire lors de la Guerre des Six Jours et la libération du berceau du peuple juif et de Jérusalem est par contre une marque d’ingratitude sans nom de la part de Juifs.

Et samedi soir, un pas de plus a été franchi, qui traduit définitivement le dévoiement moral de cette gauche israélienne qui a trahi tout ce pour quoi ses illustres fondateurs se sont battus.

Pegasus Bridge, 00h16, par Pug

« Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien » Edmund Burke

Une trouée dans la météo a permis que l’ordre soit donné. Mais le temps est compté, l’éclaircie sera de courte durée. Les avions ont décollé au début de la nuit, vers 22h, et survolent maintenant les flots de la Manche, dans un ciel qui n’a pas connu une minute de paix depuis quatre ans. Cette nuit est étrangement calme. Un calme subtil, niché entre la tempête et la guerre. Une toute petite fenêtre dans la météo et l’histoire, une toute petite ouverture d’opportunité pour donner sa chance à l’espoir.

L’aiguille du cadran va bientôt atteindre minuit. Un choc bref suivi d’un bruit de moteur qui s’éloigne. Les câbles ont été largués et les Stirling virent de bord. Ils poursuivent leur route pour dérouter l’ennemi. Eux non plus ne sont pas encore rentrés chez eux et leur mission est encore hasardeuse. Pas autant que la nôtre, cela dit…

Les effets dévastateurs du socialisme au Venezuela, par Ed Krayewski

[NdA : cet article est dédié aux crétins qui prétendent que, le socialisme ayant échoué partout, nous devrions essayer le socialisme avec quelques étapes supplémentaires. Et en particulier au révolutionnaire en peau de lapin, l'insoumis Mélenchon qui avait gazouillé après la mort de son idole Chavez : " Ce qu'il est ne meurt jamais ". Eh bien, pauvres de nous !]  

Les manifestations contre le long cauchemar national du socialisme continuent au Venezuela, alors qu’on a atteint 37 morts le mois dernier et que des manifestants ont démoli il y a deux semaines une statue d’Hugo Chavez, l’ancien président qui a conduit le pays dans l’ère du chavisme, sa déclinaison du socialisme latino-américain, ou « socialisme bolivarien ». Les manifestations représentent l’inévitable fin de toute expérience socialiste.
 
Manifestation monstre contre le président socialiste Nicolas Maduro, à Caracas le 19 avril 2017. (CHRISTIAN VERON / REUTERS)
À son apogée, Chavez était considéré comme un modèle du socialisme démocratique par une bonne partie de la gauche occidentale. Après sa mort en 2013, le réalisateur Michael Moore s’extasiait sur la nationalisation de l’industrie pétrolière. Il avait tweeté
Il a utilisé les dollars du pétrole pour éradiquer 75% de l’extrême pauvreté, fourni des soins et une éducation gratuits pour tous.
Le chef du Parti Travailliste britannique Jeremy Corbyn disait que Chavez avait montré au monde que « les pauvres comptent et que la richesse peut être partagée » et qu’il avait apporté des « contributions énormes au Venezuela » et au monde.
Chavez a cédé la place à son vice-président, Nicolas Maduro, qui a continué sa politique, sans le charisme qui masquait l’incompétence de son prédécesseur et l’incohérence du « socialisme bolivarien », et au final sans les prix élevés du pétrole pour financer les larges dépenses publiques. Laissée face à ses propres mécanismes, la planification centralisée du socialisme a spectaculairement échoué. 

Le socialiste préféré des États-Unis, Bernie Sanders, a lui aussi désigné le Venezuela comme un modèle. En 2011, dans une tribune libre, il écrit :
Ces temps-ci, le rêve américain est plus susceptible d’être réalisé en Amérique du Sud, dans des lieux tels que l’Équateur, le Venezuela ou l’Argentine, où les revenus sont en réalité plus égaux aujourd’hui qu’ils ne le sont dans le pays d’Horatio Alger. Qui est la république bananière maintenant ?

L'attaque contre les chrétiens égyptiens, par Dry Bones

L'horreur du dernier massacre des chrétiens coptes en Égypte m'ont amené à éditer le dessin d'aujourd'hui qui fut créé en 2011. [NdA : comme quoi rien ne change. Ce dessin n'est même pas ironique, il décrit très précisément une situation qui dure. Cela mérite donc une énième résolution anti-israélienne au cirque. Et comme dit Allegra sur son blog, " Attendons les résultats de l’enquête pour savoir si c’est un crime anti-chrétien."]


-- Les chrétiens du Moyen-Orient sont chassés ! Et les églises d'Europe et d'Amérique ne peuvent plus simplement ignorer la situation !
-- Et alors ?
-- Alors ils doivent préparer une réponse unifiée.
-- Probablement un service funèbre à fendre le cœur... quand tout sera fini ! !

Haine du Juif et laïcité : des membres du gouvernement attaquent Finkielkraut, par Eric Hazan

[NdA : Faisant mine de croire que Finkie attaque sa personne, et non ses scandaleuses déclarations, Schiappa interprète avec outrance son rôle de pauvre victime. Mais cela ne prend plus : elle n'est victime que d'elle-même et de ses positions idéologiques, qui semblent avoir la faveur du porte-parole du nouveau gouvernement.]

L’intellectuel lui a répondu dans un droit de réponse publié dans Libération : 
« Piquée au vif, la Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes m’écrit dans une lettre publiée par Libération. Aurais-je donc menti ? Me serais-je laissé abuser par les fake news, les faits alternatifs, la post-vérité qui prospère sur Internet ? Serais-je une victime paresseuse et donc coupable de la rumeur ? 

Non. J’ai lu, de mes yeux lu, une autre lettre adressée par notre épistolière à Manuel Valls quand il était à Matignon. Dans la même lettre, Marlène Schiappa affirmait qu’il n’y avait pas d’antisémitisme dans les quartiers populaires. Nul besoin donc de reconquérir les territoires perdus de la République car contrairement à ce que révélaient les professeurs réunis par Georges Bensoussan, il n’y avait rien d’autre à signaler dans ces territoires que le chômage et la discrimination. Ce n’était pas l’antisémitisme le problème, ni le sexisme, ni la francophobie, mais le fait que le Président Hollande n’avait pas tenu l’engagement 59 de son programme : défendre la paix et la reconnaissance de la Palestine. 

