22 août 2017

Selon Charlie Hebdo c’est l’Islam qui a tué en Espagne et non le terrorisme


Liberté d’expression : la contre-attaque des Bisounours, par H16

[NDLR : L'article d'origine est paru en janvier 2015, à la suite des attentats de Charlie et de l'Hypercasher. Je n'en ai gardé que la conclusion, qui reste d'une actualité aussi brûlante que consternante.]

 Les récents événements de l’actualité (que ce soit CharlottesVille, les réactions de Trump ou l’attentat de Barcelone) ont amplement démontré que la liberté d’expression, c’est très joli et très mignon, mais seulement tant qu’on exprime une opinion conforme à la doxa ambiante ou qu’on parle du temps qu’il fait (et encore, avec les climato-hystériques, la météo devient un sujet miné). En Janvier 2015, la France, traumatisée par l’assassinat d’une partie de la rédaction de Charlie Hebdo, clamait urbi & orbi le caractère intouchable de cette liberté d’expression. Il n’aura fallu que quelques jours pour que ces paroles engagées soient oubliées.
Ce petit retour deux ans en arrière montre à quel point les choses ont évolué, et pas en mieux



Décidément, la France « après Charlie » est particulièrement cocasse. Magma gluant d’émotions à fleur de peau, elle prétend n’avoir pas du tout eu peur des méchants terroristes mais regroupe ses membres transis d’effroi dans de grandes processions collectives médiatisées. Elle ne cédera rien à la liberté d’expression mais, une fois la stupeur retombée, laisse s’exprimer tous les groupuscules en mal d’exposition médiatique qui demanderont que cette liberté soit sérieusement encadrée, avec barreaux, pain sec et eau croupie. Cette France de l’après-Charlie se découvre remplie de petits êtres faibles et chétifs, choqués à la moindre atteinte au politiquement correct, à leur définition du bon goût, du bon humour ou de la bonne opinion. Le 11 janvier, tout le monde était transi d’amour pour cette liberté de pensée et d’expression. Et alors que tout les censeurs auraient dû disparaître, le 12 a accouché, discrètement, de la plus puissante armée de Bisounours choqués qu’aucun Cerfa ne pourra jamais consoler. 
 
À défaut d’avoir été tirée, la chasse est donc ouverte : le Bisounours Censeur s’en donne maintenant à cœur joie. C’est, bien évidemment, parfaitement contradictoire avec la liberté d’expression, mais à présent, tout le monde s’en fiche. C’est, aussi évidemment, parfaitement contre-productif : par Effet Streisand, cela amplifie l’audience et la visibilité de ce qui peut choquer nos moelleux dictateurs. C’est enfin parfaitement con et d’autant plus contre-productif que ça clive les gens entre ceux qui aiment la provocation, ceux qui aiment la liberté d’expression, et les quelques uns qui sont directement choqués. 

Pire, cela renforce par opposition frontale et grossière les convictions des uns à provoquer, des autres à défendre la liberté d’expression tant elle est attaquée, et excite les derniers à vouloir fermer le caquet de tous les déviants, par la force s’il le faut (et bien sûr, il le faut !). Le problème, c’est qu’être choqué est facile. Il suffit de vivre. Il y aura donc toujours plus de raisons de museler celui qui choque que de raison de le laisser parler.
 

Charlottesville et l’agonie d’Internet, par H 16

Peut-être l’Histoire retiendra la date du 12 août comme le début d’une nouvelle ère aux Etats-Unis, celle où (moyennant douze barils de lyrisme enduit à gros pinceau) les forces progressistes repoussèrent la Bête Immonde (au ventre toujours fécond, doit-on préciser) et son racisme nauséabond. Peut-être l’Histoire n’en fera rien, le reste de l’actualité noyant les événements de Charlottesville dans son brouhaha habituel, faisant oublier à tous la petite ville du Sud américain. Peut-être, de développements politiques en actions/réactions de plus en plus épidermiques, ce 12 août sera-t-il conservé comme le début d’une nouvelle guerre civile américaine (au moins dans l’œil humide de certains médias qui aimeraient bien que ce fut le cas). Une chose semble cependant probable : l’Histoire oubliera l’avoinée qu’Internet vient de se prendre.

A l’heure actuelle, les groupes les plus vocaux, ceux qui réclament le plus bruyamment que soient ainsi listés, pourchassés et bannis ceux qui ne répondent pas à des critères de plus en plus extensifs ne sont pas des groupes réputés ni pour leur représentativité au sein des populations, ni pour leur capacité à produire de la paix sociale

Oh, attention. Je ne dis pas qu’Internet, la technologie qui permet à toutes nos machines de parler entre elles, serait mort à la suite de Charlottesville ; ce serait aussi faux qu’idiot. En revanche, je parle bien de cet Internet qui permet aux humains de dialoguer entre eux : si celui-ci n’est pas encore mort, il a clairement pris une bonne dérouillée depuis Charlottesville.

