13 janv. 2017

L’antiracisme dévoyé a fait taire le peuple français, par Georges Bensoussan

La plupart des témoignages recueillis dans Une France soumise sont sous pseudonymes. Pour Georges Bensoussan, qui a dirigé l’ouvrage, la peur des représailles mais aussi le terrorisme intellectuel imposé par les élites expliquent cette loi du silence sur la question de l’islam.

Dans les écoles, les mairies, les hôpitaux, la police, le mot d’ordre est « pas de vagues ».
En 2002, Les Territoires perdus de la République, avait été accueilli par un long silence médiatique. Quinze ans plus tard, dans Une France soumise, vous montrez que la situation s’est aggravée. Pourtant, une partie des élites continue d’ignorer votre diagnostic…

 Georges Bensoussan – Le refus d’affronter la réalité est la chose la mieux partagée du monde. Cette situation n’est propre ni à notre époque ni à la France, elle ressort d’une propension humaine à refuser de voir ce que l’on voit tant l’angoisse de la situation nous tétanise. Mona Ozouf, dans une recension donnée au Nouvel Observateur, citait jadis ce proverbe hindou: « Racontez-nous de belles histoires et nous vous croirons. »

Votre question met aussi en lumière ce qui nous est apparu dans l’enquête moins comme un fossé que comme un abîme entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. C’est peu dire que ces deux France ne communiquent plus : le discours formaté des élites, devenu doxa, nous est apparu de moins en moins audible. Or, ce discours généré par nombre de médias dominants demeure marqué par un gauchisme culturel qui a dominé la scène intellectuelle française depuis deux générations. Ce fossé interroge aussi la formation dispensée dans les écoles de journalisme et le conformisme qui semble y régner.

Ce qu’enseigne Israël sur la légitime défense, par Sacha Benamou

Le 8 janvier un conducteur de camion percute délibérément plusieurs personnes, occasionnant 4 morts et 17 blessés. Lors de cet attentat à Jérusalem, un civil ouvrira le feu pour neutraliser l’assassin. Le point sur le régime juridique des armes en Israël.

Les soldats, professionnels et conscrits, ont l’obligation de porter leur arme — des fusils d’assaut la plupart du temps — en permanence, y compris durant leur permission.
Il y a en France beaucoup de sujets tabous, généralement liés à ce qu’on considère comme étant des « acquis » dont on feint d’ignorer l’échec. Parmi ceux-là, le droit au port d’arme et son corollaire nécessaire en ce qu’il définit les règles d’engagement : le régime de la légitime défense. Beaucoup opposeront immédiatement les externalités médiatiques du modèle états-unien, tout en ignorant des exemples plus heureux comme ceux helvète ou israélien.

Holocauste aux Nations Unies : vers plus de mensonges et de trahisons ? par Yves Mamou



Israël, ce minuscule pays logé au cœur du Moyen-Orient, est devenu la nouvelle cible de la maltraitance onusienne sous le pilotage des Américains, des Européens (principalement la France) et de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) -– soit 57 États islamiques plus la « Palestine », qui forment un bloc de votes homogène à l'ONU.

Un vote au Conseil de sécurité de l'ONU (illustratif). [Source de l'image : U.S. State Department]
Le 23 décembre 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2334, qui fixe les limites d'un Etat palestinien aux lignes d'armistice de 1949. Les Arabes avaient précédemment refusé de fixer la frontière sur la ligne d'armistice, craignant sans doute d'être bloqués dans leur ambition d'accéder au contrôle du reste de la « Palestine », définie par eux comme allant « [du Jourdain] à la mer [Méditerranée] » - soit l'intégralité du territoire d'Israël. Toutes les cartes palestiniennes de la Palestine – gomment l'intégralité d'Israël.

Selon la résolution 2334, non seulement les implantations juives deviennent illégales et leurs habitants juifs des criminels, mais le quartier juif de la vieille ville de Jérusalem, le Mur occidental dit Mur des Lamentations et le Mont du Temple –- soit le cœur du judaïsme depuis près de 4000 ans et le lieu de naissance du christianisme depuis plus de 2.000 ans -- sont maintenant grotesquement considérés comme « territoires occupés ».
Comme le chroniqueur du Washington Post, Charles Krauthammer l'a noté :
« C'est comme si l'ONU avait adopté une résolution déclarant la Mecque et Médine territoires sous souveraineté juive ou chrétienne. Une absurdité. Et une insulte à l'intelligence du monde sans parler du grave préjudice de priver Israël du contrôle de ses propres lieux saints. »

Isoler un peu plus l’Etat d’Israël sur la scène politique mondiale, par Michaël Bar-Zvi