Au lieu de poursuivre de sa vindicte ceux qui ont le malheur de lui rappeler ses propres prises de position, Marlène Schiappa devrait, toutes affaires cessantes, lire le dernier état des lieux publié par Bensoussan La France soumise (avec une préface lumineuse d’Élisabeth Badinter) et le rapport de Malek Boutih intitulé Génération radicale. Ainsi, débarrassée de ses œillères idéologiques, pourra-t-elle commencer à faire du bon travail ».

27 mai 2017

Un festival “interdit aux blancs” crée la polémique à Paris, par Valeurs actuelles

Le festival Nyansapo Fest , décrit comme afroféministe militant, organisé à Paris en juillet prévoit d'être réservé à 80% aux femmes noires

Ce festival en partie interdit aux blancs va-t-il voir le jour en juillet prochain à Paris ? Le Nyansapo Fest, c'est le nom de l'évènement, doit se dérouler du 28 au 30 juillet dans le XIe arrondissement. Selon la description de la manifestation sur le site officiel, il s’agit d’un festival afroféministe militant qui se divisera en plusieurs espaces : un espace décrit comme non mixte - femmes noires (80% du festival) ; un espace non mixte - personnes noires ; un espace non mixte - femmes racisées " et un espace ouvert à tous

Rosa Parks : " Vous ne devez jamais avoir peur de ce que vous faites lorsque c'est juste ". Se retourne-t-elle aujourd'hui dans sa tombe ? 
              

Au programme de ce festival, des concerts, des ateliers, des tables rondes ou des conférences sur des sujets traitants du racisme et du sexisme contre les femmes noires, la lutte contre l'islamophobie ou encore la question des réfugiés. Mais ce n'est pas le programme du festival qui fait scandale, mais plutôt qu'il soit en parti interdit aux blancs

Pourquoi la politique arabe de Donald Trump est plus subtile qu'il n'y paraît, par Pierre Rehov

Une fois de plus j'ai été surpris de constater l'écart entre les discours du président Donald Trump en visite officielle au Moyen Orient et ce que la plupart des médias, y compris américains, ont bien voulu rapporter. L'un des points culminants de cette erreur de lecture, volontaire ou non, a été à mon sens la rubrique d'Éric Zemmour au micro d'« On n'est pas forcément d'accord » sur RTL. 

La vision de Donald Trump en la matière, est claire. Le terrorisme et la radicalisation sont la source du problème et non leur conséquence et la paix entre Israéliens et Palestiniens ne peut se faire sans un accord global, incluant l'intégralité des pays de la région. (Photo Evan Vucci/AP)

D'après le polémiste, Trump aurait redonné aux Saoud leurs lettres de noblesse, en chantant les louanges d'un merveilleux pays et en s'extasiant devant l'accueil fastueux que les rois du pétrole lui avaient réservé. À croire qu'en visite officielle à Riyad, le président des États Unis avait d'autre choix que de jeter le chaud et froid sur son auditoire, s'il voulait faire passer son message d'union renforcée contre l'hégémonisme iranien et le radicalisme salafiste. 

Il est vrai que la première partie de son intervention n'a fait qu'encenser le royaume et son leader dont « les mots ne rendent pas justice de la grandeur de ce remarquable lieu et l'incroyable hospitalité qui lui a été offerte ».

S'il en était resté là, Éric Zemmour aurait eu, comme souvent d'ailleurs, raison dans son analyse. Mais c'était sans écouter la suite du discours, écrit dans un langage qui tranche, ô combien, avec les atermoiements de Barack Obama, tout en courbettes devant le précédent monarque et qui, de toute sa carrière, n'a jamais été capable d'associer les termes « terrorisme » et « islamiste ».

Le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne se sont joints à l’ONU pour désigner Israël comme l’unique violateur au monde des droits à la santé, par UN Watch

L'organisation mondiale de la santé (OMS) de l'ONU a décidé de cacher un rapport positif sur Israël au public sous la pression du régime syrien d'Assad, tandis que l'assemblée annuelle de l'organisation mondiale a adopté hier une résolution coparrainée par la Syrie accusant Israël de dégradation de « la situation sanitaire dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem Est, et dans le Golan syrien occupé ».

C’est le comble du cynisme pour la Syrie d'introduire une résolution sur la santé des résidents druzes du Golan, qui vivent en fait très bien sous la juridiction israélienne, alors qu’Assad bombarde ses propres hôpitaux, ses ambulances et son personnel médical.
La résolution, qui coûtera 10 millions de dollars à mettre en œuvre, renouvelle la diffamation annuelle d’Israël en exigeant un point spécial de l'ordre du jour pour la session de l'année prochaine, ainsi que l'obligation d'un rapport par le directeur général, mesure que l'OMS n’applique à aucun autre pays.

Confirmant la déclaration de l'ambassadeur d’Israël Aviva Raz-Shechter, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas, la Norvège et 10 autres pays ont pris la parole pour exprimer le regret que, alors qu'Israël a coopéré avec une mission de l'OMS au Golan, « le rapport de cette mission n’a pas été publié ».

« Ceci est clairement dû à la conduite de la Syrie » ont déclaré les pays européens « ce que nous ne pouvons que condamner dans les termes les plus forts. Ceci est particulièrement déplorable au regard de la situation sanitaire catastrophique dans d'autres régions de la Syrie. Selon l'ONU, l'an dernier, plus de 300 établissements médicaux en Syrie ont été ciblés ».

26 mai 2017

Il faudra bientôt un permis pour utiliser une tronçonneuse ! par Alexis Vintray

Nous ne sommes pas le premier avril, mais pourtant cela y ressemble bien. Il sera probablement bientôt obligatoire de passer un permis pour utiliser une tronçonneuse en France. La simplification administrative tant espérée n’est pas encore pour demain…

Le permis tronçonneuse, bientôt une réalité

La faute à un décret (décret n° 2016-1678 du 5 décembre 2016), qui prévoit la mise en place de formations à l’usage de tronçonneuse le 5 décembre 2017. Une formation pas encore obligatoire à ce stade, mais fortement encouragée selon le journal France Agricole. Une manière de préparer le terrain à un permis obligatoire, comme c’est le cas dans d’autres pays européens.

