20 avr. 2017

La menace islamiste s'invite dans la campagne, par Ivan Rioufol

Surtout, ne pas dire le mot ! Ce mercredi matin, sur Europe 1, François Bayrou a évoqué une "radicalisation", une "menace", un "terrorisme", un "drame", un "risque". Mais ni l'allié d'Emmanuel Macron ni son intervieweur n’ont mis en cause la motivation djihadiste des deux Français musulmans (dont un converti) arrêtés mardi à Marseille. La découverte de leur arsenal, à leur domicile, laisse peu de doute sur leur détermination à passer rapidement à l’acte. Sens Commun, la formation issue de La Manif pour Tous qui a rejoint François Fillon, et le totalitarisme islamique en guerre contre la démocratie revient évidemment à édulcorer la dangerosité des fanatiques ayant fait allégeance à l’Etat islamique. Ceux-là peuvent se satisfaire de cette soumission en marche. Les intimidations des islamistes, qui sont les premiers à se réclamer du vivre ensemble, de l’antiracisme et des droits de l’homme pour consolider leur impunité, semblent malheureusement efficaces. Sinon Bayrou, qui connait le sens des mots, aurait employé les bons.

Fillon semble être celui que les deux illuminés, fichés S, entendaient atteindre.
Cette naturelle prudence du journaliste et de l’homme politique en dit beaucoup sur la difficulté du Système à nommer les choses, dès lors que l’islam politique peut être mis en cause. Cette réserve est d’autant plus choquante que les accusations en fascisme sont souvent lancées sans retenue dès lors qu’il s’agit d’alerter contre le populisme. Il est vrai que l’expression du simple bon sens a le tort d’appeler un chat un chat et Rolet un fripon. Parler de radicalisation pour désigner à la fois le mouvement

Fillon semble être d’ailleurs celui que les deux illuminés, fichés S, entendaient atteindre, au vu de sa photo épinglée au mur de la planque et d’un dossier retrouvé, contenant des coupures de presse. A ce stade, le procureur de la République, François Molins, n’a cependant pas confirmé l’identité de la cible. Pour autant, le candidat des Républicains se distingue de ses concurrents par un discours sans fard contre l’islam radical. Outre son livre au titre sans ambiguïté -- Vaincre le totalitarisme islamique --, Fillon est celui qui s’est le plus engagé dans la défense des Chrétiens d’Orient, victimes d’une épuration par l’islam sunnite. Lors de son meeting du 9 avril, à Paris, il avait appelé les Français musulmans " à se soulever contre l’obscurantisme et à nous aider à faire le nettoyage ". Il persiste ce mercredi dans Le Parisien : " Je veux combattre l’intégrisme avec les musulmans ". Quand Macron dénonce, lui, l’obscurantisme, il parle de celui de Donald Trump. Et si Marine Le Pen n’épargne pas non plus l’islamisme, elle le fait parfois d’une manière oblique. Lors d’un meeting à Lyon, le 5 février, elle avait cru bon de dénoncer à la fois le totalitarisme djihadiste et le totalitarisme affairiste, présentés comme deux effets de la mondialisation. Ce relativisme saugrenu n’aide évidemment pas à hiérarchiser les dangers. Il faut néanmoins remarquer que la présidente du FN a, depuis quelques jours, repositionné plus clairement son discours. Seuls les candidats de la collaboration et de l’islamo-gauchisme sont à l’abri du courroux des islamistes.

L’étrange béguin des chiraquiens pour Macron, par Amram Castellion

Emmanuel Macron aime à dire qu’il bénéficie de soutiens de gauche, du centre, comme de droite. Ce n’est pas faux, même si ce n’est pas dans la même proportion : la très grande majorité de ses soutiens, comme des électeurs qui se prononceront pour lui dimanche prochain, vient d’un centre-gauche gestionnaire et responsable.
 

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Me revoilà. Vous m’avez manqué...
On ne peut pas exclure que si Villepin, comme la macronie le laisse désormais entendre, devenait le Premier ministre ou le ministre des Affaires Etrangères d’un jeune président sans expérience internationale, les intérêts géopolitiques de ses bienveillants parrains qataris auraient au moins autant d’influence sur son action que ceux de la France.
Reste que les soutiens à la « macronie » venus de la droite existent bel et bien. Ces soutiens, cependant, sont loin d’être issus uniformément des différentes écoles qui composent la droite française. L’immense majorité d’entre eux vient d’un seul cercle : celui qui entourait l’ancien Président Jacques Chirac, chef de l’Etat entre 1995 et 2007, que l’âge et la maladie empêchent désormais de participer au débat politique.
 

Conseils de la Charia et Violences Sexuelles en Grande-Bretagne, par Khadija Khan

Le dernier scandale concernant l'exploitation sexuelle des femmes musulmanes par les représentants de l'islam religieux au Royaume-Uni a fourni un exemple de plus de l'aveuglement volontaire des autorités britanniques sur les pratiques horribles qui se produisent sous leur nez.

Haitham al-Haddad est juge et siège au conseil consultatif pour le Conseil de la charia islamique. Concernant les violences conjugales, il a déclaré dans une interview, « Un homme ne doit pas être obligé de rendre des comptes s'il bat sa femme, cela ne regarde qu'eux. Laissez-les tranquilles. Ils peuvent régler leurs affaires entre eux. » (Source image : Channel 4, capture d'écran vidéo)

Une enquête de la BBC sur le « halala »[sic] -- un rituel qui n'autorise une musulmane divorcée à se remarier avec son premier mari que si elle a, auparavant, noué et consommé un mariage de convenance avec un autre homme -- a ainsi révélé que non seulement les imams britanniques encouragent cette pratique, mais qu'en plus ils en tirent profit. Cette obligation perverse aboutit à ce que de nombreuses femmes se retrouvent prises en otage, au propre et au figuré, d'hommes qui ont été payés pour devenir leur second mari.