21 avr. 2017

Ceux qui ont encouragé la haine des flics devraient se faire modestes, par Gilles William Goldnadel

Ainsi, sommé de me taire par la doxa dominante, je suis censé allumer une nouvelle bougie et entonner le chant de l'unité nationale. Mais mon stock de bougies est épuisé, et comment puis-je rêver d'unité nationale ?

Poutou : « s'ils n'étaient pas armés hier, les policiers n'auraient peut-être pas été visés »

Unité nationale avec Monsieur Poutou, qui ne bénéficie manifestement pas d'une immunité contre la méchante sottise et qui, ce matin même sur LCI, déclarait sans vergogne que « s'ils n'étaient pas armés hier, les policiers n'auraient peut-être pas été visés »…

Unité nationale avec Christophe Girard, adjoint de Madame Hidalgo, qui hier accusait Poutine et retweetait : « les terroristes votent Marine Le Pen »…

L’AFP en excursion avec le Hezbollah, par InfoEquitable

[note de l'administrateur : la charte de Munich est censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre professionnel censé la faire respecter, aucun contrôle, aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.]


C’est une colonie de vacances d’un genre particulier à laquelle ont participé des journalistes occidentaux et arabes : une « parade médiatique du Hezbollah dans le sud du Liban », selon Le Monde.


Les journalistes écoutent les explications de leur « guide ».
Des responsables du Hezbollah ont emmené les reporters sur le terrain, où ils leur ont montré des fortifications israéliennes de l’autre côté de la frontière, soutenant qu’Israël aurait peur de leur puissance. Propagande évidente qui n’est pas forcément le reflet de la réalité, et pourtant…

La correspondante de l’Agence France-Presse, a été tellement ravie de l’accueil qu’elle remercié ses hôtes par une dépêche brocardant dûment Israël dans le titre :


 Or voici les seuls propos israéliens relatés dans l’article :

Le chef d’état-major israélien Gadi Eisenkot a averti récemment que « la prochaine guerre aura plusieurs cibles : l’État libanais et les groupes terroristes opérant sur son territoire et sous son autorité ».
Nous y reviendrons, si l’État libanais a été associé à la mise en garde, c’est que ce dernier faillit à remplir une responsabilité qui lui a été confiée par l’ONU : faire respecter sa souveraineté au Sud-Liban en désarmant toute autre milice. Mais surtout, selon le Times of Israel, Gadi Eisenkot a précédé sa pensée de la réflexion suivante :
Au Liban, le Hezbollah continue à s’armer et à renforcer [ses capacités militaires], a-t-il déclaré. Nous continuerons à agir avec détermination pour empêcher ces tentatives d’armement et nous continuerons à empêcher les transferts d’armes sophistiquées au Hezbollah.
L’AFP a choisi de ne pas reproduire cette phrase qui invalide son titre : l’armée israélienne affirme simplement son engagement à se défendre face au bellicisme… du Hezbollah. 

Plus l'islam radical nous tue pour ce que nous sommes, plus on lui déclare la paix, par Alexandra Laignel-Lavastine

FIGAROVOX.- Votre dernier essai s'intitule Pour quoi serions-nous encore prêts à mourir ? Le mot « encore » signifie-t-il que mourir pour un idéal est une faculté que nous avons perdue ? Quand est-ce arrivé ?
 
Un triple impératif : retrouver le courage moral d'admettre qu'une guerre nous a été déclarée (ce n'est pas rassurant), nommer l'ennemi (ce n'est pas plaisant) et mobiliser la volonté politique de le mettre hors d'état de nuire (d'où quelques inévitables petits sacrifices).


Alexandra LAIGNEL-LAVASTINE.- Je dirais que l''Europe s'est construite, depuis 1945, sur le désaveu du Mal radical. Le voyant revenir sous une forme imprévue et embarrassante — l'islamo-fascisme —, elle a choisi de faire l'autruche. Quant à la guerre, elle s'est perdue dans les méandres du XXe siècle. Et outre notre ramollissement consumériste, un autre facteur joue en sous-main : nous vivons sur l'idée folle selon laquelle, pour se débarrasser des tragédies du XXe siècle, il suffirait d'en finir avec le tragique lui-même. D'où le fait que nous nous savons en guerre, mais que nous ne voulons toujours pas le savoir : nous voulons avoir la paix !


Les analogies manipulatrices, par Allegra

Mon précédent billet mettait en évidence l’analogie choisie par les promoteurs (P.I.R. et consœurs) de ce camp d’été monochrome, celle qui existerait entre la situation des Noirs américains victimes du racisme d’état pratiqué par les états sudistes américains et la situation des « Indigènes de la République » victimes du racisme d’état français. Cette analogie est une manipulation qui sert une stratégie de la victimisation des immigrés et de la déstabilisation de l’Etat français à l’œuvre depuis plusieurs années.  

