7 juin 2017

Pour certains députés, la « moralisation » de Bayrou ne passera pas par eux, pr h16

C’est dit, c’est lancé : le chantier de la moralisation de la vie politique, dirigé avec la poigne herculéenne de François Bayrou, a décidément commencé. L’actuel Garde des Sceaux l’a d’ailleurs annoncé avec son phrasé si précis : « Le temps des blocages mystérieux est fini ». Chouette, nous voilà tout revigoré. 

Bon, bien sûr, pour le moment, l’agenda reste un peu flou et fortement conditionné aux élections législatives. Accordons tout de même au pouvoir en place certaines marges de manœuvre tant la vie politique française semble s’orienter vers un aplatissement complet de toutes les forces d’opposition et une large victoire d’un extrême-centre extrêmement mou face à une droite minable et sans idéologie, une gauche minable et sans idéologie, une extrême droite minable à l’idéologie moisie et une extrême gauche minable à l’idéologie faisandée. 

Autrement dit, quelles que soient les idées lumineuses de Bayrou et sa clique afin de moraliser un grand coup la vie politique française, on peut raisonnablement estimer qu’elles seront appliquées. D’ailleurs, à la réaction extatique d’Eva Joly dont la boussole interne a souvent désigné le sud avec obstination, on est même en droit d’attendre une petite catastrophe judiciaire dont les Français devront s’accommoder pendant des années. Bah. Une de plus, une de mois, les ventes de Préparation H vont encore violemment repartir à la hausse dans le pays, et on sent que la prochaine formule (à base de menthol et d’eucalyptus) va faire un carton grâce à Bayrou.
Malgré tout, cette moralisation n’est pas du goût de tout le monde.
NooOoon ? Si. 

Pour Julien Aubert, député Les Républicains du Vaucluse, l’actuel Ministre de l’Ajustice va trop loin lorsqu’il envisage sérieusement la suppression pure et simple de la réserve parlementaire, ces 140 millions d’euros annuels partagés entre les députés pour leurs « œuvres locales », pour cause de « risque clientéliste ». 

Et là, les réflexions de l’élu imposent qu’on s’attarde un peu sur la question, ne serait-ce que pour mieux comprendre comment la majeure partie de nos députés envisagent leur rapport avec les finances publiques en général et cette réserve financière dodue en particulier, pourquoi ils sont quelque peu déconnectés des contraintes quotidiennes des Français, et pourquoi ces derniers commencent à trouver leurs élus particulièrement nauséabonds au point de réclamer de plus en plus bruyamment ce genre de lois que Bayrou tente de pousser avec son brio et sa précision légendaire.

Le Sénat Américain a adopté une résolution affirmant que Jérusalem est la Capitale indivisible d’Israël ! par david Illouz

Pour célébrer le 50e anniversaire de la réunification de Jérusalem, le sénat Américain a adopté une résolution déclarant que " Jérusalem doit rester la capitale indivisible d’Israël dans laquelle sont protégées toutes les religions ".
 

Cette résolution a été adoptée par les sénateurs à l'unanimité.

Celle-ci déclare que " Jérusalem doit rester la capitale indivisible d’Israël dans laquelle sont protégées toutes les religions ".

La résolution reconnait également " la présence juive dans la ville sainte depuis trois millénaires ", une façon donc de ridiculiser la résolution de l'UNESCO affirmant que le Mont du Temple n'a aucune connexion avec le peuple juif.

Cette résolution arrive peu de temps après que Donald Trump a signé un document différant le transfert de l'Ambassade Américaine de Tel Aviv à Jérusalem et de reconnaître la ville comme étant la capitale d’Israël, dans le but de laisser une chance au processus de paix.

Suite aux nombreuses critiques que ce report a entraîné, le porte-parole de la Maison Blanche avait déclaré en fin de semaine dernière que la question ne se posait pas de savoir si le transfert allait avoir lieu mais plutôt quand il aura lieu.
 

Pascal Bruckner : « Désolé M. Castaner, Daech appartient bien, hélas, à la sphère musulmane »

FIGAROVOX. - « Cessons de parler d'État Islamique, ils trahissent la religion qu'ils prétendent servir. Ce sont juste des assassins » a déclaré, sur Europe 1, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement. Faut-il cesser de parler d'État islamique ?

Garder les yeux grands fermés comme M. Castaner augure mal de la politique du gouvernement.
 Que signifie cette bataille sémantique ?