Hannah Arendt contre les idéologues de l’éducation, par Jean-Pierre Dumas

France culture vient de terminer un cycle d’une semaine passionnant sur Hannah Arendt (grande-traversée-Hannah Arendt-la passagère). Hannah Arendt n’est pas une philosophe politiquement correcte, elle veut avant tout, « comprendre et penser ce que nous faisons » et cela sans concessions avec le politiquement correct. Nous proposons un extrait de la pensée d’Hannah Arendt sur l’éducation, d’autant plus stimulant que ça va contre les idéologues socialistes du ministère de l’Éducation qui nous dirigent en France.
Il est curieux que cette sélection silencieuse de la part de l’instituteur par le mérite ait disparu dans nos sociétés modernes si opposées aux « riches », aux « héritiers » parce qu’il faut donner sa chance à tout le monde.
Elle attaque fort :
Dans le monde moderne, le problème de l’éducation tient au fait que par sa nature même l’éducation ne peut faire fi de l’autorité, ni de la tradition, et qu’elle doit cependant s’exercer dans un monde qui n’est pas structuré par l’autorité ni retenu par la tradition. Mais cela signifie qu’il n’appartient pas seulement aux professeurs et aux éducateurs, mais à chacun de nous, dans la mesure où nous vivons ensemble dans un seul monde avec nos enfants et avec les jeunes, d’adopter envers eux une attitude radicalement différente de celle que nous adoptons les uns envers les autres. Nous devons fermement séparer le domaine de l’éducation des autres domaines, et surtout celui de la vie politique et publique. Et c’est au seul domaine de l’éducation que nous devons appliquer une notion d’autorité et une attitude envers le passé qui lui conviennent, mais qui n’ont pas une valeur générale et ne doivent pas prétendre détenir une valeur générale dans le monde des adultes.
Hannah ARENDT, « La crise de l’éducation » in La crise de la culture, essais folio, Gallimard, 1954, traduction française, 1972.

L’éducation repose sur l’autorité

La crise de l’autorité dans l’éducation est étroitement liée à la crise de la tradition, c’est-à-dire à la crise de notre attitude envers tout ce qui touche au passé.
Hannah Arendt, La crise de l’éducation

21 août 2017

Vidéo : Kids par Clarion


Comment un jeune enfant peut être transformé en terroriste.

Dans la Fabrique de la Terreur (Inside the Terror Factory) plonge en profondeur dans le monde des organisations terroristes pour mettre à jour une vérité non connue qui brise le coeur. Le film raconte les angoissantes histoires d'enfants endoctrinés et manipulés -- utilisés et abusés -- pour les inciter à la violence et au radicalisme.

Barcelone la tolérante… tient à le rester, par Mireille Vallette

Le cirque habituel accompagne les réactions au terrorisme. Pleurs, plaintes, places fleuries… Mais surtout pas rage. Des bons sentiments jusqu’à la nausée. L'aveuglement jusqu'au dégoût.

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« Et de nouveau les Ramblas se sont emplies de fleurs, d'amour dans toutes les langues, de bravos: le kilomètre d'avenue barcelonaise endeuillé était bondé comme jamais samedi, avant même de recevoir la visite du roi, deux jours après l'attentat. »

Eh oui, c’est reparti ! Fleurs, couronnes, messes, solidarité, pleurs, amour de tous avec tous. On ne se sent plus seul, on souffre ensemble.

C’est tellement beau que nous, dans notre petite Suisse étriquée et individualiste, on les envierait presque d’avoir l’occasion d’exprimer ce qu’il y a de mieux dans l’humanité. 
« Nous n’avons pas peur », clament-ils en cœur. Et de prendre dans leurs bras les pauvres musulmans qui se plaignent déjà d’être les principales victimes des carnages. Les pauvres musulmans qui n’ont jamais levé le petit doigt pour dénoncer le radicalisme qui infuse dans leurs communautés.

Barcelone : l'angélisme, allié des djihadistes, par Ivan Rioufol

Pour qui en doutait, Emmanuel Macron est l’incarnation du politiquement correct et de sa couardise pacifiste. Là est sa faiblesse. Le macronisme en marche est un grand bond en arrière. Car l’islam conquérant et obscurantiste bénéficie de cette posture hypocritement " humaniste ". Elle rend l’islam, qui se veut un tout (religion, société, état), étranger au terrorisme qui applique une lecture guerrière du Coran. 
 
Confusion à tous les étages : l'arme préférée des pervers.

Relire les récents tweets présidentiels révèle un aveuglement qui est aussi celui des nombreux dirigeants soucieux d’apaisement. Après la mort, aux Etats-Unis, d’une contre-manifestante écrasée à Charlottesville (Virginie) par la voiture qu’un militant d’extrême-droite avait lancée dans la foule des opposants au suprémaciste blanc, Macron a tweeté, le 17 août : " Au côté de ceux qui combattent le racisme et la xénophobie. Notre combat commun, hier comme aujourd’hui. " Le même jour, il a tweeté également, après l’attentat islamiste sur les Ramblas à Barcelone (13 morts, 80 blessés) : " Toutes mes pensées et la solidarité de la France pour les victimes de la tragique attaque de Barcelone. Nous restons unis et déterminés ". Suivront d’autres messages semblables disant sa " solidarité " avec la Finlande (2 morts, assassinés par un demandeur d’asile marocain, à Turku) puis avec " les victimes de Sourgout " (sept blessés, lors d’une attaque au couteau dans cette ville de Russie). Le 14 août, le président avait aussi assuré le Burkina Fasso de sa " solidarité " après une attaque terroriste ayant fait 18 morts. Mais si Macron n’éprouve aucune gêne pour revendiquer son combat contre le racisme et la xénophobie, il reste paralysé à l’idée de désigner de la même manière le suprémacisme islamique. Ce refus persistant d’engager l’épreuve de force, au nom d’une " bienveillance " historiquement munichoise, conforte la stratégie gagnante des djihadistes.
 
