6 avr. 2017

" Se battre pour dire ce que chacun sait mais tait " Georges Bensoussan

Historien français, Georges Bensoussan possède plusieurs domaines de prédilection qui en font un intellectuel incontournable. A la suite de ses propos sur l'antisémitisme musulman lors d'une émission Répliques d'Alain Finkielkraut, il fait l’objet de critiques acerbes et sera signalé à la Préfecture de Paris pour incitation à la haine, par le Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF) cinq mois après les faits !…. A la surprise de l’historien, le Parquet décide d’engager des poursuites. Le CCIF est alors rejoint deux jours avant le procès par la LICRA, SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme et le MRAP qui se constituent partie civile.
Le 7 mars dernier, G. Bensoussan est relaxé par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Notons cependant que le CCIF a fait appel de la relaxe de Georges Bensoussan...
Quelques jours après sa relaxe, LPH s’est entretenu avec Georges Bensoussan (propos recueillis par Guitel Ben-Ishay).
 
Ce procès fut une usure mentale et tel était bien le but du CCIF. User, fatiguer, empêcher de parler et de travailler
 Le P’tit Hebdo: Comment avez-vous vécu ce procès ?
Georges Bensoussan: Ce procès fut une usure mentale et tel était bien le but du CCIF. User, fatiguer, empêcher de parler et de travailler. Il y a partiellement réussi : mon  travail de recherche a pris un sérieux retard. Et pourquoi ?  Pour avoir énoncé un fait connu de tous mais qui demeure un tabou majeur dans de nombreux milieux : l’existence d’un antisémitisme arabe antérieur à la colonisation et au sionisme.

Lph: Avez-vous senti une solidarité particulière envers vous pendant cette période ?