Les écoles s’y sont déjà adaptées puisque, selon le même journal, « une nouvelle formation vient d’apparaître au catalogue de plusieurs chambres d’agriculture et d’établissements scolaires : la préparation du permis tronçonneuse ».

Les importantes conclusions à tirer du voyage de Donald Trump, par Stéphane Juffa

L’analyse de Stéphane Juffa, au micro de Jim Mosko, dans le cadre de l’émission Bruxelles-Métula sur Radio Judaïca https://youtu.be/JaUwZlYBLRw (Youtube).
 
Au sommaire :
 
LA VISITE DE DONALD TRUMP EN ISRAËL  s’est entièrement jouée lundi soir lors du dîner en tête-à-tête avec Binyamin Netanyahu. Les deux thèmes ouvertement évoquées par le président américain (au Musée d’Israël) ont été la mobilisation de Washington face à l’Iran, aux côtés de Riyad et Jérusalem, avec la promesse que Téhéran n’obtiendrait jamais la bombe atomique, et la nécessité de mettre à profit le rapprochement israélo-sunnite pour faire la paix avec les Palestiniens.
 
Pendant ce temps, et dans la plus parfaite discrétion, le Premier ministre israélien a donné son accord de principe pour intégrer l’initiative soutenue par le Roi Slimane, le Maréchal al Sissi et le Président Trump, à savoir : la création d’un Etat palestinien démilitarisé, avec un droit d’intervention israélien qui durera jusqu’à la disparition totale du terrorisme, avec Tsahal qui gardera le contrôle du Jourdain, et des ajustements de frontière permettant d’inclure en Israël les trois blocs d’implantations principaux. Plus question de rendre le Golan aux Syriens, ni d’accueillir les descendants des réfugiés palestiniens de 48.
 
Aucune annonce n’a été faite sur cette avancée pour ne pas générer de crise gouvernementale en Israël avant que les termes de l’entente soient synchronisés entre tous les partenaires et acceptés par l’Autorité Palestinienne.
 
LES MEGA-CONTRATS D’ARMEMENT AVEC RIYAD (380 milliards de dollars) CONSTITUENT-ILS UNE MENACE POUR ISRAËL ?

Lettre ouverte à Gérard Collomb, par Alexandra Laignel-Lavastine

Monsieur le ministre,
Une femme juive, médecin, surprise dans son sommeil, est atrocement torturée pendant plus d’une heure. Elle a 65 ans et elle vit dans un modeste immeuble du XIème arrondissement de Paris, rue Vaucouleurs. Le meurtrier, qui s’introduit chez elle par le balcon, s’acharne avec une violence inouïe sur sa victime, provoquant une vingtaine de fractures au corps et au visage, avant de la défenestrer, agonisante, du troisième étage. Pendant ce temps, la police (aussitôt prévenue) est sur le palier. Les trois hommes armés n’interviennent pas.

D’Ilan à Sarah Halimi, la France indigne
Les voisins (plusieurs dizaines de personnes) entendent ses hurlements. Ils ne bronchent pas. Les médias nationaux sont alertés. Ils n’enquêtent pas et passent le meurtre sous silence. Elle s’appelait Sarah… Sarah Halimi.

Cette scène épouvantable ne s’est pas déroulée en 1942, avant ou après la Rafle du Veld’hiv, mais… dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 aux cris de « Allah Akbar », dans un minuscule HLM situé à quelques encablures du Bataclan. Une marche blanche à sa mémoire sera organisée le dimanche d’après à Belleville. Elle s’est heurtée à des « Mort aux Juifs ! » de la part de jeunes des cités avoisinantes, certain ajoutant : « On a nos kalach ! ». Dans la foulée, le procureur de Paris, François Molins, s’est empressé d’expliquer qu’il fallait attendre le résultat de l’enquête avant de se prononcer sur la nature du crime. Sait-on jamais : une femme juive âgée sauvagement massacrée par un vigoureux islamiste de 27 ans au lourd passé de délinquant (condamnations multiples pour trafic de drogue et violences) pourrait bien relever d’une simple querelle de voisinage… D’autant que le criminel, Kada Taoré, d’origine malienne, la traitait régulièrement de « sale juive », si bien qu’elle avait confié à son entourage la crainte qu’il lui inspirait. « Nous sommes en guerre », annonçait Manuel Valls le 13 janvier 2015, « pour que les musulmans n’aient plus honte et pour que les Juifs n’aient plus peur ». Remarquable bilan.

Vous venez donc, Monsieur le ministre, de prendre vos fonctions dans un pays où il est redevenu possible d’assassiner des Juifs sans que nos compatriotes ne s’en émeuvent outre mesure.

Jérusalem: Le président tchèque et son parlement entrent dans l’histoire, par Rédaction de CoolAmNews

Les députés tchèques estiment que la résolution « nie la souveraineté d’Israël sur l’ensemble de Jérusalem ». Le vice-président chrétien-démocrate de la Chambre basse du Parlement, Jan Bartosek, s’est opposé à la « politisation de l’UNESCO » et à son « attitude hostile » envers Israël. Par la suite, la Chambre des députés a appelé le gouvernement tchèque à suspendre ses paiements à l’UNESCO. Cette année, la cotisation tchèque devrait s’élever à 30,2 millions de couronnes (1,14 millions d’euros).

Le Parlement tchèque.

Le président donne le ton

Dans une initiative plutôt inhabituelle, le président  tchèque Milos Zeman a également envoyé ses vœux lors d’un événement organisé par l’ambassade israélienne en l’honneur de la journée de Jérusalem au château de Prague, la résidence officielle du président de la République tchèque, prêtée pour l’occasion.

« Laissez-moi vous saluer tous à l’occasion de ce rassemblement qui a lieu à la veille de la Journée de Jérusalem C’est d’autant plus précieux dans cette situation où le poison de l’antisémitisme a encore une fois commencé à s’enraciner sur le continent européen. C’est la République tchèque qui a tendu la main à Israël pendant les temps difficiles. Et en échange, Israël, avec sa vitalité et sa fierté, nous encourage, nous en Europe, à affronter le mal du terrorisme », a écrit le président tchèque Milos Zeman dans un message adressé aux participants de cet événement.