N’en déplaise à Macron et à ses excuses saugrenues, ce n’est pas le réchauffement climatique qui est à l’origine de la tuerie de Barcelone ni, un peu plus tard, du mort de Cambrils. L’enquête fait apparaître que les terroristes avaient pour objectif initial de s’en prendre à la Sagrada Familia, la basilique de Barcelone. Plus de cent bonbonnes de gaz ont été découvertes. Le commando, constitué de jeune tueurs locaux issus de trois familles d’origine marocaine, semble avoir été endoctriné par un imam de Ripoll, commune de 11.00O habitants d’où proviennent la majorité des djihadistes. Cet homme, Abdelbaki Es Satty, était connu pour son salafisme sans avoir été jamais inquiété par les autorités catalanes. Ceux qui persistent, le président français en tête, à nier tout lien entre l’islam et le terrorisme s’interrogeront-ils sur le rôle de cet imam et sur la cible catholique ? Une évidence apparaît clairement : l’angélisme occidental est compris comme une faiblesse par l’islam politique. Il ne respecte que la force. La maire d’extrême gauche de Barcelone, Ada Colau, a été la première à lancer cette année un " plan d’Etat " contre " l’islamophobie ". 

La ville, plaque tournante du djihadisme, avait également rassemblé en février 180.000 personnes pour l’accueil des réfugiés. Ces derniers jours, l’extrême gauche s’y mobilisait encore sur le thème : " Tourists go home ! Refugiees welcome !  ". Mais aujourd’hui, c’est le grand rabbin de Barcelone Meir Bar-Hen qui appelle les Juifs à quitter la ville pour rejoindre Israël. " L’Europe est perdue ", va-t-il jusqu’à dire. 

En attendant, les pays de l’Europe de l’Est, qui refusent de se plier aux oukases de l’union européenne sur l’accueil des migrants et qui désignent l’islam colonisateur comme un problème civilisationnel, semblent à l’abri du terrorisme islamique. Il galope partout ailleurs, criant victoire au nez des naïfs qui, comme Anne Hidalgo à Paris, parlent d’amour et de tolérance. Plus l’islam leur fait la guerre, plus ils lui déclarent la paix

 source

Imams en France : la politique de l'autruche, par Sophie Coignard

La mise en cause d'un imam dans l'attentat de Barcelone jette une lumière crue sur l'immobilisme des autorités en France après les attentats de l'été 2016.

L’école de la confiance : du slogan à la réalité, par René Chiche

La loi du 8 juillet 2013, disant de l’école qu’elle est un « service public » destiné à « garantir la réussite de tous », est aussi vaine que celle qui déciderait que deux et deux font cinq. Celui sous les auspices duquel se déroulent les travaux du Conseil supérieur de l’éducation, Condorcet, ne l’eût certainement pas approuvée.
 
Va-t-on encore longtemps distraire les professeurs de leur tâche essentielle, qui est d’instruire, en les accablant, à la faveur des lubies de tel ou tel, de tâches périphériques dont l’efficacité est plus que douteuse ?

L’école pour « garantir » la réussite de tous ?

Non, l’instruction n’est pas et ne peut pas être un « service » rendu à des usagers dont la satisfaction ou l’insatisfaction serait, de l’institution, le critère de mesure ! Elle est un devoir ; celui de la société envers ses membres, et celui de l’État envers les citoyens ; l’obligation de procurer à tous, comme le dit précisément Condorcet, « les moyens d’acquérir les connaissances auxquelles la force de leur intelligence et le temps qu’ils peuvent employer à s’instruire leur permettent d’atteindre » afin qu’à l’aide de ses propres lumières, nul ne soit dorénavant contraint de dépendre d’un autre pour pouvoir jouir de ses droits. L’instruction est donc au fondement de l’égalité, si bien que tout recul en la matière favorise les inégalités.

La guerre se décide en petit comité, par Giora Eiland

On a annoncé cette semaine que le Premier Ministre Binyamin Netanyahu cherche à faire modifier la loi, de telle façon que ce soit le Cabinet de Sécurité, et pas le gouvernement tout entier, qui décide s’il faut entrer en guerre. Certains se sont précipités pour attaquer le premier ministre sur cette tentative. Certains adversaires politiques patentés ont prétendu que son initiative n’était censé que faire de la diversion et détourner l’attention de ses diverses affaires de supposée corruption, -comme si c’était le plus important engageant l’avenir du pays – et d’autres ont encore prétendu que par cet acte, Netanyahu tentait de s’accorder encore et encore plus de pouvoir, dans un processus à la Erdogan.
Le Cabinet de Sécurité, réuni dans le Golan, 17 avril 2016.(Photo: Kobi Gideon/GPO)
J’ai un avis différent. Les Premiers Ministres et Ministres ont plus d’intérêt à des actes d’autorité, lorsqu’il s’agit de contrôler les budgets, de régulations contraignant les nominations.

L’islam semble engagé sur une pente suicidaire, par Pascal Bruckner

LE FIGARO.- Que vous inspirent les attaques survenues en Catalogne ?

Pascal BRUCKNER.- Il y a un effet de ressassement, comme une horreur qui ratiocine. Mais, en même temps, nous sommes toujours étonnés que les prédictions se réalisent avec une telle exactitude. C’est le caractère à la fois prévisible et abominable de la chose qui est frappant. L’anesthésie est un réflexe très humain. Mais les djihadistes sont là pour nous faire une piqûre de rappel. Chaque semaine, un coin du monde est frappé.