Chronique de Michaël Bar-Zvi | Yod Dalet Tevet 5777- 12 janvier 2017

La conférence internationale qui se tiendra à Paris le 15 janvier prochain à l’initiative de la diplomatie française n’a pas d’autre objectif que d’isoler un peu plus l’Etat d’Israël sur la scène politique mondiale. Comme le vote de l’ONU, elle n’aboutira à aucun résultat concret, sinon de faire reculer encore un peu plus un processus de paix qui, en définitive, ne peut arriver à son terme que par des négociations bilatérales directes.
Alors pourquoi cette obsession de voir Israël condamné, détesté et pourfendu ? Quel sentiment, quel intérêt, quelle motivation poussent des présidents en fin de mandat, donc sans réelle légitimité dans leur action, à encourager ou à organiser ce haro sur l’Etat international sur l’Etat juif ?
Le bouc émissaire James Tissot
Brooklyn Museum


Le conflit israélo-arabe n’est pas récent, il dure depuis au moins cent ans, date de la Déclaration Balfour, et il est loin d’être l’affrontement le plus meurtrier depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Selon les informations collectées par Daniel Pipes, ce conflit est, depuis 1945, le 50ème en nombre de victimes, très loin derrière les guerres dans lesquelles furent impliqués les Etats communistes, comme la Chine ou l’ex URSS, très loin derrière les guerres du Vietnam, d’Algérie, ou les guerres dans les Balkans. Depuis les années 50, plus de 11 millions de musulmans ont péri dans des conflits armés, et plus de 90% ont été tués par d’autres musulmans.

À Washington et Paris, les faux-amis du conservatisme et du progressisme, par Caroline Galactéros

Donald Trump et François Fillon font l'objet de vives critiques, parfois sur les mêmes sujets, comme la Russie. Caroline Galactéros estime que ceux qui sont caricaturés en «conservateurs» le sont souvent moins que les «progressistes» qui ne veulent rien changer.

Face au bouleversement stratégique absolument inédit que connaît la planète, l'observation du débat politique en France comme aux États-Unis, et l'écoute des interprétations véhiculées par le mainstream médiatique et intellectuel conduisent à un constat inquiétant.

Hormis quelques voix marginalisées ou critiquées pour leur aventurisme, presque tout ce qui est pensé, exprimé, proposé au jugement de nos concitoyens vise à l'immobilisme, à l'enfermement dans des antagonismes qui pourtant font chaque jour la preuve de leur nocivité. Mais cette posture immobiliste est active, et même très offensive. Dans nos deux pays, les forces d'inertie, celles qui veulent que rien ne change au nom de la continuité et de la stabilité (comme si c'était en soi une panacée) sont colossales. Et elles se mobilisent tous azimuts pour empêcher « le neuf » d'avenir.

Le champ de mines est en place et se densifie pour prendre dans sa toile le nouveau président américain et l'empêcher de gêner des centres de pouvoir que son pragmatisme menace.
 
La Russie veut la guerre. Regardez comme ses frontières sont proches de nos bases militaires
Aux États-Unis, depuis la victoire de Donald Trump, le champ de mines est en place et se densifie pour prendre dans sa toile le nouveau président américain, l'empêcher d'innover… et surtout de gêner des centres de pouvoir et d'intérêts colossaux que son pragmatisme menace. Après l'affaire des « Hackers » russes -- qui auraient rien moins que provoqué la victoire du candidat républicain --, puis les inquiétudes sur la collusion entre ses affaires et ses nouvelles fonctions, on est allé -- avec l'affaire de la « sex tape » et la complicité d'un ancien espion britannique -- jusqu'à la fabrication pathétique d'un « Kompromat » comme on dit en Russie (!), pour neutraliser ce que les élites américaines démocrates considèrent comme une incompréhensible complaisance envers la Russie. Un combat d'arrière-garde mené avec acharnement. Par une ouverture d'esprit inédite, le Président Trump -- qui est en train de constituer une équipe de choc et de haut niveau qui pourrait bien révolutionner positivement la politique étrangère et de défense américaine, donc l'équilibre du monde --, aurait-il l'intention de rechercher les voies et moyens de faire front commun avec son ancien ennemi contre des menaces d'ordre civilisationnel et identitaire qui crèvent l'écran et devraient logiquement fédérer autour de lui Occidentaux et Européens lucides de tous bords ? Veut-il réfléchir, AVEC Moscou, à la remise en vigueur d'un « code de conduite » russo-américain fondé sur le respect de la légalité internationale, de la souveraineté des États, de la non-ingérence dans leurs affaires intérieures, et sur la reconnaissance de « lignes rouges » respectives et respectables, recréant ainsi le cadre méthodiquement déconstruit par Washington depuis la fin de la Guerre froide sur les décombres de l'URSS ? Mais quelle horreur !