12 juin 2017

Tariq Ramadan ou comment introduire des obligations pour les femmes, par Carla Parisi

Tariq Ramadan republie en mai 2017 sur son site internet et sur les réseaux sociaux son analyse de la « Situation de la femme en Islam », issue de son livre Islam, le Face à Face des Civilisations (éditions Tawhid), publié en il y a presque 20 ans. Une occasion de revenir via ce texte sur la vision particulière de Tariq Ramadan concernant les femmes[1].
 
Réformer, vers plus d’Islam dans la société, vers un mélange du religieux et du politique, vers un Islam non plus traditionnel mais fondamentaliste.

Dans son ouvrage, Tariq Ramadan oppose les modes de vie, les valeurs occidentales, à un « nous », qui représente tantôt « les musulmans » dans leur globalité, tantôt les musulmans vivant en Europe. L’Islam, religion, est systématiquement posée face à l’Occident, simple zone géographique[2].

Tariq Ramadan décide que la libération des femmes dans le monde musulman, si elle existe, ne « sera pas le modèle de libération qui a eu cours en Occident ». Il parle de « société occidentale permissive », « trop moderne », de « dislocation du tissu social », de « crise profonde des valeurs », du « doute généralisé, au cœur du confort, quant au sens de la vie et à la réalité des repères ». Il propose, non sans ironie, d’introduire sa vision de l’Islam à l’Occident pour l'aider à « relativiser la fatalité du modèle et de la pensée uniques qui entraîne le monde vers plus d’égoïsme, plus d’individualisme, plus de finance… et un grand vide de sens et d’espoir ».  Cette vision catastrophée du monde Occidental matérialiste et décadent n’est pas sans rappeler celle des ultraconservateurs évangélistes américains.

TV chinoise : honteuse accusation d’un dirigeant de Shovrim Shetika, par Shraga Blum

La méthode la plus facile pour les diffuseurs de propagande, y compris les délateurs juifs – car il y en a – est de déverser leurs mensonges envers des publics qui n’ont aucune notion de ce qui se passe en Israël ni aucun moyen de vérifier ce qu’ils avancent. C’est ce qu’a fait de manière particulièrement odieuse Yehouda Shaoul, l’un des dirigeants de l’organisation Shovrim Shetika, lors d’un interview à la grande chaîne de la télévision chinoise CGTN.
 
Plus c'est gros, mieux ça passe.
Yehouda Shaoul, ancien réserviste, a notamment déclaré avoir utilisé des enfants arabes palestiniens comme boucliers humains ! Et non seulement il a proféré ces mensonges, mais il a insisté en disant qu’il la fait… des  centaines de fois !

Pour « l’anecdote », la journaliste a voulu faire intervenir un membre de l’organisation Réservistes au Front, qui lutte contre les calomnies de Shovrim Shetika, mais Yehouda Shaoul a refusé sous peine d’annuler l’interview. Les deux interviews se sont donc déroulées séparément.

Il est facile d’imaginer les dégâts causés à Israël par les vermines de type Shovrim Shetika, B’Tselem, Shalom A'hshav et Cie. Leur propagande empoisonne les esprits à travers le monde et alimente fortement la haine d’Israël et l’antisémitisme.

La bataille de Jérusalem, par Guy Millière

Plutôt que traiter de l’actualité immédiate, j’entends parler aujourd’hui d’un film que j’ai pu voir aux Etats-Unis où il a été diffusé dans les salles de cinéma le 23 mai dernier, Jour de Jérusalem en Israël. Devant le succès de la diffusion le 23 mai, le film a été reprogrammé pour une seconde journée, le 6 juin. Il sera ensuite diffusé sur la chaine de télévision qui en est la productrice, CBN, Le Christian Broadcasting Network. Ensuite, il sera disponible en ligne. 
 
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L'une des images du film
   
Le  film s’appelle In Our Hands, The Battle for Jerusalem (entre nos mains, la bataille pour Jérusalem). Quiconque voit ce film comprend immédiatement pourquoi Jérusalem devait être réunifiée, pourquoi il serait absolument impensable de la diviser et d’en confier une portion aussi minime soit-elle à des barbares (et décrire ceux à qui certains voudraient confier une part de Jérusalem comme des barbares est un terme trop affectueux : il serait plus précis de les qualifier de terroristes djihadistes aux désirs génocidaires). Quiconque voit ce film discerne tout aussi immédiatement qu’Israël est le pays victime d’agression confronté à des agresseurs répugnants.
 

