3 juin 2017

LE MEURTRE DE SARAH HALIMI ET LA DOCTRINE DU POUVOIR, par Shmuel Trigano

L’affaire du meurtre de Sarah Halimi, ou, plus exactement, de son occultation par le Pouvoir et les médias, nous offre un condensé du traitement spécifique de l’antisémitisme  que la France connaît depuis 17 ans, exactement depuis cet événement que les Palestiniens nomment « la deuxième intifada ». Un modèle cohérent est en effet à l’œuvre qui semble fonder la politique de l’Etat en la matière et qui est à la source de son échec à apporter une solution, de moins en moins possible à mesure que le temps passe, au point qu’on peut estimer qu’elle ne sera jamais corrigée. Ceux qui le découvrent aujourd’hui et s’en étonnent se réveillent bien tardivement et leur inconscience jusqu’à ce jour rend leur étonnement coupable d’oubli.



L’occultation fondamentale
La répétition générale, l’émergence originelle, de ce dispositif date en effet des années 2000-2002 lorsque le gouvernement Jospin imposa un black out sur les 500 agressions antisémites commises par des originaires du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne[1]. Daniel Vaillant, alors ministre de l’intérieur, le révéla quelques années plus tard : le gouvernement Jospin ne voulait pas, en les révélant,  « jeter de l’huile sur le feu ».

Le dispositif « Pravda »
A cette occasion, nous avions pu constater que les médias de même que les institutions juives, qui tenaient cette liste, n’avaient pas dérogé au black out. C’est un état de faits de grande importance pour comprendre la suite, car l’instance médiatique démontra alors qu’elle était, d’un bord à l’autre, au service du Pouvoir (ou d’une idéologie portée par la gauche, ou « les élites » car la droite de gouvernement pratiqua la même politique). Ce fut la première manifestation de ce qui devint évident quelques années plus tard, et notamment durant les récentes élections présidentielles où la sphère médiatique a adoubé le candidat Macron avant qu’il ne soit élu. Cette situation, sur le champ, nous fut incompréhensible. Le sentiment d’une situation à la soviétique où l’organe de la désinformation s’intitulait « Pravda » [= Vérité], nous envahit nous qui croyions vivre dans une société réputée « pluraliste » où la liberté d’opinion était la règle.

12 raisons pour laisser tomber les énergies renouvelables, par Michel Gay et Jean-Louis Butré

Pourquoi miser sur les énergies renouvelable constitue une erreur stratégique majeure que nous allons payer très cher. Pour beaucoup de Français, les énergies renouvelables sont censées être la solution pour la Transition énergétique dont l’objectif affiché est de diminuer la consommation d’énergie fossile et les émissions de gaz à effet de serre.
Cet article dénonce les principaux mensonges et montre qu’en réalité elles représentent (hors hydraulique) une épouvantable erreur stratégique, notamment en France.


Les énergies renouvelables serviraient-elles à :

Diminuer les rejets de gaz à effet de serre ?

NON ! 95% de notre électricité n’émet pas de gaz à effet de serre (record des pays industrialisés). Il est difficile de faire mieux. Au contraire, l’intermittence des renouvelables augmente ces émissions à cause du soutien obligatoire de centrales thermiques à gaz et à charbon comme en Allemagne.

Il paraît que, finalement, je peux assister au festival “interdit aux blancs” Mais je n’irai pas ! par Benoît Rayski

J’avais fait confiance à la fachosphère qui criait que cette rencontre était interdite aux Blancs. Mensonge… J’avais cru Anne Hidalgo qui disait la même chose et qui voulait interdire le festival. Re-mensonge… J’ai été abusé à la fois par des fascistes, et par une socialiste. Ce qui est assez exceptionnel.



J’apprends en effet en lisant Libération que tout ça est très exagéré, et qu’il n’y a pas de quoi faire tout ce bruit. Je pensais être contrôlé au faciès. Je croyais qu’on m’éjecterait car je suis blanc. En effet, je suis blanc, et je devais être rejeté car je ne suis pas victime du « racisme d’Etat ». Je ne suis ni noir, ni arabe, ce qui n’est pas fameux. En plus je suis Juif. Et je mange tous les matins un enfant palestinien au petit-déjeuner. Et enfin est venu, la bonne, l’excellente, la grande nouvelle !

Libération rappelle certes que le festival comptera trois espaces « non mixtes » où je ne suis pas convié. L’un dédié aux femmes noires, et à elles seules. L’autre accueillant des personnes noires (donc des hommes aussi) et rien qu’elles. Et encore un ouvert aux « personnes racisées » et à personne d’autre. Mais, ô joie, ô bonheur, il y a, nous apprend-on, un quatrième espace « mixte ». En conséquence de quoi je peux y aller.

Une république « En Marche » vers la cuisine et les casseroles habituelles, par h16

Les législatives approchent à grand pas et grâce à Emmanuel Macron (♪ Gloria In Excelsis Déééhhooo ♩ ♫), la vie politique française vient de se renouveler complètement : des têtes nouvelles apparaissent, un sang neuf irrigue les listes électorales, et surtout, toutes ces vieilles vilaines méthodes, ces petites affaires pas propres qui entachaient les mandats d’élus républicains, ont maintenant disparu. Ou presque.
Il va être difficile de trouver un nombre décent de députés sans casseroles pour présider à la rédaction de cette fameuse loi de moralisation de la vie politique

Tout avait pourtant bien commencé puisque, nous avait-on dit, les investitures de chaque candidat seraient passées au peigne fin. 