Convergence israélo-tchèque

On ne sait plus très bien à Jérusalem comment qualifier la lune de miel qui se prolonge avec la république tchèque. On attribue cette amitié jamais démentie au souvenir de la trahison européenne qui avait, dans les années 30, opté pour la politique d’apaisement permettant à l’Allemagne nazie de prendre le contrôle des Sudètes tchèques. En Israël, nul n’oubliera que Prague avait été le principal fournisseur en avions militaires et en armes à Israël, en juillet 1948, après que d’autres pays ont imposé un boycott du nouvel Etat. Et même si les relations diplomatiques avaient été interrompues par le régime communiste après la guerre des Six-Jours de 1967, elles avaient immédiatement été restaurées avec la Révolution de velours de 1989, qui a mis fin au communisme. 
Depuis, la convergence de vue entre les deux pays se fait au grand jour. Du soutien tchèque à l’opération israélienne contre le Hezbollah en 2006 en passant par l’action de Tsahal contre le Mavi Marmara qui tentait de violer le blocus contre la bande de Gaza, les Tchèques ont toujours répondu présents. C’est encore la République tchèque qui s’est distinguée comme étant le seul pays européen à voter contre la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur non membre des Nations unies en novembre 2012. Plus récemment, le parlement de Prague s’était désolidarisé de la mesure européenne visant à marquer les produits israéliens, fabriqués en Judée-Samarie.

En avril 2015, le ministère des Affaires étrangères tchèque mettait au point sa nouvelle conception de la politique étrangère. Traditionnellement, cette feuille de route de la diplomatie tchèque souligne encore l’importance des Etats-Unis comme principaux garants de la sécurité euro-atlantique et celle du partenariat stratégique avec Israël.
Les deux gouvernements ont d’ailleurs décidé de réunir régulièrement leurs ministres au cours de sommets gouvernementaux, une fois à Prague et l’autre fois à Jérusalem.

25 mai 2017

La « sélection » à l’université par tirage au sort décidée en catimini entre les deux tours des élections, par Jean-Yves Naudet

C’est une décision scandaleuse et grave qui a été prise par le gouvernement sortant le 27 avril, entre les deux tours des élections présidentielles. Scandaleuse sur la forme : une simple circulaire ministérielle et une date choisie pour que le texte passe inaperçu ! Et gravissime sur le fond : le refus idéologique de toute sélection sur des critères de compétence conduit à un arbitraire absurde : le tirage au sort !


La fiction de l’accès libre à l’université

L’origine du problème est connue : le baccalauréat est considéré comme le premier grade universitaire, car les jurys sont présidés par un universitaire qui, de facto, n’a aucun pouvoir, les consignes de correction étant données par le rectorat. Cette « fiction » permet à tout bachelier d’accéder librement à l’université. Ce principe connait des exceptions, puisqu’il existe des filières sélectives dès le départ (comme les IUT) ou au bout d’un an (comme la médecine avec le numerus clausus). En outre, la liberté est partielle, le droit à l’inscription n’étant automatique que « dans un établissement ayant son siège dans le ressort de l’académie où il a obtenu le baccalauréat ou son équivalent ou dans l’académie où est située sa résidence ». Critère idiot : on peut aller faire des études dans un pays étranger, si le dossier est jugé de qualité, mais, à l’intérieur de l’hexagone, il existe des barrières d’une académie à l’autre, qui ne peuvent être franchies que par des critères arbitraires.

Car il arrive souvent -- surtout avec l’afflux croissant d’étudiants -- que la capacité d’accueil ne permette pas d’admettre tous les candidats (En Staps-activités physiques et sportives, sciences de l’éducation, Arts du spectacle, mais aussi parfois en LEA, Droit ou Psycho). La logique et les exemples étrangers indiquent une solution équitable : le choix en fonction des compétences et de la qualité des candidats, suivant ses mentions au bac ou un concours d’entrée (comme dans les grands écoles ou les IEP), ou des prérequis, ou un examen du dossier, ...). Mais en France la sélection est un mot tabou à l’université et, au nom d’une égalité confondue avec l’égalitarisme, tout le monde a droit à s’inscrire partout, alors que, comme disait Aristote « Il n’est de pire injustice que de traiter également de choses inégales ».

Prélèvement à la source : la première catastrophe industrielle du président Macron ? par h16

Il aurait été franchement dommage de partir sans laisser de cadeaux. C’est très sûrement ce que se sont dit les fines équipes hollandaises dans la dernière semaine du quinquennat du président flambiste, à tel point qu’elles ont multiplié les mesures de dernière minute pour s’assurer de boucler les affaires courantes et les petits dossiers brûlants. Le président Macron n’a pas encore ouvert les jolis paquets colorés mais gageons que les surprises feront des heureux.


Prenez le tirage au sort en guise de « sélection » à l’université : que voilà une idée lumineuse, éminemment bisou-compatible, et qui assure une amélioration notoire du niveau des étudiants pour la prochaine rentrée ! Non seulement cela va encourager les uns et les autres à travailler en amont puisque bon ou mauvais, chacun aura sa chance, mais en plus, cela garantira une saine variété des prérequis universitaires qui promet, à terme, une excellence des étudiants et une forte remotivation des enseignants.

Mais ici, on ne parle que d’éducation. C’est un sujet relativement badin dont le président Macron ne fera qu’une bouchée, entre deux apéricubes républicains que les prochaines semaines lui promettent. C’est un sujet léger même, comparé à celui, plus lourd et certainement plus sensible, de la nouvelle fiscalité créative que Bercy entend mettre en place dans les prochains mois.

Vous n’en avez pas entendu parler ? Vous ne voyez pas de quelle créativité je veux parler ? Allons, je sais que la campagne présidentielle, palpitante à force de rebondissements, vous aura probablement focalisé sur un avenir qu’on sent de plus en plus agité, mais tout de même, qui pouvait oublier que, depuis plusieurs années, tout le monde s’est mis en tête, au sommet de l’État, de trouver de nouvelles façons de ponctionner le contribuable ? Qui pouvait omettre que Sapin et sa brochette de génies travaillaient dur à la mise en place du prélavement prélèvement à la source ?