Le gouvernement catalan s’est illustré par une politique anti-israélienne très virulente et pro-arabe. Il y a quelques années, il s’était distingué en invoquant une offensive à Gaza pour annuler la cérémonie de commémoration de la journée internationale de l’Holocauste.
Après la France et le Royaume-Uni, c’est l’Espagne qui est touchée…

Personne n’est à l’abri. L’image qui me vient est celle de La Peste de Camus : un fléau qui s’abat sur une ville innocente. Il n’y a plus d’îlots d’insouciance en Europe. Les lieux de la vie quotidienne, de la salle de concert à la terrasse de café, en passant par l’église et la rue commerçante, sont frappés d’une malédiction potentielle. L’extension du domaine de la lutte djihadiste est universelle. Les terroristes font payer au monde entier le constat de leur propre échec. Il y a trois jours, c’était Ouagadougou, aujourd’hui, c’est Barcelone, demain, ce sera Rome. Ils frappent là où ils peuvent frapper.

En Belgique et en France, il y a eu une prise de conscience, alors ils s’attaquent aux villes dont les défenses sont encore faibles. Rappelons que le gouvernement catalan s’est illustré par une politique anti-israélienne très virulente et pro-arabe. Il y a quelques années, il s’était distingué en invoquant une offensive à Gaza pour annuler la cérémonie de commémoration de la journée internationale de l’Holocauste. Les djihadistes nous frappent non pour ce que nous faisons, mais parce que nous sommes. Essayer de leur complaire est vain, c’est notre existence même qui leur est insupportable.

20 août 2017

BDS se distingue après les attentats de Catalogne

La branche catalane du mouvement de boycott anti-israélien BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) a insinué que les gouvernements européens sont "responsables" des attaques terroristes qui ont frappé la région de Barcelone jeudi soir, rapporte le site d'information JTA.
 
Bande De Salauds marchant fièrement dans les traces d'Hitler.
Le groupe a lancé son accusation dans un communiqué publié au lendemain des attentats revendiqués par l'Etat islamique qui ont fait 14 morts et plus de 120 blessés.

La vidéo qui prouve qu’Amnesty International ment sur Israël, par israel Video Network

Cette courte vidéo en anglais n’est qu’un petit exemple d’une vaste campagne de propagande pour tenter de prouver comment Israël viole les droits de l’homme sans raison.

Cette vidéo est un parfait exemple : tout pays qui lutte contre les terroristes islamiques qui utilisent la population civile comme bouclier humain doit bombarder certains sites “ civils ”. Pourtant, il n’y a AUCUN pays qui fait ce que fait Israël : prévenir d’une attaque imminente.


Mais Amnesty International a trouvé le moyen de critiquer cette méthode, avançant qu’Israël ne laissait pas suffisamment de temps pour évacuer. Ils ont donc trafiqué une vidéo pour faire croire qu’Israël ne laisse pas 5 minutes, mais “ seulement ” une minute (une minute de plus que toutes les autres armées du monde) pour évacuer l’immeuble ciblé.

L'UNESCO est une Organisation Immorale et Antisémite, par Guy Millière

Les pays imprégnés de décence éthique devraient partir.

 

Le 7 juillet, l'UNESCO a adopté une résolution définissant la vieille ville d'Hébron et le Caveau des patriarches comme des sites appartenant au patrimoine "palestinien". Avant cela, en 2016, deux résolutions porteuses de définitions falsificatrices du même type concernant la vieille ville de Jérusalem, le Mont du Temple et le Mur Occidental avaient déjà été adoptées. Et l'année précédente, en 2015, l'UNESCO avait réécrit l'histoire et redéfini deux sites bibliques anciens, la tombe de Rachel et le Caveau des patriarches comme des lieux saints de l'islam, quand bien même l'islam n'existait pas à l'époque de la construction des monuments concernés.
 
La directrice de l'Agence de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) au Liban, Ann Dismorr, pose avec une carte ne comportant pas la moindre trace de l'État d'Israël, et présentée comme une carte de la « Palestine », Mai 2013. (Image : Palestinian Media Watch)
Trois jours avant l'adoption de la résolution concernant Hébron, une résolution, réaffirmant les résolutions concernant Jérusalem, avait été soumise au vote et été elle-même adoptée.

Le gouvernement israélien a réagi avec indignation et a décidé de cesser de coopérer avec l'UNESCO. L'ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies Nikki Haley a déclaré qu'elle était choquée et que les résolutions ne seraient pas sans conséquences.
Le reste du monde est resté silencieux. Comment cela s'explique-t-il ?

La ville de Barcelone soutient les pronazis de Bds et pleure ses morts, par Jean Vercors

Le conseil municipal de Barcelone a adopté une déclaration officielle an avril à l’appui du mouvement pro nazi boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Elle pensait être épargné du terrorisme islamique qui vient de la frapper, ça n’a pas marché. L’un des terroristes est propalestinien, Driss Oukabir, un Marocain né à Marseille et résident de la ville de Ripoll près de Barcelona.

La reconnaissance par la municipalité de Barcelone du droit de défendre les droits des Palestiniens par le terrorisme est une insanité morale.

Le bilan provisoire de cette attaque est de 13 morts et plus de 40 blessés. Quelques heures à peine après cet attentat, un autre véhicule a foncé dans la nuit de jeudi sur la foule à Cambrils en Catalogne. Cinq terroristes aussi propalestiniens ont été abattus par les forces de l’ordre.

Ces loups solitaires spécialistes des attaques à la voiture bélier, même les médias n’y avaient pas pensé.

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, qui avait décoré Abu Mazen alias Mahmood Abbas le terroriste de la médaille Grand Vermeil en hommage à son action pour le terrorisme, va certainement nous twitter un « Je suis Barcelone » à l’occasion. Selon une déclaration publiée par BDS, la déclaration comprend la promotion de « contrats pour assurer le respect des droits de l’homme, en particulier avec les entreprises liées à l’occupation israélienne en Palestine », et demande instamment au gouvernement de la Catalogne de « créer un centre d’étude et l’évaluation de l’impact des entreprises catalanes investissant à l’étranger ».