Malheureusement, improviser un parti politique entraîne parfois des petits effets de bord et la précipitation provoque de temps en temps quelques soucis : malgré les efforts plus ou moins réels pour s’assurer que les candidats de La République En Marche (LREM) sont tous d’une probité exemplaire, on commence à accumuler les écarts. 

Certes, peut-être la sur-représentation de cas louches dans les rangs des candidats LREM tient-elle d’une plus grande attention de la presse à cette nouvelle formation politique, mais elle reste logique : il serait en effet surprenant que les médias ne regardent pas plus attentivement ceux qui ont fait bruyamment profession de probité et de morale, quitte d’ailleurs à pousser une prochaine loi (dite, justement, de moralisation de la vie politique). Il y a bien évidemment le fait que les autres partis, dans la place depuis un moment, savent assez bien passer sous le radar médiatique et judiciaire et qu’en conséquence, le nombre plus restreint de cas tordus dans leurs rangs ne doit pas à une honnêteté plus grande, mais plutôt à une meilleure habileté. 

Soit. Cependant, l’accumulation chez LREM donne un peu à réfléchir (et je ne parle pas des transfuges plus ou moins subtils). Jugez plutôt : 

Donald Trump : le leader libre, par Drieu Godefridi

Mundus senescit. Quand on suit l’actualité européenne, on ne peut pas ne pas songer à ce diagnostic sur l’Antiquité finissante : le monde vieillit. En fait notre monde — celui de la construction européenne qui n’a besoin d’autre justification qu’elle-même, celui des « dividendes de la paix » post-1989 et de l’environnementalisme triomphant — est déjà moribond.
 
On ne se voile pas la face quand on est sûr (et fier) de son identité.
Pourtant, les « élites » politiques européennes continuent à parler et agir comme si de rien n’était. Il n’est pas jusqu’à la presse qui ne se soit concentrée, lors du premier périple diplomatique de Trump, sur la « bousculade » pré-photo du Premier ministre du Monténégro, ou les exigences en matière de papier hygiénique de la FLOTUS (first lady of the United States) — qui s’avérèrent finalement inventées de toutes pièces par BFM !

Pourquoi Jérusalem est bien la capitale d'Israël, par Pierre Rehov

Donald Trump l'avait promis durant sa campagne. À peine élu, il s'empresserait de déplacer l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, capitale d'Israël non reconnue par la communauté internationale, et pourtant, dans les faits, son centre administratif. Le président Trump est pourtant, provisoirement, revenu sur sa parole, promettant tout de même de s'exécuter avant la fin de son mandat. Cela peut se comprendre, de la part d'un homme qui a bâti sa carrière sur « l'art de la négociation » et assure être capable de conclure le deal le plus difficile de tous les temps, rien de moins que la résolution du conflit israélo-arabe.
La problématique, plus délicate qu'elle n'y paraît, remonte à une loi du 23 octobre 1995 votée par le Congrès qui impose le déplacement de l'ambassade, mais laisse au président en exercice la possibilité d'en retarder l'échéance tous les six mois, pour des raisons de sécurité. Israël est le seul pays au monde dont la capitale officielle n'est pas reconnue. Les ambassades de la quasi totalité des pays sont donc établies à Tel Aviv, à quelques soixante kilomètres des ministères. 

Depuis cette fameuse loi, chaque président américain, de Clinton à Obama en passant par George W. Bush a reconduit l'échéance qui tombe le 1er décembre et le 1er juin. Les raisons en sont toujours les mêmes. Pression du monde arabe, chantage au terrorisme, volonté de trouver une solution au conflit par l'établissement de deux pays pour deux peuples se partageant la capitale, intérêts financiers liés aux hydrocarbures.
Cette année, cependant, montre sous un jour nouveau sur ce qui apparaît comme une simple formalité. Il aurait suffi en effet, au président Trump de ne rien faire, autrement dit ne pas signer le document de reconduction, pour que David Friedman, le nouvel ambassadeur américain, établisse son quartier général à Jérusalem plutôt qu'à Tel Aviv. Cela semblerait logique puisque, quel que soit le statut final de la ville trois fois sainte, Jérusalem ouest restera rattachée à Israël. Quant aux Palestiniens, leur centre administratif, y compris l'incroyablement luxueux palais présidentiel de Mahmud Abbas, est établi à Ramallah. 
 
Le palais du président (élu pour 4 ans en 2009) des " réfugiés héréditaires ".
Pourquoi, dans ce cas, une telle frénésie autour d'un événement qui, tout compte fait, n'aurait d'autre valeur que symbolique ? Justement. Au Moyen Orient les symboles ont une force qui surpasse la logique ou le simple pragmatisme. Mais, tout d'abord, quelques faits historiques et religieux qu'il n'est pas inutile de rappeler.