17 mai 2017

Elor Azaria ou la confusion des valeurs, par Oury Cherki

Un évènement qui aurait aisément été classé comme un fait divers a pris des proportions gigantesques dans l’opinion publique israélienne, provoquant un débat politique et moral qui est loin d’être clos. S’y mêlent aussi des considérations d’ordre sociologique, éveillant les démons des frictions intercommunautaires sépharade/ashkénaze. En un mot il s’agit de l’affaire Elor Azaria. 
 
Manifestation de soutien au soldat israélien Elor Azaria, le 21 février 2017 à Tel Aviv
Rappelons brièvement les faits : lors d’un attentat à Hébron, le 24 mars 2016, deux terroristes tentent de tuer des soldats israéliens de garde sur les lieux. Un des soldats est poignardé. Les deux terroristes sont abattus par les forces en présence. L’un est tué et l’autre blessé. Le sergent Elor Azaria, âgé de 19 ans, achève le terroriste blessé alors qu’il est étendu sur le sol. Il aurait affirmé par la suite : « celui qui tente de tuer mes camarades ne doit pas vivre ».  Plus tard il a déclaré que le terroriste continuait d’après lui à constituer un danger immédiat. L’évènement est filmé et retransmis sur tous les réseaux de presse.

La suite est connue. Le chef d’état-major de l’armée ainsi qu’une partie de la classe politique condamne le comportement du sergent, alors que la majorité écrasante de l’opinion publique prend sa défense, ou en tout cas exige la clémence à son égard, soutenu entre autres par le premier ministre Netanyahou. Le tribunal militaire condamne Azaria pour meurtre. Une grande partie de l’opinion exige sa grâce. 

Le traitement de cette affaire déborde largement du cadre de l’évènement, et engage à une réflexion d’ordre moral, politique et halakhique, au-delà des passions. C’est ce débat que nous nous proposons d’amorcer ici. 

Antisémitisme, censure à la carte, par Luc Rosenzweig

[NdA : Arte, la chaîne des maîtres censeurs : un article de Luc Rosenzweig paru cette semaine dans Causeur N°46 (journal papier).  
La charte de Munich est censée réguler l’exercice du journalisme au quotidien. L’ennui est que cette charte n’est pas contraignante : pas d’ordre censé la faire respecter, donc aucun contrôle, donc aucune sanction. Garantis de leur impunité, pourquoi les propagandistes se gêneraient-ils ? 
Article 8 : s’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondements ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information.
Article 9 : ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste.
]
La direction de la chaîne culturelle franco-allemande passe à la trappe un documentaire sur l’antisémitisme en Europe. Motif : on y met trop en lumière la haine antijuive qui progresse dans la sphère arabo-musulmane et dans une certaine gauche obsédée par l’antisionisme.

Un docu d'Arte sur le lion de Judée ? Hélas, non. La mise au pas idéologique, cette uniformisation d’Arte dans un discours formaté à l’aune du tiers-mondisme, de la repentance de l’homme blanc, de l’adoption sans réserve du narratif palestinien dans le traitement du conflit proche-oriental, du déni du réel vécu dans les « territoires perdus de la République », est devenu la règle sur Arte.
On n’avait jamais vu cela dans l’histoire d’Arte, qui va bientôt fêter son quart de siècle d’existence : le directeur des programmes d’Arte, Alain Le Diberder, décide de ne pas diffuser un documentaire de quatre-vingt-dix minutes, produit et financé par la chaine.
Il s’agit du film « Un peuple élu et mis à part : l’antisémitisme en Europe », écrit et réalisé par deux cinéastes allemands, Joachim Schroeder et Sophie Hafner. Ce projet était porté par le pôle allemand d’Arte, et plus précisément par la chaine publique Westdeutsche Rundfunk (WDR), membre de l’ARD, la première chaine allemande.

Trump, ramenez-le à la maison, par Dry Bones

Le Président Trump vient en Israël et la question non posée est... 
Ramènera-t-il Pollard avec lui ? 

Mon combat contre le long, dur, antisémite et injuste traitement de Jonathan Pollard dure depuis des décennies.
J'espère que Donald Trump mettra un terme à cette parodie de "justice " américaine et ramènera Jonathan et sa femme Esther à la maison, en Israël.