France : L'idéologie de la Victimisation Islamique, par Yves Mamou

La recherche sociologique française est à peu près vide de nouveaux livre, articles ou idées sur la radicalisation des Français musulmans. L'explication est simple : les quelques érudits qui pourraient être tentés de musarder hors des sentiers battus (« les terroristes sont victimes de la société et souffrent du racisme » etc.) courent le risque d'être appelés de noms désagréables, d'être en butte à des pétitions et dénonciation de la part de collègues hostiles. La tentation d'éviter les lieux communs est d'autant plus faible que de nombreux sociologues raisonnent encore sur la base d'une idéologie marxiste qui fonde les comportements liés à la radicalisation sur la discrimination et à la pauvreté. La majorité de ces sociologues récusent toute les analyses qui prennent en compte la culture d'origine ou la religion des populations étudiées. Si un hérétique essaie d'expliquer que les terroristes ne sont pas automatiquement des victimes (de la société, des hommes blancs français, ou de quoi que ce soit d'autre), que leur appartenance culturelle ou religieuse peut expliquer leur violence, alors, une meute d'éminents professeurs et chercheurs, musulmans et non-musulmans, se constituera illico pour clouer l'insolent au pilori du racisme, de l'islamophobie et de l'atteinte au politiquement correct.

Quand le candidat Emmanuel Macron s'est déclaré en faveur de la « discrimination positive », il encourage une victimisation imaginaire qui alimente la violence. (Image source: Jeff J Mitchell/Getty Images)
De temps en temps, toutefois des surprises peuvent se produire. Après les attentats terroristes de novembre 2015 à Paris, Alain Fuchs, président du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), a lancé un appel à projet pour des recherches concernant les « facteurs de radicalisation » en France.

Monsieur Macron, la “bestialité infâme” d’Oradour existe toujours, par Barbara Lefebvre

Du devoir d’appeler notre ennemi l’islamisme par son nom.

Le premier discours commémoratif d’Emmanuel Macron, prononcé samedi à la veille du premier tour des législatives, est à l’image de sa stratégie – pour l’instant gagnante – qui consiste à rassembler par le consensus. A l’image du progressisme qu’il souhaite incarner, le président pare ce consensus de morale, pour ne pas dire de moralisme. On fait doctement la leçon autour d’émotions collectives que nous devons mobiliser sans tarder : bienveillance, tolérance, liberté, conscience citoyenne. Qui pourrait contester cela ? Sinon les esprits ronchons, les déclinistes, les « jamais contents ». Et force est de constater qu’après les gesticulations discursives de Sarkozy vides de toute cohérence politique et les platitudes du Hollande vides de toute pensée politique, ce premier discours du président Macron tranche : sobriété dans l’éloquence, élégance du verbe, scénographie minimaliste. Pour la forme, c’est plutôt réussi. Pour le fond ?
 
La rue principale d'Oradour-sur-Glane avant le massacre et l'incendie.

S’indigner à la Stéphane Hessel: sur tout et sur rien, pour surtout ne rien faire

A Oradour-sur-Glane, le président Macron a fait un discours où auront défilé beaucoup des poncifs sur le « devoir de mémoire » et le « rêve européen ». Sans oublier l’ineffable appel aux jeunes : « soyez à votre tour les témoins » en continuant à entretenir cette mémoire. « Devoir de mémoire » qui a permis aux écoliers depuis deux décennies de ne pas penser l’histoire, de tout noyer dans le grand flot lacrymal de l’indignation. Et accessoirement, qui aura servi à instrumentaliser l’histoire à des fin politiciennes comme la dernière élection présidentielle l’aura encore montré. « Devoir de mémoire » qui permet aussi de promouvoir le tourisme des sites historiques des crimes nazis, de se donner collectivement bonne conscience. 

Du bon et juste usage du voile, par G.W. Goldnadel

Ainsi donc dans sa décision très pertinente du 7 juin, la Cour de cassation a annulé cette injuste condamnation de Valeurs Actuelles pour provocation à la discrimination en raison d’une couverture présentant Marianne voilée. J’avais dit à l’époque tout le mal que je pensais de voir cette initiative intempestive d’une union des étudiants juifs de France satellisée par cet astre aujourd’hui démagnétisé que fut Parti Socialiste.