19 août 2017

Dégénerescence du parti du déni


La seconde photo a été censurée par Facebook.
(Merci à Max)

L’empreinte indélébile d’un complexe de supériorité (dhimmis3) par Mireille Vallette

Supprimer le statut de dhimmi au profit de l'égalité, comme le décrètera l'Empire ottoman, conduit les populations musulmanes à une colère noire. Il est interdit de contredire "la loi bénie", "la religion glorieuse".

«Ce système d’avilissement et d’oppression couvrit des espaces et des périodes immenses. Le mépris pénétra les mœurs, modela les traditions, la conscience collective et les comportements.» (Bat Ye’or)

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Il est difficile d’imaginer que l’on haïsse un type d’êtres humains au point de vouloir l’exterminer. Et plus encore de comprendre cette condition qui protège, subordonne et avilit. Dans ce monde de la dhimmitude, des ordonnances d’éminents juristes ont réglé dans leurs moindres détails l’organisation sacralisée des humiliations.

Énigmatique aussi l’incroyable permanence de ce statut, même allégé. Jean-Pierre Péroncel Hugoz montre que le même mépris ancestral demeure à l’égard des coptes d’Egypte, et que les Frères musulmans l’ont réactivé, pogroms à la clé, dès les années 80 (2). Le visage le plus barbare de cette condition fait un retour en force aujourd’hui.

Contre la violence, la bigoterie et les mariages précoces: l’école (dhimmis 2) par Mireille Vallette

Les archives de l’Alliance israélite universelle dessinent la condition des juifs, leurs mœurs archaïques et la lente évolution des mentalités.

L’Alliance israélite universelle (AIU) qui créera de nombreuses écoles dans les pays arabes, est fondée en 1860 au même moment que d’autres organismes de soutien occidentaux. Envoyés à Paris, les rapports mensuels de ses maîtres constituent de très riches archives. Elles décrivent la condition des juifs, et en particulier des femmes à cette époque.
Dans le dernier tiers du XIXe siècle, les enseignants comme la plupart des voyageurs et témoins Juifs_allaince_anni.jpgoccidentaux soulignent le fanatisme des pratiques, le degré élevé d’intolérance religieuse, tant chez les juifs que chez les musulmans, en particulier en Perse, au Maroc et au Yémen. En 1912, un professeur de l'Alliance assure que le «juif de Marrakech représente bien le type du fanatique (qui) étouffe tout esprit de progrès ».(1)

L’arrogance n’épargne pas les bonnes âmes: «En fait, l’Occident émancipateur voit dans les juifs d’Orient des populations arriérées, à sauver de l’oppression, voire de l’abrutissement. » Il existe une vision coloniale : «C’est le frère archaïque que l’on méprise, mais qu’il faut aider.»

L’ouverture d’écoles représente un espoir d’amélioration des conditions de vie autant qu’un désir de savoir. L’Alliance est humaniste et elle œuvre à combattre la misère et la bigoterie. Elle sera très mal vue des rabbins, souvent bornés. Durant des décennies, le combat contre l’obscurantisme est un leitmotiv: mariages précoces, violences contre les épouses, situation des femmes en général, châtiments corporels sur les enfants. Dans les écoles de l’AIU, les coups et les brimades physiques sont interdits.

La condition de dhimmis dans le monde arabe (1) par Mireille Vallette

Les juifs ont subi la dhimmitude durant des siècles. Payer un impôt spécial n'était qu'un aspect de leur condition. De nombreuses humiliations s'y ajoutaient.

Encore un peu d'histoire. En quoi consistait le statut de dhimmi? Éclairage (republié) en trois parties qui traite de la situation des juifs dans les pays arabes sur laquelle on dispose d’une abondante littérature. La dhimmitude, ce n’est pas l’antisémitisme, les pogroms et les massacres, comme en Europe. C’est la conviction que l’islam, religion supérieure, doit mépriser toutes les autres.
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Que signifie concrètement pour les chrétiens et les juifs la condition de «dhimmi»?  Lucarne sur ce vaste thème qui dura un millénaire sur trois continents.(1)

J’emprunte les exemples donnés ci-dessous à la période 1850-1920 environ, tirés sans mention contraire, de même que les citations, de l’ouvrage de Georges Bensoussan «Juifs en pays arabes, le grand déracinement, 1850-1975». (2) Bensoussan traite surtout de cinq pays: Maroc (la communauté juive était la plus nombreuse et c’est pour ce pays que les sources sont les plus riches), Libye, Irak, Yémen, Egypte.

