4 mai 2017

L'énigme Erdoğan, par Daniel Pipes

Je désigne le président turc Recep Tayyip Erdoğan comme étant le plus incohérent, le plus mystérieux et dès lors le plus imprévisible des grands dirigeants de la scène politique mondiale. La victoire qu'il a remportée lors du référendum de dimanche dernier le conforte officiellement dans ses prérogatives quasi-dictatoriales qui laissent la Turquie, le Moyen-Orient et le monde dans une incertitude plus importante que jamais.

Voici quelques éléments du casse-tête :

Le scrutin du 16 avril offrait une seule alternative : oui (Evet) ou non (Hayır).
Mystère 1 : la tenue du référendum. L'électorat turc a voté, le 16 avril, lors d'un référendum national extraordinaire qui n'a pas traité d'un sujet habituel – lancer un emprunt ou relancer un politicien – mais bien de changements constitutionnels fondamentaux affectant la nature même du gouvernement. Le pays doit-il continuer sur la voie de la démocratie défectueuse de ces 65 dernières années, ou centraliser le pouvoir politique au niveau de la présidence ? Selon la nouvelle configuration, le poste de Premier ministre disparaît et le président se retrouve détenteur d'un pouvoir immense surplombant le parlement, le gouvernement, le pouvoir judiciaire, le budget et l'armée.
 

Qui a entendu parler du vote de la France à l’UNESCO ? par InfoEquitable

[note de l'administrateur : la désinformation systématique concernant Israël est devenue une habitude de la presse conforme, convenue mais non convenable. En conséquence, ce blog contient de nombreux articles concernant la scélératesse de ces pisse-copie qui se croient autorisés à instiller leur idéologie aux dépens de l'information.
C'est pourquoi je replacerai en chapeau des articles traitant de ce sujet un rappel de la charte de Munich censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.]

Une nouvelle fois, la France s’est abstenue lors du vote sur une résolution anti-israélienne à l’UNESCO, se rendant complice de pays arabes liberticides. Et une nouvelle fois, les Français n’ont pas été informés du vote de leur gouvernement.

InfoEquitable l’avait noté lors du vote précédent, en octobre 2016 : l’AFP avait d’abord justifié le vote de la France ; ensuite, dans sa dépêche la plus reprise par la presse, elle ne l’avait carrément pas mentionné. De sorte que la grande majorité du public ne pouvait pas savoir que son gouvernement avait cautionné un texte qui effaçait l’histoire juive du Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme (effaçant également les racines juives du christianisme, matrice culturelle de la France).

Rebelote aujourd’hui. L’Algérie, l’Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan ont proposé une nouvelle résolution qui déclare notamment qu’Israël est la « puissance occupante » à Jérusalem -- et cela, non seulement dans la partie de la ville qui fut occupée jusqu’en 1967 par la Jordanie (toujours appelée « Jérusalem-Est » par les pays qui veulent couper le peuple juif des lieux saints qui s’y trouvent), mais aussi sur tout le reste de la ville : la souveraineté israélienne sur la partie occidentale de Jérusalem, reconnue internationalement comme faisant partie des frontières d’Israël, est également remise en question par la résolution -- manière de délégitimer l’Etat d’Israël sur l’ensemble de son territoire.

D’autres inepties sont au menu de ce texte, comme l’appellation « Les deux sites palestiniens d’Al-Haram Al-Ibrahimi/Tombeau des Patriarches à Al-Khalil/Hébron et de la Mosquée Bilal Bin Rabah/Tombe de Rachel à Bethléem » : ces très importants lieux saints juifs voient leur noms islamisés et deviennent des « sites palestiniens », une flagrante réécriture de l’histoire.

Des démocraties occidentales (Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Grèce, Lituanie) se sont opposées à cette nouvelle imposture, preuve que le choix existait. Mais la diplomatie française a jugé qu’il était dans ses intérêts de se compromettre avec les dictatures en s’abstenant lors du vote. Elle n’était pas seule : Espagne, Suède ou encore Japon ont fait le même calcul, rejoignant passivement le camp de l’Iran, la Russie, la Chine et nombre d’autres dictatures.

Répartition des votes (source : UN Watch)

L’article le plus diffusé dans la presse à propos de ce vote a été à nouveau basé sur une dépêche de l’AFP :


Israël dénonce une « absurde » résolution de l’Unesco sur Jérusalem
Les guillemets sont bien sûr une manière de se démarquer du jugement israélien et de le mettre en doute, dans une mauvaise foi équivalente à celle des gouvernements ayant permis à cette résolution de passer. La réécriture de l’histoire et la négation par une agence onusienne de la légitimité d’un Etat reconnu par l’ONU sont bien absurdes

Non moins absurde est le fait que la presse n’ait pas informé sur le contexte politique ayant entouré la résolution : aucune mention n’a été faite des pays qui l’ont élaborée, ni du choix de la France.

Mais après tout, c’est peut-être cohérent : quitte à rejoindre les dictatures, autant se comporter comme elles et priver ses propres citoyens du droit à être informer des actions de leur gouvernement. Outre les médias communautaires juifs, le lecteur francophone peut toujours se tourner vers des sources telles que ce site algérien, aussi partisan soit-il sur cette question, pour connaître les actions du gouvernement français : la-bas, le choix français est assumé…

Israël : Trump accepterait des officiers iraniens à la frontière ? par Debkafile


 
Israël : Trump accepterait des officiers iraniens à la frontière?
Le Président Trump était prêt à envisager le plan de zones de désescalade présenté par Poutine, en Syrie, bien que cela conduirait des officiers iraniens à s’installer à la frontière israélienne. Consternation à Jérusalem. 

Israël s’est trouvé sérieusement consternée mercredi 3 mai,quand les premiers rapports sont parvenus à Jérusalem, quant au contenu de la conversation téléphonique entre les Présidents Donald Trump et Vladimir Poutine, mardi, au cours de laquelle Trump a accepté d’examiner le plan de Poutine en vue de la création de « zones de désescalade » en Syrie, à la place de la proposition américaine de zones de sécurité. Le plan du Président russe comprend l’installation d’officiers de l’armée iranienne dans des avant-postes en tant que co-observateurs de ces zones, dont l’une doit être instaurée à la frontière syro-israélienne. Le Président Trump a décrit la conversation comme « Très bonne ».

Désinformation : l’AFP, Reuters et le Quai d’Orsay taisent la construction de logements par Israël pour les Arabes de Jérusalem, par InfoEquitable

[note de l'administrateur : la désinformation systématique concernant Israël est devenue une habitude de la presse conforme, convenue mais non convenable. En conséquence, ce blog contient de nombreux articles concernant la scélératesse de ces pisse-copie qui se croient autorisés à instiller leur idéologie aux dépens de l'information.
C'est pourquoi je replacerai en chapeau des articles traitant de ce sujet un rappel de la charte de Munich censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.]


La mairie de Jérusalem a annoncé ce 22 janvier la construction de 671 unités de logement dans des quartiers de Jérusalem situés au-delà de la ligne verte.

La nouvelle -- à mettre en perspective avec une population de 870,000 habitants -- a été complètement transformée avant d’atteindre le public francophone, dans la droite ligne de la manipulation qu’InfoEquitable avait constatée en septembre dernier, lorsque la construction d’une maison de retraite de 234 lits avait été comptabilisée dans les médias et au ministère des Affaires étrangères comme autant de logements, comprenez « maisons ».
Reuters offre un décompte différent, puisque de 671 on passe à 560.

reuters560



Pourquoi cette différence ?