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Ce dessin est ignoble et banalise l'extermination des Juifs. Rien d'étonnant puisque il est signé Latuff.

Mais il est d’autres analogies bien plus anciennes. La première fait florès dans la plupart des organisations pro-palestiniennes, et dans certains médias. Elle est de toutes les manifestations propalestiniennes partout dans le monde, dans les slogans, mots d’ordre et sur les pancartes. Elle consiste à faire d’Israël l’équivalent du régime nazi. Les territoires palestiniens sont Auschwitz ou le nouveau ghetto de Varsovie. Les Palestiniens sont les victimes des Israéliens juifs devenus les nouveaux bourreaux SS.

La seconde, présente dans les médias, les réseaux sociaux, dans des organisations de défense des musulmans, est hélas aussi utilisée par certains intellectuels peu honnêtes. C’est celle qui consiste à dire que les musulmans se trouvent aujourd’hui dans la situation que les juifs ont vécue avant et pendant les années de la seconde guerre mondiale.

Un silence meurtrier, par Shmuel Trigano

Comment interpréter le silence publique, médiatique, politique qui a entouré l’assassinat de Lucie Halimi il y a quelques jours ? L’étonnement, manifesté dans de rares commentaires, toujours du côté de la communauté juive, s’il est, bien sûr fondé, a néanmoins une courte mémoire.

Les bases de la démobilisation de l’Etat : déni et falsification de la réalité. Pas d'« antisémitisme », mais  « tensions intercommunautaires » et « conflit importé ».
Ce qui est en jeu, c’est non seulement le motif islamique mais aussi la défaillance de la police qui attendait le RAID à l’entrée de l’immeuble pendant que l’assassin commettait son forfait en étage.

Que les autorités officielles ne déclarent pas le caractère terroriste et antisémite du meurtre, ce ne serait cependant qu’habituel.

France Inter, radio de sévices publics, par André Pouchet

Nagui, Charline et compagnie ne battent pas que des records d’audimat.

 

Nagui, Charline Vanhoenacker et Patrick Cohen, août 2014. SIPA. 00691083_000014

Il me faut commencer ce coup de gueule par une confidence personnelle. Là où j’habite, l’île de La Réunion, aucune radio nationale (ni France Musique, ni France Culture, ni aucune des grandes « radios commerciales ») autre que France Inter, n’est diffusée. Voilà pourquoi, si je veux échapper aux radios locales, lesquelles ne volent pas toujours très haut, je dois me résigner à me brancher de temps à autre sur la radio de « service public ».

Je dois donc accepter d’endurer -- mais j’y suis par avance bien préparé -- des bulletins d’information, trop souvent biaisés et tendancieux dans leur façon de sélectionner ou de présenter les événements dont ils choisissent de parler, des bulletins toujours orientés dans la même direction idéologique et dont on ne peut pas dire qu’ils soient caractérisés par un quelconque souci d’impartialité et par le plus petit effort d’ouverture en direction des diverses orientations présentes dans le champ politique.

Une gazaouie malade du cancer arrêtée en possession de matériel explosif, par I-24

Arrêtées au point de passage d'Erez, la malade et sa sœur se rendaient en Israël pour se faire soigner.
 
Vieille tactique du Hamas : se servir de malade pour faire régner la terreur
Deux sœurs palestiniennes ont été arrêtées en possession de matériel explosif au point de passage d'Erez, alors qu'elles se rendaient en Israël pour se faire soigner, a indiqué mercredi soir le service de sécurité du Shin Bet. Selon les autorités israéliennes, le matériel explosif était caché dans des tubes contenant des médicaments contre le cancer.

Les explosifs ont été " envoyés par le Hamas et on estime qu'ils devaient être utilisés pour des attaques en Israël dans un avenir proche ", a indiqué le Shin Bet. Les deux sœurs avaient reçu des permis pour rentrer en Israël alors que l'une d'elle souffre d'un cancer et se rendait dans un hôpital israélien pour se faire soigner.

Le Shin Bet a souligné que cette tentative de contrebande est une preuve que le Hamas veut " profiter de l'aide humanitaire et de l'assistance médicale que l'Etat hébreu offre aux résidents de la bande de Gaza pour mener des attaques terroristes en Israël ". Le matériel a été saisi par la police et les deux femmes ont été interrogées par les agents du Shin Bet.

https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/diplomatie-defense/143131-170419-une-malade-du-cancer-gazaouie-arretee-en-possession-de-materiel-explosif