Il est non seulement licite, exclusif de toute détestation religieuse ou ethnique, mais salutaire de vouloir s’opposer aux menées de l’islam politique ou de l’islamisme radical et conquérant.

Comme il relève du droit citoyen de pouvoir tenter de s’opposer librement à l’irrésistible invasion de l’immigration clandestine et forcée. Pour ceux qui n’ont pas compris dans quelle situation aussi illégale qu’inextricable nous nous trouvons je recommande urgemment l’indispensable lecture d’une “ Guerre sans fin ” (Cerf) de Pierre Lellouche qui sait lui de quoi il parle.

Qu’une organisation qui prétend représenter les étudiants juifs persécute judiciairement un journal dans lequel je m’honore d’écrire qui défend depuis toujours l’existence de l’État d’Israël, et se fait le principal contempteur de l’antisémitisme islamiste d’aujourd’hui heurte le bon goût et le bon sens. C’est lui, aux côtés du Figaro, et non les journaux de gauche qui réclamait la semaine dernière la vérité pour Sarah Halimi, torturée et assassinée.

Si l’organisation estudiantine défaite veut poursuivre le mésusage politique du voile, elle serait mieux inspirée d’aller réclamer des comptes à Élisabeth Guigou, au sortir de la mosquée de Pantin. Mais cela, visiblement ne l’intéresse pas. Les temps sont durs pour ceux qui prétendent lutter contre l’islamisme tout en fréquentant le socialisme. Je leur déconseille fortement de traverser la Manche. En dépit une chape de plomb idéologique qui le protège mieux qu’un bouclier en laiton, le passé récent du leader travailliste Jérémy Corbyn démontre que nos islamo-gauchistes bien de chez nous sont de la petite bière comparés à la cervoise angloise.

Sortie de l’Accord de Paris : un acte refondateur de la démocratie américaine ? par Drieu Godefridi

La décision américaine de quitter l’Accord de Paris sur le climat a provoqué un torrent de réactions à travers la planète, un ministre du gouvernement français allant jusqu’à la qualifier d’écocide et de crime contre l’humanité.

Le philosophe Drieu Godefridi pense, au contraire, que cette sortie est un acte refondateur de la démocratie américaine. On se souviendra que Godefridi avait été le premier à démontrer, en 2010, le caractère politique de l’organe intergouvernemental sur le climat, le GIEC.
Nous l’avons rencontré pour tenter d’approfondir de façon rationnelle l’analyse d’un dossier qui suscite tant de passions. Interview :

Drieu Godefridi, vous qualifiez la décision américaine de quitter l’Accord de Paris d’acte refondateur de la démocratie américaine. Pourriez-vous expliciter ce point de vue pour le moins surprenant, si on le compare à celui de la majorité des politiques et analystes européens ?

Drieu Godefridi : Vous avez raison, ce point de vue est assurément minoritaire. On oppose aujourd’hui les globalistes aux nationalistes. Les globalistes seraient notamment les Européens et les Démocrates américains. Les nationalistes, ce sont les partisans républicains de « America First ». De ce point de vue, tout est simple : la sortie américaine de l’Accord de Paris est un acte égoïste relevant d’un nationalisme borné qui se soucie des intérêts économiques immédiats de l’Amérique au détriment de l’intérêt collectif et celui de la Planète.
Ce narratif, très convaincant, n’a qu’un défaut : il est faux.

Climat : 15 vérités qui dérangent, par Francis Richard

Climat : 15 vérités qui dérangent est un livre écrit par un collectif, sous la direction d’István Markó, professeur de chimie à l’Université Catholique de Louvain.



Ce livre poursuit deux objectifs essentiels :
  • déverrouiller le débat sur le changement climatique
  • exprimer les raisons d’un triple questionnement, qui se traduit par 15 vérités qui dérangent, allusion non voilée au film de propagande de David Guggenheim, Une vérité qui dérange (2006), où Al Gore tient la vedette.
Aujourd’hui la recension de ce livre porte sur le premier terme de ce questionnement, à savoir la nature du GIEC et les 5 vérités qui dérangent à son propos.
Quelle est donc la nature du GIEC, Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ?