16 mai 2017

Drôles de fréquentations. Pas de chèque en blanc pour Emmanuel Macron, par Oudy Bloch

Le 7 mai au soir, de nombreux journalistes et les principaux soutiens d’Emmanuel Macron ont célébré son élection comme un exploit, la marque de son audace, et un signal envoyé au monde. Le signal d’une France dont le nouveau Président, jeune et moderne, a cassé les codes et réuni le pays.

Sans lui dénier un talent certain, cet enthousiasme emprunte des raccourcis trompeurs. La campagne de François Fillon, torpillée par des rumeurs dont rien n’est encore prouvé et par une communication véritablement calamiteuse, lui a bénéficié au premier tour. Au second, l’abstention record, les votes blancs massifs et une peur réflexe d’être gouverné par un parti d’extrême-droite l’ont propulsé à l’Elysée.

Emmanuel Macron est un Président par défaut, heureux bénéficiaire d’un front républicain en fin de vie.

S’il convient de lui reconnaître le tour de force d’avoir été élu Président de la République alors qu’il était inconnu il y a deux ans, il n’en reste pas moins que l’élection d’Emmanuel Macron n’est représentative de rien si ce n’est de l’absence de majorité présidentielle et de la perte de repères abyssale des français. Ce sont en effet moins de 45% des inscrits qui l’ont élu au plus haut poste de l’Etat, et près de la moitié d’entre eux ont voté contre Marine Le Pen et non pour lui.

Obtenir la victoire d'Israël avec Martin Sherman, par Daniel Pipes

Martin Sherman


Mon appel en faveur de la victoire d'Israël a poussé Martin Sherman, directeur exécutif de l'Israel Institute for Strategic Studies, à publier trois articles critiques sérieux et constructifs (ici, ici et ici) pour Israel National News. Voilà une excellente manière d'améliorer une idée et je l'en remercie.

En guise de réponse, je reprendrai d'abord les grandes lignes de ma thèse et répondrai ensuite aux réserves émises par M. Sherman.

Ma thèse.  
Près de trente années de « processus de paix » ont rendu les relations israélo-palestiniennes pires que ce qu'elles étaient au départ. C'est pourquoi toute nouvelle tentative dans ce sens (comme celles entreprises actuellement par Donald Trump) n'est qu'un jeu de dupes. Ce ne sont ni les compromis, ni les « concessions douloureuses » qui mettent fin aux conflits mais bien, comme le montre l'histoire, l'abandon de la partie par l'un des protagonistes.

Briser la volonté de combattre des Palestiniens ne sera ni facile, ni agréable mais pensons que la seule alternative à cette option est la disparition d'Israël. L'acceptation d'Israël par les Palestiniens videra l'antisionisme de sa substance et incitera finalement d'autres Arabes et musulmans à leur emboîter le pas. La défaite profitera grandement aux Palestiniens qui pourront enfin mettre un terme à leur obsession destructrice de l'État juif et commencer à construire leur propre vie politique, économique, sociale et culturelle.