Eh oui, rappelez-vous : dès 2015, on trouvait déjà cette envie gravée dans la feuille de route de nos énarques fiscalisateurs. À l’époque, le chantier était lancé en fanfare alors même que, pourtant, quelques doutes planaient sur la capacité de l’État à mener à bien un projet informatique de cette ampleur. Certains méchants commentateurs ne se sont d’ailleurs pas privés, les vils, de noter qu’en la matière, les administrations concernées n’avaient jusqu’à présent guère démontré leur maîtrise de l’outil informatique.

La révolution libérale en Israël et ses détracteurs, par Armand Laferrère

Si un mot devait résumer la transformation de la société et de l’économie israéliennes, au cours de la dernière génération, ce mot serait libéralisme. Il en est résulté des conséquences politiques et économiques qui expliquent l’orientation d’Israël depuis trente ans, notamment quant à la Cisjordanie. Il en est résulté aussi une division de l’opinion israélienne : une minorité politique et intellectuelle refuse ces choix. C’est cette orientation et cette division qu’explique l’article qui suit.

L’économie israélienne était, jusqu’aux années 1980, l’une des plus étroitement contrôlées par l’État dans le monde démocratique. L’absence d’alternance politique réelle entre 1948 et 1977 avait créé une économie aussi proche que possible de l’idéal corporatiste. Une élite politique, économique, militaire, culturelle et syndicale remarquablement homogène dirigeait toutes les affaires du pays. Quiconque n’était pas ashkénaze, laïque et socialiste n’appartenait tout simplement pas au monde des gens respectables. La dépense publique atteignait environ 60 % de la richesse produite. Ce qui restait de secteur privé négociait avec l’État les secteurs et les régions de leurs futurs investissements. L’union syndicale nationale, la Histadrut, avait ses propres investissements dans des usines et des kibboutz.
 
Begin (PM en 1977), avec Sharon et Yoffe dans le Sinaï le 14 juin 1967...
Ce modèle économique et social a entièrement disparu en une génération. L’évolution démographique en fut la première cause. Les sépharades arrivés en masse dans les années 1950 et 1960, puis les Soviétiques au tournant des années 1990 ont constitué des blocs électoraux largement indifférents aux valeurs des anciennes élites. Les sépharades – dont les descendants représentent un peu moins de la moitié des Juifs d’Israël – ont donné de l’importance à l’identité religieuse dans la société civile, s’opposant à la fois au laïcisme militant des anciennes élites et aux groupes ultra-religieux qui avaient constitué une société séparée. Les « Russes », majoritairement laïques comme les élites traditionnelles, s’en distinguent souvent par leur rejet des concessions sur la question palestinienne et leur confiance dans l’affirmation claire de rapports de force. Ils représentent désormais environ 15 % de la population juive. Dans le même temps, les ultra-religieux (haredim), qui furent d’abord une minorité négligeable mais dont la natalité est peut-être la plus élevée de toutes les populations humaines, ont vu leur part dans la population totale augmenter fortement : au début du XXIe siècle, ils ont probablement dépassé 10 % de la population totale du pays, soit 12 à 13 % de la population juive.

La population arabe, au contraire, reste stable à 20 % du total, malgré toutes les prévisions catastrophistes d’un « danger démographique » faites depuis plusieurs décennies. Partagée entre une majorité d’adversaires et une minorité de partisans de l’État, elle a désormais vu se créer une respectable classe
moyenne, en particulier dans la médecine et les professions libérales.

Le nouveau partage des pouvoirs résultant de la démographie fut facilité par la victoire électorale des partis de droite en 1977, puis leur montée en puissance progressive, jusqu’à devenir au XXIe siècle ce que furent les travaillistes pendant trente ans : le parti naturel de gouvernement du pays. Certains des groupes en croissance démographique, principalement les sépharades et les Russes, votent très majoritairement à droite. Les haredim, pour leur part, ne s’intéressent guère aux affaires de l’État, mais ont obtenu une influence nouvelle en marchandant les voix de leurs partis politiques contre un subventionnement constant de leur mode de vie. Au total, l’alternance politique a facilité la diversification des élites israéliennes et de leur vision du monde.

Manchester, le maire de Londres et les attentats, par Yvan Perrin

Et encore un. Cette fois, c'est Manchester qui était visée, avec pour cible la jeunesse réunie pour profiter du concert d'une chanteuse à succès chez les adolescents. Comme d'habitude, on voit fleurir " je suis... " sur les réseaux sociaux, les acteurs politiques affirment leur solidarité et leur détermination à lutter contre le terrorisme puis rien en attendant l'attentat suivant où le processus ci-dessus recommence. Pour le président français Emmanuel Macron, les attaques terroristes font désormais partie du paysage, il convient donc de vivre avec. Singulière conception de la part d'un homme dont le rôle est notamment d'assurer la sécurité de ses concitoyens, sincère aveu d'impuissance de la part de celui qui reconnait qu'il ne sera pas en mesure de mener à bien l'éradication du terrorisme. Ceci dit, il aurait bien tort de se montrer efficace puisque les Français s'accommodent fort bien de son incurie, l'ayant porté à la magistrature suprême avec un score plus que confortable. On a les élus qu'on élit, que la Grande Nation ne vienne pas se plaindre de voir le sang couler encore et encore.
 
Après avoir laissé le venin islamiste s'infiltrer dans le corps social, les Britanniques en constatent une nouvelle fois les effets.
Le cas de la Grande-Bretagne n'est guère différent. Plaçant la liberté d'expression au plus haut, les gouvernements successifs se sont bien gardés d'agir contre la propagation de la haine de l'Occident. La mosquée de Finsbury Park abrite depuis bien longtemps les prédicateurs les plus radicaux appelant à la destruction de notre monde. On y trouvait à l'époque le charmant Abou Amza, celui qui expliquait aux fidèles qu'Allah aime ceux qui croient en lui et tuent les autres. Fort heureusement, on l'entend beaucoup moins depuis que les Américains l'ont embastillé à vie sans possibilité de libération sur parole. Après avoir laissé le venin islamiste s'infiltrer dans le corps social, les Britanniques en constatent une nouvelle fois les effets. 

23 mai 2017

Ce que révèle l'indifférence vis-à-vis de la mort de Sarah Halimi , par Gilles William Goldnadel

L'idéologie est un génie. Un mauvais génie, mais c'est un génie. Il gouverne sans bruit les esprits, ouvre des portes et en cadenasse d'autres plus hermétiquement que celle de la plus scellée des cellules. C'est l'idéologie qui a privilégié le débat économique durant la campagne présidentielle et a dissimulé sous le tapis les questions identitaires, sécuritaires, migratoires et islamiques. C'est la même idéologie qui aura fait resurgir des limbes Vichy, le Vel d'Hiv et le combat antifasciste. Seule cette idéologie innomée aura réussi à maintenir un tel surmoi paralysant que même la candidate qui aurait eu le plus grand intérêt électoral à privilégier la question migratoire sur la question économique, ne l'aura qu'à peine évoquée.
 
" Ce n'est pas une chute, mais un attentat ".
Pour ceux qui douteraient encore des menées délibérées comme de la puissance de cette idéologie de l'occultation des thèmes dérangeants, rien de mieux -- ou de pire -- que des exemples aussi récents qu'irréfutables. C'est ainsi que je conseille aux germanophones le Berliner Zeitung de la semaine passée. Pour ceux qui sont peu familiers de la langue allemande, je recommande la lecture édifiante d'un article de Causeur publié le mercredi 17 mai et intitulé « Arte, la chaîne des maîtres censeurs ». 

L'État palestinien sera acceptable... à la fin, par Daniel Pipes

Martin Sherman, le directeur exécutif de l'Israel Institute for Strategic Studies, a consacré un nouvel article, « Why Palestinian Statehood Obviates Israeli Victory » (Pourquoi la création d'un État palestinien rend inutile la victoire israélienne) pour discuter des différences qui nous séparent lui et moi à propos d'un point sur lequel nous sommes fondamentalement d'accord à savoir, l'objectif de la victoire d'Israël.

Lancement, le 27 avril 2017 du Caucus du Congrès pour la victoire d'Israël. En partant de la gauche : Gregg Roman, E.J. Kimball, Bill Johnson, Daniel Pipes, Ron DeSantis, Gary Bauer.
L'idée est que le « processus de paix » est devenu un « processus de guerre » et que la solution à la confrontation entre Israéliens et Palestiniens ne consiste pas pour Israël à faire davantage de concessions douloureuses mais, au contraire, d'imposer sa volonté à l'ennemi et de briser le rêve palestinien d'élimination de l'État juif. Washington devrait soutenir son allié israélien dans ce projet. Paradoxalement la défaite est la meilleure chose qui puisse arriver aux Palestiniens, car elle leur permettrait de se débarrasser d'une obsession destructrice et de commencer à construire leur propre développement politique, économique, social et culturel.

Pour promouvoir cette idée, le Middle East Forum, l'organisme que je préside, a travaillé avec des membres de la Chambre des Représentants du Congrès américain pour mettre sur pied un Caucus du Congrès pour la victoire d'Israël (Congressional Israel Victory Caucus, CIVC) en vue de faire pression sur le président. Sherman salue le CIVC comme « une initiative extrêmement importante qui offre une vraie possibilité de changer la donne. »

22 mai 2017

"Aucun média français n'a couvert le meurtre de ma soeur Sarah Halimi" (Attal)

William Attal, le député Meyer Habib et Maître Goldnadel à Paris/Jaffa au sujet du meurtre de Sara Halimi.
 
Le frère de la victime Sarah Halimi, William Attal sur le plateau de Paris/Jaffa, le 21 mai 2017
i24NEWS
Dans la nuit du 3 au 4 avril, Kada Traoré, un Musulman de 27 ans, est entré à 4h du matin chez Mme Halimi par le balcon, l'a torturée, et a clamé des sourates du Coran et crié Allah Akbar à plusieurs reprises. Sarah Halimi, médecin et directrice de crèche, a été assassinée dans la nuit du 3 au 4 avril, battue puis défenestrée vivante de son balcon du 3e étage.

Le frère de la victime Sarah Halimi, une femme juive âgée de 66 ans, défenestrée de son appartement situé rue Vaucouleurs dans le quartier de Belleville à Paris, a souhaité évoquer le meurtre de sa sœur dimanche auprès de i24NEWS, parce qu'" aucun autre média français n'a couvert cet événement ". " J'ai attendu sept semaines que les médias français évoquent cet événement mais aucun d'entre eux n'en a parlé ", a confié avec douleur William Attal sur le plateau de Paris/Jaffa.

L’autopsie a révélé plus d’une vingtaine de fractures sur son corps et son visage. La victime a par la suite été défenestrée alors que la police, prévenue rapidement, " se trouve dans l’immeuble mais n'intervient pas ", a indiqué Attal.



Le jour où la guerre a fait irruption à Jérusalem, par Michèle Mazel

 
Il me semble parfois que c’était hier. Les canons jordaniens qui faisaient trembler les vitres, l’odeur de la poudre, et les femmes et les enfants apeurés se terrant dans des abris trop petits et peu adaptés. Pourtant, pour ceux qui ne l’ont pas vécue, l’histoire de ce qui s’est passé à Jérusalem durant cette journée dramatique du 5 juin 1967 perd chaque jour un peu de sa réalité. Chacun cherche à se l’approprier ; les uns protestant contre ce qu’ils appellent le début de l’occupation, et les autres se réjouissant de ce qui, pour eux, a été la libération de la ville depuis toujours au cœur du judaïsme. On oublie trop souvent comment la guerre a pris la ville par surprise.
Soldats israéliens surveillant des prisonniers de guerre jordaniens à Jérusalem en juin 1967
Certes, l’affrontement avec l’Egypte était devenu inévitable avec le blocus des détroits de Tiran interdisant l’accès à la mer Rouge aux navires israéliens. On sait que le blocus constitue un casus belli en droit international. Quant à la force d’urgence des Nations unies, déployée dans le Sinaï en vertu des accords de cessez-le-feu de 1956, elle s’était retirée piteusement à la première sommation des Egyptiens, qui massaient des troupes dans la péninsule en violation dudit accord. [NdA : Certains de nos bons amis recommandent que Tsahal évacue la vallée du Jourdain et la laissent aux bons soins d'une force internationale... Une force internationale aussi efficace que la Finul au sud Liban, celle-là même qui a laissé réarmer le Hezb en toute impunité, en dépit de la résolution 1701...] Nasser déclarait ouvertement qu’il était temps d’en finir avec Israël, et proclamait que les armées de tous les pays arabes étaient prêtes à le soutenir. Du côté de l’Etat juif, les réservistes avaient été mobilisés et l’armée se préparait à toute éventualité. La Jordanie n’était a priori pas partie prenante de ce conflit et le gouvernement israélien avait transmis de pressants messages en ce sens au roi Hussein, par l’intermédiaire du Département d’Etat américain et du Foreign Office britannique. Tsahal n’avait donc pas jugé utile d’envoyer des renforts dans la capitale, où ne se trouvait que le bataillon de Jérusalem, composé essentiellement de réservistes. Les habitants de la ville avaient tout de même fait prudemment des stocks de provisions, pour le cas où…

21 mai 2017

Miroir, mon beau miroir, par Dry Bones

L'Arabie saoudite est d'accord pour surveiller les groupes faisant la promotion de l'islam radical.

" Miroir, mon beau miroir, dis-moi lequel est le plus honnête de tous ?! "


On dirait que nous assistons à la doctrine Trump en Arabie : Trump a demandé aux pays islamiques de combattre les terroristes islamistes.

 " Va les expulser hors de tes pays ! "


Derrière les mensonges du négationnisme, par Deborah Lipstadt


Une épatante vidéo sous-titrée en français (cliquez sur sous-titres), avec transcription (cliquez sur " transcript " puis selectionnez " français ").
Où comment faire mordre la poussière aux raclures négationnistes.

La Hatikva interdite à l’Université hébraïque de Jérusalem, par Shraga Blum

[NdA : en France, le parti de l'Autre (avec une majuscule) n'a pas encore suggéré de supprimer La Marseillaise lors des cérémonies officielles pour ne pas froisser la diversitude des cités. Il est temps de combler cette lacune.] 
 
Les membres du mouvement H’ibat Tzion (Amants de Sion) qui en 1884, réunis à Katowice, émirent pour la première fois l’idée de la création d’un université hébraïque à Jérusalem doivent aujourd’hui se retourner dans leurs tombes. Ces sionistes de la première heure seraient consternés d’apprendre que ce prestigieux établissement refuse aujourd’hui de faire chanter l’hymne national la Hatikva afin « de ne pas heurter la sensibilité des étudiants arabes ».

Surtout ne pas froisser la susceptibilité de l'Autre (avec une majuscule).
 La Faculté des sciences humaines de l’université hébraïque tient jeudi soir sa cérémonie de remise des diplômes. Comme il est de tradition, à l’issue de ce genre de cérémonies, l’hymne national est entonné. Mais depuis quelques années, cette tradition a été suspendue par les responsables de cette faculté, arguant qu’aucune loi n’oblige de clore ce genre de cérémonies par l’hymne national. L’une des enseignantes de la faculté a confirmé que la décision a été prise « afin de prendre en considération l’Autre », signe du dévoiement moral dans lequel est plongé la gauche israélienne depuis un certain nombre d’années.

19 mai 2017

Connaissez-vous l’intersectionnalité ? par Jean-Paul Brighelli

Les 18 et 19 mai, l’ESPE de Créteil organise un colloque intitulé « Penser l’intersectionnalité dans les recherches en éducation » — un joli charabia pour fortifier le communautarisme et le racialisme.

Ces gens dont le fond de commerce consiste à titiller les différences pour en faire la brique initiale d’un communautarisme létal.

À cette heure, le rectorat de Créteil hésite encore à interdire le colloque organisé sous son égide (et sous celle de certains syndicats enseignants, SUD-Education par exemple) à l’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Enseignement (ESPE) de Créteil en milieu de semaine. Un coup d’œil rapide sur le programme doit pourtant faire dresser les cheveux sur la tête de tout responsable un peu lucide : les « travaux » de ces « chercheurs » en éducation s’articulent autour de la notion de « race » — un concept rejeté avec raison par les instances officielles, mais réintroduit depuis quelques années par le Parti des Indigènes de la République, afin de dissocier à jamais les « indigènes » (les descendants des anciens « colonisés », tous victimes, étant entendu qu’il n’y a jamais eu, par exemple, de traite transafricaine et musulmane) des « Français de souche », « Céfrans » ou « souchiens » dans le doux langage banlieue.


Un assassin pour maire, par InfoEquitable

La charte de Munich est censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.
]


 La nouvelle est passée inaperçue : un terroriste palestinien ayant tué six Juifs a été élu maire de Hébron, la plus peuplée des villes administrée par l’Autorité palestinienne.

L’attaque a tué les ressortissants américains Tzvi Glatt et Eli HaZeev, le Canadien Shmuel Marmelstein et les Israéliens Hanan Krauthammer, Gershon Klein et Yaakov Zimmerman.


Comme le rapporte le Times of Israel, « Abu Sneineh est l’un des quatre terroristes palestiniens qui, le 2 mai 1980, ont attaqué un groupe d’Israéliens et de Juifs dans une allée de Hébron, tirant et jetant des grenades contre eux. L’attaque a tué les ressortissants américains Tzvi Glatt et Eli HaZeev, le Canadien Shmuel Marmelstein et les Israéliens Hanan Krauthammer, Gershon Klein et Yaakov Zimmerman. Vingt autres personnes avaient été blessées par l’attaque. Les quatre terroristes ont tous été condamnés à des peines de perpétuité, mais ont été libérés dans le cadre d’échanges de prisonniers au cours de la décennie. »

Mais pour l’Agence France-Presse, ce ne seraient là qu’affabulations de médias israéliens :
 A Hébron, ville où les tensions entre Palestiniens et colons israéliens sont les plus à vif, la tête de liste, Tayssir Abou Sneineh, a déjà suscité des réactions hostiles côté israélien. Condamné à la perpétuité par Israël, l’homme aujourd’hui âgé de 60 ans avait été libéré en 1983 dans le cadre d’un échange de prisonniers. Certains médias israéliens affirment qu’il a été impliqué dans le meurtre de plusieurs Israéliens.