C'est quoi Israël ? par Ephraim Kishon

Les cinq soldates ayant fini avec succès le dernier cours de l'Académie de pilotage de l'armée de l'air (photo Tsahal)
C'est le seul pays où si l’on demande à une fille dans quelle unité elle a servi à l'armée, on découvre qu'elle était officier parachutiste alors que vous n'aviez été que caporal à la cantine militaire.       
C'est le seul pays où les chômeurs font la grève.
C'est le seul pays qui a deux ministres du Trésor et pas un rond.
C'est le seul pays où chaque mère a le numéro de portable du sergent de son fils à l'armée.
C'est le seul pays qui importe de l'eau par bateaux citernes au moment où le pays est inondé par les pluies.
C'est le seul pays qui a envoyé un satellite de communications dans l'espace, où on ne vous laisse jamais terminer une phrase.
C'est le seul pays où sont déjà tombées des fusées de l'Irak, des katyouchas du Liban, des Qassam de Gaza et où un appartement trois pièces coûte plus cher qu'à Paris.
C'est le seul pays où un repas Israélien est composé d'une salade arabe, d'une pita irakienne, d'un kebab roumain et d'une crème bavaroise.
C'est le seul pays où le gars avec la chemise pleine de taches est le ministre et le gars au complet gris, son chauffeur.
C'est le seul pays où des musulmans vendent des articles religieux aux chrétiens en échange de billets portant l'effigie du Rambam (Maïmonide).
C'est le seul pays où les jeunes quittent la maison à l'âge de 18 ans pour revenir y habiter à l'âge de 24.
C'est le seul pays où aucune femme n'est en bons termes avec sa mère mais où elles se parlent néanmoins trois fois par jour - généralement pour parler de vous.
C'est le seul pays où on vous montre des photos des enfants alors qu'ils sont présents.
C'est le seul pays où on peut connaître la situation sécuritaire selon les chansons à la radio.
C'est le seul pays où les riches sont à gauche, les pauvres sont à droite et la classe moyenne paie tout.
C'est le seul pays où on peut obtenir en dix minutes un logiciel pour diriger des véhicules spatiaux, où il faut attendre un mois pour réparer la machine à laver.
C'est le seul pays où si l’on demande à une fille dans quelle unité elle a servi à l'armée, on découvre qu'elle était officier parachutiste alors que vous n'aviez été que caporal à la cantine militaire.
C'est le seul pays où le décalage entre le jour le plus heureux et le jour le plus triste n'est souvent que soixante secondes.
C'est le seul pays où lorsque vous détestez les hommes politiques, les fonctionnaires, les taxes, la qualité du service et la situation en général, vous prouvez que vous aimez le pays et qu'en fin de compte c'est le seul pays dans lequel vous pouvez vivre.


Traduction française de Hesi Carmel

« Face à une idéologie fanatique, nous devons réenchanter la nation républicaine » par Frédéric Encel et Yves Lacoste

L’islamisme radical, avec l’Etat califal islamique (dit Daech) comme fer de lance, mène une guerre implacable au peuple français. Dans ce contexte grave, il convient de se ressouder autour des mots, valeurs et symboles de la Nation et de la République en évitant les accusations faciles et autres inepties argumentaires. Hélas, trois d’entre elles se sont récemment exprimées.

 

La première est provenue des rangs de la droite dans la foulée du massacre de Nice, via des formules à l’emporte-pièce du style « si tous les moyens avaient été pris, le drame n’aurait pas eu lieu » (Alain Juppé). Quels moyens ? L’expulsion des Maghrébins, l’enfermement à vie des maris violents, l’interdiction de louer des camions pour les repris de justice ? Absurde. Face à la vague terroriste, le gouvernement Valls va aussi loin que l’y autorise l’État de droit, même s’il sera sûrement amené à renforcer en quantité et en qualité le dispositif général ; en attendant, que le premier ministre soit attaqué est d’autant plus injuste qu’il fut parmi les tout premiers à gauche à nommer courageusement et dès le 11 janvier 2015 l’ennemi, à savoir « le terrorisme, le djihadisme et l’islamisme radical », impulsant de nouvelles mesures relayées par un Bernard Cazeneuve dont tous les responsables politiques s’accordent à reconnaître le même sérieux.

La seconde ineptie provient justement de cette gauche angélique ou complaisante qui stigmatise la prorogation de l’état d’urgence sous le double prétexte fallacieux qu’il serait à la fois inefficace et liberticide. Or non seulement celui-ci a déjà permis aux forces de l’ordre et à la justice de gêner ou d’entraver la perpétration d’actes délictueux ou criminels liés au terrorisme, mais encore il n’a manifestement dérangé ni le mouvement Nuit debout des mois durant, ni des dizaines de manifestations syndicales, ni la tenue de l’Euro, et moins encore la libre expression de positions contestataires dans les médias et en place publique. Décidément, on aura connu sous d’autres latitudes ou en d’autres temps nationaux des états d’urgence plus contraignants…

UNRWA : la fin de la supercherie ? par Alan Baker

L’UNRWA a été créée par l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 1949 comme une entité distinctement temporaire pour aider à la réinsertion, au rapatriement ou à la réinstallation des réfugiés, et en vue de favoriser la paix.

Roquettes installées ans une école de l’UNRWA à Gaza en 2014 (photo Tsahal)

L’UNRWA demeure la seule agence onusienne régionale qui s’occupe exclusivement des réfugiés palestiniens installés dans des camps en Jordanie, au Liban, en Syrie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Certes, l’UNRWA a accompli d’importants projets en apportant de l’aide humanitaire aux réfugiés en détresse dans un contexte géopolitique complexe et des conditions difficiles d’incertitude politique et d’insécurité physique. Néanmoins, au cours de ces dernières décennies, sous l’impulsion d’une machine bien huilée et politisée, l’UNRWA est devenue un acteur actif et un outil efficace dans la manipulation palestinienne de l’opinion publique mondiale. Cette organisation s’implique profondément dans le conflit israélo-arabe et mène ses actions dans un cadre hostile à l’Etat juif. L’UNRWA est donc devenue un acteur très actif dans la politique de la communauté internationale au Proche-Orient et un puissant instrument dans la campagne de propagande anti-israélienne. En soulignant les difficultés humanitaires des Palestiniens, l’UNRWA participe à leur cause politique. Elle accepte indirectement le climat de haine et de violence dans ses écoles et favorise ainsi les activités terroristes.

