6 févr. 2017

Journal d’une curée de campagne, par Elisabeth Lévy

[Note de l'administrateur : pourquoi j'ai jugé utile de faire paraître cet article.

Après tant d'années -- dont les cinq dernières furent particulièrement calamiteuses -- d'impuissance (pour être gentil) politique, la future élection présidentielle française est trop importante, ses enjeux trop cruciaux, pour qu'on la laisse se faire dépecer à l'avance par les magouilleurs professionnels de la sphère politico-médiatique et autres indignés à peu de frais. 

La partie française de mon identité -- n'en déplaise à ceux qui considèrent ce terme comme une grossièreté -- n'a aucune envie d'avoir à choisir entre un enfant œdipien et hystérique, bulle médiatique tombée de la dernière averse, un démagogue délirant islamophile partisan de moins que l'absence du moindre effort, et une extrême droitiste dont les efforts de ravalement ne vont pas jusqu'à exclure de son parti prétendument présentable les nostalgiques de Vichy, voire d'un Reich de mille ans.]

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Quand l’humeur populaire et celle des médias convergent, tous communiant dans ce robespierrisme démocratique que l’on appelle transparence, il y a de quoi s’inquiéter.

Entre Fillon et la meute, je choisis Fillon.

Je déteste les affaires. À chaque fois que de grands investigateurs trouvent des poux dans la tête d’une personnalité publique, qu’elle soit de droite ou de gauche, c’est le même scénario : faisant toujours partie de la minorité qui fait preuve d’une coupable indulgence pour les faiblesses humaines, je me fais tellement avoiner, y compris par mes amis, que je finis par trouver moi-même suspecte ma relative insensibilité aux manquements à la morale des princes qui nous gouvernent.

Un ex-attaché parlementaire parle, par Vincent Goyet

[Note de l'administrateur : pourquoi j'ai jugé utile de faire paraître cet article.

Après tant d'années -- dont les cinq dernières furent particulièrement calamiteuses -- d'impuissance (pour être gentil) politique, la future élection présidentielle française est trop importante, ses enjeux trop cruciaux, pour qu'on la laisse se faire dépecer à l'avance par les magouilleurs professionnels de la sphère politico-médiatique et autres indignés à peu de frais. 

La partie française de mon identité -- n'en déplaise à ceux qui considèrent ce terme comme une grossièreté -- n'a aucune envie d'avoir à choisir entre un enfant œdipien et hystérique, bulle médiatique tombée de la dernière averse, un démagogue délirant islamophile partisan de moins que l'absence du moindre effort, et une extrême droitiste dont les efforts de ravalement ne vont pas jusqu'à exclure de son parti prétendument présentable les nostalgiques de Vichy, voire d'un Reich de mille ans.]

Vincent Goyet, ex-attaché parlementaire LR, explique le fonctionnement du travail des députés. En fait de dépenses somptuaires, chaque parlementaire doit gérer une enveloppe très serrée. Ce qu'a fait François Fillon, quoi qu'en disent ses accusateurs.

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La vitesse avec laquelle le parquet s’est jeté sur François Fillon ne manquera pas d’interpeller tous ceux qui déplorent les lenteurs habituelles de la Justice.
Parce que j’ai été attaché parlementaire, beaucoup de ceux qui me connaissent m’ont demandé comment faire le tri entre tous les éléments qu’ils ont lus dans la presse ces  derniers jours à propos du fonctionnement de l’équipe qui entoure chaque député. Je tiens à préciser tout de suite que si je soutiens François Fillon depuis la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012, les éléments que je donne ci-dessous sont ma propre analyse et mon propre ressenti. Je laisse chacun y puiser ce qu’il voudra. Avant tout, le cabinet parlementaire constitue juridiquement une TPE.

Les hommes politiques sont-ils à notre image ? par franck Crudo

[Note de l'administrateur : pourquoi j'ai jugé utile de faire paraître cet article.

Après tant d'années -- dont les cinq dernières furent particulièrement calamiteuses -- d'impuissance (pour être gentil) politique, la future élection présidentielle française est trop importante, ses enjeux trop cruciaux, pour qu'on la laisse se faire dépecer à l'avance par les magouilleurs professionnels de la sphère politico-médiatique et autres indignés à peu de frais. 