« Certains médias israéliens » ? Même les Palestiniens reconnaissent ce que l’AFP ne veut pas voir.


La semaine prochaine à Jérusalem, par Menapress

Avec Hussein Hache à Amman, Sami El Soudi dans l’Autonomie Palestinienne et Stéphane Juffa à Métula
 
Cela fait déjà plusieurs années qu’Hassan Hache, le correspondant permanent de la Ména en Jordanie, fait état de contacts nombreux et fournis entre des représentants du Royaume Saoudien et des responsables israéliens. Hache a déjà donné de nombreuses informations quant à la coopération entre les deux pays, notamment dans le cadre de la Guerre au Yémen, ainsi qu’à propos d’une coordination étroite des moyens à disposition face à l’Iran. La politique suivie par l’agence de Métula dans ce domaine consiste à donner à ses lecteurs le plus d’indications possibles sans compromettre ces activités, d’une part pour protéger les intérêts des Etats de la région, de l’autre, afin de ne pas fournir d’éléments d’analyse à leurs ennemis. 
 
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Poignée de mains cordiale en apparence entre le Prince saoudien Turki al Faisal (g) et l’ex-ministre de la Défense Moshé Yaalon, à la Conférence sur la Sécurité à Munich, en février 2016. Depuis des scènes semblables se reproduisent un peu partout, entre des gens qui se connaissent visiblement
 
Ces dernières semaines, des informations partielles ont été diffusées par des media occidentaux, particulièrement par le Wall Street Journal et le réseau Bloomberg. Ils font état d’une proposition de la part des Etats du Golfe de normaliser leurs relations avec Israël.
 
Contrairement à ce qui a été parfois annoncé à ce propos, les Emirats et Riyad n’exigeraient pas un gel total des implantations en Judée-Samarie, mais des gestes d’ouverture – comme leur gel partiel – en Cisjordanie, ainsi qu’un allègement des restrictions frappant Gaza. En échange, les Arabes n’offriraient pas l’établissement de relations diplomatiques pleines et complètes avec l’Etat hébreu, mais la création de liens de communication directs avec lui, l’admission de sportifs et d’hommes d’affaires israéliens sur leur territoire, et le droit pour les appareils commerciaux arborant l’étoile de David de le survoler.
 
Même après avoir apporté cette précision, en adéquation réelle avec l’offre adressée par lesdits pays à Jérusalem, on reste toutefois très loin de la réalité du terrain. En fait, à part le droit de survol des avions de ligne, toutes ces mesures existent déjà dans la réalité, ce qui démontre que les confrères pourraient être mieux renseignés. 

17 mai 2017

Elor Azaria ou la confusion des valeurs, par Oury Cherki

Un évènement qui aurait aisément été classé comme un fait divers a pris des proportions gigantesques dans l’opinion publique israélienne, provoquant un débat politique et moral qui est loin d’être clos. S’y mêlent aussi des considérations d’ordre sociologique, éveillant les démons des frictions intercommunautaires sépharade/ashkénaze. En un mot il s’agit de l’affaire Elor Azaria. 
 
Manifestation de soutien au soldat israélien Elor Azaria, le 21 février 2017 à Tel Aviv
Rappelons brièvement les faits : lors d’un attentat à Hébron, le 24 mars 2016, deux terroristes tentent de tuer des soldats israéliens de garde sur les lieux. Un des soldats est poignardé. Les deux terroristes sont abattus par les forces en présence. L’un est tué et l’autre blessé. Le sergent Elor Azaria, âgé de 19 ans, achève le terroriste blessé alors qu’il est étendu sur le sol. Il aurait affirmé par la suite : « celui qui tente de tuer mes camarades ne doit pas vivre ».  Plus tard il a déclaré que le terroriste continuait d’après lui à constituer un danger immédiat. L’évènement est filmé et retransmis sur tous les réseaux de presse.

La suite est connue. Le chef d’état-major de l’armée ainsi qu’une partie de la classe politique condamne le comportement du sergent, alors que la majorité écrasante de l’opinion publique prend sa défense, ou en tout cas exige la clémence à son égard, soutenu entre autres par le premier ministre Netanyahou. Le tribunal militaire condamne Azaria pour meurtre. Une grande partie de l’opinion exige sa grâce. 

Le traitement de cette affaire déborde largement du cadre de l’évènement, et engage à une réflexion d’ordre moral, politique et halakhique, au-delà des passions. C’est ce débat que nous nous proposons d’amorcer ici. 

Antisémitisme, censure à la carte, par Luc Rosenzweig

[NdA : Arte, la chaîne des maîtres censeurs : un article de Luc Rosenzweig paru cette semaine dans Causeur N°46 (journal papier).  
La charte de Munich est censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.
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La direction de la chaîne culturelle franco-allemande passe à la trappe un documentaire sur l’antisémitisme en Europe. Motif : on y met trop en lumière la haine antijuive qui progresse dans la sphère arabo-musulmane et dans une certaine gauche obsédée par l’antisionisme.

Un docu d'Arte sur le lion de Judée ? Hélas, non. La mise au pas idéologique, cette uniformisation d’Arte dans un discours formaté à l’aune du tiers-mondisme, de la repentance de l’homme blanc, de l’adoption sans réserve du narratif palestinien dans le traitement du conflit proche-oriental, du déni du réel vécu dans les « territoires perdus de la République », est devenu la règle sur Arte.
On n’avait jamais vu cela dans l’histoire d’Arte, qui va bientôt fêter son quart de siècle d’existence : le directeur des programmes d’Arte, Alain Le Diberder, décide de ne pas diffuser un documentaire de quatre-vingt-dix minutes, produit et financé par la chaine.
Il s’agit du film « Un peuple élu et mis à part : l’antisémitisme en Europe », écrit et réalisé par deux cinéastes allemands, Joachim Schroeder et Sophie Hafner. Ce projet était porté par le pôle allemand d’Arte, et plus précisément par la chaine publique Westdeutsche Rundfunk (WDR), membre de l’ARD, la première chaine allemande.