22 mai 2017

"Aucun média français n'a couvert le meurtre de ma soeur Sarah Halimi" (Attal)

William Attal, le député Meyer Habib et Maître Goldnadel à Paris/Jaffa au sujet du meurtre de Sara Halimi.
 
Le frère de la victime Sarah Halimi, William Attal sur le plateau de Paris/Jaffa, le 21 mai 2017
i24NEWS
Dans la nuit du 3 au 4 avril, Kada Traoré, un Musulman de 27 ans, est entré à 4h du matin chez Mme Halimi par le balcon, l'a torturée, et a clamé des sourates du Coran et crié Allah Akbar à plusieurs reprises. Sarah Halimi, médecin et directrice de crèche, a été assassinée dans la nuit du 3 au 4 avril, battue puis défenestrée vivante de son balcon du 3e étage.

Le frère de la victime Sarah Halimi, une femme juive âgée de 66 ans, défenestrée de son appartement situé rue Vaucouleurs dans le quartier de Belleville à Paris, a souhaité évoquer le meurtre de sa sœur dimanche auprès de i24NEWS, parce qu'" aucun autre média français n'a couvert cet événement ". " J'ai attendu sept semaines que les médias français évoquent cet événement mais aucun d'entre eux n'en a parlé ", a confié avec douleur William Attal sur le plateau de Paris/Jaffa.

L’autopsie a révélé plus d’une vingtaine de fractures sur son corps et son visage. La victime a par la suite été défenestrée alors que la police, prévenue rapidement, " se trouve dans l’immeuble mais n'intervient pas ", a indiqué Attal.



Le jour où la guerre a fait irruption à Jérusalem, par Michèle Mazel

 
Il me semble parfois que c’était hier. Les canons jordaniens qui faisaient trembler les vitres, l’odeur de la poudre, et les femmes et les enfants apeurés se terrant dans des abris trop petits et peu adaptés. Pourtant, pour ceux qui ne l’ont pas vécue, l’histoire de ce qui s’est passé à Jérusalem durant cette journée dramatique du 5 juin 1967 perd chaque jour un peu de sa réalité. Chacun cherche à se l’approprier ; les uns protestant contre ce qu’ils appellent le début de l’occupation, et les autres se réjouissant de ce qui, pour eux, a été la libération de la ville depuis toujours au cœur du judaïsme. On oublie trop souvent comment la guerre a pris la ville par surprise.
Soldats israéliens surveillant des prisonniers de guerre jordaniens à Jérusalem en juin 1967
Certes, l’affrontement avec l’Egypte était devenu inévitable avec le blocus des détroits de Tiran interdisant l’accès à la mer Rouge aux navires israéliens. On sait que le blocus constitue un casus belli en droit international. Quant à la force d’urgence des Nations unies, déployée dans le Sinaï en vertu des accords de cessez-le-feu de 1956, elle s’était retirée piteusement à la première sommation des Egyptiens, qui massaient des troupes dans la péninsule en violation dudit accord. [NdA : Certains de nos bons amis recommandent que Tsahal évacue la vallée du Jourdain et la laissent aux bons soins d'une force internationale... Une force internationale aussi efficace que la Finul au sud Liban, celle-là même qui a laissé réarmer le Hezb en toute impunité, en dépit de la résolution 1701...] Nasser déclarait ouvertement qu’il était temps d’en finir avec Israël, et proclamait que les armées de tous les pays arabes étaient prêtes à le soutenir. Du côté de l’Etat juif, les réservistes avaient été mobilisés et l’armée se préparait à toute éventualité. La Jordanie n’était a priori pas partie prenante de ce conflit et le gouvernement israélien avait transmis de pressants messages en ce sens au roi Hussein, par l’intermédiaire du Département d’Etat américain et du Foreign Office britannique. Tsahal n’avait donc pas jugé utile d’envoyer des renforts dans la capitale, où ne se trouvait que le bataillon de Jérusalem, composé essentiellement de réservistes. Les habitants de la ville avaient tout de même fait prudemment des stocks de provisions, pour le cas où…