30 mars 2017

Rions, ça nous changera.



Ce combat que les féministes doivent mener, par Lydia Guirous

La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt selon lequel une entreprise peut interdire le port visible de signes religieux afin de conserver sa neutralité. La lutte contre le voile doit rester au cœur du débat public.

 

Lydia Guirous : La République n’est pas un compromis, c’est un principe, un chemin qui ne tolère aucun accommodement.
Souvent caricaturée et moquée par une gauche bien-pensante et par des islamophiles béats, l’opposition au voile doit pourtant être remise en permanence au coeur du débat public. Trois combats essentiels pour la pérennité de notre pays se cachent derrière cette question : le combat contre l’islam politique, le combat contre le prosélytisme religieux et pour l’unité de la République, et enfin le combat pour l’égalité homme-femme.

Oman : le pays du Moyen-Orient le plus surprenant, par Daniel Pipes

Oman, où j'ai séjourné la semaine dernière, est un pays arabe qui ne ressemble à aucun autre. Les particularités ne manquent pas.

Le palais du sultan d'Oman, à Zanzibar, datant du XIXe siècle.

L'islam est constitué de trois branches principales : les sunnites (environ 90% des musulmans), les chiites (environ 9%) et les ibadites (environ 0,2%). Oman est le seul pays au monde composé d'une majorité ibadite. Comme il s'agit d'une infime minorité au sein du monde musulman, les dirigeants d'Oman se sont depuis toujours tenus à l'écart des grandes questions qui agitent le Moyen-Orient. Alors qu'une partie du pays est constituée d'une zone désertique et montagneuse isolée, l'autre est ouverte sur les mers particulièrement vers l'Inde et l'Afrique de l'Est. Pendant deux siècles, l'Empire omanais a concurrencé les Européens pour le contrôle de l'Océan Indien. Oman a en effet dirigé l'île africaine de Zanzibar jusqu'en 1964 et a été de la sorte le seul État non-européen à avoir contrôlé un territoire africain.

Ce cas unique d'isolement par rapport aux problèmes du Moyen-Orient comme le conflit israélo-arabe ou l'expansionnisme iranien, est toujours d'actualité.

Education des Palestiniens à la haine : l’AFP cache la poussière sous le tapis, par InfoEquitable

La nouvelle donne créée par le changement d’administration américaine fait que les accusations portées de longue date par Israël contre l’incitation rampante à la haine propagée dans les écoles palestiniennes rencontrent davantage d’écho. Donald Trump lui-même a fait siens ces griefs lors de sa rencontre avec Benjamin Netanyahou au mois de février, et son émissaire Jason Greenblatt a demandé à Mahmoud Abbas de s’engager contre cette incitation.

Cela a rendu le sujet suffisamment incontournable pour que l’Agence France-Presse décide d’en parler. Elle l’a fait à travers un article signé de Hossam Ezzedine qui fait mine de se poser en observateur neutre, jusque dans le titre qui renvoie dos à dos les deux parties.

Le profil Twitter du journaliste affiche pourtant clairement sa couleur : « journaliste vivant à Ramallah – PALESTINE. aime le football, indépendance » . La question de l’impartialité des journalistes employés par l’AFP se pose plus que jamais, d’autant que les informations de l’agence influencent les esprits partout dans le monde francophone. Ainsi, en quelques heures, la dépêche a touché la France (Le Point, L’Express, le Courrier International et de nombreux autres), mais aussi la Belgique (La Libre), la Suisse (Romandie.com), le Cameroun (Journal du Cameroun) ou Madagascar.

Torts partagés

 

L’article se veut, en français, d’apparence équilibrée avec un titre renvoyant dos à dos les deux parties :