La partie française de mon identité -- n'en déplaise à ceux qui considèrent ce terme comme une grossièreté -- n'a aucune envie d'avoir à choisir entre un enfant œdipien et hystérique, bulle médiatique tombée de la dernière averse, un démagogue délirant islamophile partisan de moins que l'absence du moindre effort, et une extrême droitiste dont les efforts de ravalement ne vont pas jusqu'à exclure de son parti prétendument présentable les nostalgiques de Vichy, voire d'un Reich de mille ans.]

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Monsieur le juge. Mesdames, Messieurs les jurés,

S’il fallait tolérer aux autres tout ce qu’on se permet à soi-même, la vie ne serait plus tenable . Courteline.
mon client a fauté. Il plaide coupable. Mais je vous demande malgré tout de l’acquitter. Il plaide coupable non pas pour avoir exagérément profité des avantages de la République ou pour avoir succombé aux multiples tentations du pouvoir. Ce qu’on reproche à mon client est d’ailleurs moins d’avoir flirté avec l’illégalité qu’avec l’indécence. Comme beaucoup de ses collègues parlementaires.

Non. Mon client plaide coupable pour s’être affiché en père la vertu et avoir voulu faire croire à nos concitoyens qu’il était, lui, exemplaire. « Qui imagine le général de Gaulle mis en examen », a-t-il même lancé, un jour d’août dernier, dans un moment d’égarement. Le soleil, la chaleur sans doute. Car monsieur le juge, on ne va pas se mentir: personne, je dis bien personne ne peut se targuer d’être en tout point irréprochable. En politique, comme ailleurs. C’est bien là, le nœud du problème.

Ce qui est lamentable dans l’affaire Fillon, par Jacques Bichot

[Note de l'administrateur : pourquoi j'ai jugé utile de faire paraître cet article.

Après tant d'années -- dont les cinq dernières furent particulièrement calamiteuses -- d'impuissance (pour être gentil) politique, la future élection présidentielle française est trop importante, ses enjeux trop cruciaux, pour qu'on la laisse se faire dépecer à l'avance par les magouilleurs professionnels de la sphère politico-médiatique et autres indignés à peu de frais. 

La partie française de mon identité -- n'en déplaise à ceux qui considèrent ce terme comme une grossièreté -- n'a aucune envie d'avoir à choisir entre un enfant œdipien et hystérique, bulle médiatique tombée de la dernière averse, un démagogue délirant islamophile partisan de moins que l'absence du moindre effort, et une extrême droitiste dont les efforts de ravalement ne vont pas jusqu'à exclure de son parti prétendument présentable les nostalgiques de Vichy, voire d'un Reich de mille ans.]

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Pour un retour du pragmatisme.

Une du Canard Enchaîné du 1er février 2017. (Sipa : AP22008406_000002)
Je ne suis pas particulièrement tendre envers François Fillon s’agissant de son projet. Notamment, j’ai sévèrement critiqué son approche floue et peu ambitieuse de la réforme de nos retraites par répartition. Mais la mise à mort médiatique, avec la complicité de membres de l’institution judiciaire, de ce candidat à la présidence de la République, est un signe trop éloquent de l’abaissement actuel du niveau de la réflexion et de l’action politique pour qu’il soit concevable de ne pas réagir.

Le fort de la torture des Palestiniens, par Khaled Abu Toameh

Pendant que Mahmoud Abbas, Président de l'Autorité palestinienne, et ses acolytes s'affairaient ces deux dernières semaines à lancer des avertissements au Président Trump le mettant en garde contre le transfert de l'ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem, des rapports concernant les conditions inhumaines et les violations des droits de l'homme dans une prison palestinienne de Cisjordanie ont refait surface.

Un policier de l'Autorité palestinienne attaque des manifestants. ( Source de la photo : Page Facebook de « Palestiniens pour la Dignité »)
Cependant ces rapports ont été enterrés, avec les maltraitances, pour laisser l'attention se tourner vers les discours contre l'administration Trump. Le moindre mot prononcé par Abbas et des responsables de l'Autorité palestinienne concernant le possible transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem faisait les gros titres des principaux journaux et chaînes de télévision partout dans le monde.