30 janv. 2017

Le procès Bensoussan ou l'indignation à géométrie variable des pseudo-antiracistes, par Céline Pina

L'auteur des Territoires perdus de la République et récemment de La France soumise est accusé d'incitation à la haine raciale. Céline Pina défend Georges Bensoussan, victime de ce péché d'islamophobie qui instille le séparatisme dans le pays.
 
Céline Pina et Georges Bensoussan
De nombreux amis sont allés assister au procès intenté à Georges Bensoussan pour incitation à la haine raciale. Ils sont revenus choqués de cette audience. La phrase qui est reproché à Georges Bensoussan ; « l'antisémitisme on le tête au lait de sa mère », pour maladroite qu'elle puisse être, se réfère à une interview de Smain Laacher, sociologue algérien dit dans le documentaire sur les territoires perdus de la république où il dit : « Cet antisémitisme, il est déposé dans l'espace domestique. Il est quasi naturellement déposé sur la langue, dans la langue » (Smain Laacher, suite à la polémique déclenchée par ces propos avait porté plainte pour diffamation et déformation de ses propos, mais l'extrait du film étant explicite et clair, il a retiré sa plainte).

Outre que comme le remarque Martine Gozlan, dans un article remarquable dans Marianne, là où le sociologue n'est pas mis en cause pour ses propos, Georges Bensoussan, lui, est cloué au pilori, on n'a pas assisté à une discussion prenant en compte le fait que les propos étaient oraux, qu'ils étaient tiré d'une émission à dimension polémique, que s'ils méritaient d'être explicités et nuancés, ils ne valaient pas forcément procès mais à la mise en cause de l'honneur d'un homme.

Les flammes du bûcher antiraciste ne brûlent plus, par Gilles-William Goldnadel

Alors que Pascal Bruckner et Georges Bensoussan ont été traduits en justice pour des propos sur l'islam, Gilles-William Goldnadel remarque que l'antiracisme a perdu de sa capacité de nuisance, même s'il continue partout de sévir, y compris aux Etats-Unis.

La rigologie est une science très sérieuse. Elle préconise le traitement des angoisses par le rire. Norman Cousins l'aura mise en pratique, mais Freud lui-même en aura théorisé certaines possibilités. Pierre Dac, grand angoissé devant l'éternel, avait été le premier adhérent du Parti d'en rire, quant à moi, pour conserver l'esprit dans ce monde de fous, je me fais partisan du fou rire.

Je fais reproche à mes amis les plus proches de prendre trop au sérieux les divagations des fâcheux. C'est leur faire trop d'honneur. Ainsi, des procès organisés par les tenants de l'antiracisme dévoyé contre Pascal Bruckner puis Georges Bensoussan.

Ce qu'on ne peut plus dire, par Pascal Bruckner

Dans un essai incisif et important, Pascal Bruckner décrit « l'islamophobie » comme une arme d'intimidation des islamistes. Il livre aussi une puissante réflexion sur les dérives du politiquement correct et de l'antiracisme qui, transformés en idéologie, finissent par renforcer ce qu'ils dénoncent.
Pascal Bruckner Crédit photo Philip Conrad Photo12
Le 30 novembre dernier, aux côtés de Jeannette Bougrab, l'intellectuel comparaissait devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel. Sa faute ? Avoir mis en cause deux associations Les Indivisibles et Les Indigènes de la République, coupables, selon lui, de justifier « idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo », d'être des « collabos des assassins de Charlie ».