19 févr. 2017

On fait un boulevard à Le Pen, par Bernard-Henri Lévy

Le plus extraordinaire, dans cette affaire Fillon, c’est la non-affaire Le Pen. Car enfin s’il y a bien, en France, une affaire d’emplois fictifs qui touche, non pas un, mais 23 députés, c’est celle qu’a révélée l’Office européen de lutte antifraude et qui accuse les faux assistants, au Parlement européen, du parti de Mme Le Pen.


S’il y a bien, aujourd’hui, des mises en examen effectivement prononcées pour escroquerie, recel d’escroquerie, abus de biens sociaux, blanchiment ou financement illégal de campagne, c’est celles qui concernent le microparti Jeanne et son prestataire Riwal, tous deux satellites du Front national.

Et s’il y a bien un parti corrompu, rongé par le népotisme, recordman des sanctions pénales pour incitation à la haine, coups et blessures, détournements de fonds, prise illégale d’intérêts, j’en passe, c’est encore lui, le FN.

Or le fait est que ces condamnations n’ont pas l’ombre de l’écho des soupçons pesant sur le candidat de la droite républicaine.