27 mars 2017

Ceux qui œuvrent à la disparition d’Israël n’ont rien à faire en Israël, par Guy Millière

Je vis désormais aux Etats-Unis. Si j’avais écrit des livres ou des articles vecteurs de haine aux dépens des Etats-Unis, si j’avais fait campagne en faveur de mesures internationales de boycott à l’encontre des Etats-Unis, il est quasiment certain que, quels que soient par ailleurs les documents attestant de mes qualités intellectuelles et de l’importance de mes publications, on m’aurait refusé le statut de résident. Si, ayant participé à des manifestations encourageant la violence contre les Etats-Unis ou prônant leur destruction, j’avais souhaité me rendre aux Etats-Unis, on m’aurait, sans aucun doute aussi, interdit l’entrée sur le territoire du pays. Tout cela m’aurait paru légitime. Un pays peut choisir qui il accueille sur son sol et doit disposer de la liberté de décision en la matière, sinon, il n’est plus un pays souverain. 
 
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BDS, un mouvement essentiellement racial
 
Le parlement israélien a voici peu voté une loi qui interdit l’entrée en Israël de gens tenant verbalement ou par écrit des propos de haine à l’encontre d’Israël et participant au mouvement BDS. Cette loi a fait l’objet de commentaires négatifs dans la presse européenne, où certains ont parlé de décision liberticide. Des articles ont été publiés en Israël qui la critiquent dans des termes similaires.
 

Les dangers d’un retrait unilatéral des Territoires, par Hirsh Goodman

Il existe un consensus en Israël sur le fait qu’un accord de paix avec les Palestiniens, basé sur le principe de deux Etats pour deux peuples, consistant à donner des terres en échange de la paix, n’est pas réalisable à l’heure actuelle.

Synagogue de Neve Dekalim près de Khan Yunes après l’évacuation des Juifs de Gaza (AFP
Cependant, les Palestiniens ont choisi plutôt de mener une campagne de délégitimation et d’isolement international de l’Etat Juif. Ce plan B, comme alternative à la négociation directe, a été adopté par la direction palestinienne dans le but d’éviter à tout prix de reconnaître Israël comme Etat juif.

La nouvelle charte du Hamas : illusion d’optique, par Freddy Eytan

Depuis plusieurs jours les médias publient des articles sur un changement significatif dans l’idéologie et la stratégie du Hamas.  

            

Khaled Mechaal dirige le Hamas depuis un palace du Qatar

 

Certains correspondants et commentateurs écrivent avec un certain enthousiasme que le Hamas s’apprête à amender sa Charte, va rompre ses liens avec la confrérie des Frères musulmans, et serait même prêt à reconnaître Israël dans les lignes d’avant juin 1967.

On nous explique que le Hamas veut sortir de son isolement régional et international et donc ce mouvement palestinien est devenu plus « sage et plus pragmatique ». D’ores et déjà, des diplomates et parlementaires occidentaux, dont des Français, exigent que l’on gomme le Hamas de la liste des organisations terroristes et que l’Union européenne devrait sans attendre reconnaître « la légitimité » de ce mouvement palestinien.

En réalité, les dirigeants du Hamas ont choisi la ruse et la manipulation. Ils se trouvent de plus en plus contestés par leur propre population. Ces dirigeants sont corrompus et vivent dans des palaces. Les sommes fabuleuses que le Qatar et l’Europe ont transmises au Hamas, dont de l’argent du contribuable français, ont été utilisées non pas pour construire des écoles et des hôpitaux mais pour creuser des tunnels et fabriquer des bombes et des explosifs, dans le but de se préparer à un prochain round avec Israël.

Rappelons une fois encore que Tsahal s’est retiré définitivement de Gaza depuis août 2005. L’Etat d’Israël a rasé de la carte des villages florissants et a sacrifié plus de 8 000 familles pour mettre un terme définitif à l’occupation de ce territoire maudit.
En dépit de ces concessions douloureuses, la terreur du Hamas se poursuit et se propage. Les leaders du Hamas sont en premier chef responsables du blocus maritime légitime imposé par Tsahal. Leur politique désastreuse a transformé la bande de Gaza en une gigantesque souricière et a plongé le peuple palestinien dans la misère et le désespoir.