Nous devons arrêter Raed Salah et mettre fin à son personnage, par Ben-Dror Yemini

Alors que les événements récents semblent montrer que les Arabes israéliens sont l'ennemi de l'intérieur, les professionnels de la haine ne sont qu'une forte minorité. Nous devons soutenir la majorité saine et modérée et prendre la main ferme contre les instigateurs et les incitateurs violents.
 
Salah et ses copains terroristes soutenus par " les forces de progrès ".
Le cheikh Raed Salah a été arrêté de nouveau mardi. Ce sont ses meilleurs jours. Il réussit. Trois de ses partisans ont mené une attaque de terreur sur le Mont du Temple et ont causé une explosion de violence ; les funérailles des meurtriers sont devenues une solidarité avec les shahids (martyrs), contrairement aux rassemblements antisémites du Hamas ; un jeune homme arabe a été tué à Jaffa et un journaliste de Channel 2 a été presque lynché en couvrant les funérailles alors que les entreprises à proximité refusaient de le mettre en sécurité. L'impression que nous ressentons est que les citoyens arabes d'Israël deviennent l'ennemi de l'intérieur.  

Mais il faut faire attention à ne pas donner aux combattants et aux barons de l'incitation -- les Salahs et les Zoabis du monde -- plus de crédit qu'ils ne le méritent. Il y a des Hamasniks parmi eux, c'est certain. Mais avant que les blessures ne deviennent maladie incurable, il faut se rappeler que les sondages menés ces dernières années montraient que la plupart des Arabes israéliens se trouvaient réellement dans un endroit différent -- quelque part beaucoup moins violent et enragé.

18 août 2017

L'attentat de Barcelone, par Stéphane Juffa

La poursuite des attentats en Europe ainsi que l’affinement du mode opératoire des terroristes islamiques démontre l’échec de la stratégie occidentale en matière de lutte contre le terrorisme. La décision opérationnelle des Européens et des Américains, il y a environ trois ans, fut de détruire DAESH en Syrie et en Irak. Leur évaluation consistait à penser que les décisions en matière de terrorisme sur le sol européen se prenaient à Mossoul et à Raqqa, ce qui participait d’une erreur d’appréciation fondamentale.
 
Aujourd’hui, Mossoul n’est plus aux mains de DAESH et Raqqa est sur le point de tomber également mais les attentats sur le sol européen se perpétuent et se perfectionnent. Cela démontre ce que la Ména affirme depuis toujours : on a affaire à une nébuleuse terroriste et non à une organisation pyramidale ; DAESH est une image générique de cette nébuleuse, mais les décisions de frapper se prennent localement, au niveau des cellules terroristes islamiques déjà présentes sur le sol européen. Les exécutants – et également les chefs et les stratèges - se recrutent localement parmi la population musulmane issue de l’immigration, qui présente un réservoir quasi-inépuisable de volontaires pour mener ces actions. Et qui connaît parfaitement les spécificités et l’importance des sites visés, ce qui ne saurait être le cas des chefs djihadistes en Syrie et en Irak.
 
Les experts occidentaux se sont totalement fourvoyés dans leur identification du risque et, partant, dans le choix des moyens pour protéger les populations européennes. Ils pensaient qu’en détruisant DAESH au Proche-Orient, le risque terroriste disparaîtrait ou, à tout le moins, se réduirait sensiblement, or on constate que ce n’est pas le cas.
   

Juifs de Chine, entretien avec Caroline Rebouh, par Jean-Paul Fhima

Jean-Paul Fhima (pour Tribune Juive) : Caroline Rebouh, vous venez de publier aux éditions Persée un livre sur les Juif de Chine. C’est un sujet sur lequel vous vous êtes spécialisée tout en étant conférencière et enseignante du judaïsme. Pouvez-vous nous en dire plus sur vous ? 

Caroline Rebouh : Lorsque j’habitais en France, j’avais une librairie hébraïque. Puis j’ai effectué mon aliya. Tant en France qu’en Israël, on m’a souvent demandé de faire des conférences sur l’histoire juive et la Torah. J’écris aussi des articles sur le judaïsme.

Jean-Paul Fhima : Il existe de nombreuses et importantes communautés juives en Chine, comme celles de Pékin, Harbin ou Shanghai, mais vous avez choisi de travailler particulièrement sur celle de Kaïfeng (dans la province nord du Henan) qui n’est pas, tant s’en faut, la plus importante de Chine. Pourquoi ? En quoi l’histoire et le destin de cette communauté vous paraissent-ils emblématiques de la présence juive dans ce grand pays ?

Descendants des Juifs de Kaïfeng (source Univers Torah.com)
Descendants des Juifs de Kaïfeng (source Univers Torah.com)

Caroline Rebouh : Les communautés juives de Pékin (Beijing) et de Shanghai sont constituées de migrants aux origines européennes diverses (Russie, Pologne, Allemagne), poussés à l’exil par la montée du communisme ou du nazisme. Il s’agit de communautés   européennes récemment établies en Chine, et non de communautés juives chinoises à proprement parler.

Les Juifs de Kaïfeng, en revanche, sont vraiment des Juifs chinois car ils appartiennent à une lignée très ancienne qui remonte aux VIIe et VIIIe siècle selon les archives locales et les sources épigraphiques. Leur façon de vivre et de rester fidèles à leur identité juive, malgré le temps et les difficultés matérielles, est tout à fait passionnante. Ces Juifs sont installés à Kaïfeng depuis de longs siècles, sans doute parce que dans cette ancienne capitale impériale était une importante ville commerciale et un centre politique propice à de nombreuses opportunités.

