24 janv. 2017

Alain Finkielkraut sur la résolution dite "anti-implantations" de l'ONU (2334), par Jean-Pierre Bensimon

Dans son interview dominicale du 9 janvier 2017, Alain Finkielkraut a montré soit qu'il ignore jusqu'à l'indécence les tenants et aboutissants du conflit israélo-palestinien, soit qu'il est imprégné de l'idéologie du courant historique juif antisioniste puis post-sioniste. Celui-ci a donné des coups de poignard dans le dos du projet sioniste tout au long de son histoire, en particulier dans les moments où l'Etat juif, futur ou présent, était en grand péril. C'est à cet exercice que s'est livré, consciemment ou pas, le philosophe que l'on a connu mieux inspiré. On trouvera ci-après le script quasi intégral de l'interview.

Le raisonnement de Finkielkraut s'ordonne autour de deux idées, épuisées à force d'être remâchées à l'infini par les adversaires d'Israël depuis au moins cinq décennies. D'un coté Israël poursuit une politique de colonisation et d'occupation de territoires "palestiniens" qui ne lui appartiennent pas. C'est est un obstacle central à l'émergence de la paix. D'autre part, colonisation et occupation sont source de la corruption morale de la société israélienne, dont les effets s'étalent dans l'actualité quotidienne.
 
 
La première idée conduit le philosophe-académicien à se féliciter sans réserves de la résolution de l'ONU du 23 décembre dernier

Ce texte accuse violemment Israël de bloquer la paix et de causer les pires avanies aux Palestiniens, saints et oints. Il édicte impérialement que les frontières du futur Etat palestinien sont les lignes de cessez-le-feu de 1967. Il taxe l'État juif de viol du droit international parce qu'il est présent par exemple au Kotel et dans la vieille ville de Jérusalem. Il jette les bases d'un système de contrôle international trimestriel d'Israël. 

Pour Finkielkraut, tout cela mérite une approbation "claire et immédiate." Le discours de John Kerry du 28 décembre suivant lui arrache des gémissements de félicité (1), ô misère de la philosophie, quand le gouvernement britannique lui-même le dénonce publiquement. Voila une vision de la situation politiquement correcte qui mériterait un haussement d'épaules si l'auteur n'était pas une supposée grande conscience de notre temps, inquiet dit-il "de l'unanimité contre Israël".

Donald Trump : chronique d'un lynchage médiatique, intellectuel et artistique, par Gilles William Goldnade

Cet article est écrit d'abord pour prendre date : avant d'avoir commis le moindre acte présidentiel condamnable, le 45e président des États-Unis d'Amérique aura été condamné à l'avance par ceux qui disent haïr les préjugés.

Il ne s'agit pas seulement d'un procès d'intention à grand spectacle, mais plus profondément d'une contestation de la légitimité même du président élu.
Quels que soient les succès et les échecs à venir, l'honnêteté commande d'acter que la planche du premier américain, traité comme le dernier, aura été savonnée comme jamais celle d'un président élu ne l'avait été, quand bien même aurait-il été minoritaire en voix, ce qui est loin d'être un précédent dans ce mode de scrutin .

Il ne s'agit pas seulement d'un procès d'intention à grand spectacle, mais plus profondément d'une contestation de la légitimité même du président élu. Et pas seulement aux États-Unis, ainsi, sur la radio de service public française, dès le vendredi matin, l'invitée de la matinale de France inter, Sylvie Laurent, historienne écrivant notamment dans Libération, questionnait à voix haute cette légitimité.

Israël a gagné la guerre, par Amram Castellion

Le spectacle de l’affaissement de la conférence de Paris sur le Moyen-Orient, convoquée à Paris le 15 janvier dernier, était particulièrement suave.
 
L’ambition initiale, partagée par le Quai d’Orsay et par l’ancien président Obama, était de pousser encore plus loin les effets de la résolution 2334 du 23 décembre 2016 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Cette résolution avait, entre autres infamies, déclaré « territoires occupés » plusieurs quartiers juifs de Jérusalem, prétendu décider des frontières d’un futur Etat palestinien sans passer par la moindre négociation avec Israël, et réussi l’exploit de condamner toute présence juive au-delà de la ligne imaginaire du cessez-le-feu de 1949, sans voir rien à redire à l’incitation constante à la violence de l’Autorité Palestinienne et du Hamas.
 
Dans les jours qui précédaient la conférence de Paris, des diplomates tout émoustillés expliquaient que cette conférence allait conduire à aller encore plus loin, à demander la création d’un Etat palestinien sur tout le territoire placé derrière la ligne imaginaire, et à faire entériner cette demande par le Conseil de Sécurité. Un créneau avait même été réservé pour cela, avec une convocation du Conseil le 17 janvier à New York.
 
Or, en moins de 24 heures, tout cela s’est effondré. Les mêmes gouvernants qui avaient encouragé leurs diplomates à faire passer la résolution 2334 trois semaines plus tôt, les ont pris par le col pour leur faire entendre raison.

Vous ne pouvez les blâmer, par Dry Bones

Les Arabes de Palestine disent qu'il y aura de la violence et une guerre sainte si l'ambassade américaine est transférée à Jérusalem.

Vous ne pouvez les blâmer, les menaces ont toujours fonctionné auparavant.

Ambassades à Tel-Aviv ou à Jérusalem ? par Alain Legaret

Dans son programme électoral, Donald Trump indiquait qu’une des premières mesures qu’il prendrait une fois élu serait de transférer l’Ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem. Il est vrai que ce serait une nouveauté puisque pratiquement toutes les ambassades en Israël sont installées à Tel-Aviv. Or cette décision du président américain fraîchement élu soulève un tollé, puisque même le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a fustigé cette idéede transfert, la qualifiant de provocation. Lui-même oubliant sans doute que la France a officiellement nié le lien qui lie le peuple juif à Jérusalem, ce qui à ses yeux ne serait donc pas une provocation, l’obscénité française n’ayant plus de limite.


Or qu’y a-t-il de révoltant à ce que les ambassades soient installées à Jérusalem ?