Pour celui qui a la mémoire courte, nous conseillons de lire et relire les différentes publications du Hamas et notamment sa Charte publiée le 18 août 1988 (en annexes). Rappelons que le Hamas est une branche de la confrérie des Frères musulmans fondée en Egypte par l’imam Hassan al Banna, grand-père de Tarik Ramadan…

Pour cette confrérie, l’allégeance à Allah est totale. Pour le fondateur et le chef spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassine (tué par Tsahal le 22 mars 2004), l’engagement du mouvement de résistance islamique est sans équivoque : « L’islam effacera Israël de la terre ! »

Le 16 janvier 1990, le Hamas a publié un Livre blanc (79 pages) qui explique son idéologie, qui doit être appliquée par étapes :
– Poursuivre la lutte armée et les actions violentes en Palestine occupée jusqu’au départ du dernier sioniste.
– Mettre l’accent sur l’Islam dans la solution du problème palestinien.
– Refuser toute négociation avec Israël et rejeter tous les plans américains.
– Le leadership religieux islamique doit être le seul accepté par les Palestiniens.1

Le logo officiel du Hamas figure Israël et la Cisjordanie
Le Hamas applique jusqu’à ce jour tous ces principes. Il sème la terreur, même contre ses compatriotes et sabote systématiquement toute tentative de reprendre les négociations de paix. Mahmoud Abbas est toujours persona non grata à Gaza. Le Hamas n’a pas changé de politique et son idéologie demeure la même en dépit des apparences et des déclarations soi-disant modérées.

Cette organisation islamique fait partie du “djihad mondial” et considère toujours Israël comme faisant partie de « l’entité de la terre sainte musulmane », un territoire où les Juifs n’ont pas le droit de vivre. Au sein de ce mouvement homogène et structuré, il n’existe pas de modérés ni d’extrémistes. Ils sont partagés entre militaires terroristes et hommes politiques, impliqués dans l’infrastructure de la protection sociale.

Tous les membres du Hamas, sans exception, sont sous la férule des Frères musulmans. Ils ont adopté une vision du monde qui prévoit l’extermination d’Israël, comme le prônent les fondateurs de la confrérie islamique et l’Iran des Ayatollahs. Ils bafouent les droits élémentaires de l’homme et de la femme. Ils n’envisagent pas une réconciliation sérieuse avec l’Autorité palestinienne, leur priorité demeure de s’emparer du pouvoir palestinien.

Le Hamas n’a pas abandonné la construction de tunnels terroristes vers Israël depuis la guerre de 2014
 
Pour des raisons tactiques et devant les pressions égyptiennes et européennes, le Hamas déclarera probablement qu’il fera la distinction entre les Juifs et les Israéliens sionistes. Taxés d’antisémites et de négationnistes, les dirigeants du Hamas veulent prouver aux yeux de la communauté internationale que leur combat est uniquement nationaliste, une lutte de résistants contre l’occupation israélienne. Il s’agit d’une stratégie par étapes qui a pour but de chasser les Juifs israéliens non seulement des Territoires mais de toute la Palestine.

Quant à l’hypothèse de rompre les liens avec la confrérie des Frères musulmans, il s’agit simplement d’un ravalement de façade pour plaire au président égyptien Sissi qui combat sans pitié ses opposants islamiques dans son pays et surtout dans le Sinaï.

En conclusion, rien ne changera fondamentalement au sein du Hamas et toute information sur ce sujet est à vérifier à la loupe, avec vigilance et sans aucune illusion.



Pessa'h arrive, par Dry Bones

L'exode sans les Nations unies.
-- Grâce à dix terribles plaies nous fûmes libérés de l'esclavage en Égypte.
-- ... et il n'y avait pas de Nations unies pour nous condamner ?