17 août 2017

Dunkerque ou des minorités occultées, par Henri Astier

[NDLR : la cucuterie bien pensante n'en finit pas de frapper, causant toujours notre exaspération, mais nous offrant parfois des occasions de franche hilarité. Le politiquement correct est tellement outrancier, malhonnête -- à moins que, encore pire, ce ne soit indignation sincère --, aberrant, bêlant et inepte qu'il finit par revenir, tel un boomerang, dans la tronche du crétin qui, voulant faire l'ange, ne peut que se faire ridiculiser.]

Depuis sa sortie dans les salles le mois dernier, Dunkerque a fait l’objet de critiques sévères dans la presse anglo-saxonne. Le New York Times souligne que le film « ne montre aucun des soldats indiens qui étaient présents lors de la bataille ».  À l’«amnésie de l’empire», s’ajoute une islamophobie plus ou moins consciente : les régiments indiens étaient en effet composés en majorité de Musulmans.


Il y a plus grave.  Le Washington Post nous apprend que ces unités ont été « parmi les dernières à être évacuées ».   The Independent parle de « version blanchie, qui ignore la bravoure des soldats noirs et musulmans ».

 

Xénophobie ambiante ?

 

Pour Le Guardian, l’absence de non-blancs dans le film est en phase avec la xénophobie ambiante.  Avouer l’héroïsme des indigènes du royaume, c’eût été reconnaître que l’autre est notre semblable  – un message qui passe mal dans l’Angleterre du Brexit et l’Amérique de Trump.

« Pourrions-nous toujours considérer nos voisins comme des sous-hommes si nous les voyions combattre aux côtés de nos « boys » dans cette « bonne » guerre ? » demande le commentateur du Guardian. Pantois devant de telles accusations, et hésitant à croire à une capitulation de l’industrie cinématographique devant la montée du patriotisme identitaire, j’ai décidé de me faire ma propre opinion en allant voir Dunkerque.

16 août 2017

À Doha, une boutique à la gloire d'Hitler, apr Ian Hamel

Croix gammées, casques de SS, moulages à l'effigie du führer : une échoppe du souk de Doha, au Qatar, est dédiée au culte du nazisme.

A Doha, dans une boutique du souk. © Ian Hamel

C'est une échoppe située dans le souk à proximité du prestigieux musée d'art islamique de Doha. À l'extérieur, elle ne propose que des cartes postales et des tee-shirts à l'effigie de Tamim ben Hamad Al Thani, l'émir du Qatar. Mais à l'intérieur, derrière de grandes vitrines, des dizaines de souvenirs du IIIe Reich. Des livres, mais aussi des brassards ornés de croix gammées noires sur fond blanc, des collections de casques de SS ou avec des têtes de mort, des documents datant des années 1930-1940, des portraits d'Adolf Hitler, de face ou de profil. Ces objets sont-ils à vendre ? Le vendeur se montre très embarrassé. En l'absence de son patron – actuellement en Europe –, il ne peut pas répondre. Il ne s'agit, selon lui, que d'un musée dédié à des reliques nazies. Un simple musée, étrangement planté au milieu de magasins pour touristes et de restaurants…

Surprise. Quel est le salaire d’un combattant de Tsahal ? par Israelvalley desk

Drôle de pays. Les soldats israéliens gagnent bien moins que la moitié du salaire minimum en Israël (le salaire israélien moyen a atteint un niveau record en mars 2016 en s’élevant à 10,128 shekels (2.329,43 euro). Les combattants ont un salaire mensuels de 387 euros/mois et les non-combattants gagnent 281 euros/mois.
 
En comparaison, les salaires des raclures auteurs d'actions terroristes sont largement au-dessus des salaires du marché. Ils s'échelonnent de 2'400 à 12'000 shekels par mois (565 euros à plus de 2'900 euros) et sont acquittés pendant toute la durée de la peine de prison.

Le salaire moyen d’un soldat israélien qui ne sert pas dans des unités combattantes (« Jobnik ») s’élève en moyenne à 4'500 euros/an. (Un soldat chinois gagne 1'600 dollars/ mois). Un soldat de Tsahal dispose donc de moins d’une poignée de shelkels par jour pour s’acheter un paquet de cigarettes.

Quatorze mille soldats sur les 150.000 d’appelés que compte Tsahal  passent chaque année par la case prison. 70 % d’entre eux sont condamnés pour désertion. Tsahal admet que la plupart des cas de désertion s’expliquent par la nécessité impérieuse de travailler pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Il faut savoir que 50 % des soldats d’origine éthiopienne sont incarcérés chaque année dans les prisons militaires.

Dans Telavivre : « La plupart des parents s’indignent contre la somme symbolique que leurs enfants reçoivent lors de leur service militaire. La compensation salariale est tout simplement insuffisante pour couvrir leurs dépenses mensuelles tels que l’habillement ou la nourriture par exemple.

 « Un soldat sert l’Etat et cela lui coûte de l’argent. C’est juste inadmissible », a déclaré un membre de la knesset,  également ancien chef du département des ressources humaines de Tsahal .

Elazar Stern fait partie de ces législateurs  qui sont derrière une proposition  de loi pour accorder un bonus aux soldats dans le dernier tiers du service national , en fonction de la nature du service rendu : un soldat en service dans le pays recevrait 1,500 shekels ; un soldat dans un rôle de soutien au combat recevrait 2,000 shekels , et un soldat au combat recevrait 3.000 shekels . « Les frais de subsistance que les soldats reçoivent aujourd’hui est insultant . Pour le moment nous profitons de leur service » , a t-il déclaré. « Même si cette proposition coûte plusieurs centaines de millions de shekels par an, c’est un petit prix à payer. Ce sont les soldats de la nation. »